Memento Mori

Dans un monde envahi par les zombies, arriverez-vous à survivre ? Choisissez votre camp, choisissez votre survie... ou votre mort.
 

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 C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]

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Nokomis Skullnox
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MessageSujet: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Jeu 19 Juin - 22:35


C'est le moment ou jamais.





Encore une fois, Fantôme était sur la route.
C'est la vie des Solitaires, personne sur qui compter pour ramener à manger. Et justement, la brune arrivait à cours de provisions. La dernière fois qu'elle avait pu en récupérer, elle était tombée sur ce blond à la hache... Pas très rassurant à vrai dire. Sa jambe allait mieux aussi. Elle savait que ça blessure laisserait des traces indélébiles, mais elle était contente de constater quelques améliorations de jour en jour.
Ainsi donc, au petit matin, l'adolescente s'était lancée sur la route, vêtue comme d’habitude de son débardeur noir et de son cargo kaki, et ses rangers. Son ancien sac de cours sur le dos, son arc à l'épaule, sans oublier son ouvre enveloppe en forme d'épée biensûr.

C'est pas sa forêt qui ne contenait pas d'animaux à tuer. C'est elle qui avait un problème avec ça. Tuer des rôdeurs, voire des humains, c'était différent. Mais des animaux innocents, même pour se nourrir... Non. Elle pouvait pas. Pas génial pour une fille qui avait fait du survivalisme hein ?
Dans ces instants là, elle se faisait penser à la petite Meg, son ancienne professeure. Fantôme esquissa un sourire.

Au fil du temps, la survivante s'était approchée de son but du jour : L'aéroport.
Elle n'était pas complètement idiote. Vu l'enceinte du bâtiment, elle était certaine qu'un groupe avait envahi l'espace, un peu comme à la prison vers laquelle elle séjournait. Aussi restait-elle sur ses gardes, n'ayant aucune envie de tomber sur un vivant d'un groupe quelconque soit-il d'ailleurs. De nos jours, tomber sur quelqu'un qui ne cherche pas à vous dévorer, c'était plutôt pire. Soit il était partisan du "Si on commence à se tuer entre nous, ou irait le monde !" soit c'était "elle, elle me piquera plus ma bouffe *headshot*". La solitaire méritait donc parfaitement son surnom, évoluant entre les appareils de vols avec discrétion et souplesse.

Concentrant son esprit et gardant son calme, elle monta les escaliers qui montaient dans un avion.
Faisait abstraction de son coeur qui lui battait aux tempes, elle pénétra dans l'enceinte de l'appareil, l'arc droit et une flèche encochée. Quelques secondes passèrent, puis plus rien. Ce lieu la surprenait. Les sièges avaient étés enlevés pour la plupart. En fait ça faisait une petite pièce à vivre. Y'en a qui avait d'la chance franchement. Un peu impressionnée, Fantôme vagabonda quelques minutes pour observer plus attentivement les lieux. Puis finalement, un objet attira son attention. Un paquet de Lucky Strike. Sans trop savoir pourquoi la brune s'arrêta, et ramassa le paquet.

Qu'est ce qui lui prenait ? Le tabac, c'était une des choses qu'elle s'était promise de ne jamais toucher. Pourtant, il avait toujours exercé une sorte de fascination sur elle.
Presque comme Frodon devant l'anneau, la survivante s'assit dos à un flanc de l'avion, et croisa les jambes. En soulevant le rabat du paquet, elle constata presque à regret qu'il en contenait que deux cigarettes et un briquet. Est-ce qu'elle allait vraiment le faire ?

C'était sans compter sur l'intervention d'une tierce personne...




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Pablo Juarez
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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Lun 23 Juin - 21:28






C'est le moment ou jamais.





Si j’suis encore ici, c’est que j’pète pas mon câble devant les gens. Donc dès que j’vois qu’ça commence un peu à chauffer, j’me barre. Y’a un avion qu’on avait nettoyé y’a pas longtemps, mais comme on s’en sert pas plus que ça, j’m’en sers comme planque. Bordel, la vie en communauté, c’pas pour moi. Les gangs, encore, ça allait. Ils nous disaient c’qu’on avait à faire, sans ambiguïtés, y’avait pas trop d’coups bas, si tu faisais bien c’qu’on t’disait, tu gagnais un peu d’fric quoi, sinon tu t’faisais tabasser. J’ai toujours aimé ces règles, au fond. C’est simple, quoi, t’as pas plus con. Et là, ça commençait juste à chauffer : Marisa qui voulait que j’prenne sa défense parce qu’elle se fait engueuler parce qu’elle gaspillait eau et savon. Elle aime pas être sale, madame. Elle a qu’à pas vivre dans une apocalypse zombie, madame, si elle veut pas être crade H 24. Et puis, qu’elle aille se faire foutre. Elle m’emmerde, à me gueuler dans les oreilles avec sa voix suraigüe. Ça donne envie d’planter les ongles dans sa gorge et d’en arracher ses instruments de torture : ses cordes vocales.

Alors quand elle s’est jetée sur moi en mode hystérique pour que j’prenne sa défense, j’ai … Rien dit, et j’me suis barré. Ça valait mieux comme ça. Après, j’la déteste pas Marisa, elle a un certain courage, un certain caractère aussi, et puis elle a ses bons côtés … Elle sait réconforter, quoi. Mais plus l’temps passe et moins j’la supporte. J’m’interdis de la frapper, j’veux pas reproduire ce putain d’parcours d’mon père. Elle a bien essayé d’me retenir quand elle a vu que j’la laissais s’démerder toute seule. Ses cris hystériques se sont mus en gémissements et pleurnichements qui montrent bien à quel point elle pète un câble elle aussi. Elle gueule bien d’habitude, j’dis pas, mais c’est aussi rare d’la voir chialer que lire un livre de philo quoi.

Plus j’m’éloigne d’elle et plus je savoure le silence de l’aéroport. Enfin, silence … Les gémissements sont un bruit d’fond maintenant quoi. Ce silence qui pour d’autres serait inquiétant, moi, il m’apaise. J’vais à mon avion, donc. Il est chouette, c’t’avion. Mieux qu’une femme. Au moins, il remplit ses fonctions. Pis il m’parle pas, y m’fout la paix. J’prends pas la peine de le fermer à clé. D’façons, la clé, déjà, on la retrouvera surement jamais, puis même. Les zombies peuvent pas monter sur c’t’escaliers, sont bien trop cons pour lever leurs pieds à plus de 30cm quoi. Et puis les autres, les vivants, y savent bien qu’il vaut mieux pas m’emmerder quand j’vais là. Une fois y’en a un qui s’en est rendu compte à ses dépens quoi. Et là, visiblement, yen a un autre qui va s’en rendre compte à ses dépens. Parce que j’prends toujours bien soin d’fermer c’te putain d’porte. Et là, c’pas l’cas. Du coup, j’prends mon revolver et j’entre, doucement.

Là j’vois une fille, brune, jamais vue avant en fait, en train de beuguer sur … Mon paquet d’clopes. Dans sa position, là elle a l’air de s’poser tout un tas de questions existentielles, et puis, j’fais pas d’bruit donc elle peut réfléchir tant qu’elle veut. Mais bon. C’mon avion, c’mon paquet d’clopes, c’pas ma meuf, c’même pas mon amie. Donc à part pour passer le balai j’vois pas trop c’qu’elle fout là.

- Eh, mignonne. Pose ce paquet d’clopes.

Mignonne, ouais. Parce qu’elle est pas moche non plus, et puis, une meuf, t’y balance un compliment, aussi merdique soit-il, et elle t’obéit au doigt et à l’œil. A quelques exceptions près, quoi. Et ouais, j’suis un peu con, sur le coup. Parce que j’y dis d’poser l’paquet, et pas son arc quoi. Mais bon, j’la met en joue quoi, donc elle bougera pas. Normalement. J’la domine de toute ma taille quand même. Elle juste accroupie dos à l’avion. Bon du coup j’ai l’air d’un gros naze, là, comme si j’avais besoin d’tout ça pour maîtriser quelqu’un quoi. Alors j’m’assois en tailleur face à elle sans cesser d’avoir mon flingue braqué sur son front, et j’tends mon autre main.

- Le paquet, chica. Maintenant.

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Nokomis Skullnox
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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Mar 15 Juil - 7:15


C'est le moment ou jamais.





Vous connaissez cette impression désagréable d'être épiée ? Fantôme la connaissait mieux que personne. Décuplée même. Survivalisme oblige. Et bien peut être que c'était du fait du temps apocalyptique qui courait... Mais L'adolescente n'avait rien vu venir.
Rien ? Non rien de rieeeeeen.

- Eh, mignonne. Pose ce paquet d’clopes.

La survivante sursauta et se cogna la tête contre la paroi métallique de l'appareil. Depuis quand était-il là ??! Elle esquisse un coup d'oeil paniqué vers son arc, avant de revenir vers l'homme. Le pistolet qu'il braque sur elle la stoppe dans son élan. Impossible de chopper cette saloperie d'arc.
Sa position de faiblesse fait louper un battement à son coeur.
Se mordant légèrement la lèvre inférieure, ses neurones se connectent à vitesse grand V, empêchant la panique de s'insinuer dans ses veines.
Pourquoi il a fallu que je me trouve là. C'était certainement son plus grand problème. Avant comme après l'épidémie, elle fuyait la race humaine presque comme la peste, et elle trouvait toujours le moyen d'être mêlée à des affaires plus ou moins louche. Maintenant que les rôdeurs étaient là, elle risquait sa vie en croisant des survivants.

Ses muscles se crispent quand l'homme se détourne pour finalement s'assoir en face d'elle. Fantôme se prépare à toute éventualité. Même s'il s'agit d'un fou de la gachette, et qu'il lui tire dessus, il faut qu'elle parvienne à esquiver le coup, quitte à se la prendre dans l'épaule. Ensuite il faudrait qu'elle saisisse son arc et arme avant de tirer juste sans paniquer.
Il allait vraiment la descendre pour un paquet de clopes presque vide ? Certes, c'était rare en temps pareil, mais pourquoi la menacer à ce point ? Elle était loin d'avoir une carrure à effrayer, et son arc en bois imposait pas vraiment le respect.

La brune débute un mouvement de recul quand le survivant lui tends la main -le flingue toujours pointé sur le front-.
Avoir fois du survivalisme, avoir survécu à l'épidémie, avoir quitté Woddbury, et mourir pour un paquet de blondes. Pas question. Ça se passerait pas comme ça.

- Le paquet, chica. Maintenant.

Chica.
Il avait vraiment la gueule d'un mafieux, en plus de l'accent stéréotype.
Fantôme afficha une légère grimace et saisit doucement le paquet. Lui adressant un regard noir, elle jeta le paquet dans la main du mec d'un geste dédaigneux.
C'était pas un bon point pour ses chances de survie, mais une attitude pareille la révoltait.

- Vous allez me descendre pour un paquet de clopes ?

L'art de parler sans le vouloir et de regretter. Mais en même temps, elle s'était suffisement écrasée ces temps ci pour prendre un nouveau coup à sa fierté.




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Pablo Juarez
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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Mar 15 Juil - 9:33






Titre du RP ici





Pendant qu’j’y parle, j’prends tout mon temps pour l’observer quand même. J’vois bien qu’elle zieute du côté d’son arc. Ce qui a l’don d’m’agacer, sur le coup. Et non mon chou, pas d’ça avec moi. Tu s’ras par terre dans ton sang avant d’avoir pu esquisser ne serait-ce qu’un geste, quoi. Alors qu’elle charge son regard de tout l’mépris dont elle est capable, elle m’balance avec presque autant d’mépris mon paquet d’clopes. Malgré tout, j’suis bien content d’le r’trouver, celui-là. Rien que le contact du carton râpé contre mes doigts me détend trois secondes. Bon, ça vaut pas non plus le plaisir d’s’en griller une, mais c’est d’jà ça. Depuis qu’l’autre conne de Marisa a balancé c’qui m’restait d’coke dans l’vent – j’sais pas trop c’qu’elles ont toutes contre les drogues, les meufs -, comme elle aurait fait avec les cendres de sa grand-mère, j’ai pu trouver qu’ça, moi. Les clopes. La brune en face de moi me lance (toujours avec son mépris, faut pas croire, une fois qu’ça s’est mis une idée en tête, ces choses-là, bonne chance pour y changer quelque chose) :

- Vous allez me descendre pour un paquet de clopes ?

- Non, j’t’aurais pas descendue pour un paquet d’clopes, chica.

Sans pouvoir m’en empêcher, j’lui fais un clin d’œil, et j’ajoute :

- Pas pour un paquet entier, non, mais pour deux clopes.

J’souris enfin. Ouais j’sais, j’ai l’sourire plutôt difficile, d’ordinaire. Mais avec les femmes, c’différent, j’l’ai pas dit ? Puis là, j’ai aucune raison d’pas sourire. La situation est assez cocasse, quoi… J’vous cache pas que d’voir une femme énervée – hormis Mama -, ça m’a toujours ou amusé ... ou exaspéré. Et là, il s’trouve qu’celle-là a la chance qu’ça m’amuse. J’me lève, tout en la tenant toujours en joue, et j’vais choper son arc. J’reviens à ma place, et j’range son arme derrière moi. Toujours le flingue pointé sur elle. Toujours. Bon, elle a l’air autant énervée qu’apeurée, en fait. Merde, parmi tous les sentiments que j’aurais pu lui inspirer, faut qu’ce soient l’mépris, la colère et la peur qui l’emportent. Au lieu d’l’affection, d’l’admiration et de la soumission qu’elle devrait ressentir, elle, en tant qu'femme, face à un hombre tel que moi. Pis j’sens qu’l’ambiance est pas mal tendue. Pas qu’l’ambiance d’ailleurs. Elle est plus tendue que la corde de son arc, la chica, et c’pas rien d’le dire. J’sors une clope d’mon paquet … bon sang, c’que j’m’apprête à faire, autant qu’elle le prenne comme une véritable preuve d’amour, non, de dévotion, non, d’adulation, d’ma part. Parce qu’en fait j’crois qu’j’offrirais même pas une clope à un seul type ou une seule nana de l’aéroport. C’est chacun pour sa gueule. Enfin non, c’plutôt moi pour ma gueule en fait, en c’qui concerne les cigarettes. Parce que l’reste, la bouffe, on partage tout quoi. Comme ces gamines qui s'proclament meilleures amies. Mais bon, la clope, j’ai bien l’impression, au final, qu’elle en a plus besoin qu’moi. J’en prend une des deux et lui tend.

- Prends, j’te l’offre. Puis t’as bien plus besoin qu’moi d’te détendre, quoi. Fin c’est l’impression qu’tu donnes. J’t’assure elle est pas empoisonnée, chica.

J’baisse un peu mon flingue pour qu’elle se sente pas trop menacée, enfin un peu moins quoi – j’le garde quand même de manière à c’que j’sois pas non plus sans défense -, et j’refais même mon magnifique sourire ravageur. Si avec ça elle s’calme pas, j’vois qu’une autre solution. Une balle dans la tête, ça calme quand même. Bon, ok, c’est p’t’être légèrement excessif de ma part, mais j’aime pas quand les gens sont énervés. Ça finit toujours par m’énerver aussi. Même quand il s’agit d’une fille. Et ça m’rend violent dans les cas extrêmes. J’pas envie d’me montrer violent avec une inconnue, mais mes limites ont déjà été suffisamment dépassées pour aujourd’hui. Au moins celle-là a pour qualité de pas m’gueuler des insanités dans les oreilles avec une voix suraigües à souhait.
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Nokomis Skullnox
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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Mer 16 Juil - 6:58


C'est le moment ou jamais.





  Fantôme se trouvait dans une situation fort désagréable. Si elle avait un don, c'était bien celui là. Autant avant l'apocalypse qu'après. Bon. Fallait relativiser. Elle était assise, en tailleur, dans un avion. Pas de rôdeur donc, et aucun risque de ce côté ci. Faisait pas froid, faisait pas chaud. Mais bon. Seul bémol si on peut dire, elle était face à un mec, plutôt pas mal, certes, qui braquait un flingue sur son front. Pas l'idéal hein ? Tout ça pour quoi ? Parce qu'elle avait ramassait un paquet de clopes presque vide qui trainait, et elle venait de se faire chopper par le propriétaire comme une débutante.
Elle avait toujours été anti-tabac et co, et pendant quelques secondes, elle allait se laisser tenter.
Quelle ironie du sort.

- Non, j’t’aurais pas descendue pour un paquet d’clopes, chica.

  Ce mec, au physique fortement latino-hispanique, la mettait mal-à-l'aise. Forcément, un flinque à une mètre de son crâne, sa inspirait pas de suite la sympathie.
Le survivant poursuivit, après un clin d'oeil qui se voulait charmeur :

- Pas pour un paquet entier, non, mais pour deux clopes.

  Rassurant.
C'était surement de l'humour. Oui surement. Mais elle était pas en position de rire là tout de suite.
Le brun se releva doucement, et, impuissante, l'adolescente le laissa saisir son arc. Sa seule arme de défense. Que quelqu'un d'autre touche le bois de son arc la dégoutait au plus haut point, mais elle n'en laissa rien paraitre. Le mec se rassit à sa place.
Désemparée, elle l'était. Mais pas perdue ni dans l'acceptation de la situation. Y'avait toujours une ouverture. Une chance à saisir. Quand elle se pointerait, Fantôme la saisirait.

  Soudainement, le gars fit quelque chose à laquelle elle ne s'attendait pas du tout.
Après avoir trituré son paquet comme un gamin qui retrouve son doudou, il l'ouvrit et tendit une cigarette. A elle. Le mépris disparu du regard de la brune.
Il se remplissait maintenant d'incompréhension, et aussi de surprise. La survivante se ressaisit et retrouva son masque habituel de fantôme.

- Prends, j’te l’offre. Puis t’as bien plus besoin qu’moi d’te détendre, quoi. Fin c’est l’impression qu’tu donnes. J’t’assure elle est pas empoisonnée, chica.

  Empoisonnée ? Comme s'il avait l'air d'utiliser du poison. Dans les moeurs communes, le poison, c'était une arme de "femme". Associant le geste à la parole, il baissa également légèrement son arme. Un centième d'hypertension disparu du même temps.
Le latino afficha un sourire ravageur, qui devait surement en faire craquer plus d'une. Le genre de type qui fait littéralement baver les filles. Mais du haut de ses bientôt 18 ans, l'adolescente n'était pas dupe. Elle connaissait le genre masculin, ayant vécu presque depuis toujours avec son ordure de père.
Autant dire qu'elle n'était pas née de la dernière pluie.
Son petit numéro ne marcherait surement pas avec elle, mais Fantôme reconnaitrait volontiers que cet homme avait un charme immense avec le physique adéquat et tout le patalan. L'accent chantant en rajoutait une couche.

  La survivante leva une main blanche pour saisir l'extrémité de la cigarette, prenant garde à ne pas entrer en contact avec les doigts du type.

- Quelle générosité. Me menacer comme un mafieux pour finalement partager.

  C'était sorti tout seul.
Elle contempla un instant l'objet cylindrique aussi léger qu'une plume, et releva ses yeux noisettes vers son interlocuteur.

- Merci.

  Quand même. C'était pas simple de sortir des mots aimables, mais elle souhaitait se rattraper.
Après un court blanc, Fantôme ne pu empêcher son côté social de ressortir. Elle aimait cerner le peu de gens qu'elle fréquentait. Puis, elle attendait qu'il allume sa clope avant elle. Bah ouais quoi, elle avait jamais fumer. Elle était pas conne non plus, elle était fumeuse passive depuis sa tendre enfance.

- Tu fait partie d'un groupe ?


  L'adolescente en était presque certaine, mais il fallait bien commencer.
Et se détendre un chouilla, elle le méritait bien, elle qui détestait certainement plus que quiconque ce genre de confrontation. Un adulte. Un homme qui plus est. Qui ne lui laissait aucune chance de survie en cas de montée en agressivité.





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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Sam 19 Juil - 11:32






Titre du RP ici





Après un petit moment, elle finit par daigner prendre la clope, si miséricordieusement offerte.

- Quelle générosité. Me menacer comme un mafieux pour finalement partager.

Un mafieux, moi ? Haha, elle est mignonne. La pauvre, elle est pas au bout d'ses peines. J'aurais presque envie d'la mener en bourrique, mais bon, j'suis quelqu'un d'adorable, moi. Si. Enfin non. Enfin j'y ai offert une cigarette, quoi. Cigarette qu'elle examine sous toutes ses coutures d'ailleurs, comme si elle croyait vraiment qu'elle est empoisonnée. Après s'être visiblement convaincue qu'elle l'est pas, elle finit par me lâcher un petit :

- Merci.

Bon, bah ça y est. Elle a même pas commencé d'fumer qu'elle commence déjà à s'détendre, la petite. J'réponds par un haussement d'épaules évasif. Ouais, les politesses, c'pas pour moi. Bon, ok ça m'aurait pas écorché la langue de dire "de rien", mais on s'en passe quoi. Et j'suis pas trop un bavard. J'ai pas spécialement envie d'en savoir plus ou quoi, pour le moment. Et après la journée qu'j'ai passée, faudrait qu'j'me calme, ce serait pas plus mal. Alors j'laisse un p'tit silence s'installer, un silence agréable, quoi. Qu'aurait pu être bien plus tendu qu'ça. J'examine la cigarette, moi aussi. Heureusement qu't'es là, toi. T'sais comment t'y prendre pour détendre quelqu'un. Pis tu parle pas. Fin t'es une cigarette, quoi. Au bout d'un moment, la fille interrompt la déclaration qu'j'suis en train d'faire mentalement à la clope, et m'demande :

- Tu fait partie d'un groupe ?

J'réponds pas tout d'suite. Faut dire aussi, qu'c'est bien la dernière chose dont j'ai envie d'parler, en fait. Et puis, est-ce que j'en fais vraiment partie ... ? Faut dire qu'c'est pas vraiment la même chose qu'avec le gang, quoi. Et puis ils m'les ont déjà assez brisées pour aujourd'hui. Toute cette histoire parce que j'avais un peu gueulé, et qu'j'avais frappé l'autre emmerdeuse de Marisa. Une fois. Et même si j'm'efforce de jamais frapper une femme, le truc, c'est que ça passe tout d'suite pour un acte injustifié. Alors que c'que j'lui avais fait, c'est juste rien par rapport à c'qu'elle m'avait infligé. Esta guarra. Pour une fois, elle avait pas gueulé, mais bordel, elle a su trouver les mots pour toucher là où fallait pas quoi. Enfin, ça r'monte, maintenant, mais on dirait qu'y a toujours une occasion pour m'le ressortir, c't'incident. Bref. Moi aussi j'remue un peu l'couteau dans la plaie, en ressassant ça.

J'prends le temps d'allumer ma clope et d'tirer une latte, quand même. Depuis l'moment qu'j'attends cet instant, sérieux ... Et puis ça va, hein, on est pas pressés non plus. J'ferme les yeux quelques secondes, savourant chaque milligramme de fumée. Malgré tous les risques que j'pourrais courir. Parce que ouais, j'suis pas né d'la dernière pluie, j'sais bien qu'elle en a vu d'autres, des comme moi. Et si elle est là, bien vivante, c'est forcément qu'elle a réglé leur compte à ceux qui lui ont cherché des noises. J'imagine. Fin j'pas vraiment envie d'lui chercher des noises non plus, j'suis plutôt le genre du type à qui on prend la tête, que l'inverse. Ca doit bien faire 5 minutes qu'elle a posé sa pauvre question. Mais bon, j'ai déjà dû l'dire, mais j'suis loin d'être quelqu'un d'courtois quoi. Et puis y'a rien d'urgent.

- Ouais, j'suis dans un groupe. Et toi, t'es seule depuis l'début alors ?

Je tire à nouveau une ou deux lattes. Avant d'me rendre compte que sa clope à elle, elle est encore éteinte. Bordel, j'suis un peu con, des fois quand même. Fin faut m'comprendre aussi, tout à ma joie d'fumer, j'ai juste oublié que j'y en avais offerte une. Alors j'tends la main qui tient le briquet, et j'attends qu'elle tende la sienne pour allumer sa clope. Rien qu'à la manière dont elle la tient, j'suis quasi certain qu'elle fume pas régulièrement, voire pas du tout. J'guette sa réaction. J'espère vraiment qu'elle va pas y prendre gout. Pas dans c'monde, où les cigarettes sont devenues aussi rares qu'les boutiques pas vandalisées. J'regretterais presque d'lui en avoir offerte une, maintenant.

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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Lun 21 Juil - 22:00


C'est le moment ou jamais.





Fantôme ignore le vide que laisse volontairement planer le brun.
Après tout, ça lui permet de se focaliser sur autre chose que son arc, toujours situé dans le dos du survivant.
Sans y jeter un oeil -de peur d'éveiller des soupçons- elle réalise que son ouvre enveloppe en forme d'épée est toujours suspendu à sa taille, quelque peu camouflé par son débardeur.
C'est déjà ça. Se sentir sans armes, c'est vraiment un sentiment affreux. Surtout depuis l'épidémie.
L'adolescente redresse son attention sur son "interlocuteur"... Ce dernier vient tout juste d'allumer sa cigarette. Impassible, Fantôme le regarde avancer le petit tube vers ses lèvres... Il insipire une fois, et ferme les yeux, histoire de mieux profiter du gout certainement...
La tête légèrement en arrière, il souffle le reste de la fumée, presque invisible.
La brune cligna des yeux plus rapidement. Elle se serait crue en train de mater un film. Le moment ou le beau gosse fume, tout seul dans sa chambre, en attendant sa chère et tendre ou un truc du genre.

La réponse de l'homme lui permit de sortir de ses pensées :

- Ouais, j'suis dans un groupe. Et toi, t'es seule depuis l'début alors ?

Là-dessus, il tire encore deux lattes.
Elle observe, admirative, la fumée s'élever au plafond métallique de l'appareil, les petites cendres tomber au sol, encore rougies par la chaleur du feu, puis devenir grises. Parfois, on regarde les choses simplement, et tout est magnifique. C'est agréable, mais cet état n'est qu'éphémère et heureusement. Elle risquait pas de survivre si elle s'émerveillait devant tous les papillons qui virevoltaient dans sa forêt.
Comme elle s'y attendait, le mec se pencha finalement vers elle, tendant son briquet. Il avait mis un certain temps pour tilter, mais elle ne lui en tint pas rigueur. Elle se pencha elle aussi. Fantôme frissonne au bruit du briquet quand il l'allume. Insipirant pour allumer complètement, elle senti la fumée toxique gravir sa trachée pour crâmer ses poumons.
Malgré l'impression d'étouffement, elle ne toussa pas ou presque, se contentant de plisser les yeux.

Il était donc dans un groupe. Ca, s'était plus intéréssant. Non pas qu'elle souhaitait le rejoindre, mais connaitre la présence d'un groupe lui éviterait de revenir ici.
Elle retira sur la clope, et admira le peu de fumée qu'elle recracha. Si elle se mettait un jour à fumer, quand tout serait fini -c'est beau de rêver- se serait uniquement pour regarder cette fumée insipide s'envoler.
La brune quitta son état admiratif pour reporter son attention sur le type à l'accent.

- Oui depuis le début. Je suis passée une semaine à Woodbury, une ville de tarés. Je préfère être seule, personne me prends la tête, et je décide de tout dans ma forêt.

Elle passa le côté "Dès fois, je me sens tellement seule que les larmes me viendraient. Mais ça dure jamais longtemps, j'ai toujours été solitaire".
Le tabac lui tournait légèrement la tête, vous savez, comme cette clope que vous fumez après votre café, ou juste en sortant du lit ?
Tirant à nouveau, elle remarqua qu'elle était synchro avec le survivant. Elle retint un sourire, aidée par la brûlure de la fumée amenée à ses pauvres poumons.

- C'est quoi ton nom au fait ?

C'était peut être une question qu'il jugerait trop intime, mais il fallait qu'elle la pose. Sa curiosité l'emportait toujours. Et puis, elle n'avait pas l'occasion de parler à quelqu'un tous les jours. L'usage de la parole disparait immensément vite...






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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Mer 30 Juil - 5:05






C'est le moment ou jamais.





Sans pouvoir empêcher mon sourire amusé, j’la regarde tirer sur la clope en plissant des yeux. J’vois bien qu’elle doit faire quelques efforts pour pas tousser. Au moins elle se comporte pas comme une lopette en crachant ses poumons après une latte. Et puis elle crapote pas. Sûrement pas sa toute première cigarette non plus – en même temps, qui n’a jamais testé avant ses 18, 19 ans … ? J’savais pas qu’le tabac avait des effets pareils. J’veux dire, elle est déjà en train d’se perdre dans les méandres d’la fumée qu’elle recrache. Bon sang, j’suis bien d’accord qu’c’est détendant, m’enfin c’pas un bédot non plus quoi … Au bout d’un moment, elle finit par revenir à elle pour me répondre.

- Oui depuis le début. Je suis passée une semaine à Woodbury, une ville de tarés. Je préfère être seule, personne me prends la tête, et je décide de tout dans ma forêt.

Là, elle vient juste d’énoncer tous les points positifs de la solitude. Ou bien les points négatifs de la vie en groupe. Ou peut-être les deux en même temps. Peu importe qu’on soit seul ou non, après tout. L’important, c’est d’avoir l’estomac bien accroché, et de savoir tirer. Et courir. Le reste – la survie – vient avec. Alors comme ça elle préfère la compagnie des arbres à celle des hommes. Qu’est-ce que ça peut bien raconter, un arbre, hein ? Je sais pas comment elle fait, je pourrais pas. C’pas que la nature a jamais été mon truc mais … Mais si, c’est totalement ça, en fait. Pareil pour la solitude. C’est bien deux minutes, mais si on a rien d’autres à qui parler qu’un pseudo-ami imaginaire, y’a de quoi devenir dingue. Je fume une autre latte en m’imaginant ce que ça pourrait donner si c’était moi qui survivait dans la forêt. J’crois bien que j’finirais par mettre le feu, en fait. Après avoir elle aussi fumé, la chica me dis :

- C’est quoi ton nom, au fait ?

Sûrement qu’on aurait commencé par ça, si on était des gens civilisés. Mais j’ai jamais dit qu’j’étais quelqu’un de civilisé. Pour moi, une clope passe avant ces quelques formules de politesse. Même si beaucoup s’accorderaient à dire qu’un semblant d’savoir-vivre me ferait l’plus grand bien. Enfin bref, j'suppose qu'c'est pas non plus une raison pour pas donner mon prénom à la demoiselle.

- C'est Pablo, mon nom.

Je fume une dernière latte, et finalement, il s'avère que j'suis au bout d'la clope. Déjà. J'masque à peine ma déception. Faudra que j'retourne fouiner pour en trouver d'autres. Je jette le mégot par terre et l'écrase aussitôt, avant qu'la moquette de l'avion ne répande une odeur dégueulasse de plastique cramé. J'sors mon briquet et j'm'amuse avec la flamme. Bah quoi. J'irais chercher un autre briquet en même temps que d'autres cigarettes, quoi.

- Et toi, tu m'donnes ton prénom, ou tu préfères que j'continue à t'appeler chica ?

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MessageSujet: Re: C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]   Jeu 7 Aoû - 4:01


C'est le moment ou jamais.





Un peu détendue -fin, autant qu'elle le pouvait au vu de la situation- Fantôme avait entâmé une pseudo discussion, ce qui n'était absolument pas dans ses habitudes.
L'apocalypse l'avait changé presque à l'envers des autres en fait. Plutôt sombre, solitaire, déjà quasi adepte de la survie, voilà maintenant qu'elle gagnait en sociabilité. Y'avait des miracles parfois.
Elle n'ignorait pas non plus le fait qu'il y avait deux minutes, le latino pointait un flingue sur sa tempe, tout ça parcequ'elle avait innocemment ramassé un paquet de clopes presque vide, croyant qu'il n'avait plus de propriétaire.
Le survivant avait choisit de partager les dernières cigarettes avec elle, elle allait pas s'en plaindre non plus, même si elle avait toujours haï le tabac.

- C'est Pablo, mon nom.

Ce prénom lui allait parfaitement bien.
On sentait bien les origines de maffieux. Le brun tira une bouffée -qui pouvait être la dernière- avant d'écraser le cadavre sur la moquette de l'avion. Assez jouissif surement. L'adolescente réalisa que sa clope a elle était même pas usée à la moitié, et approcha le cylindre bicolore près de sa bouche, invitant la fumée nocive à lui bruler une nouvelle fois les poumons.
Alors qu'elle s'interrogeait sur les activités pré-épidémie de son interlocuteur, celui-ci lui retourna la question précédente :

- Et toi, tu m'donnes ton prénom, ou tu préfères que j'continue à t'appeler chica ?

La brune plissa les yeux au mot "chica". Ce vocabulaire polyglotte allait parfaitement bien dans la bouche de Pablo, mais ça lui plaisait pas des masses. Bien sûr, elle allait pas lui donner son prénom. Megan Stirling devait être la seule à le connaitre à l'heure actuelle, (en comptant sur le fait que tous les crétins du lycée avaient étés bouffés) et c'était bien comme ça.
Fantôme regarda un instant l'homme jouer avec la flamme de son briquet. Étonnamment, elle n'en était pas nerveuse. Elle qui avait toujours eu horreur du feu. Peut être était-ce un des effets de la cigarette, qui-sait ? Cette dernière lui tournait d'ailleurs légèrement la tête. Il faudrait qu'elle attende un peu avant de sortir de l'avion. Ce faire dévorer a cause de la fumée qui lui embrouillait les esprits, ce serait pas son grand kiff comme mort. Elle avait pas survécu jusqu'ici pour finir comme ça.

- Fantôme.

La brune ne pu s'empêcher d'esquisser un léger sourire avant de tirer sur sa clope.
Elle imaginait bien le cheminement de pensées des gens à qui elle disait ça. Un surnom pour se la péter. C'était pas entièrement faux. Seulement c'est pas elle qui l'avait choisit. Ses "amis" de stage de survie l'avaient baptisés comme ça. Et prononcer son prénom ne lui était pas arrivé depuis des lustres. L'évoquer lui remémorerait ses origines, sa vie passée, et elle n'en avait aucune envie.
Pour éviter cela, elle préféra changer de sujet.

- Tu faisais quoi avant que les cadavres débarquent ?

Elle se doutait assez bien que le Pablo en question n'était pas politicien ou dentiste.
De nos jours, avouer qu'on était cambrioleur, violeur ou tueur en série était presque source d'admiration. Bon. Peut être pas violeur non plus.
La brune tira une nouvelle latte, et tandis la cigarette, fumée de moitié.

- Tien, tu peux finir.

Précautionneusement, elle allongea son bras clair, parsemé de petites entailles qui ne cicatriseraient jamais.
Après tout, c'était son paquet, et elle comprenait la rareté de ses choses.





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C'est le moment ou jamais. ▬ 26 Sept. [Feat Pablo Juarez]

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