Memento Mori

Dans un monde envahi par les zombies, arriverez-vous à survivre ? Choisissez votre camp, choisissez votre survie... ou votre mort.
 

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 Le calme après la tempête [Percy]

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Megan Stirling
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MessageSujet: Le calme après la tempête [Percy]   Mar 10 Juin - 5:49

Le 27 septembre.

Les jours se succèdent, froids, insipides, et avec la brusque accalmie qui a suivi la tempête, le monde semble plonger dans une torpeur morose. Je vaque à quelques occupations, et, comme les autres, j'erre sans but précis, me réfugiant sur le toit pour goûter la solitude. Ici, je sais que personne, ni vivant ni mort, ni les deux en même temps, ne peut m'atteindre. Ici, je suis à la fois en dehors du contexte, et en plein dedans. J'ai une vue imprenable sur la ville dévastée par le déchaînement des éléments et la mort. De là, je peux voir les mains décharnés tirer sur le grillage jusqu'à ce que les doigts se dévêtissent totalement de leur chair, ne laissant que des protubérances osseuses et repoussantes.

Ce n'est que lorsque le soleil commence à poindre vers l'horizon, que je me décide enfin à quitter mon asile. J'aimerais tellement dormir, m'oublier dans les bras de Morphée, mais je ne ressens aucunement un quelconque besoin de sommeil. Démunie, je me rend à la bibliothèque, ne sachant que faire d'autre. Tout le monde ici a un rôle bien précis, et mon rôle à moi, justement c'est de ne pas avoir de rôle précis. Alors je me retranche dans mon deuxième havre, celui-ci réellement hors du contexte, parce qu'empli de livres, de savoir, de fauteuils moelleux, et surtout, de silence.

Pourtant, quand j'entre doucement dans la pièce pour ne pas en troubler la quiétude, j'entend distinctement le bruit d'une page qui se tourne. Surprise, je vérifie d'un coup d’œil que les fenêtres sont bien fermées, puis il me vient à l'esprit que je ne suis certainement pas la seule appréciant la bibliothèque et la littérature. Curieuse, je me lance à la recherche de la personne, qui est sûrement en train de feuilleter un roman, au risque de la contrarier. Après avoir parcouru tous les rayons, je parviens à l'endroit le plus isolé : entre deux murs de livres et la fenêtre, un jeune garçon, à la silhouette familière, assis dans un fauteuil, me tourne le dos, visiblement absorbé par sa lecture.

La moquette étouffant mes pas, je m'approche sans bruit et pose une main sur le dossier. Sans étonnement, je reconnais les trais fins de Percy. Ce garçon qui avait des difficultés d'intégration, et certainement des tas d'autres problèmes. Et qui, aux dernières nouvelles, n'a rien à faire là, étant donné que ça fait plus d'un an qu'on ne l'a pas vu au lycée. Avec douceur - je ne veux pas le surprendre -, je murmure :

« Percy ? Tout va bien ? Qu'est-ce que tu fais là ... ? »

Je dois sûrement l'ennuyer avec toutes mes questions, surtout qu'il a l'air de n'avoir jamais particulièrement apprécié discuter avec les autres. Mais c'est tellement rare, de rencontrer quelqu'un de vivant, qu'on n'a pas revu depuis la pandémie.

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Percy Wetmors
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Mar 10 Juin - 10:40



Percy se leva encore une fois de son lit de sa maison à lui. Il adorait vivre dans son petit paradis. Il faisait le ménage, mangeait et jouait. Il caressait son chat Jerry pour passer également le temps. Il était content d’avoir trouvé son chat. Il avait toujours voulu en avoir un mes ses parents avaient jamais voulue préférant continuer à le violer et à le battre. Maintenant, il avait pu au moins réussir un de ses rêves. C’était une belle avancée quand même. Le blondinet avait un terrible goût de lire. Il avait beau fouiller partout dans cette immense maison, il ne trouvait aucun livre. Il trouvait cela vraiment dommage. Il voulait lire. Il voulait à nouveau se plonger dans ses univers fantastiques et rocambolesques. Il adorait faire ça. Il pouvait rester calme et seule. Cela faisait quatre jours qu’il avait vécu une soirée d’enfer. Il caressa son chat et le nourrit comme à sa nouvelle habitude. Il ramassa son sac à dos et il y mit des bonbons dedans et une doudou au cas où il partirait trop tard de l’endroit où il voulait aller. Il pourrait même ramasser quelques livres pour les ramenés chez lui. Il avait une bibliothèque vide. Il sortit ensuite de chez lui hache à la main. Il avait une bonne marche à se faire pour se rendre au lycée. Il frissonna au mot au lycée. Il n’avait que de mauvais souvenir du lycée. Tous ses gens qui le regardaient crochent et qui murmurait des trucs quand il passait devant les vilains vivants. Tous les moqueries qu’il avait du essuyer. Toutes les vacheries qu’on lui avait faites. Non, il ne détestait pas le lycée en soit seulement tous les gens qui s’y trouvaient. En fait, il avait été très bon au lycée et récoltait de très bonnes notes. C’était son seul échappatoire. Maintenant, cela lui faisait bizarre d’y retourner après tout ce temps. Il y avait bien une seule personne qui ne s’était jamais moquer de lui et qui n’avait jamais été méchant avec lui. Cette fille devait bien être morte. Elle était trop bonne ce qui était rare dans les vivants et la vie n’était pas possible donc elle avait surement finie morte. Il espérait qu’au moins s’était les rôdeurs qui l’auraient tuée. Il arriva finalement au lycée. Il regarda la bâtisse avec un petit regard timide en se rappelant les douleurs vécus là. Il pénétra dans le lycée complètement calme et il tenait toujours sa hache dans ses mains. Il monta les escaliers pour se rendre dans la belle bibliothèque. Il se dépêche de ramasser plusieurs livres et de les mettre dans son sac à dos. Il en prit un autre d’horreur et il s’installa confortablement dans un fauteuil. Il ouvrit son livre et commença à se plonger à l’intérieur. Cela faisait quelques temps qu’il lisait quand une voix qu’il reconnaissait très bien l’interpella. Cette fille l’avait toujours dérangée lorsqu’ils allaient ici autrefois. Il détestait interagir avec les autres, mais disons qu’avec elle s’était moins pire parce qu’elle lui avait jamais voulue du mal. Il retourna son mignon visage vers elle. Il n’aimait quand même pas sourire. Il baissa les yeux à sa question et il joua avec ses mains tranquillement.

-Oui…..ça va……je lis……………..et ……………toi? Demanda-t-il par petit morceau. Un petit silence accompagnait chacun de ses petits mots. Il ne parla pas très fort non plus. Il ne la regardait pas. Il balança ses petits pieds et il observa sa hache à côté de lui. Au cas où……
 
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Dim 15 Juin - 3:19

Vu comment il évite mon regard, et le temps qu’il met à prononcer ces quelques mots, je me doute bien qu’il n’est pas mieux de sa forme. Ça n’a jamais été son domaine de prédilection, le mensonge. Même le mensonge par omission. Etonnée qu’il ne montre pas plus de surprise que ça, je me déplace jusqu’à être en face de lui et plonge mes yeux dans les siens.

« Tu es sûr que ça va ? »

J’ai l’impression que Percy et moi, les rares fois où nous avons communiqué, nous avons toujours eu le même genre de discussions. « - Tu vas bien ? – Oui et vous ? – Ca va, merci. Tu es sûr que ça va bien ? Je peux faire quelque chose pour toi ? – Non, merci, ça va. »

A chaque fois. Cela dit, lui qui a toujours été plus ou moins rejeté par ses pairs, a l’air d’aller mieux qu’avant. « Ce garçon, il finira mal », m’avait confié son professeur principal. Visiblement, d’autres ont fini bien plus mal que lui. Je m’assieds par terre, face à lui, ramène mes genoux contre moi et les entoure avec mes bras. Dans cette position, c’est moi qui ai l’air de l’adolescente et lui du professeur. Je hausse un sourcil.

« Tu lis quoi, Percy ? »

Là, ce n’est plus l’image de l’élève et de son prof qui vient à l’esprit, mais plutôt celle d’un garçon et de sa petite sœur. C’est bien. Plus je parle, et plus je régresse. Le truc, c’est que j’ai constamment l’impression de régresser, en fait. J’ai le sentiment qu’à ce rythme, dans dix ans, on est revenus à l’âge de pierre, à coup sûr. Ne sachant que dire d’autre, je l’observe par en-dessous, essayant d’apercevoir ses yeux cachés par les cheveux blonds qui lui mangent une bonne partie du front.

C’est tout de même bizarre que ce garçon n’ait jamais réussi à s’intégrer, il est loin d’avoir un physique ingrat. Non. Il manque beaucoup d’assurance, c’est tout. Et avant d’être une victime à l’école, au lycée, on est une victime chez soi. Ses parents n’y étaient certainement pas pour rien s’il était si renfermé sur lui-même. Reste à découvrir le rôle qu’ils jouaient – ou qu’ils ne jouaient pas.

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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Dim 15 Juin - 13:26



Percy n’aurait jamais imaginé revoir Megan ici. Il l’aurait plutôt vu  morte à quelque pas ou encore mieux devenue un beau rôdeur. Seulement, elle  était encore en vie ce qui était très surprenant.  Il regarda son livre d’horreur qui était excellent comme tout roman de ce genre. Il adorait l’ambiance sombre qu’on y retrouvait et les personnages un peu fous. En ce moment, il lisait Misery de Stephen King. Un livre un brin long au début, mais la suite assez palpitante pour en vouloir la peine. Cette fille avait toujours été venir lui parler à chaque fois pour lui demander s’il allait bien et qu’est-ce qu’il lisait ou quel matière il étudiait. Il n’avait jamais comprit pourquoi elle restait gentille, elle, avec lui. Peut-être avait-elle pitié de lui? Il détestait la pitié, mais on ne savait jamais. Il caressa le dessus de son livre tout en le fixant pour ne pas croiser le regard de la fille. Il ne voulait pas lui expliquer sa survie. Encore moins, lui parler de sa vengeance contre ses parents. Il n’allait pas lui étaler en détail ses méthodes de survies. Il ne savait pas quoi dire. De toute façon, il haïssait  tellement parler. Il aimait mieux au pire des cas seulement écouter la personne sans rien dire. Il était presque comme un petit chat. La jeune femme lui demanda s’il était certains d’aller. Oui, il se sentait bien. Peut-être à quelque part de lui il n’allait pas? Mais ça, il ne le savait pas. Il vivait son traumatisme de sa vie de sa façon et il pourrait peut-être jamais être normal. Il était déjà prisonnier dans son mode de penser bizarre et il en était bien ancrée même. Il mit le bout de son pouce dans sa bouche pour le mordiller un peu. Il l’écouta et il hocha la tête pour lui dire que tout allait bien et qu’il en était certains. Il avait juste une envie insatiable de venir ici pour lire un livre. Cela lui avait beaucoup manqué. Il continuait de balancer ses pieds tranquillement tout en caressant la pochette du livre. Ses yeux arrêtèrent d’aller vers sa hache. Il savait qu’elle ne le toucherait pas. Elle lui demanda finalement ce qu’il lisait. Il soupira. Il devra encore parler. Il détestait vraiment ça et le voilà obligea de parler le plus longtemps qu’il ne l’avait jamais fait de sa vie. C’était un peu chiant pour lui. Il s’inquiéta un moment de voir d’autres personnes arrivés, mais il vit bien vite qu’il n’avait personne d’autres. Ils étaient au moins juste tous les deux. C’était un peu moins pire.

-Misery………………………………..Stephen…..King Dit-il de sa façon routinière. Un petit mot, long silence et un autre petit mot. Cela démontrait vraiment qu’il n’aimait pas parler. Certains l’avaient déjà traités d’empâter ou de retarder. Mais lui, il ne faisait que fermer ses oreilles pour échapper à ses moqueries. C’était sa seule manière de passer par-dessus, même si cela lui avait fait mal. Il se savait étrange et hors du commun et il détestait se retrouver avec les autres qui ne le comprenaient pas du tout.

 
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Ven 27 Juin - 9:33

Après un petit silence, il finit par me dire :

« Misery………………………………..Stephen…..King »

Soupir. Ce garçon est aussi peu doué avec sa langue qu’il est doué avec une plume. Ce qui est vraiment dommage, somme toute, parce qu’il aurait fait un super orateur. C’est peut-être ça, la solution, non ? Le faire communiquer par écrit ? Lui faire coucher sur le papier ce qu’il a sur le cœur, sur la conscience, ses peurs, ses rêves ? Peut-être pas de manière aussi directe non plus.

Ce n’était pas mon élève, mais entre professeurs de littérature, nous nous échangions quelques copies d’élève, qui, parfois, sortaient de l’ordinaire. C’est ainsi que j’ai eu vent de son écriture particulière, et de ses idées, parfois excellente, mais sombres la plupart du temps. Percy semble vouer une haine sans bornes à l’humanité toute entière. Il est vrai que les autres élèves n’avaient jamais été tendres avec lui. Mais plus il grandissait, plus il s’enlisait dans un cercle vicieux, rapetissant jusqu’à l’étouffement : plus il se refermait sur lui-même, moins ses camarades avaient de respect pour lui, ce qui l’entraînait à se refermer encore plus sur lui-même. Il avait besoin qu’on l’aide à se sortir de là, personne ne peut y arriver seul. J’avais essayé maintes fois, sans succès. Peut-être que maintenant, c’est le moment ou jamais. La société s’est déjà effondrée, la plupart des relations aussi.

Pourquoi pas. Je me relève, lui passe machinalement une main légère – je doute même qu’il l’ait sentie - dans les cheveux, comme j’aurais pu le faire à n’importe qui, et je le laisse là, continuer sa lecture. Je retourne vers l’entrée de la bibliothèque et m’assois deux secondes au bureau. Dois-je prévenir les autres que Percy est là ? Voudront-ils de lui, et surtout, lui, voudra-t-il vivre dans cette micro-société, emplie de gens qu’il n’a certainement jamais appréciés ? Je me passe les mains sur le visage. Ça a toujours été mon rôle, ça, et pas seulement parce que je suis professeur, de venir en aide aux élèves en difficulté, que ce soit sur le plan intellectuel, relationnel ou émotionnel. Mais bon, j’ai seulement une formation pour enseigner, après tout, et je ne suis pas pédiatre non plus. J’ai donc été souvent confrontée à des échecs. Enfin, semi-échecs, parce que je lâche jamais l’affaire à vrai dire.

Je fouille deux secondes dans les tiroirs, à la recherche d’une feuille qui aurait survécu aux flammes – oui, parce qu’écrire, aujourd’hui c’est plus aussi vital que de faire du feu pour se réchauffer -, et en déniche enfin deux qui ont pas trop morflé. Je prends un crayon à papier et une gomme, et retourne auprès de Percy. Je lui tends mes trouvailles avec un sourire :

« Je veux bien que tu ne veuilles pas parler. Mais tu es obligé de t’exprimer, Percy, sinon tu vas finir par exploser. Alors je t’en prie, prends ça et fais-en ce que tu veux. Tu peux déchirer ce papier, bien que je doute que ce soit réellement utile, le gribouiller, dessiner, écrire, ce que tu veux, une histoire, ce qui te passe par la tête, n’importe quoi. »

Mon sourire disparaît, et je lui met feuilles et crayon dans les mains, le forçant à soutenir mon regard. J'ajoute, avec un air plus grave que je ne l'aurais voulu :

« Je suis désolée si ça te gêne. Je n'ai jamais supporté d'être inutile. Et plus le temps passe, et moins je me supporte. Alors, s'il te plais, essaie de me donner l'impression que je ne sers pas à rien. »

Je me relève, et me détourne en essuyant mes yeux. Je m'installe à une distance raisonnable de Percy, et prends un livre au hasard pour ne pas le déranger. Je lâche encore un soupir. Ça me tuera, cette hypersensibilité, un jour.

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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Lun 30 Juin - 3:37



Percy se retrouvait dans cet édifice de malheur. Il comptait seulement lire son livre et repartir avec sa cueillette après. Il adorait lire et dessiné. Il savait très bien écrire pour avoir reçu de haute note que pas grand monde comprenait. Pour lui, les études avaient été une sorte d’échappatoire. Malgré que les autres riaient de lui et lui faisaient des  vacheries. Seulement à chaque fois qu’il venait à la bibliothèque et passait des heures à étudiés, il oubliait tout ses malheurs pendant ce temps. Voilà pourquoi il avait pété des scores. Parfois, ses professeurs l’avaient faits sués pour ses textes à leurs étranges, mais  très bien pour lui. Il n’avait seulement osé les épaules. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent! De toute façon, sa vie ne changerait jamais. Il vivrait l’enfer toute sa vie. C’était ce qu’il avait pensé avant que la joyeuse apocalypse arrive. Maintenant, il pouvait vivre une belle vie sans encombre et tranquille. Il détenait sa propre maison et son chat. C’était tout ce qu’il lui fallait pour être content. En prime, il était libre et seul. Il ne rencontrait pas de gens vraiment à chaque de coin de rue. Il n’avait plus besoin de se cacher du reste du monde.  

Il venait de répondre à contre cœur à Megan. Il l’avait vu quelques fois à cette même bibliothèque. Au dirait qu’elle n’avait jamais quitté ses lieux. Au moins, elle partit plus loin après. Il continuait sa lecture tranquillement en pensant être sauvé. Que cette fille soit partit rejoindre ses comparses. Mais, il se trompait sur toute la ligne. Il venait de lire une dizaine de page qu’elle revint vers lui avec une feuille de papier. Elle voulait qu’il s’exprime. C’était quoi ses idées absurdes? Il n’avait rien à dire. Il en avait manqué tout un bout. Il soupira fortement en prenant sèchement cette fichue feuille de papier et le crayon. Tiens, il allait lui faire un de ses chef-d’œuvre et après il aurait peut-être la chance d’avoir la paix. Le blondinet dessinait très bien. Il dessinait dans le très réaliste. Autrefois, il avait fait des portraits de gens qu’il voyait avant de les faire défigurés. Ensuite, il glissait ses dessins dans les casiers des personnes visés. Ça avait été un peu de vengeance contre les choses que ses personnes lui faisaient. Il lui dessina un zombie puis il lui redonna la feuille avec des yeux assez froids. Elle le prenait vraiment pour un retardé. Ce n’était pas parce qu’il faisait exprès de mal parlé qu’il avait un cerveau fondu dans son crâne. Il vit rapidement qu’elle semblait ne pas se sentir bien. Même s’il détestait ça, devait-il lui montrer qu’il n’était pas retardé?

-Tu ne dois pas être inutile et j’ai seulement l’impression que tu me prends pour un mongole voilà. Lâcha-t-il en reprenant son livre dans ses mains. C’était la première fois qu’il se forçait à parler d’habitude, il ne faisait que lâcher quelques mots par-ci et par-là pour partir le plus vite possible de la personne qui lui adressait la parole.

 
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Mar 8 Juil - 2:27

Il me rend la feuille en me regardant dans les yeux. Un regard sans aménité. Un regard dur, qui me fait comme un coup dans la poitrine. Je ramène le papier contre moi sans toutefois le regarder et baisse la tête. D’une traite, il me lâche :

« Tu ne dois pas être inutile et j’ai seulement l’impression que tu me prends pour un mongole voilà. »

Prise au dépourvu, je le regarde un moment sans comprendre, laissant un petit silence s’installer tandis qu’il retourne à sa lecture. Je me mordille la lèvre. Un mongole ? Je n’ai jamais pris personne pour un mongole, réellement. J’ai toujours considéré que mes élèves n’étaient pas plus bêtes ou intelligents les uns que les autres. Juste que c’était une question de motivation, de volonté, et d’affinité avec ma matière. Je baisse enfin les yeux sur la feuille, et je découvre un dessin, plus que réaliste, d’un rôdeur. Ses derniers mots me reviennent à l’esprit. "Un mongole". Je réprime un soupir. Sans réussir à contrôler totalement les tremblements de ma voix, je réplique :

« Si c'est vraiment l'impression que je te donne, alors si, je suis inutile. »

Je me racle la gorge et repars vers le bureau, sur lequel je pose le papier, sans lui laisser le temps de répondre. De toute façon, il déteste parler. Résignée, je sors de la pièce en fermant doucement la porte. Je me laisse tomber contre la porte, le temps de trouver une solution. Mais une solution à quoi ? Quel problème y a-t-il à résoudre exactement ? Percy n’a plus vraiment de soucis, après tout, puisque plus personne ne vient lui chercher de noises, réellement. A part moi. Les seuls problèmes qu’il pourrait avoir, en fait, j’en serais la cause.

Je me relève. C’est la dernière fois que je tenterais quelque chose. Je prends un sac, et, discrètement, me rends aux cuisines. Je prends un peu de nourriture, suffisamment pour tenir quelques jours, mais pas assez pour qu’on s’en aperçoive. Toujours discrètement, je retourne à la bibliothèque. Je retourne jusqu’à Percy et pose le sac à côté de lui.

« Tu peux aussi prendre des livres, si ça te chante. Salut. »

Je tourne les talons et sors de la pièce. Je ne reviendrais que dans plusieurs heures, histoire d’être sûre qu’il ne soit plus là.

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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Mar 8 Juil - 4:55



Percy se retrouvait dans cette bibliothèque pour lire. Il n’aimait pas trop le contact humain. Il supportait bien la petite Megan. Seulement, il avait la vague impression qu’elle le prenait pour un retarder parce qu’il ne se forçait pas à parler. Il savait parler seulement il faisait exprès pour écourter le plus possible ses phrases. À sa demande, il lui fit quand même un beau dessin. Seulement, la petite Megan tomba rapidement dans la frustration. Percy ne comprenait plus rien. Voilà pourquoi il détestait le contact des autres. Ils se fâchaient pour la moindre phrase complète que tu disais. À voir su, il aurait préférer se faire passer pour un retarder mentale. Il ne la comprenait pas du tout. Elle lui répondit que si c’était l’impression qu’elle lui donnait alors, elle étai inutile. Il poussa un soupire. Merde! Pourquoi tout était compliqué? Il ne savait pas du tout quoi faire pour rattraper ce coup-là. Il se tenait habituellement à l’écart pour ne pas affronter ce genre de situation. Il la vit partir donc il tenta de continuer sa lecture. Oui, tenter, car  la frustration de Megan envers lui le chicotait grandement. Pourquoi elle prenait mal ses paroles? Il faisait si peine à voir que ça. Il ne la comprenait pas du tout. Était-elle en dépression? Il se le demandait vraiment maintenant. Elle revenait vers lui quelques minutes plus tard avec un sac  qu’elle déposa près de lui. Elle lui parla super bête avant de partir. Où croyait-elle aller comme ça? Il se bondit hors de son siège et ouvrit la porte à la volée pour lui ramasser le bras. Il plongea son regard qui était plus doux que tout à l’heure.

-Ça rime à quoi tout ça? Pourquoi me parles-tu si  bêtes que ça? Je fais pitié à voir ou quoi? Je me débrouille très bien tu sauras. Garde tes réserves pour toi. Tu es en dépression c’est ça? Dit-il en replaçant une mèche de cheveux de la jeune femme qui était plus vieille que lui. Sans savoir pourquoi, il pencha son regard vers pour déposer un baiser sur ses lèvres. Il la lâcha aussitôt après ce geste surprenant de sa part. Il croisa les bras sur sa poitrine.

-Désolé, ne le prend surtout pas mal! Dit-il toute suite en proie à une panique certaine.Il ne voulait pas la faire fuir seulement la faire rester. Il aimait bien sa présence quand même. Elle ne l’énervait pas et il savait qu’elle ne lui voulait pas de mal donc ça passait. Il pouvait se forcer avec elle et parler normalement. Il planta son regard bleuté paniqué dans le regard de Megan pour voir sa réaction. Il se mordilla la lèvre inférieure.

-Je ne veux pas que tu partes…………. Lâcha-t-il pour sa défense. Non, il était vraiment con. Elle allait surement le prendre mal. Percy angoissait sérieusement. Il respirait fortement. Il cherchait son souffle. Il était entrain de faire une crise de panique. Il était entrain de ventiler sous la panique totale de la situation.

 
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Mar 15 Juil - 11:37

Alors que je sors de la salle, je sens qu’on m’attrape le bras. A moitié surprise, je découvre que c’est Percy. A moitié, car c’est la seule personne dans les parages, mais … C’est Percy, quoi. Je ne l’ai jamais vu toucher volontairement quelqu’un avant aujourd’hui.

« Ça rime à quoi tout ça? Pourquoi me parles-tu si bêtes que ça? Je fais pitié à voir ou quoi? Je me débrouille très bien tu sauras. Garde tes réserves pour toi. Tu es en dépression c’est ça? »

En dépression. On y est … Il replace une mèche derrière mon, oreille, et rien que ce petit geste, ce tout petit geste, me donne envie de fondre en larmes. Ridicule, oui. On peut pas dire que j’ai jamais vraiment été dépressive, juste … Extrêmement émotive. Tant riant que pleurant mon visage a toujours su transmettre une émotion, peu importe laquelle. Mise à part l’indifférence, peut-être. Je n’ose imaginer ce que ça aurait donné si j’avais fait un jour une dépression. Heureusement pour moi, je n’ai jamais eu de véritable raison à être triste à ce point. Je le regarde en cherchant dans son regard, à lui, une trace de pitié. "Bien sûr que non, de nous deux tu n’es pas celui qui fait le plus pitié", ai-je envie de lui dire. J’ouvre la bouche pour parler mais il … Il m’embrasse et…
Quoi ?
Il m’embrasse ?
Percy ?
Puis il recule précipitamment et se renferme à nouveau sur lui-même, comme le Percy que je connaissais. Il croise les bras et me dit, affolé :

« Désolé, ne le prend surtout pas mal ! »

Je le regarde sans comprendre, en secouant la tête. Venant de quelqu’un d’autre, je l’aurais peut-être mal pris, mais là, c’est différent. C’est Percy. Je suis persuadée que ça signifiait quelque chose, même si j’ai encore du mal à saisir quoi exactement. Il donne d’ailleurs l’impression de chercher ses mots. Au bout d’un moment, il finit par me dire, avec toujours le même air affolé :

« Je ne veux pas que tu partes…………. »

C'était ça, alors ... Ne sachant que lui répondre, je secoue la tête, des larmes aux coins des yeux. Je mets quelques secondes à me rendre compte qu’il respire de plus en plus péniblement. Il est impératif qu’il se calme, j’ai bien l’impression qu’il pourrait s’évanouir, là. Ah non hein. Pour le calmer, je m’empresse de lui dire :

« Percy, je ne partirais pas si c’est ce que tu sou… Percy, ça ne va pas ? »

Je suis sûre que vous connaissez cette sensation. La sensation que l’on a lorsque l’on regarde un film, que tout le monde est heureux dans le film, et que même ceux qui regardent le film sont heureux. Même chose avec la tristesse, la colère parfois. Et puis, quand on est devant un film de suspens, on ressent nous aussi l’angoisse du protagoniste. Même si on est absolument pas dans le même cas, que nous, dans notre canapé confortable, on n’a rien à craindre, on en vient toujours à un moment où on supplie au moins mentalement le personnage, de courir, par exemple, et de pas s’attarder. Ben là, c’est pareil. Percy, loin de se calmer – je doute même qu’il ait seulement entendu ce que je lui ai dit -, respire de plus en plus laborieusement. On dirait une crise d’asthme, presque. J’ai déjà eu à faire avec quelques crises de ce genre, dans ma carrière. Une fois, une jeune fille s’est arrêtée en plein milieu de sa poésie, et a dû sortir de la salle d’urgence pour se calmer. Je me rappelle avoir eu très peur à ce moment-là, mais en y repensant, ma peur était futile. Je veux dire, c’est clair qu’elle courait un certain danger, mais aujourd’hui, le danger, il est tout autour de nous, un seul faux pas pouvant être fatal. Alors je me surprends à lui exhorter :

« Percy, respire. Respire ! Je suis bien incapable d’en vouloir à qui que ce soit, t’as aucune raison de t’affoler de la sorte. »

Tout en lui disant ça, je lui passe une main dans le dos, presque aussi affolée que lui, faisant un cercle continu, jusqu’à ce qu’il retrouve son calme.

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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Ven 25 Juil - 6:22



Qu’est-ce qu’il venait de faire? C’était la question qui n’arrêtait pas de le hanté. Il prit même panique. Comment allait-elle prendre son geste? Serait-elle fâchée? Il ne savait rien du tout. C’était la première fille de sa vie entière qu’il embrassait pour la première fois de sa vie. Il paniqua donc directe là. Son seul but était ne pas la faire fuir. Percy se mit à mal respirer et à faire une crise de panique. Il ventilait devant Megan sans pouvoir rien y faire. Il était sûr qu’elle allait lui en vouloir maintenant. Voilà pourquoi d’habitude, il se tenait loin des gens. Megan remarqua immédiatement qu’il n’allait pas bien en lui posant même la question. Il fut incapable de lui répondre cherchant simplement son souffle. Il posa une main sur son torse comme si l’air pourrait mieux passer ainsi. Il pensait peut-être crever de cette façon. La douleur se faisait sentir, mais il tenta toujours de ce calmé sans vraiment y réussir. Megan se rapprocha de lui et elle lui disait de respirer. Elle lui disait qu’elle ne pourrait jamais en vouloir à personne donc il n’avait pas à se mettre dans cet état de panique. Percy commença un brin à ce calmé à ses paroles. Sa machine était comme totalement dérégler. Elle posa sa main dans son dos pour l’aider à ce calmé et ça l’aida.

Ça lui prit au moins cinq minute avant de retrouver sa paix intérieure. Il poussa un soupir ensuite tout en posant son regard timide sur la jeune femme. Elle venait de l’aider et au moins elle n’était pas partit non plus. Tout allait bien. Il n’avait pas à s’en faire. Il se mordilla la lèvre un moment.

-Merci lâcha-t-il tout bas. Il était encore gêné de la situation. Il fallait avouer que c’était particulier comme situation. En tout cas, ça l’était vraiment pour lui. Il se demanda maintenant qu’est-ce qu’il devait dire ou ne pas dire. Percy n’était pas habitué au contact des autres quand même. Il se gratta un peu le bras par réflexe de petite anxiété. Il étira un maigre sourire. Ses cheveux lui cachèrent une partie de son visage. Ses mèches rebelles lui faisaient une petite carapace.

-Alors…ça fait longtemps que tu es ici? Demanda-t-il sans savoir où se mettre. Il ne bougea pas d’un poil prit d’une timidité sans fin. Il se trouvait stupide d’avoir agit comme ça quand même. Ce n’était pas une façon de faire. Il aurait du pas faire ça. Il espérait seulement que Megan n’en parlera à personne.



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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Percy]   Mar 12 Aoû - 0:23

Au bout d'un moment, il finit par se calmer et me murmure même un petit « Merci ». Je secoue la tête. J'allais pas rester là à le regarder s'étouffer sans rien faire non plus. Je suis soulagée qu'il ait pu reprendre son souffle, si bien que sur le moment, j'en oublie la cause. Et puis ça me revient ... En fait, ça me semble assez bizarre, maintenant que j'y pense. Je me rappelle que beaucoup disaient que Percy était asocial au point de ne pas supporter tout contact physique. Qu'il avait déjà frappé quelqu'un qui s'était amusé à l'approcher d'un peu trop près aussi. Au bout d'un moment, le garçon - qui semble en cet instant précis plus désarmé que violent -, fini par briser le silence.

« Alors … ça fait longtemps que tu es ici ? »

Quand il me demande ça, je sens bien qu'il sait pas quoi dire, qu'il m'a posé cette question comme il aurait pu me parler de la météo. Je sens bien que depuis son geste qu'on pourrait facilement qualifier d'étrange, l'ambiance aussi est devenue ... étrange. Je laisse échapper un de ces rires qui dédramatisent les situations et détendent l'atmosphère. Un de ces rires qui donnent l'impression de ne pas être réels dans un tel contexte d'apocalypse. Un de ces rires qui font oublier le monde qui nous entoure le temps d'une seconde. Je ne voudrais pas qu'il pense que je me moque de lui, alors je reprends mon air sérieux de professeur ennuyée. Il y a rien de vraiment grave dans son geste, quand on y pense en fait. Je rouvre la porte de la bibliothèque, faisant signe à Percy de me suivre.

« Ça fait 4 ans que je suis enseignante dans ce lycée. Alors ça fait assez longtemps que je suis ici ... J'avais mis un peu de nourriture dans le sac, je sais pas toi, mais je commence à avoir un peu faim ... »

Je retourne chercher le sac que j'avais préparé pour qu'il parte avec - plus question qu'il parte, maintenant -, et j'en sors les quelques fruits secs et boites de conserve. Ainsi que deux tomates - pas mûres - qui viennent de mon jardin. Je pose le tout sur le bureau de la bibliothèque. Bah c'est pas un repas de luxe, mais disons que c'est mieux que rien. Et puis soyons honnête : les fruits et légumes frais, c'est pas ce qu'il y a de plus fréquent.

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Le calme après la tempête [Percy]

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