Memento Mori

Dans un monde envahi par les zombies, arriverez-vous à survivre ? Choisissez votre camp, choisissez votre survie... ou votre mort.
 

Partagez | .
 

 Routine de dodo [Emerick]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Amelia Hoper
I'm Still in School

Feat : Mila Kunis
Messages : 21
Date d'inscription : 05/04/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Routine de dodo [Emerick]   Sam 5 Avr - 9:12

18 septembre

Ça avait été une journée encore bien remplie. Bien joué à nous. Je faisais ma petite soldate en même temps que tenter de m'entraîner. Je dois bien l'avouer, je n'ai jamais été douée en sport, sauf en Voley Ball, mais c'est parce que Emerick m'aidait ça. Tuer des zombies... j'étais bien meilleure à leur tendre des pièges que du corps à corps. Je ne voulais pas mourir, j'avais donc la folie de la survie. Mais j'étais franchement nulle pour me défendre, mais pas trop, je veux dire je n'étais pas bonne.

Mais ça m'occupait. J'occupais toujours mes journées, je ne voulais pas avoir rien à faire, il avait toujours des gens à aider, des choses a réglées et à réparées. J'usais mon cerveau à vitesse grand V. Oui, j'avais des gens à aider et à sauver... s'il avait au moins quelque chose que je pouvais faire pour les gens, c'était de me servir de mon intelligence. Sauf que comme n'importe qui, j'avais besoin de repos parfois. C'était les pires moments de la journée. Je pense que si le monde redevient normal, je crée quelque chose qui nous permet de ne pas dormir. Voilà. Ni plus ni moins. Au moins je dormais dans la même pièce qu'Emerick et Ritchie... les personnes qui me restaient.

J'avais ma routine d'avant dodo. J'avais attrapé quelques livres intéressants et j'en faisais la lecture avant de me coucher. L'idée? Tenter d'abrutir mon cerveau pour qu'il s'endorme avant mon corps. Je pouvais lire...des heures et des heures. Ce soir, je lis au moins deux bonnes heures dans un livre de médecine. Je ne pouvais pas faire l'université, mais j'allais tout de même en savoir autant que je le pouvais. Ritchie et Emerick était déjà couché. J'allais donc dans mon petit coin en tentant de m'endormir. Mon cerveau était stupide. Il se réveillait dès qu'il frôlait l'oreiller. Il ne pouvait pas se permettre de dormir celui-là. Je tentais de m'abrutir encore plus en voulant me souvenir de texte que je connaissais... puis il avait l'image de ma mère qui mord mon père. Je tentais même de faire une exercice de mathématique mental pour tenter d'encore une fois m'abrutir... et là il avait mon frère qui se faisait mordre à ma place, le sang...tellement de sang. Non. Un poême. Celui dans mon livre préféré. Je tentais de le réciter mentalement, mais ma respiration s'accélera, mon coeur se mettait à battre comme un fou et je me levais.

Ça, c'était presque dans ma routine aussi. Je sortais de mes couvertures en tremblant de partout, je voulais calmer ma respiration avant de joindre Emerick. Je ne voulais pas qu'il panique, je ne voulais pas qu'il se réveille. Je n'avais besoin que de son contact, juste un peu. Juste son odeur peut-être aussi. Ça abrutissait plus mon cerveau. Après avoir prit une bonne inspiration pour tenter de me calmer, je me glissais le plus lentement possible contre Emerick, déjà sa chaleur corporelle me fit un bien de fou. Je ne serais pas de ce monde s'il n'était pas là...même si j'avais survécu chez moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Emerick Black
I'm Still in School

Feat : Ian Somerhalder
Messages : 40
Date d'inscription : 16/03/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Sam 5 Avr - 9:13

La journée c’était écouler lentement, mais surement. Je n’avais rien de mieux à faire que de tuer des zombies qui c’était perdu dans la cours. Il y en avait plusieurs et ce, partout. Le problème, il fallait courir après chacun et les tuer un à la fois. Les attirer pour faire du bruit n’était pas une excellente idée, on ne savait pas il en avait combien. Alors je me promenais, faisant tout simplement un jogging et tuant un zombie quand je le pouvais. J’adorais faire du sport et là… s’en était tout un. Je reviens ensuite vers l’école, je n’avais surement pas tout tué, mais… j’en avais tué plusieurs. En plus… il fallait les ramener à un point X pour se débarrasser des corps, ça c’était chiant. C’était surement ce que j’aimais le moins. Donc! Je revenais vers l’école tranquillement pour souper. D’accord, je n’appelais pas vraiment ça un repas, mais… on essayait de faire des mixtes décent quand même. Viandes, légumes… je détestais les sauces, vraiment. N’importe quoi sauf ça. C’était gras, c’était… malsain, c’était mauvais pour la santé et franchement dégueu. Personne ne pourrait me forcer à manger de la sauce, personne. Jamais. Pas même une apocalypse de zombie.

Après le repas, je partie vers le gymnase avec Ritchie, on avait envie de se défouler un peu, on joua au basket, on se chamailla un peu, mais… j’étais plus costaud que lui, alors je ne pouvais pas vraiment lâcher mon fou. En même temps… c’était Ritchie, il avait besoin de prendre en muscle. Alors un peu d’effort physique n’était pas mal. S’il arrivait face à face avec un mort… il fallait qu’il ait la force de se défendre. Après tous ses efforts, je n’avais qu’une idée en tête… Dormir. Vous connaissez le sommeil du juste? Alors, en moins de deux je m’étais nettoyé rapidement et glissé dans mon lit. Pas parce que c’était la fin du monde que j’arrêtais de me raser, nettoyer et brossé les dents. Je n’allais pas finir édenté pour faire plaisir aux futurs survivants. Non, non, si je me faisais mordre… j’allais juste me tirer une balle point finale.

J’étais dans mon lit, Ritchie aussi. Amélia était dans son coin à lire, comme à son habitude. Je ne tardai pas à tomber de sommeil. Ce n’était pas difficile, avec toute l’action que j’avais eu. J’avais juste fermé les yeux et hop. Dodo. Je me fis réveillé quelques heures plus tard par quelqu’un qui se glissait dans mon lit. Je n’eux qu’à ouvrir un seul œil pour comprendre que c’était bien Amélia qui n’arrivait pas à dormir. C’était comme ça depuis le début de l’épidémie. Elle essayait de dormir, n’y arrivait pas, alors elle venait avec moi. Je ne savais pas trop pourquoi, mais avec moi elle arrivait à dormir. Je parierais sur la chaleur. Je produisais beaucoup de chaleur donc… surement que ça l’assommait. J’eus le seul réflexe possible avec une fille dans mon lit. Je passai les bras autour d’elle. Lui murmurant simplement :

-Ça va aller?

Oui, fallait chuchoter, Ritchie dormait quand même.

_________________

Emerick Black
« Toi, tu ne comprends jamais rien. Le seul plaisir qui reste. C’est les femmes et le vin» ©️ Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Amelia Hoper
I'm Still in School

Feat : Mila Kunis
Messages : 21
Date d'inscription : 05/04/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Sam 5 Avr - 9:14

Emerick dégageait vraiment beaucoup de chaleur. Ça me donnait l'impression que je n'étais pas seule. En fait, je n'étais pas seule, il était avec moi. Faut dire que je chercherais pas ce genre de chaleur chez n'importe qui. Non, je n'étais pas comme ça du tout. Emerick...c'était parce que c'était Emerick. Mon meilleur ami depuis quasi toujours. Je pense que je n'avais compris à quel point j'avais besoin de lui depuis l'épidémie. Peut-être parce que là, on était vraiment ensemble 24h sur 24h. L'amitié, c'était la seule chose qu'on pouvait se permettre de garder de façon égoïste après tout ce qui s'était passé. Et j'étais très égoïste.

Je pense qu'Emerick faisait semblant de continuer à dormir quand je venais près de lui. Il me prenait dans ses bras et tentait de faire semblant de dormir. C'était idiot, parce qu'on ne respirait pas de la même façon quand on dort alors du coup... je le savais quand il ne dormait pas, mais je ne disais jamais rien. Je venais pour dormir par pour le réveillé et l'énervé. Je me faisais toute petite...mais une toute petite bien collée quand même. Je ne voulais pas en parler de toute façon, je ne voulais pas qu'il sache comment je me sentais, il avait pas besoin de ça et si j'en parlais pas, ça n'existait pas. Moi j'avais juste besoin de nicher mon visage dans le creux de son cou, de sentir ses bras autour de moi et avoir, pour une fois, l'impression qu'absolument rien ne pouvait me faire de mal. C'était peut-être pas juste sa chaleur, mais le sentiment de sécurité que j'avais que j'aimais aussi... quand j'étais toute petite, c'est comme si je sentais tous les courants d'air entre moi et le reste de l'univers. Avec Emerick, c'est comme s'il donnait une claque à l'univers. Tout ça pour dire que j'étais bien et il avait pas besoin de savoir pourquoi.

Ce soir-là, comme beaucoup de soir, il ne dormait pas. Mais cette fois, il ne resta pas silencieux, il me demanda si j'allais bien. Je pinçais un peu les lèvres, j'avais les yeux fermés et je n'osais plus bouger maintenant qu'il me parlait. Je pourrais lui dire que je me sentais pas bien, que j'avais l'impression que j'allais tout casser à n'importe quel moment. Non. J'avais toujours tout dit à Emerick, il avait été la meilleure oreille et aussi l'épaule ou j'avais parfois pleurer. Pas trop souvent hein, vraiment pas souvent. Moi, je gardais tout, tout ce qui était grave pour moi. Je ne pouvais pas lui mentir non plus, en fait, j'avais un beau talent. Je ne mentais jamais, j'omettais parfois de dire certaines choses ou encore je détournais la conversation. Cette deuxième optique serait la bonne pour parler à Emerick. Je murmurais tout doucement.

«Chut... Je ne voulais pas te réveiller. Dort.»

J'avais une petite touche d'humour dans ma voix. Oui, je n'étais pas si dramatique, surtout que je me sentais déjà beaucoup mieux maintenant que j'étais à côté de lui.

_________________

je suis une princesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Emerick Black
I'm Still in School

Feat : Ian Somerhalder
Messages : 40
Date d'inscription : 16/03/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Sam 5 Avr - 9:14

Elle était venue dormir avec moi comme à son habitude, mais cette fois-ci, j’étais trop réveillé pour me rendormir comme si de rien n’était. Je savais qu’elle préférait ne rien dire et juste, dormir, mais en même temps… je n’étais pas seulement un morceau de viande ou un calorifère portatif, j’avais des sentiments moi madame! Bon d’accord, pas tant que ça, mais quand même. Elle m’intima de me taire pour que je me rendorme, aucune chance. J’étais bien réveillé là.

« Trop tard. De toute façon, mon lit, mes règles hein. Je fais ce que je veux. »

Oui, oui j’avais un sourire et je l’a serrai plus fort dans mes bras. Pourquoi? C’était stratégique, c’était au cas où elle me frappe. J’étais prudent quand même. Je n’aimais pas qu’elle me frappe… j’avais du mal à répliquer, c’était une fille quand même. Je ne tapais pas les filles, sauf si elle le demandait gentiment. Je pouvais quand même me chamailler, mais ça allait réveiller Ritchie.

« Et c’est pas comme si j’avais quelque chose de prévu demain non plus. »

Vrai, on n’avait plus rien de prévu, maintenant que la fin du monde était arrivée. Plus de cours, plus de travail, rien. Parfois même la survie pouvait attendre à demain. L’école arriverait bien à tourner quelques heures de grâce matinée à cause d’une nuit de discussion sous la couette. Pas comme si ça ne pouvait pas arriver, c’est Amélia qui était là et j’aimais discuter avec Amélia. Sinon comment on aurait pu être ami toutes ses années? Non, je n’avais pas choisi le meilleur moment pour lui parler, mais en même temps… pourquoi pas. Elle ne pouvait pas vraiment refuser de me répondre.

« En plus… je ne dormais pas vraiment. Avec le trou dans la cafétéria… ça me stress. J’ai toujours peur que ses trucs arrivent à rentrer. »

Avec elle, pas besoin de mentir, ni même de détourner la vérité. J’avais passé le plus clair de mon temps à courir les zombies dans la cours et à vérifier deux à trois fois les barricades temporaires, mais ça ne me calmait pas. Je ne savais pas ce que la vie nous réservait et je détestais ça. Bien sûr, l’école avait été trop tranquille pour que la vie nous fiche la paix, mais en même temps… il n’aurait pas pu attendre que je sois là. Placer des tables avaient été logique, même surement la meilleure solution, mais en même temps… je détestais cette stupide école et les gens dedans. Non mais, c’était si difficile de s’entraider un peu pour s’en sortir? Les autres créaient des clics, se renfermaient. Personnes ne cherchaient à améliorer le confort des autres… ça me tuait. Fallait pas faire un plus un pour comprendre qu’on devait se prendre en main.

_________________

Emerick Black
« Toi, tu ne comprends jamais rien. Le seul plaisir qui reste. C’est les femmes et le vin» ©️ Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Amelia Hoper
I'm Still in School

Feat : Mila Kunis
Messages : 21
Date d'inscription : 05/04/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Sam 5 Avr - 9:15

Je le promets, j’ai vraiment tenté plusieurs nuits de ne pas le rejoindre. Je me disais que j’étais une grande fille, que mon orgueil allait en souffrir et ma fierté aussi…et trois minutes plus tard je me retrouvais sous les couvertures d’Emerick. Non, mais… il allait se faire des idées le pauvre. Non, il me connaissait bien après tout. Et puis, je me donnais le droit de m’inviter. Voilà. Moi j’étais bien et lui ça ne lui dérangeait pas. Enfin, il ne me l’avait pas clairement dit, mais il l’aurait fait si ça avait été l’inverse. De toute façon, je serais là quand même, ma santé mentale en dépendant. À ma réplique pour qu’il se rendorme, il me répliqua une phrase digne d’un chef de meute. J’eus envie de lui répliquer que mes émotions, mon choix, mais…je ne le dis pas. J’entendis le sourire dans sa voix et ça me fit aussi un peu sourire. Il utilisa sa force physique pour m’empêcher de répliquer par mes poings gros comme des kiwis… mais il ne fallait pas me sous-estimer! Je savais où frapper pour que ça fasse mal. Je ne parlais pas des parties que tout le monde connait, non… j’avais étudié les endroits où les nerfs passent! Bref, je ne fis même pas l’ombre d’un geste pour répliquer.

À la place, je ne fis que garder le silence. Je pouvais lui faire croire que je m’étais endormie, non, ça, c’était vraiment pour le prendre pour un idiot et malgré les apparences, mon meilleur ami n’était pas un idiot. Il ne serait pas mon meilleur ami s’il n’avait pas de cerveau. Enfin, sa seconde réplique m’arracha un rire un peu amer. Ouais, nous n’avions rien de prévu en dehors de survivre. Ça me rendait mélancolique des journées que nous passions ensemble à nous promener partout. Ma tête était contre le bras d’Emerick, j’ouvris un peu les yeux, sans bouger de ma position. Je détestais être comme ça, normalement, j’avais la réplique facile, mais pas quand je venais dormir près de lui et que je cherchais du réconfort d’un des seuls êtres chers qui me restaient. Encore là, je restais muette, je ne voulais pas répondre à sa question, mais quand il me parla du trou dans la cafétéria, je relevai un peu la tête en reculant légèrement. Question de bien pouvoir le voir –du moins, de ce que je pouvais voir dans le noir de la pièce- pour lui répondre.

«Moi aussi, lui avouais-je , j’y ai pensé aujourd’hui et je pense qu’on pourrait peut-être tenter de mettre des sortes de pièges. Des trucs pointus qui empaleraient les zombies… ils ne vont peut-être pas mourir tout de suite, mais ça les ralentirait et ça nous permettrait de les achever… On pourrait faire ça aussi à l’extérieur.»

Je parlais toujours tout bas, Ritchie n’était pas trop loin. Moi aussi, ça m’inquiétait ce trou idiot dans le mur. Qu’est-ce que je fais si jamais Ritchie ou Emerick se font mordre? J’eus un frisson juste à y penser, j’en avais déjà assez dans la tête pour m’inquiéter avec des «si». Mieux vaut prévenir et les pièges me semblaient une bonne idée.

_________________

je suis une princesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Emerick Black
I'm Still in School

Feat : Ian Somerhalder
Messages : 40
Date d'inscription : 16/03/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Sam 5 Avr - 9:16

J’étais inquiet et j’avais décidé d’en parler avec Amélia. De toute façon, j’avais le droit de faire ce que je voulais, c’était dans mon lit à moi qu’on était. Dans le sien, on se tairait et c’est tout. En même temps… elle ne m’invitait jamais dans son lit. Pourquoi on ne faisait jamais dodo dans son lit à elle en fait? Faudrait que je lui demande un jour, parce que sérieusement, bien beau avoir une routine. On pouvait bien changer une fois de temps en temps. C’est là qu’elle me parla de son idée, c’était bien comme idée, comme toujours. Je rajoutai quand même :

« Vrai et ça serait surement vraiment pratique, mais… temporairement. Parce que ça va empêcher les zombies d’entrer, mais… pas le froid et il faut vraiment commencer à penser à l’hiver. On est bien ici, va faire max… quoi? Zéro, mais… quand même. Avec le trou on va perdre toute notre chaleur. Sans penser à la pluie… on va finir inondé. »

C’est vrai, on moyenne la température au mois de décembre il faisait entre 1 et 13 degré. Treize on était bien, mais… pas trop non plus. Avec des vents… la pluie. On ne s’en sortirait pas. Avec la tempête qu’on avait eue, fallait prévoir le pire pour cet hiver. Imaginez si on avait de la neige. Là on serait dans la merde.

« Pourquoi y a personne pour prendre les reines ici. Quelqu’un pour faire bouger les autres. Prendre en note ce qu’on a de fait et ce qu’on veut faire… C’est chiant à la fin. L’école… c’est comme une poule sans tête… Ça bouge un peu dans tous les sens, mais au final… on a l’air con. »

Rha j’en avais marre. Je disais quand même tout ça en chuchotant. Je n’avais pas envie de réveiller Ritchie, il commençait à être vieux là… il quitterait surement le nid bientôt. Il allait bien vouloir plus d’intimité un jour non? Surement. Moi j’en avais envie en tout cas, mais… même si Ritchie quittait le nid… resterait Amélia et elle… je n’allais pas trouver d’excuse pour lui trouver une autre chambre. De toute façon elle se ramasserait dans mon lit à la fin de la journée. Fallait vraiment que je me trouve une copine sinon j’allais devenir fou. Non mais… les amis c’étaient bien, mais j’avais besoin de plus moi. Ce n’était pas sorcier non plus, je voulais juste pouvoir… passer du temps à mon passe-temps favori, c’est tout. Rien de mal, j’étais adulte après tout. J’avais le droit d’espérer quand même. Déjà que j’avais vraiment moins de chance de trouver une survivante de mon âge…j’avais quand même revue Serena… nah, elle allait finir par me tuer… ou me faire tuer. Il devait bien rester une fille pour moi sur cette terre, sinon c’était pas drôle. En même temps, c’était vrai qu’on avait l’air con. On ne faisait rien en tant que tel. On réagissait à peine quand le ciel nous tombait sur la tête, alors quand on avait des morts… c’étaient pas facile pour certains et d’autre sans foutait complètement. Non mais sérieusement… on faisait pitié quand même.

_________________

Emerick Black
« Toi, tu ne comprends jamais rien. Le seul plaisir qui reste. C’est les femmes et le vin» ©️ Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Amelia Hoper
I'm Still in School

Feat : Mila Kunis
Messages : 21
Date d'inscription : 05/04/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Dim 6 Avr - 15:41

Si je ne passais pas le trois quarts de mon temps à réfléchir pour améliorer l’endroit, je ne réfléchissais pas du tout. Le trou m’avait donné du fil à retordre. Je pouvais penser à toute sorte de choses pour organiser notre survie. Pour la nourriture par exemple, il fallait manger pour survivre, peut-être pas à notre faim, mais on en aurait plus longtemps. On ne pouvait pas manger ce qu’on voulait aussi, il y a des choses qui deviennent presque toxiques avec le temps, tant qu’à mourir, aussi bien mourir à cause des zombies qu’un légume périmé, non? Bref, Emerick trouva plusieurs contre-arguments à mon idée, c’est vrai que je n’avais pas été bien claire aussi je crois bien. Je l’écoutais attentivement avant de me lancer.

« Je sais, j’y ai pensé aussi. En fait, il faudrait des pièges avec une porte, je t’expliquerais demain ce que j’ai vraiment en tête, sans feuille, sans crayon c’est plus difficile à expliquer. Pour le froid, j’ai pensé à quelque chose… mais ce n’est qu’une théorie et je ne sais pas vraiment si ça fonctionnerait bien. Tu sais, les couvertures thermiques? En espace de métal? He bien, on pourrait tenter d’emprisonner la chaleur à l’intérieur avec les fenêtres, si toutes les ouvertures sont bien bouchées, évidemment… mais c’est encore au stade de la théorie à exploiter.»

Il faudrait peut-être une petite expérience pour ne pas faire un gros changement dans l’école pour…ne gagner absolument rien. Je l’avoue, j’étais du genre à avoir beaucoup d’idées, mais parfois, la théorie était plus belle que la pratique…la science, vous savez. En même temps, je pense qu’avec Emerick, on pourrait se trouver une façon efficace d’avoir de la chaleur. Heu… enfin, dans l’école… je dois dormir, je pense. Heureusement, il reprit la parole et ça m’aida à …orienter mon cerveau.

«Je suis d’accord. En même temps, je note tout de mon côté… comme toujours, j’analyse. Je restais un moment silencieuse en regardant mon ami et je fronçais un peu les sourcils, prise d’un soudain éclair de lucidité. Pourquoi ne le ferais-tu pas toi? Déjà que tu le faisais naturellement avant, tu serais capable de le faire ici et…ça serait mieux que rien

Je terminai ma phrase avec un peu d’humour. Je souris faiblement, Emerick était un meneur. C’est vrai! C’était un leader positif. Du moins avant l’épidémie, mais on ne chasse pas si facilement le naturel. Et il n’allait pas se gêner pour dire aux autres ce qu’il pensait. Je sais que ça fait très dictature, mais les gens agissaient comme des poules sans tête et au final, on se retrouvait une petite poignée de gens à vouloir être utile. MAIS tout le monde voulait manger. J’appuyais mon coude contre l’oreiller et ma tête au creux de ma main en regardant Emerick, attendait de savoir ce qu’il allait penser de mon idée. Normalement il aimait mes idées. Et là je le complimentais un peu, il était mieux d’être content non!

_________________

je suis une princesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Emerick Black
I'm Still in School

Feat : Ian Somerhalder
Messages : 40
Date d'inscription : 16/03/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Jeu 10 Avr - 15:21

Elle m’avait parlé de piège et c’était une bonne idée, mais pour le froid… on aurait l’air con. On ferait quoi de mieux? On boucherait le trou comment? On avait l’air con… juste très con. Elle voulait me faire un dessin, elle voulait toujours me faire un plan schématisé de ses idées, en même temps… ça fonctionnait bien avec moi, je n’allais pas la contredire non plus. Je n’étais pas con, juste très visuel bon. Elle voulait placer des couvertures thermiques pour combler le trou, ce n’était pas con, loin de là, mais… ça ne serait jamais complètement étanche. C’est là qu’une idée conne me vain. Fallait la nommer quand même… un peu au moins.

« On pourrait juste… le couper l’arbre non? En faire du bois de chauffage pour l’hiver… le faire entrer dans la cafétéria. Ensuite on rebouche le trou. En rebouchant le trou… on se sert du trou existant pour laisser des sorties d’air pour la fumée. On pourrait cuisiner au bois et se réchauffer dans la cafétéria. Ça serait peut-être faisable… Faudrait qu’on s’y mette franchement par contre… ou que je trouve une tronçonneuse. Tu en penses quoi? »

J’étais comme ça avec Amélia. On se parlait et les idées venaient d’elle-même, il y avait les pistes de solution et le gros n’importe quoi, mais en même temps… Amélia servait à faire le tri logique dans tout ça. C’était elle le cerveau, moi je mettais les choses en application, j’étais comme ça. J’étais un mec d’action, elle le cerveau. On faisait une excellente équipe. J’évacuai finalement ma frustration des derniers jours, je n’y pouvais rien. J’en avais un peu marre et l’arbre était la goute faisant débordé le vase. Je n’avais pas pu m’empêcher de rigoler un peu lorsqu’elle me proposa d’être le chef, comme si faire partie d’une équipe sportive me donnait le champ libre, non… pour être le chef… fallait être vieux non?

« J’en sais rien… je sais pas si les autres me suivraient dans tout ça. Regarde juste Jackson… il me hait. Il ne me suivrait jamais. Il serait surement du genre à pas être d’accord avec moi, juste parce que l’idée vient de moi. »

Jackson qui avait pris Serena dans ses bras. L’image était gravée dans mon esprit. Elle ne l’avait pas frappé, rien! Rien de rien, juste… elle n’avait pas bougé. Je m’attendais à ce qu’elle le frappe, lui fasse mal! Rien, rien du tout. Je l’a connaissais assez pour savoir qu’elle n’était pas à l’aise, mais… rien d’autre. Il avait quoi de plus ce Jackson hein? Non, mais… il avait des idées connes, il n’était pas mieux qu’un autre. Ouais, bon d’accord. Je plongeai mon regard dans celui d’Amé pour revenir au sujet principal qui était l’avenir de l’école.

« Tu penses que l’école à une chance de survie ? »

J’étais sérieux quand même. Si l’école n’était plus considéré comme sur, j’amènerais Amé et Ritchie ailleurs. Tout simplement. Pas de chichi, les personnes que j’aimais passaient avant tout.


_________________

Emerick Black
« Toi, tu ne comprends jamais rien. Le seul plaisir qui reste. C’est les femmes et le vin» ©️ Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Amelia Hoper
I'm Still in School

Feat : Mila Kunis
Messages : 21
Date d'inscription : 05/04/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Lun 28 Avr - 5:59

Si vous saviez comment j’avais des idées durant la nuit. Durant le jour aussi, mais la nuit, c’est une nécessité. Je fais taire mon côté émotionnel pour exploiter mon côté intellectuel. Et je l’exploitais comme une pro, je vous le dis. Même pour des éléments moins nécessaires, je trouvais de petites choses. C’était aussi comme ça que j’avais réfléchis à me trouver un lieu bien à moi et qu’à moi, même Emerick ne savait pas que j’avais ma petite cachette. Ou il le savait parce que je disparaissais parfois, mais il ne savait pas où.

Enfin, je ne pouvais pas être réellement efficace quand j’étais installé comme ça, oui j’utilisais toujours de bons mots, mais j’étais on ne peut plus conscience que parfois une image est bien plus efficace. Je n’utiliserais pas cette phrase clichée pour vous faire valoir tout ça. Ensuite, Emerick me parla de l’arbre. J’haussais un sourcil. J’avoue que là, j’étais un peu surprise. Bon, je l’avais pas dit clairement, je l’avais pensé, mais pas dit. Hm. Mettons les choses au clair.

«Je ne pensais pas faire du jardinage en gardant l’arbre à l’intérieur, tu sais! C’est évident, il faut le couper. Je lui lançais un sourire espiègle, je me moquais bien gentiment de mon meilleure ami. Sauf que je doute que ça soit une bonne idée pour les feux… les bouches d’air doivent vraiment être en hauteur et j’aurais peur que ça monte jusqu’à dans les étages supérieures. À moins qu’on fasse une espèce de… Hm, je vais réfléchir. Il faudrait pouvoir se réchauffer, mais il ne faut pas non plus s’enfumer.»

Mes dernières paroles n’étaient pas méchantes, en fait, c’était moi qui pensais à voix haute. J’avais même pivoter mes yeux vers le reste de la classe, je parlais encore tout bas, question de ne pas réveiller le frère d’Emerick. Je levais une main et tapotais la pointe de mon menton, me tenant sur les coudes. Je finis par pivoter mes iris sur Emerick.

«Dans le garage du jardinage de l’école, il devrait avoir une tronçonneuse et on a encore un peu d’essence, on devrait pouvoir s’en sortir pour tout couper et garder.»

Je lui proposai ensuite de prendre les décisions dans l’école. Ça le fit rire. Il riait de moi ou quoi? J’étais on ne peut plus sincère et surtout convaincue. Hm, est-ce que les gens le suivraient? Moi je pense que oui. Enfin, s’il proposait des choses utiles et efficaces, pourquoi les gens s’obstineraient? Au lieu de faire comme des poules sans tête, aussi bien en avoir une. Deux, parce que moi aussi j’ai toute ma tête.

«Et alors? Si tu proposes des suggestions brillantes, il ne pourrait pas faire contre et s’il tente, il risque de se heurter aux autres surtout s’ils trouvent que c’est une bonne idée. Je ne parle pas non plus de t’imposer en clamant haut et fort que c’est toi le nouveau roi de l’école.»

Je disais ces dernières paroles en lui souriant légèrement, je tentais de faire un peu d’humour, j’étais un peu fatiguée et on était en pleine nuit, je ne pouvais pas être sérieuse tout le temps! Bref, je finis par me coucher sur le côté, face à Emerick, pourtant, malgré mon air un peu plus espiègle, il me lança une question…sérieuse. Très sérieuse. Une question aussi…qui me terrifiait. Parce que ça, je ne voulais pas y penser. J’y allais jour après jour… enfin, pas aussi pire, mais je ne voulais pas penser trop loin parce que ça me faisait penser au passé et le passé… ça n’existe pas. Je posais une main sur son bras, parce que j’avais peur, mais que je ne lui dirais pas. Je plantais mon regard dans le sien en réfléchissant.

« On a un toit. On a nos problèmes, mais peut-être moins que si on se cachait ailleurs. Juste penser partir de l’école pour se rendre ailleurs, c’est une idée dangereuse. À long terme? Je ne sais pas, Emerick… j’en ai aucune idée.»

Ma voix sembla s’enrouée un tout petit peu vers la fin, mais je tentais de me reprendre rapidement, je lui souris légèrement, je ne voulais pas réfléchir, Emerick.

«Mais tant que nous sommes tous les trois, ça va aller.»

_________________

je suis une princesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Emerick Black
I'm Still in School

Feat : Ian Somerhalder
Messages : 40
Date d'inscription : 16/03/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Mer 25 Juin - 16:42

J’étais bien, mais Amélia avait toujours le don de réfléchir durant la nuit, le problème c’est qu’elle avait pris l’habitude de dormir avec moi, bon ce n’était pas si mal, mais elle réfléchissait parfois à voix haute comme maintenant, mais je l’avais cherché. J’avais parlé le premier. En même temps, ce n’était pas toujours rose non plus, même quand elle dormait, son sommeil n’était pas… de tout repos. Pas pour moi, du moins, mais je n’allais pas la laisser tomber, jamais. Mes nuits étaient à elle, si je voulais de la compagnie, j’avais mes journées. En même temps, je n’allais pas avoir une relation stable, donc bon, pas de problème avec ça.

Il fallait quand même qu’on passe du temps ensemble dans la journée, mais ce n’était pas une obligation. Elle disparaissait souvent en prime. Je m’inquiétais toujours un peu, mais elle était une grande fille et intelligente surtout, elle pouvait se sortir de beaucoup de situation, mais je ne l’a laisserais pas hors de l’enceinte de l’école seule. Pas que j’étais protecteur non, juste… bon d’accord, franchement très protecteur, ce n’était pas mal vue l’époque d’accord? On avait toujours le problème de l’arbre, les idées fusaient et sa semblaient bien. On allait commencer à couper l’arbre, déjà là, c’était viable. C’était l’étape la plus logique, en plus, ça nous ferait du bois pour l’hiver et l’hiver faisait un peu peur quand même. Au moins, il faisait frais ici, mais pas trop. Pas comme au Canada… J’avais toujours une boule à la gorge en pensant à mes parents, perdu la bas, surement mort, mais… c’était toujours difficile à assumer. S’ils ne c’étaient pas fait bouffé, il était surement mort le premier hiver. Il faisait tellement froid au Canada.

-Je te vois bien faire du jardinage moi.

Je souriais, c’était quand même logique qu’on le coupe, mais en même temps… il bouche le trou en partie, il est parfois mieux qu’il reste là, sauf si on bouche le trou avec quelque chose de plus solide.

-Dit toi… qu’on a déjà un trou dans le mur. Rien empêche de faire une espèce de « cheminée » extérieur par-là, y a un trou béant. Le plus compliqué si on veut faire ça, c’est de trouver des matériaux qui ne crament pas et les ramener jusqu’ici. Ce n’est pas la mer à boire non plus. On a des camions, de la brique, un peu de ciment et hop, on commence un cours de massonnerie rudimentaire, ça ne doit pas être sorcier non plus.

On discutait tout bas, dans notre intimité à nous. C’était ça finalement mon lit, un endroit où on pouvait discuter en paix. Je n’avais jamais entendu mon frère se plaindre de ça, donc tant mieux. Je plongeai mon regard dans le sien, deux têtes valaient toujours mieux qu’une et on se complétait bien en général.

-On a des haches aussi, donc on va pouvoir si mettre à plusieurs, mais dans le pire, demain matin je partirai avec deux autres et on fera un tour rapide en ville pour de l’essence supplémentaire et va falloir réparer la clôture avant, parce que le bruit de la tronçonneuse va attirer des morts. Je l’ai réparé sommairement le soir de la tempête, mais ce n’est pas du fil de fer qui va tenir contre une pression trop forte.

Fallait toujours envisager le pire avec les morts. C’était forçant, mais en même temps, c’était de bonne habitude à prendre. La conversation avait finalement dérivé, de plus en plus, les gens commençaient à former des clics, ne suivaient pas de protocole, pas de consigne. Le directeur dirigeait comme on dirige une école, il ne donnait pas l’impression d’avoir le cran nécessaire pour assumer la fin du monde, c’était lourd. On perdait des membres, soient qu’ils mourraient, soient qu’ils partaient. Je ne pus m’empêcher de rigoler silencieusement  à son « roi de l’école ». On m’appelait comme ça souvent avant, c’était pénible et elle le savait. Elle avait quand même raison. Je m’étais rapproché d’elle sans vraiment m’en rendre compte. J’étais comme ça, quand la discussion ne me plaisait pas ou me mettait mal à l’aise… j’avais besoin de proximité, comme ça… j’assumais un peu plus. Elle était d’humeur légère, mais pas moi. J’aurais aimé vraiment, mais… je n’y arrivais pas. Je m’inquiétais. Finalement, sa réponse ne me rassura pas, mais elle disait vrai. L’école n’était pas parfaite, mais c’était on endroit plus ou moins sécuritaire, donc on allait la rendre sécuritaire et on allait y rester le plus longtemps possible. Sa dernière remarque me fit sourire un peu, je me rapproché gentiment, je l’a pris dans mes bras un bref instant. Elle ne savait pas à quel point son amitié était importante pour moi.

-Merci d’exister princesse. Je sais pas ce que je ferais sans toi.

Je m’éloignai ensuite, parce qu’on n’était pas un couple, on était des amis. Pas de baiser, pas de sommeil rapproché, rien. Elle était une princesse et on ne touchait pas aux princesses, pas lui du moins. Il n’aurait jamais une princesse pour lui, il le savait, alors aussi bien s’y faire.

_________________

Emerick Black
« Toi, tu ne comprends jamais rien. Le seul plaisir qui reste. C’est les femmes et le vin» ©️ Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Amelia Hoper
I'm Still in School

Feat : Mila Kunis
Messages : 21
Date d'inscription : 05/04/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Jeu 7 Aoû - 11:57

Réfléchir la nuit, c’était un peu ma façon de survivre. Je réfléchissais jusqu’à ce que mes pensées m’endorment et ensuite je me levais et je survivais dans l’école. La nuit, c’est pire. Allez savoir pouvoir quand même. Le corps est fatigué et ça affecte nos pauvres cerveaux. Nous sommes si faibles quand même. Bref, je me sentais parfois un peu coupable pour Emerick. En même temps, il me ferait savoir si ma présence le dérange. Du moins, j’espère! Je pouvais faire confiance à Emerick et son franc parlé. Et entre nous, il n’avait pas de secrets, ou presque. Parce que bon… quand même il y avait tout se dire et…tout se dire. Voilà. Il y a une différence.

Enfin, là, on parlait de l’arbre. Le vilain qui avait fait un trou dans notre établissement. Emerick me lança une réplique digne de lui. Vous savez, le genre de réplique qui irrite un peu, mais pourtant, qui fait sourire? Oui, en plein ça. Je retins un peu mon sourire, mais malgré mes lèvres qui tentaient de se pincer, il put voir mon sourire.

«Évidemment. J’adore avoir de la terre dans les cheveux et des jolis gants fleuris.»

Je ricanai. En fait, j’étais pas mal moins fifille que ça moi. Je n’étais pas le genre de fille qui a peur de se salir, mais je n’étais pas le genre de semi-garçon qui était prête à n’importe quoi pour avoir l’air plus mâle qu’un homme. On se calme quand même. Enfin, il continuait ensuite de parler. Je l’écoutais attentivement les paroles de mon ami avec ma mine réflexive. Hm… pas bête.

«Ou des pierres… limite, on prend l’espèce de structures en pavé uni en avant de l’école et on tente de se faire une cheminée avec? Va simplement devoir aller les chercher.»

C’était une bonne idée aussi, le pavé, ça ne brûlait pas d’après mes connaissances. Quand je croisais le regard d’Emerick, une nouvelle petite once de culpabilité m’assaillit. Il devait être un peu fatigué le pauvre, il travaillait déjà pas mal plus physique que moi. Et il lança l’idée de sortir de l’école le lendemain. Ça ne m’incluait pas. Ça ne m’incluait que très très très rarement. Sauf ce qu’il ne comprenait pas, c’est que je n’aimais pas non plus qu’il parte. Ça m’inquiétait vraiment plus qu’il pouvait le penser. Je paniquais presque et je devenais insupportable avec n’importe quelle personne qui osait entrer dans ma bulle. J’hochais la tête comme seule réponse. Il avait quand même raison, c’était une bonne idée. Dangereuse et inquiétante, mais bonne tout de moins.

Et notre discussion changea doucement. En fait, moi et Emerick, on pouvait avoir plus d’une discussion à la fois. Vous ne me croyez pas? Bah, tant pis pour vous. On avait tellement fait souvent des conversations visuelles pour ne pas dire tout haut ce que nous pensions vraiment. C’était de doux souvenirs ça. Numéro….5 détestait ça, il me semble. Bref, il se rapprocha un peu. Je ne pouvais pas me plaindre. C’est moi qui me glissais près de lui quand je ne me sentais pas bien et je savais qu’Em’ était physique. Peu importe les mauvaises blagues qu’on pouvait dire ou penser, je m’en foutais en ce moment. Sauf que moi, j’étais une intellectuelle, c’est avec ma tête que je tentais de le rassurer… ou du moins, de lui dire la vérité. Enfin, après je le fis sourire. Un point pour moi! J’étais contente, le voir sourire me faisait surement plus de bien qu’il ne le croyait. Il me serra alors contre lui et je n’eus aucune résistance. J’étais une petite bestiole qui avait froid à rien et lui… c’était un homme torse nu, faite le calcul, c’était chaud et confortable. C’est mathématique. Ses mots, par la suite, m’arrachèrent un sourire ému, je n’étais pas une fille prétentieuse et venant de lui, ça me faisait une petite boule de chaleur à l’intérieur. Je levais mon regard vers lui, j’étais légèrement attendrie…comme un ami pouvait nous attendrir bien sûr.

«Tu sais… il m’arrive de me poser la même question parfois. Qu’est-ce que je ferais sans toi? Je souris légèrement. Alors… merci aussi d’exister.»

Il s’éloigna ensuite, lui et sa chaleur. Mais sous les mêmes couvertures, ça faisait déjà de la chaleur au moins. Il m’arrivait parfois de nicher ma tête au creux de son dos quand on dormait, ou de dormir près, mais sans le toucher. Parce que nous étions des amis. Ce n’était pas que je ne lui faisais pas confiance, loin de là. C’était que…enfin…C’est sans importance. Je conservais un sourire sur mes lèvres, croisait un moment son regard avant de murmurer peut-être encore plus bas.

«Bonne nuit Emerick.»

Parce que je savais que la discussion était close maintenant, le sommeil venait dans les beaux yeux de mon ami et même moi, mon cerveau commençait à s’engourdir doucement.

_________________

je suis une princesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Emerick Black
I'm Still in School

Feat : Ian Somerhalder
Messages : 40
Date d'inscription : 16/03/2014

Feuille de personnage
Jauge de Survie:
100/100  (100/100)
Jauge de Faim:
100/100  (100/100)
Matériel de Survie:

MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   Ven 8 Aoû - 17:49

Je m’amusais bien avec Amé, que ce soit au lit comme maintenant ou à tout moment de la journée. J’aimais sa présence, parfois trop cérébrale, mais je l’aimais quand même. C’était agréable, c’était apaisant. Elle était souvent nerveuse pour deux alors aussi bien lui laissé cette partie et en prendre une autre, genre celle qui demande de mettre sa vie en danger. Ouais, ça me plaisait, moi je mettais ma vie en danger et elle, elle stressait pour tout. Au moins, le stress n’allait pas vraiment la tuer et je n’accepterais jamais qu’elle y reste et pas moi. Donc, aussi bien en profiter et mettre les choses au clair. Je lui avais mentionné que je l’a voyais bien faire du jardinage, tout sourire aux lèvres pour l’embêter un peu.

Réfléchir la nuit, c’était un peu ma façon de survivre. Je réfléchissais jusqu’à ce que mes pensées m’endorment et ensuite je me levais et je survivais dans l’école. La nuit, c’est pire. Allez savoir pouvoir quand même. Le corps est fatigué et ça affecte nos pauvres cerveaux. Nous sommes si faibles quand même. Bref, je me sentais parfois un peu coupable pour Emerick. En même temps, il me ferait savoir si ma présence le dérange. Du moins, j’espère! Je pouvais faire confiance à Emerick et son franc parlé. Et entre nous, il n’avait pas de secrets, ou presque. Parce que bon… quand même il y avait tout se dire et…tout se dire. Voilà. Il y a une différence. Elle me rétorqua que c’était évident, avec de la terre dans les cheveux et des gants de jardinage. Bon elle n’avait pas mentionné que la terre, c’était surement Emerick qui allait lui foutre dans les cheveux pour l’embêter, mais l’image était là. Il rajouta donc tout sourire :

-Je suis sûr que tu serais magnifique, même avec de la terre dans les cheveux.

J’aimais l’embêter. J’étais comme ça, c’était comme ça entre nous. Je savais qu’elle réagissait au compliment, mais pas comme une gamine qui rougit et qui l’accepte non, plutôt comme une furie qui pense qu’on rit d’elle, ce qui n’était jamais le cas, je le pensais vraiment, mais… c’était surement ça qui l’a mettait hors d’elle l’a plupart du temps. C’était ma meilleure amie, je savais la limite pour l’embêter sérieusement et juste en blague, alors ça allait. Elle rajouta à mon idée de cheminé, parlant du pavée unis, c’était viable. J’avais juste à aller chercher les diables versions géants pour vider les bureaux des classes et on en transporterait pas mal quand même. C’était une excellente idée.

-On mettra les plus forts la dessus et j’ai vu les chariots pour les bureaux en cherchant le chat du directeur, on peut utiliser ça pour les transporter facilement.

Parce que oui, il y avait beaucoup de jeune à l’école, ce qui donnait de la main-d’œuvre en forme. Fallait aussi mentionner que c’était toujours drôle de nous voir, moi et mon équipe, torse nu travailler à l’extérieur en sueur et les filles qui cherchent des excuses pour venir nous voir. Heureusement, Amélia était loin d’être comme ça. Elle venait, mais quand elle avait d’excellente raison et je savais qu’elle jugeait les autres. Je m’inquiétais toujours un peu pour notre survie personnelle à nous trois, je n’osais jamais aborder le sujet, mais s’il arrivait quelque chose à l’un d’entre nous, on n’avait pas de plan. Genre, si je crevais dehors, j’espérais qu’Amé prenne soin de Ritchie, mais… je n’en avais jamais vraiment discuté avec elle et encore moins avec lui. Il pensait encore que nos parents étaient vivant quelque part au Canada, mais… on avait eu du mal à passer l’hiver ici, alors au Canada… nos parents étaient surement mort de froid si ce n’était pas bouffé par des rôdeurs. Finalement, elle me remonta un peu le moral, alors je l’a serrai dans mes bras en la remerciant d’exister, parce que sans elle, je ne serais rien, je le savais. C’était ma moitié, la moitié de mon âme, ma meilleure amie quoi. Elle me remercia aussi d’exister. Je lui fis un sourire, mais j’avais une boule de bonheur, mélangé à une certaine amertume. C’était dans des moments comme celui-là que je m’en voulais d’être moi. Parce que j’avais envie de l’embrasser, vraiment. Je l’avais déjà fait une fois et j’avais failli la perdre, donc je n’allais pas recommencer, mais une voix dans ma tête me disait toujours que pour que tout soit parfait, il manquait que ça. Mais on ne touchait pas à une princesse, pas à celle-là. Alors, je me retenais. J’étais comme ça, un coureur de jupon, mais elle, je l’aimais plus que tout, elle était ma seule famille avec Ritchie, alors je n’allais pas tout gâcher. J’avais mis de la distance entre nous, mais la proximité me manquait. Pourtant, j’avais trouvé quelqu’un pour satisfaire, mais… besoin primaire de base, parce que sinon, je ne survivrais jamais à Amélia qui se glisse dans mon lit la nuit. J’étais un homme, pas une machine. Elle me regarda, je lui fit un sourire. Elle me souhaita bonne nuit :

-Bonne nuit, à demain princesse.

J’aimais utiliser son surnom, parce que ça me remettait les idées en place. Ça me rappelait qu’elle était une princesse, qu’elle était intouchable et que je ne lui ferais jamais de mal, plus jamais. Je m’étais éloigné un peu, mais pas trop, j’aimais la sentir près, juste, ne pas me sentir seul. Je détestais avoir l’impression d’être seul.


_________________

Emerick Black
« Toi, tu ne comprends jamais rien. Le seul plaisir qui reste. C’est les femmes et le vin» ©️ Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Routine de dodo [Emerick]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Routine de dodo [Emerick]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Soirée Télé, dodo à la clef !
» Baroud d'honneur (corrigé par Dodo, parce que je suis LE GENERAL)
» Attente. Spleen. Routine. Ennui. Quotidien. Monotonie. Torpeur.
» Blabla Dodo / Sleep Talk
» Rien qu'une petite mission de routine en territoire ennemi. [Pv : Soul & Howard]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Memento Mori :: Franklin High School :: Salles de Classes-