Memento Mori

Dans un monde envahi par les zombies, arriverez-vous à survivre ? Choisissez votre camp, choisissez votre survie... ou votre mort.
 

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 Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]

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Serena Donnelly
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MessageSujet: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Ven 21 Fév - 17:35





Serena et Mr. Sandman


Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



10 septembre

Je ne savais pas ce que je voulais, n’y ou j’irais. Je n’avais plus de chez moi, un crétin était rentré dans le mur de mon restaurant avec sa voiture avant de savoir fait bouffer. Résultat… j’avais plus de chez moi. Bon, chez moi c’était un grand mot, mais c’était sécuritaire avant. J’étais passé par le toit, qu’est-ce que je pouvais faire? La rue était infesté, mais vraiment. J’avais ma hache, de la nourriture, la trousse de premier soin du chantier et des vêtements. J’avais aménagé le toit  pour pouvoir me déplacer un peu, mais quand même. Ce n’était pas la meilleure façon de faire non plus. Je passai d’un bloc à l’autre, mais en même temps… fallait passer par les ruelles et faire des détours, ce n’était pas la joie et en prime… j’étais complètement terrorisé. J’allais quand même ne pas me faire bouffer comme tous ses cons. J’étais vivante et j’avais bien l’intention de le rester.

Fallait quand même que je trouve une façon de me rendre… dans un endroit sûr. J’avais pensé d’abord à mon appartement. Au moins pour récupérer des vêtements, mais au sommet d’un bâtiment, j’avais vu les rues… les rues congestionnés de voitures, mais surtout des marcheurs, partout. J’habitais dans le centre-ville, c’était assez… centrale et donc… trop plein. Vraiment trop plein. Dans le style, je vais là… je meurs. Je meurs démembrés et manger. Donc, j’irais où? Les deux seuls autres endroits où j’avais une raison d’aller, c’était à l’école ou au travail. Le plus proche des deux, c’étaient surement l’aéroport. J’y étais presque avant que ses stupides machins bouffes tout le monde. Je détestais ça, vraiment. Je pris donc les chemins les plus compliqués –et moins populeux- pour me frayer un passage un peu plus loin. Je refusais de mourir comme ça. Un marcheur, deux, maximum trois je m’en sortais. Ma hache était lourde, mais c’était viable. Je n’aurais pas cru que ses trucs étaient aussi forts. Je savais me battre, me défendre et blesser, mais je n’étais pas forte. Faire un contrepoids avec le corps de l’autre c’était possible, mes cours me l’avaient appris, mais un corps en décompositions… c’était salement moins viable qu’un… frais mettons.

Au final, j’avançais toujours, mais pas si rapidement. Je n’étais pas blessé au moins et ce n’était pas le temps de faire des conneries et de me briser quelque chose. Je vins pour passer une ruelle et je me ravisai, il y avait une horde de marcheurs qui traversais docilement. Pas le temps de faire du bruit, n’y même d’exister. J’avais juste… envie d’être à l’abri un peu. Juste un peu. Je ne comprenais pas pourquoi il y avait autant de marcheur dans cette stupide ruelle. J’ai donc fini par rentrer dans l’édifice. Pas le choix, il y avait des marcheurs à la tonne. Fallait attendre qu’ils passent, un peu comme une traverse de canards… Des canards meurtriers, cannibales et hyper-violent, mais des canards quand même. J’étais donc rentré dans une bâtisse. Ce n’était peut-être pas la meilleure idée du monde, mais en même temps… ma traverse de canard était toujours là. Peut-être qu’elle chassait quelque chose ou quelqu’un. Tant que ce n’était pas moi ça m’irait. J’avais mis les pieds dans un espèce de bloc à logement, ce qui n’était jamais une idée géniale, mais en même temps… je trouverais de la bouffe, des vêtements et des trucs utiles, en prime les marcheurs étaient enfermés derrière des portes. Il y avait même un stationnement sous-terrain pour les personnes courageuses. J’étais courageuse, mais je n’avais rien de besoin dans le stationnement. Je descendis quelques étages avant d’être attiré par un bruit. Oui, moi j’étais comme ça, il y avait du bruit, j’allais par-là. Ma hache à la main, je traversai un couloir lentement, aucune porte d’ouverte. J’entendis un autre bruit, mais pas si caractéristique d’un marcheur. Pas de râle, pas de grognement, juste des mouvements plus… organisé. Je vins pour passer la porte, mais elle était verrouiller. Je mis un genou à terre, kit de crochetage sur un genou – merci ebay- et je fini céder la serrure en silence. Pourquoi? Parce que je pouvais la déverrouiller ensuite et être en sécurité après avoir massacré les marcheurs. Je passai donc la porte doucement, prête à massacré le premier marcheur surexcité que je croiserais. Arrivé à la cuisine, je fis le saut de ma vie. Genre, mon cœur arrêta de battre. Un mec sorti d’une pièce. Réflexe, je resserrai mes doigts autour de ma hache en disant simplement :

« Wow… t’es sur que t’es vivant? »

Un mec sortait de la salle de bain comme s’il cherchait des trucs. Il avait l’air mal foutu, comme s’il s’était battu ou quelque chose comme ça. Il avait l’air d’avoir… mon âge. C’était bizarre quand même. J’avais émis l’hypothèse que juste les criminels et es bizarres avaient survécu. Moi je faisais partie des deux… Donc j’avais beaucoup de chance de survie, mais lui. Il faisait partie de quelle catégorie? En plus, il était brisé, avec des ecchymoses et tout, c’était des blessures humaines ça non? Peut-être un accident de voiture. Moi la seule chose que je voulais vraiment savoir c’était s’il avait été mordu… ensuite… je m’en fichais pas mal. Il avait l‘air vraiment mal en point quand même. Il ne faisait pas très peur comme ça.


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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Sam 22 Fév - 10:23

Certains considéraient la lutte contre les rôdeurs comme une activité extrêmement fatigante. Je trouvais qu'il y avait pire sans être sûr. Maintenant j'en avais la certitude. Pire que combattre des morts vivants, fuir des vivants. Cela faisait maintenant 3 jours que je m'étais échappé du Gang Mexicain comme je le surnommai, j'étais alors en cavale. Je fuyais des gens qui n'hésiteraient pas à me tuer pour utiliser ma peau comme décoration d'intérieur et mes entrailles pour les voraces.  Je savais que je commençais une incroyable partie de cache cache avec  des fous!

Le bilan était lourd pour un froussard comme moi. J'avais une plaie au niveau du poignet. Je sentais mes doigts donc je supposais qu'elle n'était pas grave. L'un des hommes avaient tailladé superficiellement afin de m'effrayer. Je n'étais pas un courageux et cela se voyait rapidement car mes yeux embuaient au moindre danger;J'avais la larme facile. Mon arcade sourcilière et ma joue gauche ainsi que ma lèvre étaient recouvert d'une fine couche de sang sec, preuve de l'utilisation du poing américain. Ma mâchoire était d'ailleurs légèrement gonflé. Mon nez me faisait aussi très mal.  Pour finir j'avais une affreuse douleur à l'arrière d'une de mes cuisses plus que l'autre car j'avais chuté sur du fil barbelé dans ma fuite précipité ; Que voulez-vous, je ne regarde pas là où je mets les pieds. D'abord j'avais eu l'impression que le tout était grave; J'étais resté quand même 5 jours et 6 nuits assis sur une chaise la plus part du temps ligoté sans pouvoir fermer l'oeil. Se faire tabasser sur la figure était épuisant et amplifier ma douleur. J'avais couru malgré tout jusqu'à mon pick up et pris la route afin de me cacher.  Je n'avais plus de nourriture parce qu'ils m'avaient tout pris ainsi que  mon matériel médicale. Seul les objets les plus courants comme les bouteilles vides ou les boites de conserve (tout aussi vide) restaient à l'arrière. Il me restait deux derrières chances: une boite à clous et un cocktail molotov. Le dernier je l'avais confectionné en trois quarts de vitesse "au cas où". Après sur les routes, je me souciais seulement de ce qui se trouvaient derrière moi.

Pour la première fois face à des morts, je me sentais brave. J'avais plus peur des vivants que des morts. " Bon tu dois trouver un endroit rapidement si tu veux pas crever comme un déchet" J'étais du genre vagabond avec ma voiture à m'aventurer de ville en ville et non de maison en maison comme le faisaient beaucoup de survivants. Pour la première fois depuis le jour de l'épidémie, j'allais en ville mais je n'avais pas le choix. Les principaux axes routiers étaient bouchés par d'autres voitures fantômes. Il avait fallu que je passe par des routes plus étroites , ce qui voulait dire grand détour. Mais cela valait la peine. Si l'un d'eux retrouvaient ma voiture à l'entrée de la ville, je signais mon arrêt de mort. Je restais prudent et raisonnable malgré mes antécédents. Rentrer dans la ville avait été chose très difficile , un exercice physique intense qui avait demandé la connexion de tous mes neurones.

Cela faisait à présent une dizaine d'heures que je me trouvais assis dans ma voiture comme un mort dans le souterrain complètement déshydraté et affamé. Je dormais plus qu'autre chose. Il n'y avait pas beaucoup de morts à vrai dire car il n'y avait pas de voitures et l'entrée était automatique, peu de chances qu'ils rentrent ou qu'ils sortent. Il était temps pour moi d'explorer un peu les alentours. Je repris mes esprits avant de prendre mon sac. Des allumettes, mes bombes, .... et voilà .  Quel matériel de survie! J'étais souvent en galère pour ce qui concernait les vivres car j'étais complètement désorganisé et j'avais trop peur pour faire je ne sais quel excursion/aventure dans les entrailles d'une maison. Mais là je n'avais pas le choix, j'étais blessé.

Je marchais difficilement vers les escaliers qui menaient à l'étage supérieur, réflexe puisque des croqueurs continuaient de tambouriner sur la porte du parking. Je ne pouvais pas faire marche arrière. Je sortis ma boite à clous  pour la poser derrière  la porte dès que je l'ouvris. Je frappais de toute mes forces sur la porte ensuite pour attirer les éventuels rodeurs  à venir. S'il y en avait, ils toucheraient la boite et exploseraient sur place. Ce qui était assez pour  nettoyer le couloir.  J'attendais pendant une demi heure.  Aucun bruit de  mort vivant. C'était sûr.  Je rouvrais la porte , remis la boite dans mon sac avant de poursuivre mon chemin.  Je ne savais pas quel appartement choisir c'était les mêmes, sauf que certains devaient être remplis alors que d'autres non.  Certains cadavres jonchés dans les escaliers de secour. De véritables cadavres, pas les cadavres 2.0 du jugement dernier. Je fouillais ce qui ressemblait à un petit homme. Quelle était la chance  pour qu'il soit un habitant des lieux? Je trouvai une clé d'appartement, avec un badge magnétique et des clés de voitures liés par un porte-clé. Sa main se redressa pour atteindre la mienne. Il était mort pour du faux.... tricheur !  Je plantai , par réflexe encore une fois, mon pieds sur son crâne. Il est rare que je tue un vorace de mes propres mains (ou de mes propres pieds dans cette situation) .

Pendant les prochaines minutes, je sillonnais les serrures toujours dans l'espoir que l'une des portes finissent par s'ouvrir. J'avais commencé par l'étage supérieur, j'avais pris le risque de négliger le rez-de-chaussé car étant dans les escaliers, j'imaginais qu'il fuyait vers la sortie et non vers les étages supérieurs. Très rapidement , au 2ème étage, une porte s'ouvrit laissant apparaître un appartement intacte. Je pris soin de refermer derrière moi car je ne souhaitais aucune visite d'un quelconque mort-vivant. Je désirais me poser et me reposer. Un survivant à Atlanta c'était comme une aiguille dans une botte de foin : impossible à retrouver. J'étais quasi sûr que les mexicains ne me retrouveraient pas.

Je boitais jusqu'à la cuisine. J'avais appris que le sucre était un magnifique moyen pour cicatriser. Merci les amis de l'hôpital psychiatrique. Je cherchais rapidement un sachet de sucre en poudre dans les placards. Dès que je trouvai un sachet, je partis dans la salle de bain. Je ne pris pas la peine de retirer mon sac à dos ou mes affaires, de me mettre à l'aise.

Instinctivement , j'activai le pommeau de douche pour que l'eau se verse dans la baignoire. Mais pas l'ombre d'une goutte d'eau. Il fallait que j'utilise des bouteilles d'eau consommable dans la cuisine. Je savais qu'il y avait un pack de 6 bouteilles non ouvertes. Alors je revins dans la cuisine.
Une voix féminine me surprit. Je sursautais comme un malade lorsque je vis postée derrière la porte une fille de mon âge . Elle me demanda si j'étais sûr d'être vivant; Je ne voulais pas répondre. J'optais pour une posture défensive en reculant d'un pas. D'une part parce que j'avais envie de tout sauf de voir des survivants après mes mésaventures, puis parce que je me sentais trop faible pour me battre et pour finir, elle avait une putain de hache! Sa peau hâlée , ses yeux en amande et sa chevelure qui ressemblait plus à du crin par leur effet sauvage m'avaient arraché une question .....

- Tu ne serais pas mexicaine par hasard? l'interrogeai-je plissant des yeux de crainte et de panic.

Après tout, certains de ces mecs avaient peut être l'âge de mon père. Ils auraient envoyé une mini eux pour me suivre. Ils avaient l'air sadiques et addictifs à la couleur du sang. Cette fille se présentait devant moi comme une fleur, hache à la main quasiment sourire. Elle correspondait parfaitement à leur profil. Hormis le début de grave paranoïa que je développai, je savais toutefois que ma question était déplacé. Elle sonnait horriblement fausse dans ma bouche, un peu comme un interrogatoire de police parce que j'étais très effrayé et j'avais sûrement l'air ridicule. Ce n'était pas une manière de s'adresser aux gens, surtout quand on était en posture de proie et non de prédateur...

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Sam 22 Fév - 18:11





Serena et Mr. Sandman


Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



Attendez, j’avais vraiment trouvé quelqu’un. C’était… bizarre. Fallait le faire quand même. Un vivant, un vrai. Maintenant… avec l’humanité qu’on avait de nos jours… est-ce qu’il avait l’intention qu’on le reste tous les deux?

-Wow… t’es sur que t’es vivant?

Sérieusement, fallait vraiment que je demande parce que je doutais. S’il était vivant… il était brisé, s’il était mort… bah, il se conservait bien. Donc, c’était selon le point de vue. Le fait qu’il fasse le saut m’indiqua qu’il était vivant, le fait qu’il recula aussi. C’était très… humain comme réaction. En prime… j’avais une hache et pas lui. J’avais le dessus, j’aimais bien la sensation, manquait juste qu’il sorte un pistolet et j’allais être super triste. J’allais faire ma dure, vraiment. Juste au cas, mais c’est là qu’il ouvrit la bouche.

- Tu ne serais pas mexicaine par hasard?

Il avait l’air… inquiet. C’était quoi cette question de merde? J’allais faire ma dure, mais son regard effrayer, sa question… J’éclatai de rire. Je sais pas si c’était le stress… ou le fait d’avoir vue personne pendant aussi longtemps, mais… quelle question quand même. Je repris un peu de contenance et de sérieux, mais j’avais gardé un sourire. Laissant la tête de ma hache au sol, bout du manche dans une main. J’aurais peut-être l’air… moins mexicaine?

-Euh… du coté de ma mère ça doit ressembler à Philippine, chinoise et espagnol. Du coté de mon père… j’en ai aucune idée et toi? Tu as des origines qui pourraient m’inquiéter?

Je ne comprenais pas la question. C’était si mal d’être mexicaine? Je ne l’étais pas, mais… quand même. C’était un peu méchant pour tous les mexicains de ce restant de monde. Peut-être qu’il avait eu des démêler avec des mexicain, mais en même temps… j’avais la tête du mexicaine? En même temps, maintenant que j’y pensais… j’aurais dû lui répondre en espagnol pour le perturber un peu plus. Bon d’accord, ça aurait surement pu devenir dangereux et nous faire tuer, alors j’étais mieux de me taire et de parler normalement. Je lui ferai bien la blague plus tard… quand il n’aura pas cette espèce de regard genre « La fille à la hache va me tuer ».

-Mais plus sérieusement, si tu as vraiment peur que je te fasse du mal… je peux te laisser seul. J’avais juste… entendu du bruit. Tu as surement tout ce qu’il faut pour survivre et te soigner.

Je n’avais pas envie d’avoir l’air menaçante. Il était jeune et paniquer ou au moins terrifier. C’était surement les pires personnes, les gens paniquer, ça réfléchissaient moins bien. C’était… compliqué à gérer. Je préférais juste… partir s’il était pour exploser de nervosité et tuer tout ce qu’il pouvait, je préférais ne pas être là. J’aimais bien ma survis à moi. Je n’avais pas bougé, je n’avais pas envie de lui faire peur. C’était un peu comme un lapin… il partirait à la course au premier mouvement, fallait donc attendre et voir ce qu’il ferait.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Dim 23 Fév - 14:01

La fille de bûcheron mexicain -bûcheron  à cause de la hache, mexicain parce qu'elle ressemblaient sérieusement à une latine-  explosa de rire.  Une sensation familière me revenait. La même sensation que je vivais au lycée lorsque les autres enfants se foutaient de moi pour X raisons. Parce que j'étais incapable de répondre à la question du prof, parce que je répondais complètement à côté de la plaque ou bien parce que je paraissais juste trop con. Elle en revanche avait quelque chose de différent. D'abord je croyais que c'était un rire sadique , cet effet était produit par la hache. Mes frissons redoublaient. Mais en fait , elle riait comme une simple fille , elle riait de bon coeur.  J'étais complètement dérouté. C'était la première fois que je faisais rire quelqu'un, même si ce n'était pas par une idée brillante. Elle répondit toutefois par plusieurs nationalités qui étaient tout sauf mexicain. J'étais rassuré seulement à moitié parce qu'en vrai je ne savais pas s'ils étaient mexicains. Ils parlaient juste beaucoup à ce qui ressemblaient à de l'espagnol mais ils pouvaient être argentins , espagnols ou provenir du Costa Rica ou de je ne sais où. Ils pouvaient peut être parlé portugais aussi, étant donné que j'étais incapable de reconnaitre. Elle me demandait si j'avais des origines douteuses. Je comprenais quand même qu'elle se moquait de moi.

- Je suis juste américain . Mais un de mes grands parents vient de Vancouver!

Je répondais sincèrement parce que peut être qu'elle aussi avait été capturé par un gang d'une nationalité autre que la sienne. Elle était en droit de savoir mes origines après tout.
Après elle se voulait plus rassurante et plus douce dans sa voix. Peut être parce que j'étais très crispé et que de la sueur froide commençait à apparaître sur mon front. Elle se proposait à me laisser seul, surtout si j'avais de quoi survivre. Elle ne savait pas que je venais d'arriver et que cela faisait des jours entiers que je ne me nourrissais que de racines que me balançaient ces fameux mexicains ou de poudre en chocolat. Mon ventre hurlait famine et ma bouche commençait à être sèche car cela faisait très longtemps que je n'avais pas pris une bonne gorgée d'eau.

- Attends, dis-je faiblement avant de soupirer épuisé. Reste, s'il te plait...
J'étais de toute manière trop fragile à ce stade pour lutter contre une fille munie d'une hache. Si j'utilisais une de mes bombes, on sautait à deux... Alors qu'elle reste vu qu'elle était venu pour venir ici. Je finissais par me détendre mais je restais convaincu qu'elle était capable de me tuer ou peut être de me bouffer, qui sait!

- Tu permets que je me nettoie? J'ai un peu souffert récemment.

Je boitai jusqu'à la cuisine pour prendre deux des bouteilles d'eau. Je bus une flopée avant d'en verser sur mon poignet. Je grattai du bout des doigts la croute naissante; Il fallait que je désinfecte. Je pris le petit sachet de sucre pour en verser dessus. Je sifflais de douleur parce que ça me piquait énormément. Je jetai un rapide coup d'oeil
à la fille.

- Au fait je m'appelle Charlie. Et je suis désolé pour ma question.
Je nettoyais ensuite mon visage. J'avais pas eu l'air débile lorsque je m'étalai du sucre sur la face.

- On se passera de commentaire hein...
Ca me brûlait de partout au niveau du visage et du poignet. Je sortis l'un de mes dernières sachets de chocolat en poudre de ma poche pour en verser le contenue dans ma bouche. La poudre se transforma rapidement en pâte au contact de ma salive.

- Je t'en aurais bien proposé mais j'ai rien d'autre.


Je finis par m'asseoir par terre afin de respirer. Je ne savais pas ce qu'elle cherchait au juste ni comment elle avait fait pour rentrer alors que j'avais fermer à clés. Mais parler amicalement allait peut être me faire plus de bien que je ne le pensais.
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Dim 23 Fév - 15:49





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Sérieusement s’il voulait que je parte, s’il se sentirait mieux ainsi, ça ne me dérangeait pas J’avais juste… je ne sais pas pourquoi…  suivit un bruit. Maintenant que j’y pensais, ça devait être lui la cause de tous les marcheurs à l‘extérieur. J’essayais de faire moins peur, malgré que… je ne faisais pas très peur en général.

- Je suis juste américain. Mais un de mes grands-parents vient de Vancouver!

Je lui fis un sourire à sa réponse, je n’étais pas très bonne avec les gens et lui non plus à première vue. Peut-être que tout le monde est devenu nul pour discuter. Ça m’arrangerait en fait. Si tout le monde était maintenant comme moi, ça serait facile à gérer pour moi. Ça serait bien comme changement avec les marcheurs, les gens qui deviennent plus froid, mais plus vrai. Ouaip, j’aimerais ça, vraiment.

- Attends. Reste, s'il te plait...

Il avait l’air épuisé, vraiment. À côté, moi j’avais l’aire fraiche comme une rose. En même temps, je dormais bien et je mangeais encore très bien. Faudrait que je fasse attention, mais je n’étais en manque de rien. J’étais quelqu’un de débrouillarde quand même. Je ne pensais pas vraiment manquer de quelque chose.

-Ok.

Je ne savais pas trop ce qu’il voulait. Il n’avait pas l’air de vouloir me faire confiance, mais il n’avait pas l’air de vraiment vouloir que je parte non plus. Je devais faire quoi avec tout ça? Rester, partir, m’assoir et regarder ce garçon souffrir? Je n’aimais pas voir les gens souffrir. Je m’étais inscrite en médecine pour l’université. Ce n’était pas pour rien. J’avais réparé ma mère tellement de fois, que s’en était devenu une seconde nature.

- Tu permets que je me nettoie? J'ai un peu souffert récemment.

-Bien sûr. Je ne vais pas te toucher promis.


Il se rapprocha de levier, mais prit des bouteilles d’eau. Il avait vraiment l’air brisé de partout. Je me rapprochai lentement pendant qu’il s’occupait de se nettoyer. Je le vis nettoyer une plaie au poignet un peu maladroitement, mais quand même. Il l’a frotta et je le vis sortir le sucre. J’ai vite fait 1+1 dans ma tête, rha j’avais mal juste d’y penser. J’avais utilisé la technique du sucre souvent avec ma mère. Je m’étais dit que si elle souffrait pas mal, elle comprendrait de ne pas recommencer… de changer de mec… mais non. Nos regards se croisèrent rapidement. Il était seul, mais sans vraiment l’être. C’était drôle la vie quand même.

- Au fait je m'appelle Charlie. Et je suis désolé pour ma question.

-C’est correcte Charlie, tout le monde peux avoir ses questions. Tu as juste eu la plus originale depuis un bon moment. Moi c’est S. Comme la lettre.


Ouais bon, je n’avais jamais vraiment apprécier qu’on utilise mon nom du temps ou c’était obligé d’en avoir un, maintenant que ce ne l’était pas… pourquoi s’en servir hein? En prime, j’étais bien dans… dans l’anonymat. J’avais l’impression que ça me protégeait de quelque chose, de quoi? Je ne savais pas trop, mais je me sentais bien.  

- On se passera de commentaire hein...

-Pourquoi? Ça serait moins drôle si je ne te disais pas que t’avais oublié un petit bout là.


Je m’étais rapprochée lentement pour lui pointé derrière son oreille droite. J’avais laissé ma hache un peu hors de portée, mais pas trop. Dans le genre, si lui m’attaquait… je devrai le tuer avec mes mains, pas ma hache. Si un marcheur se pointait… j’aurais assez de temps pour prendre ma hache et me défendre. En même temps, j’avais fait un truc logique… je m’étais rapproché. Donc s’il avait un pistolet, j’avais une chance de le désarmé au lieu de juste… pouvoir ne rien faire et mourir. Il sortit un sachet bizarre et mangea son continu. Ça avait l’air vachement mauvais en fait.

- Je t'en aurais bien proposé mais j'ai rien d'autre.

Je disais cela sourire aux lèvres. Fallait que j’ais l’air gentille pour qu’il me laisse faire un peu. Il faisait pitié. J’avais cette tendance à moi, celle d’aimer les petites créatures, les gens brisés et les animaux. Je n’aimais pas ce qui était fort et qui cherchait à faire mal. Lui n’avait pas l’air de ça. Pas en ce moment du moins, mais il restait un homme, donc il chercherait bien à faire mal un jour. Il prit place au sol. Il était fatigué le monsieur. Je pris donc place avec lui au sol. Si c’est ce qu’il préférait. Le prendre de haut n’était pas une bonne idée non plus. Donc s’assoir près de lui était une idée comme une autre.

-T’inquiète pas. C’est plus moi qui devrais te proposer des trucs. Tu as faim?

En disant ça, je sortie des trucs de mon sac. Des noix, des céréales, des barres de chocolat, des fruits séchés et de la viande séchée. Comme dit plutôt, je ne manquais pas vraiment de grand-chose. J’étais équipé pour manger un bon moment. Je me promenais beaucoup, j’étais silencieuse et j’étais intelligente, tout ce qu’il fallait dans ce nouveau monde. Lui avait l’air mal en point. Si un jour j’étais aussi mal en point que lui, j’espérais qu’il y ait quelqu’un d’assez gentil pour m’aider. Je regardai son poignet, en le pointant je lui dis simplement.

-Pour que ça marche mieux avec le sucre, faut que tu bandes la plaie avec un pansement stérile.

Je fouillai dans mon deuxième sac rapidement. J’avais des trucs de la boite de premier soin des ouvriers de chantier. Je lui sortis un bandage encore emballé dans une pellicule plastique. Je n’étais pas assez sortie pour devoir m’en servir. Je m’étais fait une entorse, je m’étais éraflé, abimer, fait des ecchymoses. Couper un peu, j’avais même faillit me casser une jambe en devant sauver rapidement en bas d’une clôture, mais je ne m’avais jamais coupé très profondément.

-Tu veux de l’aide pour le mettre?

Il avait l’air d’un petit animal blessé. J’y pouvais rien, j’étais gentille avec les trucs brisées et les animaux. J’avais cette espèce de nature cachée en moi, celle de la sauveuse, celle qui se doit de réparer. Lui il était brisé, j’allais le réparé. Ensuite je déciderais s’il était dans la catégorie con ou pas.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Dim 23 Fév - 21:37

Elle s'appelait S. Alors elle aussi avait pris l'initiative de changer son identité? Peut être que c'était plus courant que je pensais. Mais pourquoi cette lettre. Je réfléchissais rapidement en silence.  Pour sa forme serpent? Cette fillle était du genre à savoir se faufiler en effet. Mais il ne fallait pas exclure une autre interprétation. Je pensais également que c'était la première lettre de son prénom ou bien de son nom. Elle avait peut être honte de son prénom.

- D'accord S. , dis-je simplement.

Elle me rassura qu'elle ne me touchera pas. De toute manière, j'étais fait comme un rat. Elle avait une hache, je n'avais pas d'armes, elle me bloquait l'accès à la porte mais je ne pouvais de toute manière pas courir parce que mes jambes étaient amochées et que je ne savais pas où aller tout simplement. Si l'un devait tuer l'autre, c'était elle. Et je me m'engagerai pas au combat, j'étais déjà nul à l'école, nul avec des croqueurs stupides alors avec une survivante armée d'une hache je ne ressemblerais à rien.  Elle me demanda aussi si j'avais faim après s'être installée près de moi.

- Tu as de la nourriture?

Comme réponse à ma question elle sortit des bricoles qui m'étaient apparues comme un véritable festin. C'était bien mieux que  du chocolat en poudre, qu'on se le dise ! Je salivais  à l'idée de voir une de ces merveilles dans ma bouche.  Sans réaction de ma part, elle me conseilla de mettre un bandage.  Je crois qu'il ne me restait que des petits pansements mais rien pour ce genre de blessures. De plus , je pensais que laisser la plaie à l'air libre permettrait de la faire cicatriser plus vite; Elle n'était pas de mon avis lorsqu'elle sortit un bandage stérile. Je n'allais pas la contredire , loin de là mon idée suicidaire.  D'une part parce qu'elle m'offrait tel un ange sur terre, tout ce que je manquais depuis des jours. D'autre part parce qu'elle avait une hache  et que c'était un bon moyen de persuasion.  Elle aurait pu être membre du gang  et me faire la peau ou bien être atteindre de la piqûre du dictateur.
J'avais vu à l'HP des jeunes de mon âge qui ne supportaient pas qu'on les contredisent, quand on osait le faire. Ils devenaient extrêmement violents la plus part du temps en vous sautant dessus en vous mordant au visage ou en vous frappant. Comme un mort vivant mais ce genre de personnes avait la faculté de courir et celle de parler...On appelait ça entre nous , la piqûre du dictateur parce qu'on avait jamais su comment ça s'appelait cliniquement. Imaginons 5 seconde que S. soit une fille atteinte de ce problème. Elle n'avait qu'à prendre la hache à me fendre le crâne en deux tout ça parce que j'ai refusé de mettre un bandage alors qu'elle m'avait conseillé que oui.

Je hochai juste la tête en guise de remerciements lorsqu'elle me tendit le petit sachet. Quand elle vit que je  mordillais un bout du film plastique des dents pour l'ouvrir, elle me proposa son aide. Encore une fois, je ne pus refuser.

-Je veux bien.

Je le lui tendis. Je regardais ses doigts se baladaient au dessus de ma plaie. Elle faisait preuve d'une technique et d'une propreté que je n'aurais pas su faire preuve. Etait-elle infirmière, ou bien avait-elle était beaucoup blessée?  Que de mystères, cette fille commençait à m'intriguer  et c'était la première fois depuis très très longtemps; Assez longtemps pour plus que je m'en souvienne à vrai dire. Etait-ce parce qu'elle se pointait comme une Wonder Woman, parce qu'elle possédait un inventaire exemplaire, parce qu'elle aussi elle avait eu l'initiative de changer d'appellation ou bien parce que malgré son âge similaire au mien,  elle paraissait plus virile et plus dangereuse que moi? J'étais incapable de trancher.

Je sortis à mon tour  quelque chose de mon sac. J'hésitais entre la bouteille  de bière ou la vieille boite de conserve. C'était la dernière que je pris.

- Si tu me passes un peu de nourriture, je t'offre ce magnifique que tu ne verras nul par ailleurs.

Je brandissais la boîte de conserve en l'air héroïquement comme par moment dans les films.  Je savais que j'avais l'air ridicule car je faisais croire que cette boîte usée , sale et vide avait quelque chose de magnifique.

- Si si, je te jure, elle est très puissante!

J'avais l'impression d'être un gamin qui voulait absolument échanger une carte contre une autre dans la cours de récré ou bien des billes. Ce n'était pas que je voulais m'en séparer mais j'avais besoin de vivres si je ne voulais pas mourir et je savais que dans la cuisine il ne restait que des assaisonnements ou des produits périmés en général car j'avais vu la plus part des tiroirs vides de quoi que ce soit.
Je la posais entre nous avant de boire une gorgée d'eau. Je sentais mon corps engourdi car il recevait trop de bonnes choses d'un coup : eau et soins , bientôt de la nourriture digne de ce nom.

- C'est une boîte à clous. Si tu la fracasse ou si quelque chose l'écrase, elle explose en milles morceaux. Et les petits bouts blessent dans un gros périmètre. C'est très efficace contre les croqueurs !

Je réfléchissais un petit moment, je pouvais peut être en reconstruire une ou deux. A chaque fois que j'allais dans un endroit, ma tête m'envoyait un signal lorsque je pouvais utiliser tel ou tel matériel pour construire une bombe. Je connaissais de propriétés chimiques pour produire ce que je voulais. J'avais trouvé des produits d'entretien, je pouvais prendre les vis et les clous qui permettaient d'accrocher les tableaux et à la place d'utilsier une boite de conserve et bien je me serais trouver autre chose...

- Bon, tu peux l'utiliser si tu veux.  Il te suffit de la lâcher par la fenêtre dans la horde de morts vivants et tu verras les effets...

J'imaginais parfaitement ce qui allait se produire; C'était une jouissance à chaque explosion.  On entendrait un léger boom, un petit nuage grisâtre et poudreux allait apparaitre à on verrait des bouts de métal se loger dans tous les coin. En gros, voilà comment fonctionner la "boite à clous", une de mes spécialités.  

L'utiliserait-elle ou me prendrait-elle pour un fou, j'en avais aucune idée.  J'essayais de faire preuve car S m'avait déjà beaucoup aidé.
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Lun 24 Fév - 7:48





Serena et Mr. Sandman


Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



- D'accord S.

J’étais contente qu’il ne pose pas plus de question. M’étaler sur le sujet ne m’intéressait pas trop en fait. C’était même le contraire, moins on en parlait, mieux je me sentais. Je savais qu’avec certains je devrais surement utiliser mon nom, mais moins je le faisais, plus je me sentais en sécurité.

- Tu as de la nourriture?

-Yep.


Je lui fis une sourire en mettant tout entre nous, grignoter c’était quand même bien dans la vie. Lui par contre, il avait l’air affamé, mais il ne mangeait pas. C’était ennuyant quand même. Ça me faisait plaisir de l’aider. Combien de fois je m’étais pointé à l’école sans manger, sans même avoir mangé la veille parce que ma mère oubliait et un repas le midi? Fallait oublier, si je n’étais pas sous ses yeux, je n’existais pas. Alors la faim, je l’a connaissais. C’est à ce moment que des gens biens on comprit ce que j’avais et une professeure me faisais un petit déjeuner dans son bureau et l’école me fournissait un repas du midi. Qui payait? Aucune idée. Maintenant que j’étais grande, c’était à moi de rendre à la vie.

Je hochai juste la tête en guise de remerciements lorsqu'elle me tendit le petit sachet. Quand elle vit que je  mordillais un bout du film plastique des dents pour l'ouvrir, elle me proposa son aide. Encore une fois, je ne pus refuser.

-Je veux bien.

-Si tu mets le bandage assez sans airs les 2-3 premiers jours, le sucre va absorber les infections, ensuite tu le laisses à l’air libre avec de moins en moins de sucre et hop, tu vas avoir une jolie cicatrice.


Bah oui, je discutais en même temps que de faire son bandage, je n’avais pas vraiment mieux à lui dire et en prime, j’essayais qu’il arrête d’avoir peur de moi. Il avait l’air beaucoup moins pire, mais en même temps… J’en savais trop rien. J’avais l’air si méchante que ça? J’avais une tête à faire peur? Pourtant j’essayais de prendre soin de moi malgré les marcheurs et le manque de ressource. Mes gestes étaient sur, j’avais fait cela si souvent. Ça me rappelait des souvenirs, mais je ne pouvais pas dire s’ils étaient bons ou mauvais.

- Si tu me passes un peu de nourriture, je t'offre ce magnifique que tu ne verras nul par ailleurs.

Je relevai un sourcil devant sa… boite de conserve, sourire aux lèvres. Un autre coup du genre « Mexicain »? Il avait tendance à être originale jusqu’à présent, mais ce n’était pas pour me déplaire. Ça faisait si longtemps que je n’avais pas juste… existé avec quelqu’un d’autre… que j’étais prêtes à parler même avec les plus originales.

- Si si, je te jure, elle est très puissante!

-Si tu le dis, je te crois.


J’avais un sourire aux lèvres, mais j’étais sincère. Je ne savais pas ce qui était à l’intérieur quand même. Donc, pourquoi le traiter de menteur. Je n’étais pas du genre à contredire pour une bonne raison, j’étais quelqu’un de débrouillarde et d’originale, donc il se pourrait qu’un jour ce soit moi qui montre un truc bizarre qui n’était pas ce qu’il semblait être.

- C'est une boîte à clous. Si tu la fracasse ou si quelque chose l'écrase, elle explose en milles morceaux. Et les petits bouts blessent dans un gros périmètre. C'est très efficace contre les croqueurs !

Les croqueurs? Le terme me fit sourire. C’est vrai qu’ils marchaient, mordaient aussi, mais le terme croqué… c’était presque trop mignon pour un marcheur.

-Alors tant mieux. Tout ce qui sert à les tuer, j’aime ça.

Et c’était salement vrai. Il était très, mais très vorace.

- Bon, tu peux l'utiliser si tu veux.  Il te suffit de la lâcher par la fenêtre dans la horde de morts vivants et tu verras les effets...

-Et le bruit va en ameuter encore plus et on va se faire croqué. On est bien là non? C’est calme. J’aimerais bien que ça le reste, mais je te crois.


J’avais le sourire, j’étais douce. Comme quand on prend soin d’un bébé oiseau, ou d’un chaton sauvage. Une bombe artisanale, j’en avais déjà fait. Surtout dans mes cours de science… mais je les mettais sur les plans de travail des autres avant qu’elles sautent, juste pour faire accuser des crétins. En même temps… j’avais besoin de google pour y arriver. J’étais pas si mal en drogue et psychotrope, mais en explosif c’était loin de mon domaine de prédilection.

-Maintenant on va faire un autre marché. Tu gardes ta boite à clou, mais! Je t’échange de la nourriture contre la promesse de prendre soin de toi et de survivre. Quand tu iras mieux et qu’on se reverra, tu m’en donneras une, mais pour le moment, tu as l’air d’en avoir beaucoup plus besoin que moi.

Je lui fis un sourire, passant ma main dans mes cheveux. J’étais loin d’être la grande méchante que tout le monde pensait que j’étais. C’est juste qu’avant… dans l’ancien monde, j’avais besoin de prouver à tous que j’étais forte, que je ne laisserais personne m’en imposer, mais dans ce monde ci, juste être là prouvait que j’étais forte, donc pas besoin de casser des rotules pour le prouver. En prime, Charlie était déjà bien assez brisé comme ça.

-Maintenant, tu arrêtes de t’obstiner et tu manges jusqu’à plus faim.

Je lui faisais un beau sourire, qui sait, il n’allait peut-être pas manger avant un petit moment et je savais déjà ou j’allais m’arrêter sur mon chemin. Entre ici et l’aéroport il y avait une espèce de petite bâtisse informe qui ne servait à rien aux yeux des autres, mais en fait… elle servait d’espace pour des parties de poker illégales. Il y avait de la bouffe et des boissons de toutes sortes là-bas. J’aurai rempli mon sac avant demain midi. Pas de quoi s’inquiéter.

-Ça va te faire du bien.

Sourire aux lèvres, je pris une poignée de fruit séché avant dans manger quelques-uns, je n’avais pas si faim, mais c’était plus du genre « Regarde, ce n’est pas empoisonné ». Je suis gentille moi, c’est juste que ça ne parait pas habituellement.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Lun 24 Fév - 11:07

Elle me croyait lorsque je lui disais que cette boîte était magique. Je n'étais peut être pas le premier zinzin qu'elle croisait. Après lui avoir proposé de la tester, elle me fit remarquer que le bruit allait attirer les morts vivants; Elle avait véritablement raison et je ne me soumettais pas uniquement à cause de sa hache. Plus ça allait et plus je me sentais détendu; Habituellement j'étais peu méfiant sans être pour autant un gros crédule de la vie, mais ma mésaventure me faisait joindre une paranoïa de survie. Etait-ce le début de la folie?

Elle déclina mon offre en m'en proposant un autre. J'étais vexé par son refus. Le seul objet utile que je pouvais lui donner, elle ne l'accepta guère. Elle m'offrait de la nourriture mais en échange je devais prendre soin de moi. Y avait-il des caméras cachées? Etait-elle sérieuse? J'avais connu très peu de marques de gentillesse et de générosité. Par moment de vieux loups m'offraient des babioles. Ces hommes vivant seuls avaient de la pitié pour un jeune comme moi, j'étais "condamné" selon eux. De plus , me donner de la nourriture "à ma faim" , je cite, était d'autant plus fou car les vivres se faisaient de plus en plus rares. Vivait-elle dans un supermarché? Cultivait-elle des fruits? Plein de questions sans réponse mais à dire vrai cela m'importait, les faits étaient là.
J'hésitai longuement à prendre quelque chose,je n'étais pas dupe du tout. Je lui jetai un regard plein de soupçons avant de piquer une barrette de viande séché. Elle mangeait avec moi quelques fruits secs également.

Je fermais les yeux de plaisir à la dégustation de ces protéines. J'avais l'impression que mon corps en veille se mettait progressivement en mode ON. Cela m'arrachait un sourire , chose que je n'avais pas fait depuis longtemps. Maintenant j'avais l'air d'un blessé recouvert de sucre faisant un sourire d'idiot. Bref, moi dans toute ma splendeur. Pour faire la conversation, je voulais lui demander des questions conventionnelles du genre d'où elle venait, ce qu'elle faisait avant... Mais vu qu'elle sous entendait que j'étais en sale état, je décidai de parler de son embonpoint.

-Je peux te poser une question? Comment ça se fait que tu ne manques strictement de rien?

Tout le monde manquait de quelque chose en survie, une arme, de la bouffe.... Elle semblait en bonne santé sans pénurie de quoique ce soit. Je l'admirais pour ça, rares étaient les fois où j'admirais quelqu'un !

- J'ai l'air d'un rat à côté.

Je laissais échapper un petit rire car c'était ainsi que je me qualifiais: "rat des villes". Ca me décrivait bien, surtout dans cette situation. Une fois ma viande finie, je pris des noix. Limite j'allais avaler les coquilles tellement j'avais faim. Je voulais gober tout ce qu'il y avait près de moi. Il eut un silence religieux quelques instants le temps que je mange. Mon ventre ne devait plus être habitué à recevoir autant car je me surpris à caler rapidement. Je voulais faire la conversation mais je me sentais juste incapable. Mais elle parlait déjà de se revoir alors je devais faire un effort. D'abord je me décrispais totalement puis soupirais comme soulagé. Il fallait que je trouve quelque chose à dire , fallait paraître sociable...

- Tu cherchais quelqu'un ici?

Assis, je m'amusais à jeter des bouts de coquille à l'autre bout de la pièce. On faisait ce qu'on pouvait avec ce qu'on avait pas vrai?

- Pourquoi tu veux pas ma boite?


Certainement qu'à ce stade, à mon tour je devais être flippant en insistant avec cette boîte mais je culpabilisais de mettre servi dans ses provisions.

-Désolé mais je n'ai pas l'habitude de la gentillesse des autres, et j'ai pas envie d'en abuser. C'était un cadeau....

Je fis une mine boudeuse en baissant les yeux comme un enfant. Je regardais mon bandage. Y avait pas que la nourriture , y avait aussi ses conseils médicaux. Je devrais peut être lui donner un cocktail molotov avec la boite à clous.

Je finis par me redresser pour aller dans la chambre à coucher. Je voulais changer mes affaires car ils étaient vraiment imbibés de sueur, de terre et sang. En fouillant dans l'armoire , je commençais à parler à voix haute. C'était à la fois pour moi et pour S. , je ne savais pas moi-même.

- J'aurais peut être l'air moins souffrant dans une autre tenue.

Je songeais que peut être mes plaies n'étaient pas si horribles que ça. Il y avait peut être uniquement mon arc sourcilière et mon poignet qui m'inquiétaient.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Lun 24 Fév - 16:32





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Bon, j’avais encore fait quelque chose de mal. Avant les zombies, je n’étais pas gentille, je ne voulais rien savoir des autres et les gens me trouvaient bizarre pour ça. Je me mettais moi-même à l’écart et je passais parfois pour une sociopathe avec des passions hétéroclites et là, j’essaie d’être… gentille et je passe pour une folle parce que je suis… normale. Bref, j’aurais dû agir comme avant… faire une ségrégation sexuelle simple, c’était un mec, j’aurais du l’envoyer se faire voir et prendre mes choses et partir. Promis, je me rattrape sur le prochain survivant que je trouve. S’il faut que je sois froide comme un glaçon pour qu’on réagisse bien en ma présence, ça se faisait bien aussi hein.

-Je peux te poser une question? Comment ça se fait que tu ne manques strictement de rien?

Mais bon avec lui c’était trop tard hein. On allait continu sur la lancé de la gentillesse.

-J’ai toujours été pleine de ressource, ce monde ou l’autre, au final… Je me débrouille bien. Je suppose que je ne pense pas comme les autres.

Je lui fis un sourire, c’était si vrai quand même. Ce qui faisait ma différence avant, faisait ma force maintenant. Si vous pensez à bouffe, vous vous pensez à épicerie. Moi, je pensais à distributrice. Pourquoi, parce que c’était facile d’accès et pré-emballé pour le transport. En prime, ça ne périssait que très peu. Fallait aussi rajouter au fait que j’avais certaines connaissances… peu recommandable. Donc, je connaissais des endroits de la ville plutôt inexplorée par le commun des mortels. Qui pouvait dire qu’ils connaissaient toutes les tables de jeux illégales ou presque de la ville hein? Quoi? Vous pensiez que j’allais les payer comment mes études de médecine? Avec l’aide du petit Jésus? Non, une fille comme moi ça finissait en enfer dès la naissance vue le karma de mes parents.

- J'ai l'air d'un rat à côté.

-Mais non, faut juste un temps d’adaptation différent pour chacun. T’inquiète tu vas finir par te débrouiller super bien.


Je le regardai mangeai tranquillement. Bon d’accord, moi je mangeais tranquillement, lui il donnait l’impression de pas avoir mangé de solide depuis un bon bout de temps

- Tu cherchais quelqu'un ici?

Je partie dans le vague quelques instants. Est-ce que je cherchais quelqu’un? Non. Ça faisait longtemps que j’avais abandonné l’idée de retrouver qui ou quoique ce soit. Je n’avais rien avant, je n’aurais surement rien maintenant.

-Non, ça fait longtemps que j’ai arrêté de chercher en fait. Même avant tout ça. En ce moment, je vagabonde plus qu’autre chose. Je vais bien trouver quelque chose à faire d’ici là.

Je le regardais lancer des coquilles, il s’amusait? Donc, il se détendait un peu? C’était positif ou pas? J’essayais quand même très fort d’être sociable et gentille, qui sait, ce serait peut-être mon seul contact humain avant plusieurs mois. Qui sait, si j’allais croiser d’autres personnes ou pas.

- Pourquoi tu ne veux pas ma boite?

-Tout simplement parce que je suis nomade et que je cavale beaucoup. Je cours, rampe, m’accroupis, saute… Si je mets ta boite dans mon sac… et que je l’accroche. J’exploserais ou j’aurais plein de fragments de truc à retirer de mon pauvre corps, alors j’essaie d’éviter pour le moment, mais quand j’aurai un coin à moi, je ne dis pas non.


Je lui fis un sourire. J’espérais qu’il comprenne mon point de vue quand même. C’était quand même évident maintenant que je mettais des mots sur le pourquoi du comment. Je ne voulais pas qu’il le prenne mal. Il échangerait sa boite avec quelqu’un d’autre, ce n’était pas si mal comme marché.

-Désolé mais je n'ai pas l'habitude de la gentillesse des autres, et j'ai pas envie d'en abuser. C'était un cadeau....

-Et je n’ai pas dit que je n’en voulais pas, je te demande juste de garder le cadeau jusqu’à ce qu’on se revoit et que je sois un peu plus… stable. Que j’ai un endroit ou la poser en attente d’utilisation. Si j’ai un truc qui fait du dégât en zone, je vais réfléchir longtemps avant de l’utiliser.

Des dégâts en zone hein? Je ne pouvais pas choisir des termes moins geek s’il-vous-plait. Fallait pas qu’on pense que je ruinais ma vie sur un pc ou des consoles hein… malgré que… Bref, toute vérité n’était pas bonne à dire et dans ce cas si, on allait éviter. C’était toujours mal vue une fille qui touchait au jeu vidéo sans un copain pour l’accompagner et… j’ai jamais voulu de copain. En prime, on s’en fichait, ça n’existait plus les jeux vidéo.

Il boudait un peu, mais il allait s’y faire. Je n’étais pas du genre à changer d’idée donc… faudrait bien qu’il s’y fasse un peu. Qu’il les donne au premier inconnu venu s’il n’en voulait vraiment pas. Moi ça ne me dérangeait pas. C’est là qu’il se leva. Je l’avais blessé? J’espérais que non. Si j’arrivais à blesser quelqu’un en étant gentille… je retournais en mode glaçon hein, je faisais surement moins de mal comme ça. Il se déplaça vers une autre pièce. Vue les divisions, ça devait être une chambre. Dans le pire, un bureau. Je ramassai mes choses, les rangeai bien pour ne rien perdre. Je ramassai ma hache et m’approchai de la porte quand il parla.

- J'aurais peut-être l'air moins souffrant dans une autre tenue.

-Peut-être, mais juste si tu trouves quelque chose à peu près à ta taille. Trop petit tu vas avoir l’air… ridicule et trop grand tu vas avoir l’air d’un gamin.

Je rigolais en disant ça. Comment je le savais? Par expérience. Avec du linge de femme trop petit… j’avais l’air d’une salope. Avec du linge de femme trop grand… j’avais l’air d’une gamine qui voulais jouer à la maman. C’était difficile de sortir de l’adolescence. J’aimais les vêtements avant. Pas parce qu’on n’aime pas les gens, qu’on doit se foutre de ce qu’ils voient de nous. En prime, on me regardait tellement, que j’avais pris l’habitude de faire un effort vestimentaire. En même temps… j’étais une excentrique et presque tous les styles m’allaient bien, alors c’était salement pas compliqué. Avec le corps que j’avais, avoir eu un peu plus de… gêne pour la discussion, j’aurais fait des ravages. À la place, les garçons si étant essayé… se sont cassé les dents ou les rotules… ou fini assommé… ouais bon.

-Si tu as envie d’un avis féminin,  je suis là hein. Ne te gêne pas.

Oui bon, j’avais très envie de me divertir et une petite parade de mode ne me ferait pas de tort. Surtout si c’est moi qui rigolait et lui qui essayait.

-Évite-les vêtements de femme hein, ça te donnerait un look un peu trop original.

J’étais de bonne humeur. Une simple gamine de 17 ans qui blaguait comme si de rien était. J’avais juste… envie que tout s’arrête l’histoire de quelques heures. Quelques heures de bonheur avant de retourner au stress de la vie que nous offrait le monde. Est-ce que c’était si mal. Fallait juste espérer qu’avec lui ce n’était pas du donnant-donnant, parce que le voir défiler dans des vêtements de papa pourrait être drôle… s’il voulait me faire essayer des vêtements aussi… ça serait drôle, mais là… c’est lui qui rirait de moi. Je n’avais jamais eu peur du ridicule, mais lui… surement. C’était un être humain normal quand même. J’étais adossé au mur près de  la porte, je l’entendais bien, mais je lui laissais son intimité. En même temps, j’avais envie de jeter un œil. Pas sur lui directement. J’avais juste peur qu’il ait des côtes de brisées ou fêlées. Sa se verrait facilement, depuis le temps, il aurait des enflures, des ecchymoses, des douleurs. C’était juste… s’il avait été tabassé comme ses plaies donnaient l’impression… je m’inquiétais un peu. Ce n’était pas bien de s’inquiéter pour quelqu’un vue l’époque dans laquelle nous vivions. Faudrait que j’arrange ça un peu.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mar 25 Fév - 7:34

En réalité elle ne refusait pas mon cadeau... C'est que cette fille jouait sur les mots ! Pour moi lorsqu'on ne prenait pas un présent, on le refusait et c'était tout. Mais elle nuançait puis elle avait des arguments redoutables. C'était d'abord parce qu'elle avait peur de mourir avec cette boite dans son sac. Alors ce n'était pas parce qu'elle ne me croyait pas? J'eus un doute l'espace d'un temps car brandir une boite de conserve et prétendre qu'elle était spéciale, j'avais du avoir l'air con...  
Pourquoi était-elle si gentille avec moi? Aussi généreuse  et aussi normale? Paraissais-je normal?
De plus elle parlait de se revoir à plusieurs reprises. Cela était certainement le plus surprenant. Les seules personnes que je revoyais plusieurs fois étaient celles qui me confier des lettres  à donner à mon tour à d'autres survivants si j'allais dans telle ou telle ville.  Le rôle de facteur en quelque sorte. Je n'étais donc pas vraiment habitué à ce que quelqu'un souhaite me revoir, surtout une fille de mon âge environ qui plus est. Peut être qu'elle était vraiment mexicaine et qu'elle comptait me livrer aux autres. Je commençais réellement à me sentir mieux, je ne désirais pas repartir en enfer mais je voulais déjà reprendre la route. Je passerais peut être mon hiver dans le nord . il était clair que je ne descendrais pas en Amérique Latine.
Aux termes "dégât en zone" , je ne pus m'empêcher de sourire fièrement car je comprenais cette référence. Cela me rappelait les jeux stratégiques sur consoles en ligne que jouaient certains de mes camarades en cours. Je ne savais pas tenir une manette ou utiliser un clavier d'ordinateur. A dire vrai ma liberté était restreinte par peur que je devienne plus violent ou je ne sais quoi mais je connaissais des expressions et des tendances de jeunes quand même.

Je finis par me lever et me diriger dans une chambre. En ouvrant une armoire, une série de vêtements se présentait à moi. Je songeais à changer de tenue car mon apparence de souffrant, de rat, de cadavre, de tout ce que vous vouliez, était déplaisant. S. finit par se poser près de la porte. Alors que je jaugeais les tenues qu'il y avait , une fois de plus elle me donna des conseils. Trop gentille cette S. L'attention qu'elle me portait ces 20 minutes était déjà plus immense que l'attention de mes parents en 17 ans d'existence (on retire l'année après l'épidémie). C'était une sensation bizarre que je n'appréciais pas trop. Rien ne me disait que cette fille ne m'amadouait pas pour me vendre aux autres. Sensation bizarre mais nouvelle et agréable. De toute façon c'était le temps d'une journée. Un jour dans une vie ce n'était rien pas vrai?
Elle me proposa son aide en tant qu'avis féminin.

- D'accord, tu vas jouer les stylistes! Dis-je amusé.

Je pris une chemise et un pantalon pour les poser sur le lit qui se trouvait en face. Elle m'arrêta pour me prévenir que porter des affaires de femme serait une mauvaise idée.

- Ah bon? Bah mince, moi qui croyait être mignonne en robe d'été...
Avec le ton sur le quel j'ai dit ces mots, S. allait croire que j'étais véritablement déçu de ne pas pouvoir porter de robes. Parce que lorsque je tentais de faire de l'ironie ou d'être sarcastique, cela ne se percevait pas dans ma voix. Les gens même les moins susceptibles finissaient pas me croire. Par moment cela renforçait mon humour par d'autres ça renforçait ma réputation de fou.

Je déboutonnais mon pantalon avant de finir en caleçon. Je n'étais nullement gêné par la présence de S. Mon rapport avec la nudité et tout ce qui en était associé avait bien changé depuis mon passage à l'hôpital. Filles ou garçons, on avait été tous en blouse et on avait passé un lot de contrôles de toute nature. A la fin, j'étais tellement plongé dans une attitude stone à cause des médicaments (on appelait ça la phase des ténèbres et c'était normal ) que je ne pouvais plus prendre mon bain seul. Des élèves une fois s'étaient amusés à me déshabiller et à planquer mes vêtements dans le lycée. Cela faisait parti du rituel de fin d'année. J'avais du rentrer à la maison en caleçon.
Mais quand il était question de retirer le t shirt, je me stoppai pour me mettre dos à elle; Je ne désirais pas qu'elle voit mes brûlures sur le torse et sur l'épaule. Cela allait jusqu'au nombril. Il n'était pas question qu'elle voit mes affreuses cicatrices. Parce que j'avais honte, parce que je ne souhaitais pas qu'elle me trouve monstrueux et parce que des questions pouvaient déferler par la suite. Je n'étais pas capable de répondre vaguement comme elle l'avait fait un peu plutôt dans la conversation. Faut pas croire mais il y avait des comportements qui ne trompaient pas quand on était soi-même habituer.
J'enfilais rapidement le pantalon et la chemise à carreau trop larges pour moi. Je me mis face à S.

- Je ressemble à un papi texan là....affreux!
Je jugeais moi même ma chemise.

- Toi aussi tu peux essayer des vêtements si t'en as besoin
Je commençais à retirer ma chemise mais je m'arrêtai parce que je voulais l'avis de S. sur cette première tenue.

- On est d'accord que ça ne me va pas?

Je mis mon nez dans le placard pour voir les autres tenues.
- Je crois que je ne vais pas avoir le choix, ça va être des vêtements larges.
Pour le t-shirt, cela ne me dérangeait pas mais pour le pantalon j'allais ressembler à un clown.

En retirant mon pantalon je remarquais des tâches de sang qui constellait le tissu. J'avais oublié mes jambes!

- Bouge pas je reviens.
Je partis dans la salle de bain pour trouver une serviette puis dans la cuisine pour de l'eau. Je mouillais un bout avant de frotter doucement sur l'arrière de mes jambes. C'était juste rose, cela ne virait pas au bleu ou une autre couleur , je n'avais rien à craindre. Puis je revins dans la chambre.




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Serena Donnelly
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mar 25 Fév - 9:08





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Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



J’avais juste envie d’avoir l’air d’une adolescente normale pour une fois. Je n’avais jamais réussi avant, alors dans le contexte présent, je restais bizarre à être normal, donc je restais encore en marge des normes. J’aimais bien que les gens se posent des questions sur ma santé mentale, ça me faisait plaisir. C’était mal? Surement.

- D'accord, tu vas jouer les stylistes!

Yeah, il embarquait dans mon jeu. J’adorais ça. Bon d’accord, je n’étais pas du genre joueuse… ok, oui je l’étais, mais pas avec des inconnus, c’était une nuance à faire. En même temps, toutes les personnes qui ne m’étaient pas inconnu avait surement fini démembrer ou prédigéré par des marcheurs. Donc, je n’allais pas vraiment m’inquiéter pour la différence entre un inconnu et un connu. Tout le monde était sur un pied d’égalité maintenant. Je me demandais quand même un peu s’il avait encore peur que je lui saute dessus pour… pour une quelconque raisons. Du genre, lui voler… il avait quoi à voler en fait? C’était à moi de me méfier, pas le contraire et pourtant… je n’avais absolument pas peur. Bon d’accord, j’avais une hache et des cours de combat de toutes sortes et lui… il était brisé.

- Ah bon? Bah mince, moi qui croyais être mignonne en robe d'été...

Je ne savais pas s’il était sérieux ou pas, mais l’image était tellement drôle que je ris franchement. Sa faisait mille ans que je n’avais pas ri, j’aimais la sensation de légèreté que ça offrait. Je me sentais… juste bien. Tant pis s’il me trouvait bizarre. J’assumais pleinement ce que j’étais et je n’étais jamais normal. Fallait faire avec. Un jour, faudrait que je trouve plus fou que moi, juste pour voir qui est le pire des deux. D’ici là, on allait juste… exister et survivre. C’était bien comme solution. Il se déshabilla sans mal, mais me tourna le dos pour retirer son chandail. C’était pas l’inverse d’habitude? Bref, il n’avait pas l’air avoir été tabassé trop fort au niveau des côtes, ça me rassurait. Parce que dans un monde comme celui-ci, c’était surement aussi grave d’avoir une côte cassée, qu’un genou brisé. Pourquoi? Parce qu’il ne suffisait que d’un seul mauvais mouvement pour se percer un poumon et ça, ça ne se réparait plus. Plus maintenant, parce que les opérations n’étaient plus chose courante. Il termina de s’habiller et me montra. Je ne pus m’empêcher un sourire joyeux. C’était léger comme atmosphère, c’était drôle. J’étais bien. Je ne voulais pas rire de lui directement non plus, je n’avais pas envie de perdre mon contact humain du moment, mais la tenue lui donnait l’air…

- Je ressemble à un papi texan là....affreux!

-Je suis d’accord pour le papi Texan, mais pour l’affreux, j’ai vue pire je te jure.


Oh mon Dieu, oui. Un jour, j’étais entré dans un appartement pour les trucs de base genre savon, vivre, eau et vêtement. Quand j’avais ouvert la garde-robe de la femme… c’était rempli de robe, mais… du genre french cancan, avec des boas et des tenus de scène terrible. J’en avais essayé quelque une, mais j’avais pris une robe beaucoup plus simple. Oui, oui, j’avais une robe dans mes trucs, mais chut! C’était un secret. Je n’étais pas vraiment une fille… juste une pâle copie.

- Toi aussi tu peux essayer des vêtements si t'en as besoin.

-Je pourrais bien. On a toujours besoin de vêtement.

- On est d'accord que ça ne me va pas?

-Tu pourrais chercher pour mieux. C’est pas comme si on était super pressé de sortir non plus.


Et c’était vrai, j’étais loin d’être pressé de retrouver les marcheurs vouloir me manger. En plus, je m’amusais vraiment et j’essayais de le montrer de mon mieux. Je ne devais pas être très bonne parce qu’il n’avait pas l’air d’être complètement à l’aise. Je donnais surement l’impression d’être une fille bizarre… je devrais peut-être juste… arrêter. Je ne sais pas. Être normal, c’était difficile et compliqué. Pourquoi je m’étais embarqué là-dedans déjà? Je me dirigeai vers l’une des penderies pour jeter un coup d’œil aussi. Une fille normale aurait surement tiquée, elle aurait surement dit non, ne pas se changer devant un inconnu, mais moi… j’avais été élevé dès le berceau avec une mère très peu habillé et les gens tournant autour d’elle n’était jamais mieux. Je n’avais jamais compris la différence entre un soutien-gorge et un haut de maillot de bain. C’était la même chose non? Bref, je regardais, mais rien n’était vraiment très… adéquat. On était quand même en septembre, les vêtements chauds étaient une chose à laquelle je devais penser d’ici l’hiver.

- Je crois que je ne vais pas avoir le choix, ça va être des vêtements larges.

-C’est toujours mieux que des trop petits.


Vrai. Les vêtements trop petits c’était toujours terrible. En plus, c’était inconfortable. J’avais finalement opté pour un chandail à manche longue noire. Il n’avait pas l’air épais, mais il avait l’air passe-partout. Je cherchai des pantalons, mais tout était terriblement… vieux, mais vieux d’âge. J’optai pour une paire de short courte et des bottes longue, sait-on jamais. J’avais tout lancé sur le lit quand je le vis quitter la pièce.

- Bouge pas je reviens.

-Euh. Ok.


Je retirai mon chandail en attendant qu’il revienne. Ensuite, mes bottes. Est-ce que tout allait bien? Je l’entendis dans la salle de bain et dans la cuisine, mais il faisait quoi? Je commençais à m’inquiéter un peu quand même quand il revint.

-Ça va?

Oui bon j’aurais pu trouver mieux, mais en même temps… C’était lui qui était partie hein. Je retirai mes pantalons en le regardant toujours. J’avais déjà tué un marcheur en sous-vêtement et ce n’était pas la chose la plus palpitante à faire au monde, depuis ce jour, je les choisis noir et s’il me disait qu’il y avait un marcheur je boudais. Parce que je portais mes sous-vêtements préférés, ceux en dentelle noire et que si je devais les tuer à cause d’un marcheur… gne. J’enfilai tranquillement les shorts en attendant sa réponse. Il n’avait pas inventé une arme, donc… j’étais toujours très bien. En prime, j’allais peut-être me faire un nouvel item dans ma garde-robe. Parce que même s’il était serré et trop court à mon goût, il faisait. Dans mon ancien lycée, j’aurais traité la fille avec un short comme ça de fille facile. La vie avait de c’est revers parfois. En général, si les vêtements me faisaient et était propre. Je prenais. C’était bien comme ça.

-Parlant de styliste, essait ça.

Je lui lançai une chemise blanche toute simple. Surement un peu trop propre pour le contexte, mais en même temps, elle avait l'air plus petite que les autres. Toujours autant trop grande pour Charlie, mais quand même... Une chemise blanche serait mieux qu'une texane.




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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mar 25 Fév - 10:40

Elle avait raison lorsqu'elle disait qu'on était pas pressés. Moins je pointais mon nez à l'extérieur de ce trou et plus j'avais de chance de vivre dans le sens où je pouvais vivre librement. A côté des mexicains, les morts vivants paressaient de véritables bisounours tout mignons désirant votre mort la plus simple qu'elle soit. Les mexicains , eux souhaitaient votre douleur la plus intense et la plus longue.
Je chassais ces idées noirs quelques instants. S. me rappelait que les vêtements larges étaient mieux que les fringues trop courts. C'est vrai ! Je me souviens de ma première machine; Les vêtements avaient finis taille  poupées. En essayant, juste pour être sûr que c'était bien trop petit, j'étais ridicule et très mal à l'aise. Ce n'était pas le but quand on sait que tout survivant galope à gauche à droite à longueur de temps vagabond ou non.  Dès que j'avais retiré mon pantalon j'avais remarqué du sang ce qui m'alerta. J'étais parti en éclair nettoyer avec le bout d'une serviette de bain pour éviter de tâcher tous les pantalons que je mettrais.
A mon retour S. était en train d'essayer des vêtements. D'ailleurs je ne relevais pas réellement qu'elle était en sous-vêtements. Comme dit précédemment, c'était chose courante pour moi. Elle me demandait ensuite si ça allait. Je hochai la tête en guise de réponse normalement. Ce n'étaient que des petites plaies artificielles comme quand on se coupait avec un couteau ou quoi.

Elle me donna ensuite une chemise blanche. Toujours en caleçon et avec ma chemise de texan, je me remis dos à elle pour la déboutonner entièrement, j'avais déjà commencé à le faire avant de partir dans la cuisine, je finissais à présent le travail; J'espérais qu'elle n'avait pas aperçu mes cicatrices mais il n'y avait aucune raison qu'elle voit mon torse à moins de bien chercher à travers le tissu.
J'enfilai la chemise blanche  qui se trouvait moins flottante que la précédente. En me penchant une fois de plus dans le placard, je sortis un jean que je mis également. Trop large au niveau du bassin, je cherchais une ceinture. Après quelques recherches dans le tiroir, je la glissai puis la bouclai sous ma chemise.

- La chemise blanche ça fait pas un peu trop festivités?
Je jaugeais son top noir.

- Regarde même toi tu mets des couleurs sombres.

C'était une habitude de survivant de porter des couleurs dark comme le noir, le marron ou bien le bleu car cela se fondait dans le décor et ça tachait moins. La palette de couleurs était semblable à celle des militaires.  Je portais principalement jusqu'à ce jour des vêtements qui étaient à moi et qui étaient des vêtements de lycée. Mes gouts étaient très ordinaires, j'allais du vert kaki , du gris et du noir été comme hiver. Pour un garçon qui aimait les flammes flamboyant de jaune , d'orange et de rouge, j'optais que pour des couleurs froides et ternes. Je n'étais pas un fashion victime loin de là, je portais des couleurs qui se fondaient le plus dans la masse. Si ma pyromanie était un handicape, ma faculté à me rendre invisible était un don. Et malgré mes capacités à passer inaperçu , j'arrivais à attirer de mauvais regards.  "Quel gâchis " murmuraient des filles, "quel débile" criaient ces mêmes camarades qui prenaient un malin plaisir à m'humilier.

- J'ai l'impression d'aller à un mariage comme ça !

Pendant un millième de second, je paraissais comme un enfant qui râlait des mauvais goûts d'une mère. Pour la première fois, je râlais parce qu'une tenue ne m'allait pas.  Mais je râlais gentiment, je râlais enthousiaste. Justement, je commençais à prendre partie et presque à affirmer mon opinion; Peut être (et certainement) S. ne remarquerait rien mais pour moi c'était une première.

-Maintenant que tu joues les stylistes pour moi, je vais les jouer pour toi...

Oeil pour oeil , dent pour dent. Un dicton/proverbe qui marchait très bien chez les enfants comme chez les grands. Je lui sortis un cardigan gris avec des motifs du nord comme des flocons par exemple. Avec cela, je sortis également un t shirt vert pistache simple.

- Tiens, ça va être magnifique.

Je n'avais pas du tout idée si ça allait ensemble ou pas.  Le cardigan c'était juste pour pas qu'elle ait froid car si ça ne tenait qu'à moi, je lui aurais fourni uniquement que le t shirt vert.

- Franchement, entre être texan ou un marié je ne sais pas ce qui est le pire. Peut être que je devrais remettre mes vieux torchons sur le dos.

Plus ça allait et moins je craignais une attaque surprise de S. En fait pour les brûlures je m'en fichais. C'était pour ça que je dévoilais mon torse la seconde fois lorsque je retirais a chemise. Tant pis pour les questions, tant pis pour son impression. Elle devait savoir s'il elle souhaitait me revoir. Enfin, elle ne reverrait probablement pas mon torse mais elle cela était un épisode de ma vie et pour créer un climat de confiance il ne fallait pas sans cesse se cacher. Cela était la règle d'or du livre la sociabilité pour tous . Il fallait présenter un peu de soi pour que les autres offrent un peu du leur. De plus S. m'avait déjà parler en quelques sortes d'elle même si ça l'avait gêné. Elle paraissait avoir des points communs avec moi. Je n'étais pas certain de mes propos mais c'est ce qui transparait du moins.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mar 25 Fév - 12:11





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Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



Il avait enfilé la chemise blanche, il était vraiment plus mignon comme ça, mais en même temps… vue les marcheurs et les giclés de sang… ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux. Il était franchement mieux quand même, mais… faudrait bien lui trouver autres choses.

- La chemise blanche ça fait pas un peu trop festivités?

-Mais tu as l’air en meilleur forme au moins.


- Regarde même toi tu mets des couleurs sombres.

-Ouais bon, je sais, mais tout est affreux pour les filles là-dedans.


Je me mis à fouiller ici et là. Il y avait des vêtements de toute sorte et j’adorais les jeux de chasse et trouve. C’était toujours quelque chose d’enfantin. Comme quand tu fouillais dans la garde-robe de ta mère, essayait son maquillage et ses souliers. C’était magique. Ok, moi ma mère m’avait frappé si fort quand elle avait vu ce que j’avais fait que je n’avais pas pu aller à l’école pendant 4 jours le temps que la trace de sa main disparaisse, ensuite elle avait accusé les escaliers. Ma mère à moi n’aimait pas beaucoup partager, même avec moi. Je n’avais donc jamais recommencé. Maintenant, je comblais quelque chose avec les placards des autres.

- J'ai l'impression d'aller à un mariage comme ça !

-Mais tu aurais plein de partenaire de danse au moins. Tandis que déguisé en texan…


Je lui fis un sourire. Il n’y avait rien en ce moment qui pouvait me faire douter que Charlie n’était pas du genre à avoir des copines, donc je pouvais bien penser ce que je veux. Il était mignon, il était marrant. Pourquoi pas? J’adorais notre jeu. C’était vraiment amusant et je ne pensais même plus au marcheur.

-Maintenant que tu joues les stylistes pour moi, je vais les jouer pour toi...

-Eum… essait pour voir.


J’avais un vrai sourire de défi là. Je cherchais quand même quelque chose pour lui dans les placards. C’est là qu’il me sortit un truc de laine, avec motif tempête de neige? Sérieusement. Je le prenais, mais je doutais vraiment. Le t-shirt était correcte quand même, mais il avait l’air grand et un peu informe.

- Tiens, ça va être magnifique.

-Erf. Espérons.

J'avais le sourire aux lèvres en disant ça, mais fallait que je me défende un peu. Je n’eus qu’à retirer le chandail noir que j’aimais bien pour enfiler le truc vert. Il était informe, un peu trop grand, mais le vert était… descend. Pas vraiment mon style hein. Le truc gris… des que je l’enfilai je compris pourquoi je ne l’aurais jamais mis, mais je le fis pour lui faire plaisir. Le truc était trop grand et les manches étaient vraiment trop longues. Ce n’était vraiment pas pratique.

- Franchement, entre être texan ou un marié je ne sais pas ce qui est le pire. Peut-être que je devrais remettre mes vieux torchons sur le dos.

-Attend, met ça.


Je lui lançai  une chemise carrelé noir, rouge et grise vraiment bien. Je lui lançai aussi un t-shirt noir aussi. Je pense que c’était un pyjama de madame, vous savez les chandails d’homme qu’on s’achète une fois de temps en temps juste pour être… confortable pendant le dodo quand on ne tolère pas la flanelle. Il ne se retourna pas pour se changer. Ce qui était vraiment bien, juste parce que j’avais l’impression qu’il me faisait confiance. Je plongeai mon regard dans le sien sourire aux lèvres. Je n’y tenais plus.

-D’accord, j’enlève ce truc et je vais le …b…tuer. Ça pique beaucoup trop pour la vie ce machin.

Je détestais la laine, je lui aurais mis le feu, sans remord, mais je n’allais pas dire ça. C’est au moment où j’allais dire « brûler » que je regrettais déjà juste d’y avoir pensé. Je lui fis quand même un sourire en rajoutant simplement :

-On est de très mauvais stylistes je pense.

J’enlevai le truc gris à flocon et j’enlevai le vert aussi. Je préférais salement être nu plutôt que d’être une seconde de plus dans ce truc qui pique. J’enlevai les shorts et remit mes pantalons. Si j’avais à sortir, les shorts n’étaient dans les meilleures idées du monde. Je remis mes jeans, puis le chandail noir. Il était léger et légèrement transparent, mais je m’en fichais. Il était confortable, c’était le plus important. Je mis quand même les shorts dans mon sac, mes anciens vêtements aussi. Je pris place sur le lit jambes croisées. Sourire aux lèvres.

-Tu veux encore essayer des vêtements? Parce que moi je vais regarder d’ici. Ça fait mille ans que j’ai pas été dans un lit confo’.

En disant ça, j’ai juste eu le réflexe de me laisser tomber dans le lit, les bras en l’air. Un peu comme une gamine. J’étais une gamine au fond, mais… vraiment très au fond là.


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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mar 25 Fév - 14:13

- Tout est affreux aussi pour les hommes...
Je me sentais obligé de répondre à ça car je n'étais pas à l'aise du tout avec cette panoplie de chemises ou de pulls. Si ça ne tenait qu'à moi, je porterais un sweat shirt bleu marine, un t shirt avec ou sans motifs dont les manches me tomberaient au niveau des coudes et un pantalon noir. Ces vêtements me rendaient juste vieux. Cela me donnait soit 5 ans de plus ou soit 50 ans !
Ensuite elle évoqua les éventuels partenaires de danse du pseudo mariage qu'illustrait parfaitement la chemise blanche. J'eus envie de rire. Charles Salmon entrain de danser? Charles Salmon à un mariage? C'était trop drôle! Mais je ne relevais aucun commentaire.
Après avoir enfilé les vêtements que je lui avais proposé elle semblait fragile dans cette tenue beaucoup trop large pour sa taille. Rien à voir avec la mexicaine à la hache de départ! Cette image de S. me rassurait plus que la première. Elle n'appréciait pas le cardigan. Ce que je comprenais parce qu'au final je n'aurais pas été sûr de le porter moi-même. Elle me tendit une autre ultime tenue avec un regard assistant. Je soutenais son regard, non pas par défis mais parce que j'étais intrigué.
Souvent je tenais le regard des gens pour les tester. Au lycée on détournait rapidement le regard lorsque les yeux croisaient les miens. Dans la rue cela dépendait. On tenait longtemps d'un air de défis ou comme si on souhaitait communiquer. J'étais nul au jeu de regard mais je m'amusais à adopter un faux air de psychopathe pour faire paniquer les gens.

Je mis un t shirt noir qui me colla à la peau cette fois puis une chemise par dessus. Elle me plaisait avec ses couleurs ternes et son tissu, de la flanelle je pensais, m'étaient convenables.

-Vendus pour cette chemise et ce t shirt!
Je gardais le jean car même grand il tenait bien avec la ceinture. Il fallait juste que je retrousse un peu le bas.

Elle trouvait elle aussi chaussure à son pied puisqu'elle conserva quelques fringues dans son sac à dos. Elle conclut que nous étions de mauvais stylistes.

- Mauvais? Un peu ! Je dirais piteux. Dommage pour ma carrière, je vais me convertir en autre chose.
Je ramassai mes vieux vêtements sur le sol. Je réutiliserais peut être le top mais il était important mais le pantalon était foutu. Je glissai mes doigts dans des petites déchirures au niveau de la nuit, conséquences de ma chute sur le fil barbelé, afin de tirer de toutes mes forces et d'arracher des lamelles de tissus. J'aurais besoin de ça pour faire des cocktails molotov dans les heures ou les jours à venir. Autant faire des provisions maintenant. Le textile de pantalon était dur alors je devais forcer un peu. S. se détendit sur le lit. A s'affaler de la sorte, elle m'avait donné envie de me poser sur le matelas moelleux qui devait être mieux que la banquette arrière de mon fidèle pick up. Elle me demanda si je souhaitais essayer d'autres vêtements.

- Pourquoi pas. Après tout, une tenue de plus serait toujours utile.
Je posais mes bandes de tissues sur le bord du lit avant de retirer pour la énième fois mon haut.
Replonger dans l'armoire était drôle car ce qu'elle contenait se présentait folklorique. Je regardais par la même occasion pour des vêtements très chauds. L'an passé j'avais fini par mettre mes gants et ma doudoune à brûler pour alimenter le feu. Cette année hors de question de reproduire la même erreur. J'allais mourir frigorifié plus qu'autre chose.
Je trouvais un col V tout en gris. Je passais mes mains et ma tête. Il était un peu large mais bizarrement pas au niveau des bras. Je me tournais vers S. pour lui demander son avis. Je posais juste un regard interrogateur. Si elle me disait oui, je le gardais, si elle me disait non , poubelle!

- Ah regarde!
Dans une boite enfouie en bas, je trouvais un noeud papillon noir. Je le levai dans les airs afin que S. puisse le voir.

- Pour mettre avec ta chemise blanche.
Je ne savais pas si j'allais prendre cette chemise blanche. Après tout je pouvais être invité à un événement. Un dégommage de croqueurs le vendredi soir pour rencontrer d'autres survivants serait un excellent prétexte pour mettre cette chemise blanche mais ça ne serait qu'une seule fois. Les couleurs perdraient de leur éclat.

- Je peux jouer les serveurs maintenant avec ce noeud. Tout en une cette armoire!
La chemise blanche, je voulais bien la mettre si ce n'était juste pour faire plaisir S. Mais porter un noeud papillon, il faudrait plus de prétextes que ça pour m'en faire porter un.
Je fouillais quelques instants encore dans l'armoire avant de m'asseoir sur le lit car j'étais lassé des vêtements. Je faisais une overdose. Je n'avais pas vu autant de vêtements depuis que ma mère m'avait forcé à entrer dans un magasin de fringues.

- Tu me fais de la place?
Je n'avais pas pu résister à l'appel du lit mou que promouvait si bien S. Mais d'être affalé ainsi augmentait les chances de me voir piquer un somme. Une partie de moi, que je tentais de refouler progressivement depuis que j'avais compris que S. ne me ferait pas de mal, m'empêcherait de toute manière de dormir. J'arriverais à dormir si j'étais seul. Elle restait toute fois une inconnue. Une inconnue avec qui j'aimais bien rester et avec qui il était question de se revoir mais elle restait une inconnue. Je pouvais toutefois annuler cette" propriété" d'inconnu juste en dialoguant. Or, cela allait me demander trop d'efforts. Je n'étais pas du genre à demander aux autres s'ils ne le souhaitaient pas.

- Je suis vraiment désolé pour le coup de la mexicaine.
C'était tout ce que j'avais trouvé à dire, je devais avoir l'air très idiot. Ce que je savais faire depuis le début de notre échange. Je me voyais juste mal lui demander où elle venait etc..

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mar 25 Fév - 15:38





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Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



- Tout est affreux aussi pour les hommes...

-T’as pas choisi le bonne appart alors.


Je lui fis un sourire moqueur C’était qui avait choisi le lieu, puisque c’était lui qui était entré dans l’appartement et y avait fait du bruit. Moi, j’avais juste été attiré par le bruit. Il aurait pu choisir un appartement haut-de-gamme, mais non. Alors, on allait jouer avec le placard du couple surement mort depuis un petit moment déjà. On allait avoir plein de plaisir et ensuite… on partirait chacun de notre côté et on tuerait du marcheurs et on chercherait à survivre par tous les moyens. Nos regards se croisèrent et je n’étais pas du genre à détourner le regard, jamais… C’était parfois même mal vu. Je ne savais pas trop pourquoi, si je regardais quelqu’un, j’allais le regarder dans les yeux… pas partout ailleurs. En même temps, j’avais compris que je n’étais pas douée avec les gens, alors si ça ne se faisait pas… bah tant pis. Il enfila le t-shirt qui lui alla. Il lui allait bien même. Un point pour moi. Ça lui allait bien.

-Vendus pour cette chemise et ce t shirt!

-Un point pour moi.

- Mauvais? Un peu ! Je dirais piteux. Dommage pour ma carrière, je vais me convertir en autre chose.

-C’est une excellente idée. Va falloir se recycler tous les deux.


J’étais déjà sur le lit quand je le vis tuer son jeans pour de bon. Il en faisait des bandes. J’aimais faire ça, mais juste parce que ça passait le temps. Le lit était… envoutant. Comment dire, j’avais passé tellement de temps dans mon congélateur sur des banquettes que tout était divin à côté de ça. J’aurais passé ma vie au lit avant l’épidémie, alors maintenant… Je donnerais mon âme pour 12heures de sommeil de suite.

- Pourquoi pas. Après tout, une tenue de plus serait toujours utile.

-Alors vas-y, moi je regarde.


J’avais un beau sourire, mais je devais passer pour une grosse paresseuse, complètement couché dans le lit, le laissant faire tout le travail. Il enfila finalement un chandail tout gris.

-Plus mignon dans la chemise blanche, mais avec celui-là, tu auras plus chaud plus longtemps.

Je lui fis un sourire, ce n’était vraiment pas si mal. Pour du linge recyclé, il avait réussi à trouver des choses potables. Même moi j’avais trouvé des babioles, des vêtements, bref! J’étais bien et j’étais heureuse. Le seul problème, c’est que je m’endormais, mais je luttais très fort hein.

- Ah regarde!

Je lui fis un beau sourire tout en rigolant. Il était bien ce nœud papillon. Un peu rétro, mais quand même. À quoi bon répondre, j’étais déjà en train de rire. Il l’avait sa réponse.

- Pour mettre avec ta chemise blanche.

-Tu serais surement très sexy avec les deux.


Une blague qui m’avait échappé. Fallait que j’apprenne à garder les mots dans ma bouche. Pourquoi je disais tout ce que je pensais hein? À oui, parce que d’habitude… je ne parle juste pas. Je rigolais quand même. Je pense que mon cerveau sécrétait de l’endorphine avec tout ça. Ça expliquerait plusieurs moments de la journée.

- Je peux jouer les serveurs maintenant avec ce nœud. Tout en une cette armoire!

-Ou jouer les marier, ou les danseurs ou les politiciens… Y a plein de rôle qui demande un nœud papillon.


D’accord, plus la discussion avançait et plus je me sentais à l’aise ce qui augmentait le taux de bêtises dites à la seconde. J’aimais dire n’importe quoi, j’étais bizarre, mais j’étais comme ça. J’avais deux modes, celui « je ne dis rien, vas te faire voir, je vais te tuer » ou le mode « je suis une gentille gamine qui aime rigoler et dire n’importe quoi ». Ensuite, me rencontrer c’était comme jouer à pile ou face avec mes humeurs. Il se retourna vers moi.

- Tu me fais de la place?

-Yep.


Je me tassai un peu, remontant par la même occasion ma tête jusqu’à l’oreiller le plus proche. Je me tournai pour regarder Charlie malgré le fait qu’on était dans le lit. J’étais confortable, même très confortable. Je plongeai mon regard dans le sien, ça me tenait éveillé. J’avais un instinct de survie non? Dormir avec un inconnu dans les environs c’était mal. Fallait pas, donc on allait se tenir éveillé.

- Je suis vraiment désolé pour le coup de la mexicaine.

Je lui fis un petit sourire. J’aimais bien notre rencontre moi, c’était original quand même.

-Y a pas de quoi, j’ai déjà eu droit à pire comme insulte, promis. Au moins, ça avait le côté positif d’être drôle.

J’aurais peut-être préféré un lit king ou queen, pas un simple lit double. Je n’allais surement pas lui dire que je n’avais jamais été étendu dans le même lit qu’un membre du sexe opposé. J’étais juste… à demi à l’aise. C’était déjà mieux que rien! Je pense que c’était parce qu’il n’avait eu aucune réaction quand je me suis changé. Ça m’avait mis en confiance. En fait, il était mignon, un peu marginal et il voulait jouer à se changer de vêtements… il était surement gai finalement. Ce n’était pas bien grave, je n’étais pas du genre difficile. La seule amie que je m’étais fait en plusieurs années était sourde alors…

-Et moi je suis désolé de t’avoir fait peur avec ma hache, mais t’es la première personne que je rencontre depuis que les marcheurs ont vraiment commencé à attaquer dans les rues. J’ai donc pas vraiment réfléchit.

Oui, oui. J’étais le genre de fille assez intelligente pour s’inscrire en médecine, mais pas assez pour ne pas penser que se pointer avec une hache dans un appartement inconnu en face d’un inconnu, ça fait peur. Je suppose qu’au final… ça faisait tout mon charme. Le confort du lit, la légèreté de la conversation. C’était juste... Parfait. Parfait pour un petit somme, mais… fallait pas. Ne fallait vraiment pas.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mer 26 Fév - 13:39

Je relevais les termes "mignon" et "sexy". Je les avais entendu plein de fois mais ce n'était jamais à mon égard.  Je souriais en guise de réponse mais ça me faisait étrange. Comme tout le reste, le fait que S. partageait avec moi ses biens , nourritures ou bandes ,  qu'elle rigolait et tous pleins de petits trucs. Je crois qu'elle se sentirait moins à l'aise si elle savait que j'étais un pyromane, que j'avais collectionné les entretiens avec un psychiatre , que j'avais un palmarès d'accidents et que j'avais frôlé la maison de correction ou bien la prison. Cette fille m'impressionnait. Des sensations nouvelles surgissaient. La confiance par exemple, c'était la première fois que cela régnait autant avec quelqu'un. Même si une part de moi était persuadé que quelque chose clochait et qu'une petite voix dans ma tête m'alertait pour un oui ou pour un non, j'avais réussi à refouler cette partie de moi et tenter d'apprécier S. comme une personne normale.
Les mariés portaient réellement des noeuds papillons? Dans ma tête je pensais que c'était une image purement véhiculée par Hollywood car c'était pour moi le too much. Une chemise blanche était déjà de trop mais alors le papillon avec.... J'arquais seulement un sourcil qui pouvait se traduire en un "vraiment?" en guise de réponse. Je n'avais jamais assisté à un mariage, ça ressemblait à un carnaval plus qu'autre chose.

Je m'installai ensuite près d'elle dans le lit mais je devais faire attention à ne pas sombrer, ce qui était redoutable après avoir changer de tenue, après avoir mangé et s'être soigné du mieux qu'on pouvait. Une phase digestive demandait une sieste.  Ce repas de plus me paraissait l'un des plus copieux que j'ai connu cette année; J'avais pu manger à ma faim.
Je faisais un grand effort pour tenir la conversation avec S. Habituellement je ne parlais strictement pas, mais là il fallait que je parle pour éviter de dormir et parce que les silences pesants devenaient gênants. J'aimais pourtant ça le silence, la paix,  la sérénité mais depuis l'épidémie , les phases de discussion se faisaient alors j'apprenais à les apprécier. Je tentais de lancer un sujet sur notre propre discussion étant donné que notre expérience commune se résumait à un défilé de vêtements de 3 générations précédentes et  à une attaque raciale . Je m'excusais alors de l'avoir qualifié de mexicaine pour un premier abord. C'était peu conventionnel et c'était mal. Cela me rappelait qu'il y avait eu ces mexicanos et qu'ils avaient essayer de me tuer. Malgré ces dernières heures en bonne compagnie je restais assez tourmenté. Tourmenté pour les jours à venir. Mais je n'avais pas honte d'être peureux de tout , surtout d'hommes sadiques. Car on l'oublie souvent mais la peur maintient en vie, elle stimule et elle fait vivre. C'était l'une des premières raisons, je pense, qui expliquait pourquoi j'étais encore là. Je n'avais ni le physique ni les aptitudes d'un warrior. J'avais juste peur et j'étais survolté. Bien sûr , ma pyromanie était apparu comme un don reconnu à sa juste valeur après l'épidémie mais vous pouviez avoir les plus belles armes, si le mental n'était pas avec,  vous pouviez périr.

Je réfléchissais beaucoup trop,ce qui ne facilitait pas la tâche. La lutte était impossible.
Elle aussi semblait perdue dans ses idées, et silencieuse. Elle répondit doucement à ma remarque en expliquant que j'étais la première personne qu'elle rencontrait après l'épidemie.

- Et toi tu es la première personne gentille avec moi, épidémie ou non.
J'avais regretté 30 secondes d'avoir dit ça. Si cela paraissait comme un compliment quand on connaissait ma vie, cela pouvait être alarmant pour elle. J'espérais qu'elle ne relèverait pas.

Je la fixais dans les yeux tant que je pouvais , un très bon moyen de rester éveillé. Mais le plus étrange c'était qu'elle tenait. C'était soit de la provocation ou soit un de ses jeux semblables au mien. Peut être que le jeu du regard de psychopathe était un jeu international et que je n'étais pas l'heureux inventeur. Mais je succombais au sommeil. Ses paupières comme les miennes étaient lourdes. Nous allions succomber.

- Promets moi d'être là à mon réveil.
C'était l'unique faveur que je demandais dans un petit murmure, qu'elle soit présente si je me réveillais plus tard qu'elle. Là allait être l'ultime acte de confiance. Si elle partait , elle me décevrait énormément. Mais d'un autre côté je comprendrais car moi même je n'étais pas sûr de rester si je me réveillais avant. les adieux seraient moins déchirants d'une certaine manière. J'avais demandé ça très faiblement pour ne pas troubler la tranquillité de la pièce. Dans le fond je ne savais pas si elle allait dormir, mais maintenant j'étais totalement inoffensif en plus d'être désarmé.

J'étais perdu dans mes songes, un mixte de beaucoup de choses. Je pensais que si S. avait souhaité me tuer elle l'aurait fait depuis le début. Maintenant que je dormais, elle pouvait prendre mes affaires ou me planter un couteau dans la gorge. Enfin ce n'était pas grand chose. Des explosifs, des clés de voiture, un briquet et du tissu.... Elle pouvait faire exploser ma boite maintenant qu'elle savait ce qu'elle représentait. Mais elle savait également qu'elle pourrait mourir avec moi si elle faisait ça.
Je ne dormais pas d'un sommeil profond , je savais que je somnolais car je pouvais entendre la respiration régulière de S. et les croqueurs au loin à l'extérieur me bercer comme à mon habitude. Je songeais à passer mon hiver en californie. Mais c'était peut être trop près des mexicains. Ils me traqueraient je le savais. Combien de pros de la bombe existent-ils parmi les survivants. C'était un savoir en or que je possédais. Je savais qu'il séduisait les plus grands gangs. Et c'était d'ailleurs ma seule fierté. Les mexicains. Je revoyais l'homme un peu plus vieux que moi sourire de toutes ses dents près à me taillader quelque chose. J'étais ligoté sur une chaise à l'arrière du'ne caravane. Ils avaient barricadé les fenêtres, c'était surtout aussi pour que la lumière de s'innfiltre pas à l'intérieur; pourtant, la lame de son couteau brillait. Cela me tapait dans les yeux d'une brillance miroitante. Je me sentais moite, en sueur... En prenant le temps d''observer mon environnement je remarquais une silhouette à l'avant. La silhouette d'une femme. L'homme se rapprochait de plus en plus et me souffler des jurons et tout plein de trucs. Je ne portais pas d'attention à ce qu'il était entrain de dire. En me concentrant un peu plus sur la silhouette, je remarquai que c'était S.

Comme à cause d'un coup de décharge électrique, je me réveillai. J'étais en plein cauchemar, j'avais mixé les bonnes et les mauvaises choses qui m'étaient arrivé ces derniers jours. Ma position dans le lit avait bien changé. J'étais plus recroquevillé tel un foetus dos à S. Quelle joie lorsque je vis qu'elle était encore là. Elle dormait. Peut être plus profondément que je ne l'étais; Ce que je doutais toutefois car la plupart des survivants ne savaient plus dormir.
A cause de ma sueur froide, de mon sang qui avait qu'un tour et de mes oreilles qui sifflaient , je décidais de me lever sur la pointe des pieds et d'aller dans la cuisine pour grignoter quelque chose.

Je mangeais des fruits secs et des noix de S. en espérant que cela me calme. Je bus de l'eau. C'était un plaisir aussi de se réveiller et de savoir qu'il y avait de la nourriture, c'était motivant. Ma tête était devenu une usine à penser. La nuit tombait lorsque je me réveillais et la tempête n'était toujours pas prête à se calmer. Je ne pouvais pas partir maintenant. Il fallait que j'occupe mon esprit, peut être que je me rendormirais plus tard. Je décidais de rassembler sur le sol de la salle/salon tout ce que je trouvais dans les tiroirs et placards de la salle de bain et de la cuisine. J'allais créer des bombes le temps que S. se réveille. Assi en tailleur dès que la première tâche était effectué , je pris le temps de trier ce qui me servirait de contenus et de contenants. A jauger, je pouvais créer 4 bombes de différentes natures. Même peut être plus. Au passage je regardais s'il y avait de la nourriture. Dès que j'en trouvais, je le cachais dans l'un des deux sacs de S. qui était dans la salle.
Après avoir séparer les contenus et les contenants, dans ma tête ça devenait très rapide. Des éléments se démarquaient d'autres. Des principes, des déclencheurs etc... Chacun élément avait un rôle par moment deux. En rassemblant un principe + un déclencheur + une expansion compatibles je créais une bombe. Ce schéma était simple pour moi mais il était très complexe pour les autres car je savais quoi jouait quel rôle. Là où je voyais un puzzle 4 pièces facile à assembler et à chercher, les autres voyaient un énorme puzzle 100 pièces. Tout me paraissait logique.

Alors que j'étais perdu dans une réflexion intense, une ombre apparut sur le seul; En levant les yeux, S. croisait les bras en ma direction. De l'avoir vu dans mon cauchemar nous ramenait à la case départ. La mexicaine à la hache. Mais elle avait gagné un point, elle n'était pas comme les autres pour moi, elle me voyait différemment.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mer 26 Fév - 14:36





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Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre




On était couché dans le lit, c’était vraiment bizarre pour moi. En fait… c’était presque normal comme discussion, comme moment, mais pas avec moi dedans. C’était comme si je regardais un film un peu con à la télé, mais… avec moi dedans. C’était… bizarre. Charlie devait être quelqu’un de vraiment bien, maintenant comme avant, mais pas moi. Je me demande s’il avait un copain, s’il était heureux. Bon d’accord, ça ne se demandait pas comme question. Fallait parler, fallait vraiment parler parce que là… je m’endormais. Dormir c’était bien, c’était si bien, mais pas avec quelqu’un. Si on me demandait un jour « as-tu déjà dormi avec quelqu’un? », je ne voulais pas pouvoir dire oui, jamais.

- Et toi tu es la première personne gentille avec moi, épidémie ou non.

Sa remarque me fit… c’était bizarre. Vraiment. La seule? Moi? Impossible. C’était une blague. Je n’étais pas gentille, jamais. Si j’étais la plus gentille… alors sa vie avait été aussi merdique que le mienne? Impossible… ou pas. Je savais plus. C’était tellement facile d’être gentille avec lui. Je baillai sans arriver à le retenir et je lui soufflai simplement.

-Tu es surement la seule personne avec qui j’arrive à être gentille sans me forcer, épidémie ou non.

Merde! Je n’aurais pas dû dire ça. Là, il croirait que j’étais une fille complètement psychopathe et associable… Oh, attendez… les gens disaient ça de moi à l’école aussi. C’était peut-être un peu vrai, mais juste un peu. Je faisais bêtises sur bêtises avec lui. Il ne voudrait surement plus jamais me revoir après avoir été réparé et en même temps… je le comprenais.

- Promets-moi d'être là à mon réveil.

Je lui fis un sourire. Il voulait que je me sauve où? Ah oui, comme se que je faisais toujours, même avec les gens chez qui je dormais avant l’épidémie. Je prenais toujours mes choses avant que l’autre ne se lève et je disparaissais sans demander mon reste. Pourquoi? Parce que j’étais une associable fini, mais… Charlie me demandait de rester. Alors j’allais rester s’il le voulait.

-Promis, je disparais pas. Va falloir que tu fasses tout sauter pour te débarrasser de moi maintenant. En plus… j’avais le lit avant hein.

Je lui fis un beau sourire, mais surement très endormie. Mes yeux se fermaient tout seul. Il n’était pas très gentil en fait. S’il ne voulait pas que je parte… il ne partirait pas non? Parce que je n’avais pas envie d’être seul à mon réveil.

Je ne sais pas trop quand, mais la chanson commença a me bercer doucement. Tonto el que no entienda. Je plongai lentement dans un sommeil plus ou moins troublé. Cuenta una leyenda. Le premier marcheur que j’avais vue, les marcheurs mangeant des intestins. Que una hembra gitana. Quand je plantai un crayon dans l’œil d’un autre… mon premier « mort ». Conjuró a la Luna hasta el amanecer. J’avais déjà frappé, blessé, méprisé, humilié… mais jamais tué. Llorando pedía. Je plongai plus loin dans mon sommeil. Trop loin. Al llegar el día. Je revis le corps de ma mère… sans vie. Morte, tué par un con, un crétin qui n’avait pas eu assez de son corps. Qui voulait plus, qui voulait sa vie. Desposar un calé.  

Je me réveillé en sursaut… seule. Complètement seule. Je m’essuyai les yeux rapidement. J’étais seule, il était parti. Ça me fit mal. Trop mal pour que ce soit sain. J’avais cru qu’il… était différent. Il avait surement prit tout ce qui était à moi et il avait pris les voiles. Je devrais tout recommencer à zéro. J’allais regretter d’avoir fait confiance. Ne fallait pas faire confiance aux hommes. Faire confiance aux hommes… sa donnait comme ma mère… ça donnait une femme morte, battue et étranglé sur le plancher. Retrouver par sa gamine de tout juste 14 ans. Sa donnait des années de foyer d’accueil. C’était mal. J’aurais dû le savoir.

Je quittai le lit, l’âme… quelle âme? Je quittai le lit désillusionné, j’étais triste, sérieusement. J’étais pathétique. Vraiment. Je me serais mis des baffes. Je passai la porte et m’arrêtai nette, silencieuse. Il était là… non mais… vraiment là. Un coup d’œil et je vis que mes choses étaient encore là et lui aussi. Non, mais… il était là ! C’était… impossible, vraiment. Complètement. J’avais croisé les bras, j’essayais d’avoir l’air paisible, mais dans ma tête… c’était pas paisible. C’était… bizarre. J’étais bizarre. Il était bizarre. Je ne pus m’empêcher de sourire… il était quand même là! Mais je ne souriais pas trop fort hein, je lui en voulait, il avait quitté le lit. Bon d’accord… je souriais quand même, parce qu’il était là.

Je lui fis un sourire, j’avais toujours les bras croisés, appuyé contre le mur en le regardant.  Il était tellement… dans son monde, sa bulle à lui. Ce n’était rien de bizarre ou d’étrange, rien de telle, non, il était juste un adolescent de mon âge, avec une vie peut-être même semblable à la mienne ou moins pire. Je lui dis simplement, tout doucement :

-J’ai cru que tu t’étais sauvée pendant que je dormais.

J'avais dit ça sur un ton... presque triste. Juste sincère. C'était mal, je devais me reprendre un peu. En prime, c’était vrai. Donc je ne mentais pas. Attendez, depuis quand je disais la vérité et que je disais vraiment ce que je pensais. C’était bizarre, je me sentais bizarre de dire la vérité, mais ce n’était pas si mal en fait. Je regardai tous les trucs devant lui, c’était évident pour lui ce qu’il faisait? J’étais intelligente non? J’arriverais peut-être à suivre.

-Tu fais une bombe? La chimie n’était pas mon fort, mais je suis capable de faire un plus un, promit.

Je m’étais rapproché pour me placer à côté de lui. J’avais envie de participer. Oui bon d’accord, je ne lui dirai pas que faire sauter des trucs étaient surement dans mon top trois des choses que j’avais toujours rêvé de faire. Si je lui disais ça… je passerais peut-être pour une folle. Je n’avais pas envie de tout gâcher. J’espérais juste que mon sourire franc ne donnait pas l’impression que j’avais envie de tout faire sauter. Bon, c’était peut-être vrai… mais en même temps… fallait pas le dire à Charlie. Je devais être aussi normal que lui.


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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mer 26 Fév - 16:27

J'étais complètement absorbé par les différents objets qu'étaient devant moi. Ce n'était pas que des objets de la vie quotidienne comme un bouteille de sirop à moitié vide, c'était aussi des molécules qui se baladaient et qui ne demandaient qu'à rencontrer d'autres molécules pour exploser. S. avait surgi de la chambre et on s'était regardé toujours aussi intensément au jeu du psychopathe. J'avais une rivale redoutable à ce state! Elle avait partagé sa crainte que je sois parti lorsqu'elle dormait. Je me sentais un peu comme un mome qui venait de se faire disputer. Elle trouvait ça peut être mal que je sois parti dans la salle alors que je lui avais dit plutôt de ne pas s'en aller. J'aurais peut peut être du rester dans le lit. Pour ma plus grande surprise, j'avais baissé les yeux. C'était ma façon à moi de montrer que j'étais désolé. Je me sentais véritablement mal pour ce que j'avais fait mais je trouvais que c'était stupide en même temps d'avoir pensé ça car je n'allais pas partir évidemment.

- Bah non, pourquoi je serais parti?
Je haussais les épaules tout en la regardant à nouveau de mes yeux tout rond. C'était bête , je n'allais pas affronter des croqueurs alors que je pouvais être là. Oui j'avais songé un millième de seconde à m'enfuir comme je le faisais dès que tout le monde avait le dos tourner. (Ma mère m'avait perdu dans un magasin comme ça) Mais j'avais su chasser l'idée comme quoi S. allait me liquider, elle m'avait tout de même aidé! Même le pire des crétins ne pouvaient pas partir lâchement devant une wonderwoman. Elle semblait triste et m'en vouloir, preuves d'une sincérité nouvelle.

Elle s'avança vers moi, je changeais toute suite de préoccupations. Tout éparpillé de la sorte, elle allait me prendre pour un fou. Ce n'était pas la première fois qu'une âme curieuse s'aventurer sur ce terrain là et décider de jouer les courageux. Dès que je leur disais que je produisais des bombes capables de brûler à vif de 10 à 30 personnes dans un grand périmètre, ils déglutissaient et me regardaient de travers. C'était une étape que je n'aimais dans un échange avec quelqu'un, le moment où un indice sur ma pyromanie était dévoilé.
Une fois dans une salle d'attente pour aller chez le médecin, je jouais avec un briquet américain que j'avais piqué à mon oncle. j'étais jeune mais la femme de l'accueil d'un sourire flippant m'avait demandé ce que je faisais avec. "Je suis prêt à brûler vos cheveux jusqu'à la racine" avais-je répondu avec un sourire exemplaire au sien. Ma façon de dire oust, de dire "tirez-vous". Elle l'avait perdu son sourire et depuis cet incident, elle ne me souriait plus ni me disait bonjour.
S. allait perdre son enthousiasme et retrouver sa hache. A son tour, j'étais moi même triste à l'idée de la perdre en quelques sortes. J'anticipais déjà sa réaction.

Mais là , quelque chose de surprenant se produisit. Elle évoqua une bombe et de la chimie tout en s'asseyant près de moi. Je tournais vivement la tête vers elle et je plissais les yeux. Est ce que cette charmante fille que je ne connaissais pas se ficher littéralement de ma gueule? Etait-ce un gag, caméras cachés? Mon coeur battait la chamade. Par méfiance et par excitation. Comment savait-elle? Elle devait faire partie sérieusement du gang... elle devait vendre des informations , je ne sais quoi. Au final, je m'en fichais, j'allais faire le gros naïf parce que pour la première fois quelqu'un comprenait ce que je faisais et ce serait peut être la seule fois de ma vie. Alors autant en profiter. Elle esquissait un sourire amusée et excité. Cette spontanéité me faisait douter sur ses intentions. Elle voulait peut être juste savoir pour le fun, c'était aussi un loisir la bombe!

- EUm... oui je fais une bombe.
Je baladais mes mains au dessus des objets nerveusement car la situation me paraissait familière malgré tout. J'allais lui donner une de mes recettes car elle m'avait aidé mais il ne fallait pas que cela soit une de mes bombes clés. La question du "comment elle savait" martelait mon esprit. Mais j'y trouvais rapidement une réponse : la boite de conserve. Elle avait du comprendre que j'allais reproduire la même chose, dans ce cas là elle avait un sens de la déduction très fin. En vain, j'avais tout aussi hâte de commencer.

- Je vais t'apprendre des bricoles...
Il fallait que je choisisse minutieusement mes types de bombes pas trop agressives, faciles à reproduire et du matériel facile à se procurer...

- Le cocktail molotov par exemple c'est très simple.
Je pris une bouteille de bière vide que j'avais trouvé dans la poubelle et une bouteille de vodka à moitié pleine. Je la débouchonnai pour verser le liquie à moitié dans la bouteille de bière vide. Je stoppai mon geste.

- Tu en veux peut être ?
Je savais que beaucoup d'adolescents de mon âge consommaient de l'alcool presque au biberon. S. étant une adolescente, elle pourrait en boire beaucoup aussi. Elle déclina en hochant la tête.
Je poursuivais l'opération. Je m'éclipsai très peu de temps pour chercher des lamelles de tissus de mon pantalon préalablement coupés. Je lui expliquais qu'il fallait tremper ce bout de tissu dans l'alcool avant de mettre le feu . Je fis un noeud autour de la bouteille et bouchonna la bouteille de bière avec un bouchon en liège également trouvé dans la poubelle. Je râpais un peu les bord pour que la taille soit idéale.

- Et voilà, un cocktail molotov c'est facile à faire. On peut voir aussi la boite à clous....
J'expliquais plus brièvement la boite à clous car c'était chiant à expliquer tout simplement et que si elle avait réellement des nuances en chimie , elle comprendrait de quoi je parlais et surtout comment je faisais. Il fallait installer une membrane qui divinisait la boite à clous en deux. Assez résistante pour que je puisse courir sans exploser mais assez fragile pour exploser au sol si je la jetais. Les feuilles d'aluminium était risqué mais très bien si le reste marchait. D'un côté on versait un principe, une poudre à base de sel et de minéraux , je mettais le contenus de certains produits de ménage comme la elssive en poudre ou autre; De l'autre côté de la boite il y avait un produit liquide qui au contact du principe provoquerait l'explosion. Le plus souvent c'était de l'essence ou de l'alcool. Des clous, à la base, étaient fixés pour être près à percer le papier alu'. C'est pour cela qu'on appelait ça la boite à clous. Mais les punaises ou du verre cassé faisait l'affaire.

Je concevais une rapidement et maladroitement car je n'étais pas habitué à être observé quand je les fabriquais. A part quand c'était les médecins qui prenaient note de mes faits et gestes. J'étais aussi en sueur car j'avais peur d'être maladroit. Pas le moment de refaire un accident après ce que j'avais subi. Les yeux de S. rivés sur mes mouvements me mettait une pression énorme.

- Je ne suis pas sûr qu'elle fonctionne. Mais je n'irais pas l'essayer pour voir
Il était vrai que les éléments que j'avais n'étaient pas avantageux pour ce genre de bombes. Mais ce n'était pas le moment de jouer les difficiles. En fait je m'en rendais compte mais je mettais ma vie en danger lorsque je transportais ces bombes. Je n'étais pas du tout un professionnel de la pyrotechnique. On m'appréciait parce que les effets étaient effaces mais la sécurité derrière était zéro; Même mon unique talent se révélait un potentiel danger pour qui que ce soit en soit.

Saches que si tu as besoin de feu en urgence un jour, tu n'as qu'à ouvrir une batterie de téléphone avec un couteau.
J'essayais de réfléchir à des conseils utiles et passe-partout pour une personne normale. Bien sûr à ce stade, mon discours paraissait tout fait car je l'avais répété maintes fois à des survivants en soif de savoir.

- Tu peux enduire des pommes de pin d'essence pour qu'elles explosent, c'est efficace pour la destruction d'objets comme de voitures.
Je ne fouillais encore dans ma mémoire. N'importe quel détail serait une manière pour moi de la gratifier après le soutien qu'elle m'a donné.

- Je pense que maintenant on est quitte.
C'était sur un air de conclusion que je disais cela avec presque une pointe de nostalgie. Rien d'adminsitratif, vraiment, enfin j'essayais.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Mer 26 Fév - 17:45





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Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



J’étais là, les bras croisés et tout dans ma tête faisait contradiction. J’aimais bien être là. J’avais eu… eu peur? Peur qu’il soit partie. De me retrouver toute seule? Qu’est-ce qui me dérangeait le plus en fait? Aucune idée. Lui… la solitude? Aucune idée. J’avais peut-être envie d’avoir un ami. Juste un pour une fois. Rebecca devait être morte… Une sourde qui survit à des zombies qui sont souvent évitables au son… Je ne penserais pas. J’étais une peu triste, mais en même temps… C’était la vie.    

- Bah non, pourquoi je serais parti?

-Parce que les gens partent tous quand tu le veux le moins.


J’étais franche, mais j’avais fait un sourire ensuite pour essayer de tout caché ce que je venais de dire et ce ça impliquait pour moi. Je changeai de sujet en m’assoyant près de lui. J’avais du mal à me sortir mon rêve de la tête. Ma mère morte sur le plancher. Mes familles d’accueil… Je détestais les hommes, il n’y pouvait rien. Il était dans la mauvaise catégorie de personne. Il ne me regardait pas comme les hommes le faisaient… ça lui faisait gagner des points. Beaucoup de points. En même temps, il était peut-être le seul garçon avec qui j’avais envie de parler. J’en trouverais peut-être d’autres après la fin du monde ou peut-être pas. On allait quand même bien changer de sujet.

- Eum... oui je fais une bombe.

J’avais tout bon, je lui fis un joli sourire. Ce n’était pas difficile de faire le calcul. Il m’avait montré une boite de conserve en disant « voici une boite à clou, ça explose ». Là il y avait plein de truc, dont des substances que je qualifierais d’inflammable, donc… c’était surement des bombes qu’il faisait. En même temps… j’étais une fille intelligente.

- Je vais t'apprendre des bricoles...

-Ça tombe bien, apprendre c’est dans mes points forts.


Ah pour ça oui, c’était vraiment dans mes points forts. J’adorais apprendre des trucs. Je connaissais tout ce qu’on m’apprenait à l’école, j’avais des bases en médecine, je connaissais l’anglais, l’espagnol, le français, un peu de latin et le langage des signes. J’étais un cerveau sur patte. La différence entre moi et un nerd… c’était que moi j’avais des formes et que je savais me défendre. C’était quand même une grande différence. À ma naissance, Dieu avait du trébucher et mettre tous mes points de caractéristiques en intelligence, pas grand-chose en charisme.

- Le cocktail molotov par exemple c'est très simple.

Ça je connaissais, mais je n’en avais jamais fait. En même temps, dans tous les jeux de mafia et autres… il y en avait. L’utilisation était simple. Mettre le feu au reste aussi. Fallait viser et le faire dans une zone dégagée. Où… mettre le feu à la bâtisse au complet. Ça dépendait ce que je voulais à la fin. Il mixait de l’alcool. Ça allait très bien brûler.

- Tu en veux peut être ?

J’étais assis confortablement, j’étais bien à côté de lui, je l’écoutais comme on écoute une prof très intéressant. Il me proposa l’alcool et je secouai simplement la tête. C’était normal ou pas de dire non? Déjà c’était bizarre une adolescente qui ne buvait pas, alors dans un monde complètement ravagé… je devais vraiment passer pour une idiote. Le seul truc qui me rassurait, c’était qu’il n’avait pas bu non plus. S’il ne buvait pas, j’étais à son niveau de normalité non?

- Et voilà, un cocktail molotov c'est facile à faire. On peut voir aussi la boite à clous...

J’écoutai les explications de Charlie et le pire… c’est que j’arrivais à suivre. Il expliquait sa boite à clou, ce qu’il m’avait proposé comme monnaie d’échange et que j’avais refusé. Maintenant que je voyais comment c’était fait… je ne regrettais pas mon choix. J’aurais explosé avec ça dans mon sac, vraiment. C’était tellement… fragile. C’était vraiment une chose merveilleuse. Comment il avait accumulé autant de connaissance pratique. Sur google, tout ce qu’on trouvait c’était des trucs de terroristes. Lui, il savait tout ça. J’aurais dû écouter plus en chimie finalement. Je préférais quand même la bio. Maintenant, la question était… est-ce que je pourrais reproduire tout ça? Aucune idée. Il avait quand même l’air très nerveux, mais pourquoi? Aucune idée. Peut-être qu’il avait peur de tout faire sauter. Est-ce que c’était dangereux… Est-ce qu’on était en danger? Peut-être…

- Je ne suis pas sûr qu'elle fonctionne. Mais je n'irais pas l'essayer pour voir.

-J’adore ça, mais je sais pas si je vais arriver à reproduire quoique ce soit, mais au moins j’ai appris plein de choses.


J’essayai de ne pas donner l’impression de vouloir la tester à tout prix, mais en même temps… faudrait que je vois un jour. J’en avais très envie. Je n’arrêtais pas d’être entre deux chaises avec lui. Ce que je devais faire pour être normal et ce que j’avais envie de faire pour le plaisir de le faire. J’avais toujours fonctionné au plaisir avant, mais là… être normal était de plus en plus difficile. En prime, il avait vraiment l’air de savoir de quoi il parlait.

- Tu peux enduire des pommes de pin d'essence pour qu'elles explosent, c'est efficace pour la destruction d'objets comme de voitures.

Là, j’avais l’air vraiment étonné. J’étais censé savoir ça comment moi? Pourquoi on ne m’apprenait pas ça à l’école hein?

-Pour vrai? Je veux essayer. Pourquoi on ne m’a pas montré ça à l’école?

Zut, ma pensée avait débordé par ma bouche. J’étais franchement intéressé et je ne voulais pas qu’il me prenne pour une folle dingue qui veut mettre le feu à tout. Juste que… j’aimais bien le feu, c’était gentil et brillant, c’était beau, c’était pratique. D’accord, oui j’adorais tout ce qui était dangereux. La moto, la vitesse (même si je ne savais pas conduire), le feu, les explosions, les ballades, les combats, l’escalade. Tout quand même. J’avais besoin de bouger, d’oublier mon existence pour me sentir bien. Je souriais, j’étais heureuse.

- Je pense que maintenant on est quitte.

-On était quitte au moment même où tu m’as fait sourire pour la première fois. Ça ne m’était pas arrivé depuis… trop longtemps. Tellement longtemps… que je ne m’en souvenais même plus.


J’avais dit cela sur un ton doux, vous savez, le ton qu’on utilise pour énumérer un fait triste, mais vrai. En même temps, est-ce que je lui avais vraiment menti une seule fois? Pas vraiment. J’avais omis des vérités, mais pas plus. Je lui souriais. J’avais appris plein de chose, j’avais eu du plaisir. J’avais dormi! C’était juste… trop bien. Vraiment. Comment je pouvais vouloir des choses de lui. Il était juste… la première personne de gentille avec moi depuis des siècles. Bon d’accord, c’était plutôt à première personne que je laissais être gentille avec moi depuis des siècles. Même à l’école, Rebecca était ma seule amie depuis… 5 ans? 6? Mais jamais je n’avais vraiment… parlé avec elle. J’avais appris le langage des signes avec elle, mais c’était surtout parce que mon cerveau… il avait besoin de stimulation répété sinon je faisais des bêtises, beaucoup de bêtises en fait.

-Si tu me dis tout ça pour avoir le droit de te sauver… je vais m’arranger pour qu’on ne soit pas quitte toute suite.

Je lui fis un beau sourire. Si j’avais envie qu’on reste encore un peu ensemble? Oui. Je sais, je ne devrais pas. C’était mal, mais en même temps… j’avais envie qu’i reste encore un peu. On allait faire quoi? Aucune idée, mais je refusais qu’il parte.



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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Jeu 27 Fév - 1:05

Elle n'était pas sûre d'être capable de reproduire exactement la même chose. Moi je continuais mes recettes à l'instinct. Je me sentais comme un cuisnier en cuisine. Cuillère de sel par si, telle quantité de ça par là....et comme beaucoup de cuisiniers amateur il y avait une pointe de surprise car je fais ça dans la démesure sans savoir réellement ce que je faisais. Cela donnait du charme à l'exercice.

- Quand tu t'ennuieras seul dans un appartement semblable à celui ci ou quand tu te sentiras en danger, tu réussiras à te souvenir des moindres détails.
Là aussi c'était une grande première. Je présentais assez optimiste envers quelqu'un pour ce même quelqu'un. Je ne dis pas que j'étais pessimiste mais je ne savais pas encourager les gens. Maintenant j'avais la preuve que j'en étais capable. Que de surprises aujourd'hui !

De mieux en mieux : lorsque je lui parlais des bombes pomme pin, elle paraissait ... impressionnée?  J'avais dit ça naturellement comme si j'annonçais que 1+1 faisait 2.  Il était devenu impossible pour moi de faire marche à arrière. Mon étrangeté perçait au grand jour et cela m'angoissait. Je n'avais pas fait réellement d'efforts pour être normal parce que je savais que j'étais un piteux acteur mais j'essayais au moins de dissimuler tout ce qui était de trop comme la pyromanie. Je réagissais bizarre, j'étais comme ça. On ne changeait pas ce que nous étions réellement.  Je présentais déjà des réactions décalées. Mais elle aussi semblait différente de toutes les personnes que j'avais connu. Elle était réellement intéressée par ce que je faisais et était déçu de ne pas avoir su cela plutôt, notamment à l'école.

-Eh ! L'école n'enseigne pas tout!
J'étais assez anti-école. On vous présentait en belle peinture tous les défauts de la race humaine,  on vous présentait une forme perverse de dictature qui se prétendait juste  et qui prétendait véhiculer  des valeurs importantes pour la nation. Que Blabla !  On formatait les élèves à devenir des citoyens sages et normales.  On apprenait au nouveau sang que si on souhaitait défier la normalité, on finissait dans un asile. Et je passe...  Puis je n'aimais pas l'école car j'apprenais mieux tout seul tout simplement et d'ailleurs...

- Tu penses que j'ai appris ça en cours de chimie?
Alors là, j'explosai de rire comme si cela était une blague formulée à voix haute. Je riais parce que je m'imaginais un instant dans un cours de chimie. Je deviendrais certainement l'élève le plus modèle de la classe, poserais tout un lot de questions toutes aussi performantes les unes que les autres et surtout, j'aurais été excellent! Et ca, c'était juste pas croyable dans le système scolaire. Charlie Sandman doué en quelque chose?  Et peut être même que j'aurais été tellement doué qu'on m'aurait viré du cours. Bon ça ce n'était pas moi qui le disait, c'était mon psychiatre.

- Non non, j'ai appris sur le terrain. Je peux même te dire que la résine de pin est plus efficace que l'essence!
Je préférais lui dire que j'avais développé cet engouement pour les pommes de pin explosives après l'épidémie qu'avant. Même si en fait j'étais sincère et que ce n'était pas totalement faux, je parle éviemment des pommes de pin.  Avant de me faire cerner par des croqueurs au milieu de la forêt , j'avais  extrait de la résine de pin pour expérimenter une autre nouvelle bombe, qui n'avait d'ailleurs pas fonctionné...  J'étais coincé dans un arbre. A mes pieds ? 7 morts vivants. Je n'avais que des pommes de pin  suspendus au dessus de ma tête , un sachet de résine de pin  dans ma poche que je venais de prélever ainsi qu'un briquet. Si j'utilisais l'une de mes boites à clous présente dans mon sac à dos j'allais mourir . J'avais rayé cette option de ma liste.  C'était par pur hasard que je tentais de cette expérience tel un savant fou.  La première fois je jetais le nouvel explosif  assez loin pour voir les effets. Lorsque je vis que ça pétait comme du pop corn mais en un peu plus violent, je tentais de viser la bouche des croqueurs ou bien les pieds. Voilà comment j'avais fait cette miraculeuse découverte...

- Les pommes de pin m'ont déjà sauvé la vie.
Là encore, comme pour la réplique des vêtements féminins, je disais cette phrase très sérieusement alors qu'il était question de sarcasme; On aurait pu vraiment avoir l'impression qu'une pomme de pin était venu me sauver.  En vain, mon intonation  très réelle  ne m'aidait pas  à paraître normal.


Mais maintenant je pensais qu'on était assez quitte parce que je lui avais donné peut être 30%  de mes connaissances, simplifiés certes mais 30 % quand même.
Sa réponse était étonnante. On était quitte à partir du moment où je lui avais volé un sourire? Je fronçais les sourcils parce que je ne comprenais pas. Les sourires ça n'aidait pas à la survie! Bien sûr j'évitais de dire ça car je me doutais qu'elle le savait déjà. Si un joli sourire pouvait décimer des morts vivants, je crois que je deviendrais un véritable acteur d'une pub de dentifrice. Bref, il fallait peu pour rendre cette fille heureuse, la faire sourire tout simplement. Alors que moi, vous m'offriez des noix et un lit et je me sentais bien!  On avait peut être pas la même perception de la survie. C'était peut être l'un des mystères de la normalité , dans la catégorie fille ou adolescence, que je ne comprendrais jamais. Oui dans ma tête j'avais fini par répertorier toutes les bizarres dans des catégories : parents, adolescents, docteurs, professeurs, vendeurs.... Je pourrais faire concurrence à wikipédia je crois !

Elle me fit comprendre qu'elle ne souhaitait pas que je parte. Une fois de plus j'optais pour un regard interrogateur. Pourquoi voulait-elle absolument que je reste? Je n'étais pas habitué à ça et même si tout le restait apparaissait comme une aventure, de nouvelles sensations que je ne connaissais pas, celle-ci me faisait peur. Je sentais ... dépendant? Je ne pouvais plus prendre la décision de partir quand je voulais, apparemment je devais rester ici.
Mais sa phrase " je vais m’arranger pour qu’on ne soit pas quitte toute suite. " me fit déglutir. J'ouvris mes yeux à la taille de soucoupes. Puis je me détendis à nouveau.

- Tant que tu n'utilises pas ta hache , ça me va.
Je n'étais pas rassuré et pas confiant mais je ne pouvais pas faire marche arrière. J'espérais juste ne pas regretter d'être parti si loin.

- Viens on va fouiller encore l'appartement, qui sait il y a peut être un trésor.
Dès que je finis mes bombes, je me relevai tout en faisant attention à ne pas en écraser. Il était hors de question de faire des confetti S. et des confetti Charlie.

- Ou alors tu veux qu'on se pose des questions chacun notre tour sur tout et n'importe quoi? Mais faut répondre juste par oui ou par non.
Je me sentais comme un enfant qui présentait un jeu et j'en étais resté un en quelques sortes; Mon cerveau qui me servait de disque dur était bloqué à l'âge de 11 ans dans l'évolution.

- Si tu veux je commence et on peut ne pas répondre!
En fait c'était présenté comme un jeu mais c'était un exercice de sociabilisation que j'avais eu lors de mon unique thérapie. C'était plus ou moins efficace.
Alors que je marchais en rond dans la salle afin de mieux admirer le décor, je réfléchissais à une question. Je cherchais une question assez simple qui montrerait si oui ou non elle voulait jouer.

- Mmh... Est ce que la lettre S. de ta nomination est en relation avec un objet?

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Jeu 27 Fév - 5:03





Serena et Mr. Sandman


Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



Il en savait quand même pas ma des choses, mais pour le moment, il avait l’air d’un cerveau, mais axé sur ce qui explose, ce qui n’était pas plus mal. Le mien était axé sur où taper pour que ça fasse mal, résultat j’étais en vie Les gens en vies étaient souvent les plus résilients, ceux qui suivaient quelqu’un qui l’était ou les franchement criminel. Selon les anciens standards, j’étais résiliente et criminelle, mais je ne m’étais jamais fait attraper, donc pas trop non plus.

- Quand tu t'ennuieras seul dans un appartement semblable à celui-ci ou quand tu te sentiras en danger, tu réussiras à te souvenir des moindres détails.

-J’espère bien. Ça serait stupide de pas pouvoir m’en servir après tout.


Je continuai de discuter comme si de rien n’était, je continuais d’écouter aussi et d’apprendre. Faire exploser des marcheurs, c’était une excellente idée, mais en extérieur, ne fallait pas que je saute avec. Je n’étais pas certaine de mes talents, mais en même temps j’étais même capable de sociabilisé avec quelqu’un! Revenez avant l’épidémie, dites-moi que je discuterais tout gentiment avec une personne du sexe opposé dans un salon après avoir DORMI avec lui… Je vous aurais ri au nez et… peut-être frappé pour avoir dit ça.

-Eh ! L'école n'enseigne pas tout!

-Je sais, mais j’aurais surement fait moins de bêtises si on m’aurait appris ce genre de truc.


Et oui, j’étais le genre de personne qui faisait des bêtises par ennui et dans les cours, mon Dieu que je m’ennuyais, c’étsit juste… pas possible de s’ennuyer comme ça. J’aimais apprendre, vraiment, mais une fois les choses apprises fallait passer à autres choses et l’école… ça ne faisait pas ça. Dans le pire des cas, ils t’apprenaient des trucs complètement inutiles pour pouvoir dire : « Nous avons fait notre travail ». L’institution en elle-même n’était pas si mal, c’était lorsqu’on mettait plein de petit robot dedans que ça tournait mal. Là, ça devenait la loi du plus fort, la normalité primait et tout devenait laid et compliqué. Je n’étais peut-être pas normal, mais contre des petits ado en découverte de leur corps… j’étais la plus forte. Ne pas oublier que je frappais là où ça faisait le plus mal, émotionnellement autant que physiquement.

- Tu penses que j'ai appris ça en cours de chimie?

L’entendre rire me fit sourire. Il se décrispait assez pour s’amuser. C’était bien, si on remontait juste à quelques heures, il ne me faisait même pas assez confiance pour exister dans la même pièce que moi ou presque.

- Non non, j'ai appris sur le terrain. Je peux même te dire que la résine de pin est plus efficace que l'essence.

Certains apprennent que les marcheurs sa marchent et sa mords. D’autres apprenaient que la résine de pain sa explose. On en avait pour tous les goûts et sérieusement, je savais choisir les gens que je rencontrais. Ses connaissances seraient les bienvenues quand même. Sa présence aussi. En même temps c’était peut-être juste la solitude prolongée de ses derniers temps qui me faisaient réagir comme ça. Après m’avoir déplacé… d’avoir rencontré des survivants. Je redeviendrais peut-être comme avant. Peut-être que c’était juste passager. Si c’était le cas, on allait en profiter quand même un peu. Je serais peut-être morte demain.

- Les pommes de pin m'ont déjà sauvé la vie.

-Alors faudra bien les remercier.


Il avait dit ça sur un ton tellement… sérieux, que je ne pus que répondre à la blague et avec un sourire. Il avait surement sa propre histoire avec les pommes de pin. Si ça explosait… j’étais d’accord avec le fait qu’elle puisse sauver des vies. N’importe quoi qui explose ou blesse dans ce monde était le bienvenue.

- Tant que tu n'utilises pas ta hache, ça me va.

Je lui fis un magnifique sourire tout en rigolant. Voir que j’utiliserais ma hache sur lui. Sur n’importe qui d’autre… ok, mais pas sur lui. C’était comme… impossible dans ma tête.

-T’inquiète pas, j’utilise ma hache seulement sur les marcheurs et sur les cons. Tu es ni un ni l’autre.

C’était vrai quand même, il n’aimait pas les filles, m’apprenaient à me défendre plus, on s’amusait bien. Il n’avait absolument rien à se reprocher sauf peut-être ses goûts vestimentaires. Au moins, malgré ses goûts, le chandail était chaud. Il pourrait finir brûler sans remord parce qu’il piquait, mais pas parce qu’il n’était pas pratique.

- Viens on va fouiller encore l'appartement, qui sait il y a peut-être un trésor.

-D’accord, le premier qui trouve quelques chose d’utile gagne.


Gagnait quoi? Ça je n’en avais aucune idée, mais j’aimais l’idée de rajouter un peu de piquant dans la compétition. Il se releva avec précaution et j’en fis de même. Donc… c’était vraiment fragile et explosif. On pourrait mourir en tombant dessus… Je voyais déjà plein de possibilité avec toutes ses bombes. Pourquoi je n’avais pas pensé en faire avant?

- Ou alors tu veux qu'on se pose des questions chacun notre tour sur tout et n'importe quoi? Mais faut répondre juste par oui ou par non.

-On fait tout en même temps, on fouille et on pose des questions en même temps… mais juste par oui ou par non? Ça n’aidera pas mon cas.

Je lui fis un sourire en disant ça. C’est vrai, ce n’est pas en disant oui ou non que j’allais paraitre normal. Faudrait être pointilleuse sur les mots choisis alors. Parce que s’il posait une question du genre : « As-tu déjà tué? » Moi je devrai répondre « oui ». Sans rajouter, il s’appelait Bimbo, c’était un cochon d’inde et ma mère avait pillé dessus quand j’avais 6 ans. J’ai dû lui briser le coup parce que jamais ma mère aurait payé pour le réparer. Donc… c’était… compliqué comme jeu, mais j’aimais bien les défis. Je commençai donc à fouiller ici et là ne trouvant rien de très pertinent.

- Si tu veux je commence et on peut ne pas répondre!

-D’accord, mais c’est beaucoup moins drôle si on a le droit de pas répondre.


Je le regardais droit dans les yeux. J’aimais les défis et j’avais rarement peur. Si j’avais peur, c’était plutôt mon cerveau qui se mettait à fonctionner à 100 à l’heure pour que je trouve une solution à mon problème. Comment pensez-vous que j’avais survécu jusque-là? Avoir peur, sa tuait ou sa faisait survivre, tout dépendant comment tu réagissais face à ta propre peur.

- Mmh... Est-ce que la lettre S. de ta nomination est en relation avec un objet?

-Un objet? Non.


Bah non, je ne me considérais pas comme un objet. Le S était juste un énorme diminutif de Serena. Serena n’était pas un objet, pour le reste des garçons du monde entier oui, mais pas à mes yeux à moi.

-Cherches-tu un vivant en particulier?

Souvent, les gens normaux c’étaient attachés avant l’épidémie et cherchaient maintenant les gens de leur, ancienne vie. Moi je n’étais pas normal, mais si je posais les questions pas normal pour moi, il ne penserait pas les poser, donc! J’allais avoir droit aux questions normales. C’était super logique!... ou pas.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Jeu 27 Fév - 14:03

- Je ne suis pas con? D'accord je ne suis pas con. Pff...
Je disais ça plus pour moi même que pour répondre véritablement. J'avais le profil parfait d'un con mais je ne l'étais pas selon S. Elle commençait à me faire véritablement peur parce que elle ne réagissait pas normalement. Elle était imprévisible comme fille. Je n'étais pas con?  Naïve... Mais je trouvais ça charmant toute de même. C'était même plus une question d'essayer de paraître  normal c'était une question d'avoir réussi à sembler intelligent ! De mieux en mieux! J'avais un bon public alors. C'était la première fois que je rencontrais une fille aussi tolérante face à moi.
On s'était redressés pour chercher des objets. Chaque demeure avait des secrets et des trésors, même le plus petit appartement. En même temps on décidait de jouer les journalistes en posant des questions chacun notre tour. Limiter le oui et le non me permettait à moi d'éviter de déballer ma vie en détail, parce qu'elle allait être chiante et en prime c'était ponctué d'événements louches. Le but du vrai jeu était d'être normal , c'était tout.  Mais pour notre jeu de chasse au trésor, il allait y avoir un vainqueur. La compétition m'excitait tout comme le feu parce que ça me rendait vivant. Je commençais alors à chercher dans la maison, des cachettes secrètes comme dans les films d'aventure ou bien des simples objets douteux.  Il y avait sérieusement des choses étranges. J'avais l'impression de découvrir une personne en son absence. c'était assez impoli en fait. En vain, je ne m'arrêtai pas sur cette question trop conventionnelle. (commençais-je réellement à devenir normal? )

Je voulais savoir si son nominatif S. était en relation avec un objet. La réponse était non alors ça devait être son prénom certainement.  Sarah, Sylvia (prénom très mexicain au passage),  Sun... ça pouvait être tout.  
Je décrochai un tableau histoire de voir s'il y avait une planque derrière. Là encore, je remerciais les innombrables références hollywoodiennes. Mais il n'y avait rien, j'étais un peu déçu. J'aurais aimé me croire dans un de ces films pour une fois dans ma vie. Tant pis, je braquerai une banque juste pour faire sauter le coffre fort. Drôle de façon de se réconforter. Je souriais instinctivement à cette pensée jouissante.  Faire des braquages, un rêve de longtemps. Mais maintenant que j'étais en compagnie de zombis, l'argent n'avait plus de valeur.

Elle me demandait si j'étais à la recherche d'un être vivant.

- Haha, non !
Cela m'était impensable alors ma réponse était catégorique. Qui chercherait-je?  Mon père qui avait un fils honteux, ma mère qui ne savait pas quoi penser de moi? Les autres membres de ma famille qui tentaient de jouer un rôle d'une stabilité émotionnelle pour moi mais qui n'avait pas souhaité se battre pour ma garde (comme mes parents) lors de leur divorce?  J'étais profondément seul mais ça me convenait. Quand on ne connaissait pas quelque chose il était dur d'en sentir un manque.

Je tirais un tiroir d'une commode qui se trouvait dans le salon. Je vis d'affreux masques décoratifs. Je sursautai à cause de la laideur.

- C'est ignoble, regarde.
Je tendis un masque en bois vernis qui présentait une expression de douleur à S.

- Je suis tombé sur le Graal ou pas?
La réponse était non. Le but était de trouver un trésor pas une mocheté. Mais il y avait de quoi mettre ça dans le livre des records ou des souvenirs toutefois.

- Je suis sûr que même un croqueur prendrait la fuite.

Ca semblait  provenir de l'amérique latine en plus. Ce n'était pas un masque occidental. Un masque mexicain peut être.... Je remis le masque à sa place et commençais à fouiller dans le fond. Il y avait des clés de cadenas certainement, des vieux de boutons de chemises ou de manteaux, des stylos, des vis....

- As- tu déjà pleuré devant un film?
Je posais ma question très naturellement mais j'avais vraiment envie de savoir. De l'imaginer entrain de pleurer devant un écran sur un canapé chasserait peut être l'image de la fille recouverte de sang entrain de fendre le crâne d'un garçon ou d'un mort vivant avec sa hache.
Au passage, je cherchais des bougies car je savais que les immeubles ne s'alimentaient pas avec autonomie en électricité. Seulement les lieux publics et certaines maisons équipées.  Les centres commerciaux par exemple conserver un "crédit " de lumière. J'avais tenter d'étudier la distribution d'électricité en traversant quelques régions des USA après l'infection. On aurait du s'équiper avec des panneaux solaires plus tôt...
La lumière se faisait plus discrète. C'était presque la pénombre et avec la tempête/le mauvais temps,  la lumière était très bleuet. Je posais les bougies sur la table.

- On en aura besoin d'ici... 5 minutes peut être.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Jeu 27 Fév - 15:31





Serena et Mr. Sandman


Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



- Je ne suis pas con? D'accord je ne suis pas con. Pff...

Il avait vraiment l’air d’en douter. Pourtant… il n’avait rien fait de con, vraiment. Il avait été gentil, poli et amical. Il ne l’avait pas regardé, pas touché, il n’avait rien fait. Il avait été souriant, drôle et franchement amusant. Je n’avais rien côtoyé du genre depuis… toujours. C’était bizarre.

Je commençai a fouillé, les commodes. Il y avait des livres, les bibelots assez laids. Les gens de cet appartement avaient des goûts… vraiment bizarres. J’approchai ensuite de la bibliothèque. Des livres de toutes sortes. Des livres d’histoires, de psychologie, d’économie… Horrible. Ce couple ne devait pas avoir de vie de couple avec des livres comme ça. Pas d’enfant non plus. Je lui posai ma question, savoir s’il cherchait quelqu’un. Les gens normaux cherchaient des gens, mais moi je n’étais pas normal.

- Haha, non !

Il avait été catégorique. Rapide à répondre et il trouvait ma question drôle. Je n’étais peut-être pas si anormale que cela finalement. C’était rassurant. Je pouvais vraiment être qui je voulais ici et maintenant. Faire ce que je voulais, dire ce que je pensais et au pire... il prenait la porte et partait. C’était vraiment dans le pire des scénarios possibles. Donc, un risque à prendre quand même. Je continuais de fouiller, mais je ne trouvais rien de vraiment très intéressant, ni même d’utile. J’allais perdre? J’allais perdre! Je refusais de perdre.

- C'est ignoble, regarde.

Je me retournai pour le voir et fit le saut avant d’éclater de rire, c’était affreux comme truc. Vraiment. Comment on pouvait garder un truc comme ça. En même temps… c’était pas sur un mur, donc il y avait une raison pour tout ça.

- Je suis tombé sur le Graal ou pas?

-Si le but est défrayer tous les survivants possibles… peut-être. Moi je pensais que ça devait être pratique où utile.


Je lui fis même une petite grimace pour lui signifier qu’il n’avait pas encore gagné. C’est pas des masques bizarres qui allaient remporter le concours quand même.

- Je suis sûr que même un croqueur prendrait la fuite.

-J’en doute, je suis surement plus peureuse qu’eux et j’ai pas pris la fuite.


Je continuais de fouillé le sourire aux lèvres. Attendez, il ne pouvait même pas le voir et je souriais. D’habitude je souriais juste pour… paraitre normal, mais là… j’avais juste envie de sourire… pour de vrai. C’était bien comme sensation, fallait réessayer plus souvent. J’avais commencé à lire les titres de livre. Sait-on jamais, je pourrais peut-être trouver un « comment régler l’apocalypse en trois leçons faciles ».

- As- tu déjà pleuré devant un film?

-Oui, mais… ah non c’est vrai. Juste oui.


Je lui fis un grand sourire pour corriger mon erreur. Je mourais envie de me justifier. Oui je pleurais sur des films sur plusieurs films même. Dès qu’un animal était tué ou blesser je pleurais ou au moins avait la larme à l’œil. Si un humain était torturé, blessé ou quoique ce soit… je m’en fichais complètement et y prenait surement même un peu de plaisir. Dans tous les cas, c’est sûr qu’il le méritait au final. Je m’étais assis par terre pour arriver facilement à fouiller dans un tiroir remplis de choses bizarres et hétéroclites.

- On en aura besoin d'ici... 5 minutes peut être.


Je tournai la tête vers lui pour ensuite regarder dehors. Il avait raison.

-Alors va falloir fouiller vite si on veut que quelqu’un gagne.

Je continuais a fouillé dans le tiroir, lui posant une question super philosophique :

- Si on te donnerait la chance de revenir dans le temps pour empêcher l’épidémie, le ferais-tu? Mais faut dire la vérité hein!

Je lui fis un beau sourire. Du genre, dit vraiment ce que tu penses, je ne te jugerai pas et sa réponse ne pouvait pas être pire que la mienne. Moi, je prenais la chance, je revenais en arrière, mais je disais juste à mon moi du passé de faire plein de provision et de trouver une façon de se protéger. Pour le reste du monde… ils méritaient ce qui lui arrivait. Je sortie du tiroir un… truc. Un gadget surement. Pourquoi avoir sortie ça, parce qu’il y avait une manivelle et j’aimais toujours les manivelles. Je commençai à faire tournai la manivelle en regardant Charlie. J’avoue que j’étais aussi intéressé par mon gadget que par sa réponse. C’est ensuite que je vis la petite prise à l’intérieur. Ah! Je savais c’était quoi! Si mes parents m’auraient amené faire du camping, j’aurais été certaine, mais je ne le savais pas. Je savais juste que les lampes de poches pouvaient se recharger manuellement et que la prise au milieu du truc, c’était la même prise que mon cellulaire… Vrai. Je me levai pour aller chercher mon cellulaire dans un de mes sacs. Je revins ensuite avec et prit place sur le divan. En essayant de comprendre ma trouvaille. Je levai les yeux vers Charlie, des points d’interrogation dans les yeux.

-Je pense que j’ai trouvé une espèce de… chargeur de cellulaire à manivelle. Ça existe?

J’en doutais sérieusement, mais j’avais réussi à brancher mon cellulaire. Je m’amusais maintenant à tourner la manivelle, on verrait bien si ça donnait quelque chose.


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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Ven 28 Fév - 5:57

Elle me posa à son tour une autre question.

- Je vais te dire la vérité, promis.

J'étais de plus en plus amusé par ce jeu stupide mais sa question m'avait un peu dérouté parce que comme la précédente, elle me paraissait évidente. Mais je pris le temps de réfléchir sans prendre véritablement le temps. Je prenais le temps parce que je ne me l'étais jamais posée.

- Bouarf... non.... ou peut être si... mais je dirais que non
La seule chose que je regrettais du monde d'avant c'était mon lit et la douche, sinon je pensais que le monde ne méritait que ce qu'il avait.

- Le monde a bien eu besoin d'un nettoyage de... cons .
En disant ça, je m'étais souvenu que je me qualifiais de con. Ca n'allait pas lui paraître logique du tout que je sois encore en vie si je pensais cela. J'étais un con aux yeux des autres et ceux qui me considéraient comme con , je les prenais pour des cons intolérants de la société.  Disons que du point de vue de la normalité , j'en étais un.

Je poursuivais mes recherches d'investigation dans le salon car j'avais déjà joué au diable de Tasmanie dans la cuisine et la salle de bain.  C'était bizarre de chercher quelque chose  et en même temps rien qui, de plus, ne se trouvait être ni de la nourriture ni des médicaments. Un objet certainement inutile qui n'existait certainement pas de plus. Mais Serena eut une trouvaille assez surprenante. Elle me fit voir un tout petit objet muni d'une manivelle. Elle me demanda si un chargeur de cellulaire à manivelle existait comme gadget.

- Euh bah... je ne sais pas.
Je n'avais jamais eu de téléphone. Enfin si, une fois et ça a cramé la table du restaurant. Depuis ce jour donc, je n'avais plus de téléphone.  De plus , ce genre d'objets était pour les personnes qui campaient ou bien qui allaient dans la nature longtemps car ils n'avaient pas accès à des prises.  Je n'aurais pas pu en avoir besoin puisque j'étais principalement confiné dans ma chambre à lire ou bien regarder des films.

Elle s'amusa à tourner la manivelle après avoir branché son cellulaire, je supposais du moins que c'était le sien. Nous allions savoir si la première fonction de cet étrange objet était de recharger les téléphones. En attendant je continuais à fouiller. Au niveau de l'entrée ily avait des manteaux, chaussures et des objets utiles en extérieur de ranger dans une armoire également. J'y trouvais des coupe-vent et des chaussures de chantier. Décidément, c'était la journée shopping; Cela me convenait parce que mes converses insalubres avaient vu du décor, et il était temps de les changer. J'essayais les chaussures ainsi que le coupe vent vert avant de prendre le deuxième pour aller dans la salle.

-Tiens de quoi te protéger de la pluie et du vent. Ca risque d'être grand mais tu seras au sec avec.
Je le posais sur l'accoudoir du canapé. Elle paressait absorbée par l'objet.

- Alors, ça fonctionne?
Apparemment elle avait vu juste, c'était bien un bidule pour recharger les téléphones. C'était génial mais je ne savais pas à quoi ç'allait lui servir puis qu'on ne pouvait plus appeler. C'est vrai que c'était une source lumineuse , de musique et aussi de feu, si on voulait exploser la batterie...
J'essayais mon nouveau vêtement.

- A mon tour la question : voyages-tu beaucoup?
Peut être qu'elle était une vagabonde comme moi ou bien restait-elle uniquement sur la ville.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait normal... ou pas [charlie]   Ven 28 Fév - 7:36





Serena et Mr. Sandman


Une rencontre tout à fait normal... ou pas, 10 septembre



J’avais posé ma question, mais sans la vérité, ce n’était pas drôle. En même temps… si tu n’expliquais pas les oui et les non, ça donnait des trucs assez bizarres, mais j’aimais ça. Le bizarre, je me sentais dans mon élément. En même temps, je ne m’aventurais pas trop en dehors de la normalité, fallait pas faire peur à Charlie. S’il comprenait que j’étais vraiment une fille bizarre… il partirait et… je n’en avais pas envie. Donnez-moi le temps de remplir ma jauge de sociabilité minuscule et ensuite… j’étais bonne pour plusieurs mois de solitude, promis.

- Je vais te dire la vérité, promis.

Je lui fis un sourire. D’habitude, les gens qui promettaient… je les envoyais se faire… bref. Par contre, mettez sa sur le compte d’une faiblesse momentané. J’avais… j’avais très envie de le croire. Bon je n’étais pas stupide, je savais que les gens mentaient, il mentait même tout le temps, mais là tout de suite. J’allais être naïve et le croire. Parce qu’avec la normalité venait la naïveté non?

J'étais de plus en plus amusé par ce jeu stupide mais sa question m'avait un peu dérouté parce que comme la précédente, elle me paraissait évidente. Mais je pris le temps de réfléchir sans prendre véritablement le temps. Je prenais le temps parce que je ne me l'étais jamais posée.

- Bouarf... non.... ou peut-être si... mais je dirais que non.

Je ne pus m’empêcher de rigoler. C’était salement compliqué son jeu. Ça manquait sérieusement de mots. La prochaine fois qu’on jouait, je revendiquerais le droit à une brève description de la réponse. Parce que trop souvent, il y avait un mais. En même temps, il disait comme moi. Donc, je n’étais pas si bizarre de penser ça, c’était bien. Il avait juste un peu plus de moralité, chose qu’il me manquait depuis… bah depuis toujours.

- Le monde a bien eu besoin d'un nettoyage de... cons.

Et je lui répondis du tac-o-tac : -la preuve que tu n’en es pas un.

Il me donnait raison là, c’était très bien ainsi. En plus de penser comme moi, il l’avouait. Donc… il me disait bien la vérité? Donc… il n’était pas un menteur? Impossible, les êtres humains sont des menteurs. Vraiment. Surtout les hommes. Les hommes, c’était que des menteurs, manipulateurs, sa se servait de toi comme d’une boite de mouchoir et hop… il vous laissait tomber. À la corbeille la jolie fille, il voulait un mouchoir propre. Sauf que là… il disait surement la vérité… donc… il faisait quoi de toutes mes théories hein? Bon d’accord… on va dire que : choix 1 c’est une erreur de parcours, choix 2 si ça se reproduit… qu’il est l’exception qui confirme la règle.

J’avais trouvé mon gadget et maintenant je le testais, assez contente de ma trouvaille. Pourquoi? Parce que si ça me permettait d’écouter de la musique, même juste un tout petit peu. J’allais être la fille la plus heureuse du monde. Vraiment. La musique c’était la chose que j’aimais le plus au monde. Du moins, pour le moment. Au resto, ce n’était pas très dur, je chantais. Non, mais… vraiment tout le temps pour tuer le silence. Maintenant… je ne pouvais pas vraiment. J’étais accompagnée. Sa serait bizarre de chanter juste pour tuer le silence. J’avais une voix très correcte, mais quand même… ça pourrait être bizarre. C’était bizarre? Aucune idée, quand je savais pas différencier le normal du bizarre, je ne prenais pas la peine d’essayer ni un ni l’autre.

- Euh bah... je ne sais pas.

Je continuais mon petit manège avec mon téléphone. Après plusieurs tours de manivelle je vis l’image de ma jolie batterie verte qui signifiait qu’elle rechargeait, c’était vraiment bien. Ça me prendrait surement mille an charger ma batterie, mais en même temps… j’avais le temps non. Il continuait de chercher et moi je continuais de recharger. C’était amusant quand même. Il revint avec un manteau sur lui et un qu’il déposa près de moi. Je lui fis un sourire tout en tournant toujours ma poignée. J’aimais les mouvements répétitifs, raison du pourquoi j’aimais beaucoup le dessin.

-Tiens de quoi te protéger de la pluie et du vent. Ça risque d'être grand mais tu seras au sec avec.

-Merci et puis, depuis l’épidémie… les vêtements sont toujours trop grands. Y a des inconvénients à être petite.


C’est vrai que je n’étais pas immense, en fait… vraiment pas immense. J’étais mince  et petite. J’avais du muscle, mais ça ne paraissait pas vraiment.

Je le posais sur l'accoudoir du canapé. Elle paressait absorbée par l'objet.

- Alors, ça fonctionne?

-On dirait bien, je pense que ça va me prendre un temps fou… mais pour de la musique, je peux être très patiente.


Je continuais de recharger mon téléphone, je voulais vraiment, mais vraiment une chanson. Mon cerveau faisait déjà le tour de mes listes pour savoir ce que je voudrais entendre en premier. Je voulais quoi? De la musique de fille, de film… mon cerveau était déjà en ébullition. J’arrêtai quand même quelques minutes pour essayer le manteau qu’il m’avait rapporté. Il avait raison. C’était grand. Le point positif… je devais rentrer dans le manteau avec mes sacs. Au moins, le manteau n’était pas vert, je n’aimais pas le vert. Faudrait lui dire un jour.

- A mon tour la question : voyages-tu beaucoup?

-Eum… oui, mais non… mais oui.

J’avais roulé les manches de mon manteau avant de l’enlever et de le mettre sur le côté  il serait grand, mais au moins avec le temps gris, s’il mouillait je serais bien. Il était plein d’attention quand même… c’était bizarre, surement normal, mais… bizarre pour moi. Pourquoi mon bizarre était aussi… bien? Pourquoi si je le trouvais gentil… je le trouvais bizarre. D’accord, j’étais idiote. Il n’était pas vraiment gentil, il voulait juste se racheter parce que je lui avais donné à manger Une fois qu’il se sentirait quitte… il redeviendrait un con, comme tous les gens de son espèce. J’étais concentré sur mon bidule, résultat, je continuai ma phrase sans trop réfléchir. Mon erreur.

-En fait, j’ai toujours rêvé de voyager, mais… les centres d’accueils n’étaient jamais très chauds à l’idée. Fallait que j’attende ma majorité.

Je relevai les yeux sur Charlie. J’avais vraiment dit ça à voix haute? Il l’avait entendu? Eh merde… il allait me trouver complètement jeune et bizarre. Non, mais… tout le monde me prenait de haut dès qu’il savait que j’étais en foyer. Pire, les gens qui me prenais en pitié. Bah oui, le donneur de sperme c’est tiré sans un mot et ma mère c’est fait tuer sur le plancher de notre appart. J’y pouvais quoi moi hein? Les familles d’accueil étaient de vrai calamité, donc… restait plus grand-chose à faire. Maintenant par contre… je pouvais me défouler sur des zombies. On allait tenter une diversion et lui poser une question super rapidement. Il n’aurait pas le temps de comprendre… du moins… j’espérais.

-Mon tour : tu viens d’Atlanta?

Il avait à peu près mon âge, mais je ne me souvenais pas de l’avoir vue au lycée. Est-ce que j’aurais vraiment pu passer à côté de lui tous les jours sans jamais le remarqué? Je me sentais mal là… J’espérais sincèrement que non. Il était surement a seule personne gentille avec moi depuis mille ans. Alors… bref.


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