Memento Mori

Dans un monde envahi par les zombies, arriverez-vous à survivre ? Choisissez votre camp, choisissez votre survie... ou votre mort.
 

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 Pique-nique dans Atlanta [Ava]

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Amy West
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MessageSujet: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Jeu 27 Mar - 6:53

20 Septembre 2011.

Le soleil brillait doucement dans le ciel bleu mais ce n'était qu'un leurre auquel Amy ne se laissa pas prendre. Il faisait froid et dans son pull noir spécialement utilisé pour les grandes occasions, elle frissonna un peu. Il fallait qu'elle se bouge, qu'elle se montre un peu plus active si elle voulait récupérer un peu de chaleur, malheureusement, la tâche à laquelle elle était occupée présentement demandait du silence et beaucoup d'immobilité pour réussir. La jeune femme tourna au coin d'une rue, cachée dans l'ombre d'un immense mur. Elle était proche de ce qu'elle cherchait, encore quelques pas et elle pourrait attaquer. Son ventre grondait doucement, sans doute un peu plus d'anticipation que de véritable faim.

Elle avait vu un homme passer devant sa fenêtre alors qu'elle se préparait, une heure plus tôt, et l'avait tout de suite désignée comme sa proie de la journée. Et elle avait faim, ce qui tombait bien, car l'homme était loin d'être chétif. Elle savait en plus qu'il serait retardé par les zombies et ne pourrait pas avancer aussi vite qu'il pourrait le souhaiter. C'était sa chance, elle s'était donc empressée d'enfiler son pull, avait attendu qu'il passe la deuxième maison à sa gauche et s'était élancée dans la rue, discrète comme une ombre. Elle le suivait depuis tout ce temps, son arc à la main, marchant de plus en plus vite mais toujours aussi silencieusement pour le rattraper et lui tirer une flèche qui aurait raison de son avancée mais pas de sa vie.

Car depuis que les zombies étaient arrivés sur la Terre, la belle Amy avait eu tout le temps d'observer et de comprendre comment fonctionnait le virus. Et ce qu'elle avait découvert était assez... surprenant. Visiblement, tout le monde ou presque possédait le virus en lui et quand elle tuait quelqu'un pour s'en nourrir, il lui restait à peine le temps de rentrer chez elle avec le corps pour que celui-ci devienne un nouveau mort-vivant qu'elle devait malheureusement abattre sans en avoir goûté un seul morceau. Elle avait donc du apprendre à chasser et à sa nourrir d'une autre manière. Fini les civilités et la cuisine de chair humaine. Maintenant, elle se contentait d'empêcher sa proie d'avancer plus loin et la dévorait à même le sol, mordant dans la chair comme un monstre, découpant rapidement avec son scalpel les meilleurs morceaux avant de les avaler rapidement, suffisamment en tout cas pour que la transformation n'ait pas encore lieu.

Elle ignorait si cela la mettait en danger d'une quelconque façon, elle ne ressentait pas de différence avec les fois précédentes où elle avait mangé de la chair humaine avant le début de l'épidémie, au contraire, elle en ressortait pleine d'énergie et de force alors elle continuait de manger les vivants, tout infectés soient-ils. D'ailleurs, si elle ne voulait pas que son futur sandwich se fasse la malle, il était tant d'attaquer et vite. Elle vérifia tout d'abord que la rue était clean. Pas de rôdeurs à l'horizon, la future victime risquait d’accélérer un peu. Puis, elle attrapa une flèche dans son carquois et banda son arc, fermant un œil pour mieux viser l'arrière du genoux du charmant jeune homme qu'elle allait dévorer. La flèche fila en sifflant et toucha au but, faisant s'écrouler l'homme surprit qui ne s'attendait certainement pas à ça.

Amy le rejoignit en courant tandis que le pauvre se débattait sur le sol pour attraper la flèche et tenter de l'arracher de son genoux. Cet idiot risquait de la casser, s'il continuait comme ça ! Elle le menaça de son couteau pour qu'il arrête.

« Si tu fais un geste de plus, je te promets que je te tue sans la moindre hésitation. »

Et elle ne mentait pas, elle ne mentait jamais à ses victimes. L'homme leva les mains vers le haut de sa tête et Amy lui adressa un sourire satisfait avant de se pencher au dessus de lui. Il était l'heure de passer à table ! L'important étant de le garder en vie aussi longtemps que possible, même si son organe préféré restait le cœur encore chaud de son plat du jour. Elle déchira les vêtements de l'homme à l'aide d'une paire de ciseaux qu'elle gardait dans son sac, fourra un morceau de tissu dans la bouche de l'homme pour l'empêcher de crier et fit une incision dans le biceps avec son scalpel, avant d'y découper un large morceau de muscle qu'elle commença à manger.

Sa chair était succulente et Amy se régala du tout en une dizaine de minutes, sous les yeux fiévreux de sa victime qui ne resterait pas en vie très longtemps. Elle découpa donc tout ce qu'elle put et enroula les morceaux dans du papier transparent parsemé de sel. Eh oui, sans électricité, il fallait en revenir aux anciennes méthodes pour conserver la viande. Elle rangea le tout dans son sac et ouvrit enfin la poitrine, se remémorant ses cours de médecine pour se faire. Elle réussie une incision presque parfaite et resta subjuguée presque une minute entière devant l'organe qui battait encore faiblement dans la poitrine de son propriétaire qui avait déjà perdu connaissance depuis un moment.

Amy attrapa le cœur qu'elle venait de mettre à nu, vérifia autour d'elle que la voie était libre et mordit dedans. Il était un peu dur mais ses dents entraînées s'en sortir à merveille pour déchirer le muscle qu'elle avala lentement. Elle était recouverte de sang de la tête au pied mais au moins, elle se régalait.
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Ava Robins
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Dim 30 Mar - 7:29




A & A


Pique-Nique dans Atlanta
20 Septembre


Ce jour-là, il commençait sérieusement à faire frai. Pourtant, il fallait avouer qu’un joli soleil restait élevé dans le ciel. Et puis, c’était toujours mieux que la tempête qui avait eu lieu quelques jours auparavant. Cependant, on commençait déjà à sentir que l’automne allait bientôt pointer le bout de son nez. Heureusement, l’hôpital psychiatrique était un endroit parfait. Ava avait bien fait d’y rester, avec Thomas. Malheureusement, il fallait trouver de la nourriture. Les denrées n’étaient pas inépuisables, après tout. Oh, Ava aurait très bien pu envoyer quelqu’un d’autre en ville, mais la jeune femme voulait changer un peu d’air. Dans la matinée, elle prit donc sa voiture et sortit de l’enceinte de l’hôpital, pour se diriger vers Atlanta. Il n’y avait pas tellement de temps de trajet, surtout depuis que c’était l’épidémie. Une demi-heure à peine. Mais Ava n’aimait pas prendre l’autoroute. En effet, une des bandes était complètement bouchée, et on ne savait jamais sur quoi on pouvait bien tomber. Il n’y avait rien à faire : Ava avait beau aimer sacrifier les gens, ce n’était pas pour autant qu’elle voulait sacrifier sa propre vie.
Bref, elle avait enfilé un débardeur blanc, un pantalon et une veste en jeans. Ses cheveux détachés flottaient sur ses épaules. Elle était montée dans sa VW d’un rouge aussi profond que le sang, et s’était donc mise en route.

Depuis le début de l’épidémie, Ava avait appris à revivre. Avant, elle ne pouvait s’habiller que de vieux habits donnés par l’hôpital –vu que ses parents ne venaient plus la voir…–, elle ne savait pas conduire, ne savait pas faire à manger, ne pouvait pas utiliser d’objets dits « dangereux ». Maintenant, tout était différent : ses vêtements, elle prenait les plus beaux dans les magasins abandonnés, Thomas lui avait appris à conduire –elle trouvait ça super drôle !– et elle s’était découvert une passion pour la cuisine. Et puis, il y avait les objets dangereux, qu’elle manipulait maintenant quotidiennement : un couteau bien aiguisé, un flingue et nous en passions. En fait, tous les objets qui passaient entre les mains d’Ava pouvaient être dangereux.

Après presque une heure de route –normalement, il fallait bien moins de temps, mais en prenant les petites routes, le trajet était plus long– Ava arriva à Atlanta. Elle gara sa voiture au milieu d’une route et prit son couteau. Tel un chat, la jeune femme avança le long des murs. Ça aussi, c’était quelque chose qu’elle n’avait plus pu faire pendant des années –sauf lors de ses fugues– : se balader en ville. Et encore, quand elle était enfant, elle le faisait avec ses parents. Là, elle le faisait seule. Elle était libre. Elle était libre, Ava. Mais dans l’immédiat, elle était surtout obligée de chercher à bouffer. Elle s’éloignait de plus en plus de sa voiture, mais ne stressait pas pour autant.
Soudain, alors qu’Ava continuait à longer les murs dans le désert de la capitale –bizarrement, elle n’avait toujours pas croisé le chemin d’un seul zombie–, elle vit un homme se diriger vers elle. A première vue, il ne l’avait pas remarqué, elle. D’un coup, elle s’engouffra dans une petite ruelle et se plaqua contre la pierre froide. Elle sortit alors son arme à feu de la ceinture de son pantalon, et dans les ténèbres visa l’homme qui s’éloignait. Moins il y avait d’humains sur cette planète, mieux c’était. Alors qu’elle allait tirer, une flèche passa devant la jeune femme et vint se planter dans le genou de l’homme. Etonnée, Ava écarquilla les yeux, mais resta bien immobile et surtout, bien silencieuse, dans sa cachette. Après quelques instants, l’homme qui s’était écroulé et se débattait comme un cochon –en plus il hurlait comme un cochon !– fut rattrapé par une femme. Cette dernière, élancée, portait des cheveux d’un roux flamboyant. En fait, on ne voyait même que cela. Ava ne bougea pas, tentant de comprendre ce qu’elle disait à sa victime. Oui, parce que cette flèche, elle n’était pas arrivée par accident dans le genou de ce type, c’était un fait.

Ava continua à observer. Et si… ? Et si elle chassait le chasseur ? Levant les bras à l’horizontale, Ava visa la nouvelle venue. Sa tête. Elle semblait parler au type… peut-être le connaissait-elle ? Sans crier gare, la femme prit une paire de ciseaux dans son sac et découpa les vêtements de l’homme. Il se retrouva torse nu. Honnêtement, Ava avait du mal à comprendre : un jeu sexuel ? En pleine rue ? C’était tout de même totalement stupide. Vraiment, les humains n’étaient que des cons.
Alors qu’elle allait appuyer sur la détente et donc faire sauter la cervelle de cette femme, cette dernière planta une arme –à première vue, on aurait dit un petit couteau ou un scalpel– dans le bras de l’homme, qui se mit encore plus à hurler à la mort, bien qu’à première vue, elle lui avait fourré quelque chose dans la bouche, pour cela.
Hum, ça devenait intéressant. Ava abaissa son arme et observa alors d’un œil curieux : non, ce n’était pas un jeu sexuel, loin de là. Non en fait, la rousse était juste en train de déjeuner tranquillement. Pendant plusieurs minutes, Ava la regarda faire, jusqu’à ce qu’elle finisse par prendre le cœur de l’homme, dorénavant mort. La sociopathe rangea son arme en réfléchissant : fallait-il qu’elle aborde la jeune femme ? Elle semblait intéressante. Très intéressante. Et surtout, elle semblait avoir sa place à l’hôpital. Et puis, une question turlupinait Ava. Elle devait savoir. D’un pas lent mais affirmé, elle sortit de la petite ruelle et se dirigea vers la rousse. D’une voix calme, un léger sourire dessiné sur son visage, Ava lança :

« Bon appétit. »

Ce qui était intéressant, c’était qu’elle semblait aimer ça. Elle n’avait pas hésité à massacrer l’homme, toujours en vie. Les autres humains, eux, avaient toujours un doute. Alors il lui manquait un sérieux grain –et c’était Ava qui pensait ça !– ou bien, elle avait l’habitude. Ou les deux. Quoi qu’il en soit, Ava était contente de voir ce qu’elle venait de voir. On aurait présenté à une petite fille seule, une autre petite fille pour jouer, ça aurait fait le même effet.

« Comment peux-tu manger ça ? C’est de la pourriture, les humains. »





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Amy West
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Lun 31 Mar - 5:44

Amy sursauta et releva les yeux, cachant le morceau de cœur qu'il lui restait dans son dos comme une petite fille prise en faute, quand elle entendit quelqu'un lui souhaiter bon appétit. Elle se retrouva nez à nez avec une jolie blonde qui lui souriait tranquillement. C'était bien la première fois que quelqu'un voyant Amy en train de dévorer un humain totalement cru lui souriait comme ça. La jeune femme se releva et fit face à la nouvelle venue, pas bien certaine de la marche à suivre. Elle remarqua tout de suite que l'autre était armée mais ce n'était en soit pas un problème, Amy savait se défendre et plutôt bien, que ce soit contre un mort ou contre un vivant.

En revanche, elle ne savait pas trop si elle était censée attaquer ou simplement répondre à la question de la nouvelle venue qui se demandait comment Amy pouvait manger un être humain. Des rares personnes vivantes ayant eu l'occasion de lui poser la question, très peu avaient apprécier la réponse. Mais quelque chose disait à Amy que ce serait différent pour celle-là. Et puis, elle comprit aussi qu'elle n'avait pas envie de la manger. C'était la première fois que ça lui arrivait... Peut-être le choc. Sans aucun doute le choc, oui. Sinon, elle se serait jeté sur elle avec son scalpel et lui aurait entaillé la gorge. Mais elle resta bien sage et rangea son scalpel dans la poche arrière de son jeans noir tandis qu'elle reposait le cœur à moitié entamé sur le sol. Tant pis, elle avait déjà bien assez mangé comme ça et puis, elle avait pu faire quelques réserves alors...

« Ils ne valent rien quand on les laisse parler mais ils ont un goût délicieux. »

Amy se sentait étrangement intriguée par cette humaine. Car pour elle, c'était tout ce qu'étaient les gens : des humains. Et encore, le plus souvent, c'était plutôt : de la nourriture. Mais pas cette petite blonde. Non, elle... elle avait quelque chose. Peut-être parce qu'elle manquait totalement de réactions humaines normales telles que la peur ou l'instinct de survie. Peut-être parce qu'elle montrait un intérêt plus que poli aux activités d'Amy. Peut-être parce que pour une fois, Amy réagissait normalement à un événement. C'était la première fois qu'elle ressentait plus que de la curiosité ou de l'envie envers quelqu'un. C'était même la première fois qu'elle n'en ressentait pas du tout pour une personne bien vivante et fraîche. Enfin, la première fois depuis qu'elle était devenue un peu...dérangée, disons.

Quelque part, Amy avait peur. Car elle sentait que pour une fois, elle n'était pas en position de force. Elle ne semblait pas du tout effrayer la blonde, loin de là, elle semblait plutôt la fasciner. C'était une sensation bien étonnante. La peur... Elle se souvenait de ce sentiment qu'elle ressentait quand son père adoptif rentrait un peu trop bourré de sa journée de travail. Elle savait que la nuit venue, elle aurait droit à la visite de l'homme puant le whisky de mauvaise qualité dans son lit. Elle anticipait cet instant et ressentait une peur terrible. Mais quand il était auprès d'elle, elle n'avait plus peur. Elle rêvait seulement de lui faire tout autant de mal qu'il lui en faisait. De le poignarder dans le dos, ou quelque chose de bien sanglant dans ce genre là. La peur avait disparu de la vie d'Amy depuis qu'elle était entrée à l'université. Mais aujourd'hui, elle était bien là.

Pourtant, elle tenta de la masquer au mieux. Elle connaissait la chasse et savait parfaitement que montrer sa peur était le meilleur moyen de se faire abattre. Cette femme lui paraissait dangereuse, même si elle n'avait fait encore aucun geste contre elle, il ne fallait pas la tenter en se montrant plus faible qu'elle. Amy fronça les sourcils en regardant la jolie blonde, avant de demander :

« Tu veux goûter ? C'est un peu étrange la première fois, mais je t'assure que c'est délicieux. »

Se montrer désinvolte semblait être la meilleure solution à Amy. Ainsi, elle conservait l'admiration de l'autre et avait plus de chances de s'en sortir. Elle reprit son scalpel en main en attendant une réponse. Cela pouvait être drôle de former quelqu'un au cannibalisme mais il fallait faire vite car l'homme qu'elle avait tué reviendrait bientôt parmi les vivants -enfin presque- et il ne serait plus vraiment comestible.
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Ava Robins
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Mar 1 Avr - 9:53




A & A


Pique-Nique dans Atlanta
20 Septembre


Quand Ava s’exprima, l’inconnue sursauta et cacha son festin derrière son dos, telle une petite fille prise en flagrant délit de gourmandise. Des cookies ? Des caramels ? Rien de tout ça, non : il s’agissait bel et bien d’un beau morceau de cœur. Ava trouvait cela curieux. Vraiment, c’était le mot : curieux. Et un peu « mignon » aussi. La jeune femme aurait bien ri, mais le rire, c’était une source de faiblesse. Surtout devant quelqu’un qu’on ne connaissait pas du tout. La seule personne qui l’avait vu s’esclaffer jusqu’à présent était Thomas. Il disait que ça la rendait plus humaine. Elle détestait ça.
D’un ton poli, Ava demanda d’un ton poli au gourmet comment elle pouvait manger pareille nourriture. Les hommes, c’était de la nourriture complètement pourrie, non ? Pendant quelques instants, le silence s’empara des deux jeunes femmes, tandis que la rousse rangeait tranquillement son arme à l’arrière de son jeans, et posait délicatement le morceau de cœur restant sur le sol. Ava aurait pu être sur ses gardes, avoir peur d’un quelconque geste brusque. Mais il n’en était rien. Elle savait que son interlocutrice n’allait rien tenter. Tout simplement parce qu’elle n’avait jamais dû avoir quelqu’un qui s’intéressait à son cannibalisme. Car il fallait bien l’avouer, il fallait être un peu dérangé pour s’intéresser à pareille pratique.
Finalement, la jeune femme répondit à Ava que les humains ne valaient rien quand on les laissait parler, mais qu’ils avaient très bon goût. Cette réponse plut à la sociopathe. Ç’eut le don de lui dessiner un léger sourire sur le visage. Elle était marrante, cette inconnue. Elle aurait vraiment sa place à l’hôpital. Elle devait aimer la destruction elle aussi. La destruction… la manipulation. L’idée qui trottait dans la tête d’Ava, elle ne pouvait pas la réaliser seule. Et il lui fallait des gens comme cette femme. Thomas était faible : il craquerait à un moment ou à un autre. Quoique, la peur de perdre Ava serait peut-être trop forte. Enfin, elle n’était pas devin : tout pouvait toujours arriver. Mais avec cette jeune femme… cette femme était forte. Il y avait quelque chose en elle qui le disait, malgré son air coupable.

Soudain, la rousse demanda à Ava si elle voulait goûter un peu de son repas. Elle assura que même si c’était un peu étrange la première fois, ce n’en était pas moins délicieux. Pour Ava, c’était déjà tout vu. D’un ton toujours très poli et légèrement curieux, elle répondit :

« Eh bien, ce serait avec plaisir, mais je n’aime pas trop la viande crue. De plus, je pense que ton repas va tenter de se venger d’ici peu. »

En effet, l’homme venait d’ouvrir les yeux. Des yeux plus vides comme la mort. Même Ava n’avait pas un regard aussi inexpressif. Elle haussa un sourcil et s’avança d’un pas rapide, sortit son couteau de sa ceinture et le planta dans le crâne du Walker en même temps qu’elle, elle s’asseyait sur le sol, à côté de sa nouvel objet de curiosité. La blonde pencha légèrement la tête sur le côté, et demanda, toujours aussi curieuse :

« Depuis combien de temps manges-tu les humains ? Ça ne doit faire que depuis le début de l’épidémie, j’aurais entendu parler de toi, sinon. »

Ava avait peut-être répondu à sa propre question, mais l’intérêt était le sous-entendu caché derrière : il fallait en dire plus, sans même qu’elle le demande. Certes, elle n’allait pas lui en vouloir si elle ne le faisait pas, mais Ava n’aimait pas poser des questions : elle aimait tout avoir sur un plateau et ce, depuis toute petite. Surement à cause de sa maladie. Mais la jeune femme n’aimait pas dire qu’elle était malade. C’étaient les autres qui n’étaient pas normaux. Elle, elle avait les idées parfaitement claires. Elle n’était jamais « entre deux ». Sauf quand elle manipulait, faisait douter. Elle aimait ça, mais le faisait de plus en plus rarement.
Une brise légère embaumant la pourriture et la poussière vint caresser le visage des deux jeunes femmes. Ava leva le visage vers les bâtiments de la ville. Ici, ils n’étaient pas très hauts, comme dans le centre-ville. Mais cela restait tout de même impressionnant. Surtout quand on avait vécu un peu moins de la moitié de sa vie dans un asile psychiatrique. Tout semblait si beau, depuis le début de l’épidémie. Peut-être le fait qu’elle ne prenne plus ses médicaments y étaient pour quelque chose. C’était tellement merveilleux, un monde comme celui-là.





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Amy West
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Mer 2 Avr - 11:49

Amy fut quelque peu déçue de la réponse de sa nouvelle camarade. Elle aurait tellement aimé lui faire goûter aux plaisirs de la chair mais malheureusement, ce ne serait pas pour aujourd'hui. D'autant que comme venait de le faire remarquer la blonde, le repas de la jeune femme tentait déjà de se faire la malle après avoir rouvert des yeux morts fixés droit devant lui. Il eut à peine le temps de pousser un grognement que déjà, la blonde dont Amy ignorait toujours le prénom plantait la lame de son couteau dans le crâne du nouveau zombie.

Amy détourna le regard tandis que le sang giclait un peu partout autour d'elles. C'était vraiment immonde pourtant Amy ne s'en trouva pas gêner. Elle avait l'habitude de prendre des bains de sang encore chaud. La jeune femme se contenta d'essuyer les quelques gouttes qui dégoulinaient sur sa joue d'un revers de la main avant de reporter son attention sur la blonde qui s'était installée tranquillement au sol. Amy décida de faire de même et s'installa en tailleur sur le goudron dur et inconfortable de la route.

Elle lâcha un rire à la question de sa compagne. De toute évidence, elle surestimait beaucoup ses capacités et ses connaissances car contrairement à ce qu'elle pensait, Amy n'avait pas commencé à manger de chair humaine avant le début de l'épidémie. Ses premières victimes, ses parents adoptifs, avaient fait les frais de son nouveau passe temps alors que l'épidémie commençait à s'installer tranquillement dans Atlanta. D'accord, à cette époque il y avait encore plus de vivants que de morts dans les rues mais tout de même, la panique commençait déjà à s'installer.

« Tu fais erreur, ma belle, j'ai commencé ce régime alimentaire pile au début de l'épidémie. Que les gens disparaissent sans laisser de trace à cause des zombies était une occasion rêvée pour moi. »

Il était vrai que désormais, plus personne n'allait déclarer de proches disparus. On s'imaginait seulement que la personne qui ne rentrait pas s'était faite dévorée au cours d'une sortie et c'était tout. Personne n'avait recherché ses parents adoptifs et aucune autorité ne l'avait jamais soupçonné d'être responsable de leur mort d'une quelconque façon. C'était une véritable aubaine, cette épidémie. Oh bien sûr, il y avait eu cette soirée de fraternité à laquelle Amy avait été conviée peu avant l'épidémie et où elle avait longtemps soupçonné avoir mangé de la chair humaine avant d'en être convaincue quand elle avait mangé ses parents. Mais ça, c'était autre chose. C'était contre son plein gré et ça n'avait rien à voir avec une quelconque préférence alimentaire. Peut-être que le goût lui était tout de même venu de là.

Enfin, ce n'était pas le moment d'y penser. Il y avait là une jeune femme qui intriguait énormément la jolie rousse et puisqu'elle s'était donnée la peine de répondre honnêtement à une question de sa part, Amy jugeait normal que ce soit à son tour de le faire. C'était la première fois qu'elle se confiait si facilement à quelqu'un. Oh, elle ne lui faisait pas spécialement confiance, loin de là, mais elle ne la craignait pas.

« Mais dis-moi, comment aurais-tu pu entendre parler de moi depuis que l'épidémie est là ? Ce n'est pas comme si les informations arrivaient à se propager, maintenant. »

Elle avait peut-être des informateurs postés dans Atlanta ou bien elle passait beaucoup de temps dans les rues et s'imaginait qu'elle aurait pu croiser Amy en pleine chasse beaucoup plus tôt que cela. C'était curieux, quand même, cette conversation. Cela semblait tellement naturel...
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Ava Robins
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Ven 4 Avr - 8:19




A & A


Pique-Nique dans Atlanta
20 Septembre


Le sang coulait le long du crâne du zombie. Ava aimait beaucoup ça, même si elle commençait sérieusement à s’y habituer. C’était tout de même plus drôle de tuer quelqu’un de bien vivant : le sang giclait littéralement, surtout quand il s’agissait du sang d’une artère. C’était Thomas qui lui avait expliqué ça. Bien à contrecœur, évidemment. En tous cas, c’était drôle mais malheureusement, ça ne durait jamais bien longtemps : le sang éjecté était d’une si grand quantité que la victime passait de vie à trépas en une poignée de secondes.
Finalement, Ava demanda à la rousse –dont elle ne connaissait finalement pas encore le nom– depuis combien de temps elle dégustait des humains. Elle supposa par contre que ça devait faire depuis le début de l’épidémie, grand maximum. Sinon, elle aurait déjà entendu parler du cannibale. Cette dernière lança un rire bref, ce qui eut le don de froisser légèrement Ava. Celle-ci fusilla du regard sa nouvelle compagne mais à première vue, elle n’en eut que faire. Elle expliqua néanmoins à la sociopathe qu’elle avait commencé ce nouveau régime alimentaire dès le début de l’épidémie. En effet, c’était simple, à l’époque : les disparitions étaient tellement nombreuses… c’était vrai que personne n’aurait fait attention à une disparition de plus ou de moins. Intéressant. Le regard d’Ava avait évidemment changé. Un sourie en coin s’était affiché sur son visage : elle aimait ça. Elle adorait même, entendre cette femme parler. Elle était tellement… fascinante ! Vraiment, c’était comme si on lui avait fait rencontrer quelqu’un comme elle. Certes, il y avait bien Steve, à l’asile. Mais lui, il était complètement… hors réalité. Elles-deux par contre, étaient totalement dans la réalité de ce monde.
Bref, c’était juste génial, et Ava avait déjà oublié ce rire déplacé, de la part de l’inconnue.

Malheureusement, elle avait du mal comprendre la question de la blonde, car elle lui demanda comment elle aurait pu avoir entendu parler d’elle depuis que l’épidémie était là. D’après la rousse, ce n’était pas comme si les informations se propageaient rapidement, maintenant. Ava parlait évidemment « d’avant » l’épidémie. Mais il était vrai qu’elle aurait pu aussi apprendre l’existence de cette jeune demoiselle grâce à ses hommes. Jouant toujours la carte de la vérité, la leader répondit :

« Oh, je te parlais d’avant ! Si ça avait été le cas, on t’aurait surement retrouvé, et peut-être qu’on t’aurait installé dans une chambre voisine à la mienne. Ça aurait pu être drôle, même si je n’ai pas beaucoup connu mes voisins. »

Bon dit comme ça, ce n’était pas très compréhensible. Oh, Ava n’en avait que faire : elle décida d’expliquer le principal à sa nouvelle compagne. D’une voix légèrement amusée, elle se mit à conter :

« En fait, j’ai longtemps été internée dans l’asile psychiatrique d’Atlanta, au Nord. Les médecins me prenaient pour une malade mentale, vois-tu ? Pourtant, je suis normale. Ce sont les humains qui ne sont pas normaux, n’est-ce pas ? Cela dit, j’y vis toujours. Nous sommes quelques survivants. »

Etait-il utile de dire que son but premier était de détruire tous les humains encore présents ? Et surtout, les détruire sous tous les termes… Surement la rousse allait-elle le comprendre bien assez tôt. Oui, Ava commençait à se dire que la jeune femme était vraiment quelqu’un qui allait lui être très utile. Une compagne, une amie. Une amie… ? Ava n’avait jamais eu d’ami. Mais étrangement, elle se sentait attirée vers cette femme. Attirée comme elle n’avait jamais été attirée avant. Oh, ce n’était pas d’ordre sexuel. C’était… vraiment étrange. Ava aimait ça : elle était surexcitée. Mais loin d’être stupide, la blonde ne le montrait pas. Il ne fallait pas s’emballer. Pas tout de suite.





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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Jeu 10 Avr - 6:07

Amy releva les jambes, posant sa tête contre ses genoux tandis qu'elle écoutait la jeune femme lui répondre. Peut-être était-ce le stress, en tout cas, il semblait que les fois précédentes, Amy n'ait pas écouté son interlocutrice avec autant d'attention que cette fois et qu'elle ait mal compris ce que lui avait dit la blonde. Bien sûr, maintenant, les choses semblaient plus claires et la rousse se trouva un peu bête, mais bon... ça arrivait à tout le monde de se tromper, même aux meilleurs, elle en était la preuve.

Et elle faisait bien de faire très attention à ce que lui disait sa comparse car elle était en train de lui expliquer qu'elle avait vécu un moment à l'hôpital psychiatrique d'Atlanta, où elle semblait être toujours mais sans la surveillance d'aucune infirmière. Amy fronça les sourcils mais ne dit rien, pour commencer. Elle voulait être sûre d'avoir bien tout compris avant de répondre, cette fois. Elle savait qu'il devait exister des groupes de survivants un peu partout en ville, elle avait même eu l'occasion de rencontrer des gens au Hilton Hotel mais elle n'avait jamais pensé au fait qu'il puisse y avoir des survivants dans un hôpital. Ce n'était pas le genre d'endroit où elle aurait aimé vivre mais bon...

« Je ne sais pas, tu as sans doute raison, quand on voit ce qu'est devenu le monde et qui s'en est sorti, il semble clair que le monde est plus fou que tu ne peux l'être. »

Ce n'était pas rassurant, quand même, de penser qu'un groupe de malades mentaux se baladaient en liberté dans la ville. Pourtant, la blonde avait l'air normal. Rien ne semblait clocher chez elle et elle avait la vision claire sur le monde qui l'entourait. Peut-être qu'ils n'étaient pas si fous que ça, après tout. Amy, par contre, dans le genre malade n'était pas en reste. C'était elle qu'il fallait enfermer... Elle trouverait peut-être sa place à l'hôpital.

« Vous êtes combien, dans ton groupe? » demanda la rousse, vraiment curieuse. Elle n'était pas du genre à s'attacher aux gens et il valait mieux pour les autres qu'elle reste seule dans son coin, mais c'était toujours intéressant de savoir où elle pourrait se rendre si elle changeait d'avis. Elle s'imaginait étrangement bien en train de régner sur le groupe de l'hôpital aux côtés de la blonde et de faire de ces gens tout ce qu'elle voulait.

« Tu es le leader, c'est ça ? » s'assura-t-elle tout de même. Il valait mieux tout mettre au clair maintenant. Amy voyait les choses en grand pour le reste du monde mais elle n'était pas certaine de pouvoir tenir si elle devait obéir aveuglement à une autre, ou pire, si elle était en contact trop prolongé avec d'autres humains. Il existait un risque qu'elle se mette à manger tous les survivants et ça ne plairait sans doute pas à la leader du groupe.

Il fallait dire qu'Amy n'appréciait généralement la présence de personne. Mais elle s'entendait bien avec cette fille alors peut-être que ce serait pareil avec tous les fous du service. Peut-être n'était-elle qu'une folle dont on ignorait les symptômes qui se trouverait comme un poisson dans l'eau avec des gens de son espèce. Déjà, sa rencontre avec cette femme venait de changer sa vision du monde et le loup solitaire qu'elle était devenue depuis le début de l'épidémie parvenait enfin à s'imaginer dans un groupe. Il restait la possibilité de sortir tous les jours pour chasser, après tout...
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Ava Robins
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Jeu 10 Avr - 9:23




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Pique-Nique dans Atlanta
20 Septembre


L’inconnue semblait être du même acabit qu’Ava. Les deux venaient du même moule : elles semblaient normales, mais ne l’étaient pas pour un sou. Enfin, la rousse semblait normale, si elle ne dégustait pas quelqu’un en pleine rue. Ce n’était pas tous les jours, même à notre époque, qu’on pouvait voir une scène de ce genre. Oh, Ava n’était pas choquée de ce à quoi elle venait d’assister, ça non. Elle aurait pu faire pareil, sauf qu’elle n’était pas du genre à aimer la viande humaine. Déjà qu’elle n’aimait pas les humains, alors dans son assiette, c’était exclu ! Cela dit, l’idée de se nourrir des survivants n’était pas mauvaise, en soi : ça restait de la nourriture après tout. Certes, un peu bruyante, mais de la nourriture quand même.
Ava parla alors de son camp de survivants à la jeune et belle inconnue : l’hôpital psychiatrique. Elle y avait vécu pendant des années, internée dans un des bâtiments les plus sécurisés, la blonde n’avait eu l’occasion que de remuer toutes ses pensées sombres à propos des autres humains. Heureusement, il y avait Thomas, qui n’était pas totalement comme les autres. Il était… différent. C’était étrange : il avait quelque chose de mignon, naïf. Comme un petit animal de compagnie. Enfin, pour Ava, ce n’était pas elle qui était folle. Non, c’étaient les autres humains qui l’étaient. A cela, l’inconnue répondit qu’elle avait certainement raison, quand on voyait les humains qui avaient réussi à survivre. D’après elle, le monde était même devenu plus fou que n’importe qui d’autre. Ava hocha la tête, contente de voir que quelqu’un était du même avis qu’elle !

« Oh oui ! Les gens ne comprennent juste pas notre point de vue. Du coup, ils pensent que nous sommes fous. Mais non ! Il suffit de voir comment ils agissent… ils s’entre-tuent, se tentent des pièges… se condamnent eux-mêmes. Nous au moins, nous survivons. »

Bon par contre, Ava aimait voir cette destruction de la part des humains. Elle trouvait cela tellement jouissif, de les voir ainsi se battre en vain pour vivre… elle avait d’ailleurs un plan pour que les humains se battent entre eux… et s’entre-tuent. Ce serait son plus beau coup, elle en était déjà ravie d’avance. Mais avant, il fallait préparer tout cela. Ava avait le temps pour ça. De toute manière, un aussi joli coup devait avoir une bonne préparation. Et pour cela, la blonde allait être plus que jamais patiente. Son plan, elle allait le mettre à exécution petit à petit.

Soudain, la rousse demanda à Ava combien ils étaient, à l’hôpital. Elle semblait curieuse et très intéressée, et son air eut le don de rendre mettre du baume au cœur de la sociopathe. Les yeux de cette dernière s’illuminèrent mais avant même qu’elle ne puisse répondre, la cannibale posa une nouvelle question, à savoir si Ava était bien la chef du groupe. La jeune femme s’exclama :

« Je suis effectivement la leader. C’est moi qui ai proposé qu’on reste. Bon, au départ nous étions un peu plus nombreux, mais nous sommes maintenant une petite dizaine. Les autres sont morts parce qu’ils étaient trop stupides… du coup ils se sont fait mordre par des zombies. Ou alors, ils n’ont pas obéis aux ordres. »

Ava haussa les épaules, comme si ce qu’elle venait de dire n’avait finalement, pas vraiment d’importance. Oui, ils n’avaient pas obéis. Oui, Ava les avait descendus « comme des lapins », ou bien elle les avait simplement donnés à manger aux Walkers. C’était une chose qu’elle faisait encore de temps en temps. Elle reprit, toujours aussi sûre d’elle :

« En tous cas, si tu nous rejoins, tu pourras manger ceux qui n’obéissent pas. »

N’était-ce donc pas un bon marché ? Ava regarda le corps sans vie à ses pieds et releva doucement son visage pâle vers l’horizon de la rue. Au loin, deux zombies approchaient. Oh, elle avait le temps avant qu’ils ne deviennent un véritable danger.





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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Mer 16 Avr - 6:59

La discussion tournait en faveur des idées d'Amy, visiblement, les deux jeunes femmes pensaient à la même chose : que Amy rejoigne le groupe. La jeune femme aurait besoin d'y réfléchir un peu plus avant de se décider mais déjà, la blonde avait des arguments intéressants. Enfin, à condition qu'il y ait beaucoup de membres qui n'écoutaient pas ce qu'elle ordonnait. Parce que sur une dizaine de membres, ça n'en laissait pas beaucoup pour se nourrir. Mais Amy devait reconnaître que c'était déjà mieux que rien.

Elle adressa un sourire à sa nouvelle amie. Ce serait quand même un peu étrange de se retrouver entourée d'autres personnes, même s'ils n'étaient pas particulièrement normaux, un peu plus comme elle. Elle était seule depuis si longtemps maintenant... Ce serait clairement un problème pour elle de s'habituer à nouveau à la vie en communauté. Elle était si bien, dans sa bulle, dans son monde. Peut-être pourrait-elle négocier pour avoir une chambre en retrait de celles des autres, peut-être s'installer dans la salle de repos des infirmières ou dans le bureau d'un médecin, histoire de ne pas être trop proche des autres.

Amy hésitait vraiment et le meilleur moyen pour se convaincre encore plus, c'était de poser des questions. Elle baissa les yeux une seconde, le temps de réfléchir à ce qu'elle pouvait demander pour se convaincre de rejoindre ce groupe. La première chose à savoir, elle le savait désormais, ils n'étaient qu'une dizaine. Maintenant, que demander ?

« Et parmi cette dizaine, il y a autre chose que des patients ? Des médecins ou des infirmières, par exemple ? Ou bien des gens plus comme moi... qui n'étaient pas là au début ? »

Mieux connaître la situation l'aiderait à faire son choix définitivement.
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Mer 16 Avr - 10:33




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Pique-Nique dans Atlanta
20 Septembre


Ava ne connaissait pas encore le nom de la jeune inconnue, mais ça n’allait pas tarder à arriver. La blonde commençait à sérieusement l’apprécier, et c’était rare, qu’elle apprécie aussi rapidement quelqu’un. En fait, c’était juste rare qu’elle apprécie quelqu’un tout court. Ce n’était pas pour rien qu’elle désirait partir de l’hôpital, de temps en temps. Si elle ne faisait pas ça, elle finissait par avoir des envies de meurtre un peu plus conséquentes que d’habitude. Et vu que perdre son calme était aussi perdre ses capacités de manipulation, Ava faisait tout pour garder le contrôle d’elle-même. Elle avait pu l’expérimenter plus d’une fois, par le passé. Mais heureusement, les épisodes de « manque de contrôle » se faisaient de plus en plus rares. C’était simplement parce qu’Ava se connaissait.
Enfin soit. La jeune fille voyait bien que son interlocutrice était intéressée par ses propos. On pouvait même dire qu’elle buvait ses paroles. Mais elle semblait ne pas savoir… hésiter. Ava n’aimait pas beaucoup ça, mais elle savait aussi que si la cannibale hésitait, il serait facile de faire pencher son avis. Ça n’allait pas tarder, non… le regard d’Ava s’adoucit légèrement : elle était contente d’avoir un nouveau membre –surtout aussi intéressant !– dans son groupe. Enfin… ! Il ne fallait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué non plus. Si les yeux d’Ava s’étaient plissés en quelque chose de doux, c’était simplement parce qu’elle arrivait à savourer sa future victoire, déjà.

Mais il fallait se reprendre : rien n’était sûr. Et malheureusement, si la jeune inconnue refusait finalement de rejoindre le groupe de la prison, Ava devrait la tuer. Et ça, ça la mettrait très en colère. Ça n’allait certainement pas l’attrister, oh ça non ! Mais elle allait être en colère, oui. Elle n’aimait pas quand ses plans n’allaient pas comme il le fallait.
La rousse demanda alors à Ava si dans les survivants de l’hôpital, il y avait « autre chose » que des patients. Ah ! Oh ! Le regard d’Ava s’illumina clairement et elle se redressa vivement : la question de la jeune femme était bien la preuve qu’elle hésitait… mais était sur le point d’accepter. Ava aimait ça. En regardant les zombies se rapprocher de plus en plus, au loin, la blonde finit par se lever, épousseta doucement son pantalon et dit :

« Oh eh bien… il y a bien Thomas. Il était l’interne de mon psychiatre. Un homme charmant, qui m’obéit comme si j’étais le messie. Il y a aussi Nora… une infirmière. Je pense qu’elle ne m’aime pas trop, mais elle n’est pas idiote : elle sait qu’elle est en sécurité, avec nous. Bref… ils sont quelques-uns à ne pas être des patients. Et puis rassure-toi, les anciens patients sont comme toi ou moi. Quoiqu’un peu étrange parfois, je te l’accorde. »

Il fallait bien l’avouer, tout de même. Evelyne était vraiment étrange comme femme. Heureusement d’ailleurs qu’elle considérait Ava comme le messie, et qu’elle était donc extrêmement manipulable. De ce fait, elle obéissait facilement. Mais si ce n’était pas le cas, elle pourrait être dangereuse. Bon… il y avait bien Josh, aussi. Celui-là était vraiment dangereux, et s’il n’était pas aussi doué dans la survie, Ava l’aurait déjà fait tuer depuis longtemps.
Bref, elle s’était levée et regardait la horde de zombies arriver. D’une voix douce et joyeuse, la blonde demanda à sa compagne, qui était elle-même en train de se mettre debout :

« Je t’expliquerai ce que tu veux. Mais ça devient un peu dangereux ici. Rejoignons ma voiture, je répondrai à toutes tes questions. »

Puis, elle lui tendit un main fine et lança :

« Je m’appelle Ava. »





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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Mer 25 Juin - 2:01

La situation devenait délicate et les bavardages de trop. Amy se leva à peine quelques secondes après la blonde et la regarda avec méfiance lorsque celle-ci lui tendit la main, se présentant enfin. La rousse tendit la main à son tour et serra celle de la jeune femme qui se faisait donc appeler Ava, lâchant simplement un léger « Amy ». Puis, elle ramassa son sac et son arc et fit un signe de tête à Ava pour lui faire savoir qu'elle était prête à partir.

Les deux jeunes femmes prirent la direction de la voiture, courant à toute vitesse. Elles étaient toutes deux assez rapides pour ne pas se faire rattraper par les zombies. Quand elles arrivèrent enfin à destination, Amy s'installa tout naturellement sur le siège passager. Sans s'en rendre vraiment compte, elle venait plus ou moins d'accepter l'invitation de la blonde à rejoindre son groupe : elle avait sauté dans la voiture, jeté son sac sur le siège arrière et laissait maintenant l'autre prendre place côté conducteur. Elle pourrait l'emmener où elle le voudrait et Amy savait déjà que ce serait à l'hôpital.

Mais après tout, pourquoi pas ? La solitude était difficile à porter. Alors que par le passé, Amy la recherchait plus que tout, elle s’apercevait désormais que le fait de ne pas avoir le choix changeait tout. Au final, on voulait toujours ce qu'on ne pouvait pas avoir et rien d'autre. Elle aurait toujours la possibilité de sortir quand cela lui plairait, du moment qu'elle ne mettait personne d'autre en danger. Amy était convaincue que bien qu'on l'ait enfermé dans un asile psychiatrique, Ava était assez intelligente pour remarquer que la rousse ne la considérait pas comme une sorte de messie, contrairement aux autres habitants de l'hôpital. Amy viendrait, elle aiderait tant que possible mais elle ne serait jamais un mouton. Elles régneraient ensemble ou la rousse quitterait les lieux. Elle fixa ses yeux verts dans ceux de sa nouvelle compagne et l'encouragea à mettre en marche le véhicule.

« Il est temps de retrouver le troupeau ! » lança-t-elle, presque joyeuse. Cette aventure promettait de belles choses à venir. Amy ne savait pas encore quoi exactement mais elle était sûre que ce serait très drôle d'être à la tête d'un petit groupe de survivants et Ava semblait être une alliée de poids, du moment que la rouquine ne prenait pas toute la place.
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans Atlanta [Ava]   Jeu 17 Juil - 8:26




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Pique-Nique dans Atlanta
20 Septembre


La blonde était décidément contente de sa trouvaille : ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait rencontrer quelqu’un comme cette jeune femme. Jeune femme qui se présenta sous le nom d’Amy. Les noms de familles, Ava en avait que faire. Ça n’avait jamais été quelque chose d’important pour elle, mais dorénavant, ça se confirmait : les noms de famille, plus personne ne s’en souciait. Une fois la rousse debout, cette dernière prit son arc et le restant de ses affaires, et les deux prirent la direction de la voiture. Ava se jeta côté conducteur, imitée par sa nouvelle compagne, qui elle, s’installa du côté passager. C’était un peu comme si elles avaient fait ça toute leur vie.
Alors que la sociopathe mettait le moteur en marche, le pied sur l’embrayeur, Amy quant à elle, jeta ses affaires sur la banquette arrière et, encouragea vivement la blonde à démarrer. Pour la première fois depuis extrêmement longtemps, Ava se sentait excitée. Peut-être même comme jamais. La dernière fois que c’était arrivé, c’était quand les zombies étaient apparus, et qu’Ava avait pu commencer sa nouvelle vie : tuer, chasser, être libre, être libre d’être elle-même. Ici, elle était juste heureuse de trouver quelqu’un parfaitement comme elle… les autres membres de l’hôpital avaient beau avoir une maladie mentale, ce n’était pas pour autant qu’ils étaient… comme elle –même s’il fallait avouer, ils dénotaient complètement avec la normalité.

La voiture d’Ava se mit alors en route rapidement, dans un bruit sourd. La jeune femme l’avait remarqué : elle n’était pas la seule à être surexcitée : Amy aussi. L’espace d’un instant, elle se dit même qu’elles pourraient partir toutes les deux, faire le tour de l’Amérique, tuer des gens, les manipuler, jouer avec. Surement Amy n’avait-elle jamais fait cela, elle non plus –le tour des USA, évidemment !– Mais l’idée ne fit que passer : Ava avait déjà des plans bien importants ici. D’ailleurs, elle était certaine qu’ils plairaient à sa nouvelle et seule amie. Contrairement aux autres –et surtout à Thomas– elle allait adorer ! Mais chaque chose en son temps.

Après la légère exclamation d’Amy, Ava ne put s’empêcher de rire doucement. Depuis quand n’avait-elle plus ri « gaiement » ? Aucune importance.

« Oui… le troupeau… tu vas voir, ils sont amusants. Tu pourras faire ce que tu veux d’eux. Sauf Thomas, il est à moi. Le reste, je m’en fiche. »

Toujours aussi calme. Une personne normale aurait été effrayée d’entendre quelqu’un parler ainsi d’une autre personne. Mais Ava savait qu’Amy la comprendrait. En effet, il fallait déjà considérer les autres comme des moins que rien pour les manger. Alors bon…
Sur l’autoroute, Ava reprit d’un ton dans lequel on pouvait sentir l’excitation, en y faisant bien attention :

« Tu as toujours été seule n’est-ce pas ? Comme moi ? »

Par « seule », Ava entendait bien « sans personne pour la comprendre ». Amy pouvait très bien avoir eu des amis, des compagnons et des parents aimants… peu de gens pouvaient se vanter de la connaître réellement, de la comprendre, elle en était certaine.




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