Memento Mori

Dans un monde envahi par les zombies, arriverez-vous à survivre ? Choisissez votre camp, choisissez votre survie... ou votre mort.
 

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 Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]

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Alyana Johnson
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MessageSujet: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Jeu 20 Fév - 21:58




Daryl & Alyana


Ce monde n'est décidément pas fait pour moi...
12 septembre


Autour de moi, il n’y avait que des murs bleus. Ce bleu si typique des hôpitaux. Ce bleu que beaucoup de gens tentent de ne jamais retrouver ailleurs. J’étais au milieu d’un couloir, menant à une intersection. Habillée de ma tenue de stage d’antan, je ne savais pas trop où je devais aller. D’instinct, j’avançai. Face à moi se trouvait une porte fermée. Sur les côtés, je pouvais voir d’autres couloirs. Je m’engageai dans celui à ma gauche, convaincue que c’était par-là que je devais aller. Je me retrouvai alors dans un service. Un service de quoi donc ? Je n’en savais trop rien. Je voyais des infirmières, avec qui j’avais travaillé par le passé, en stage. J’avais l’impression que c’était encore d’actualité, tout ça. Oui, je n’étais qu’une simple stagiaire sans aucune responsabilité sur le dos.
Je m’avançai près d’une des femmes, et lui demandai d’une voix claire ce que je pouvais faire pour l’aider. Elle-même n’avait pas l’air de trop savoir quoi me donner comme travail. J’en profitai qu’elle réfléchissait pour regarder un peu plus attentivement autour de moi : les lampes ne marchaient pas des masses, clignotant par intermittence. Ce n’était pas ce qu’il y avait de plus rassurant ! On aurait tout de même pu les réparer, non ? Les portes quant à elles, étaient toutes fermées. Des témoins lumineux rouges au-dessus, annonçaient que certains patients appelaient pour quelque chose. D’autres témoins, verts cette fois, signalaient qu’une infirmière ou un médecin était occupé.
Finalement, la femme m’ordonna d’aller aider la seule infirmière occupée dans une des chambres. D’un pas rapide, mais qui fut étrangement lent, je traversai le couloir pour me retrouver devant la chambre 325. Ce numéro, c’était le même que celui de Kyle ! Et pourtant, je me doutais bien que nous n’étions pas dans un service de pédiatrie. On devait être dans un truc genre gériatrie, ou gastro, vu la mauvaise odeur qui empestait le couloir. Bref, ce n’était pas la chambre de Kyle, mais peut-être ce numéro allait-il me porter chance, et que j’allais bien m’entendre avec ses occupants ! Je tendis la main sur la poignée de porte et l’ouvrit. Et là, je vis, face à moi, le petit Kyle, les yeux injectés de sang, affamés. Derrière lui, se trouvait le corps sans vie d’une infirmière que j’avais déjà vu. C’était la collègue qui s’était faite bouffer pendant son tour de garde.

« Kyle… » Soufflai-je

Et avant même que je ne puisse faire quoi que ce soit, toutes les portes des chambres s’ouvrirent et des morts-vivants se jetèrent sur moi, au même titre que mon petit Kyle.


Je me réveillai dans un sursaut, en sueurs, grelottant de tout mon corps, à bout de souffle. Ce n’était qu’un rêve. Un simple rêve. Un rêve horrible, cependant. Pendant plusieurs minutes, qui me parurent durer une éternité, je restai assise sur le lit de ma cellule, tentant de retrouver une respiration normale. Depuis la mort de Kyle, je ne l’avais pas quittée. Hershel était venu me soigner du mieux qu’il pouvait. Ce n’était pas facile : j’étais épuisée et dénutrie. Pourtant, j’avais l’impression d’avoir regagné des forces, bien malgré moi. Le seul problème était que je n’arrivais pas à me reposer pleinement. Les vingt-quatre premières heures, je n’avais fait que dormir, d’un sommeil de plomb, sans rêve. Je soupçonnais le vieil homme d’avoir mis un tranquillisant dans ma perfusion –que je n’avais pas gardé plus longtemps. Mais maintenant, mon sommeil n’était que cauchemars.

Après ces longues minutes, j’en vins à la conclusion que je ne voulais pas être seule. C’était trop dur, pour le moment. Certes, je voulais partir. Je ne voulais pas rester trop longtemps là où Kyle était mort. Mais dans l’immédiat, il me fallait voir quelqu’un. Doucement, je me levai. Le sol tourna quelque peu, mais je retrouvai mon équilibre rapidement. Je finis par sortir de ma cellule. La prison était plongée dans la nuit, et j’entendais le vent taper contre les fenêtres. Qui donc pouvais-je bien aller voir ? Hershel, c’était hors de question : le vieil homme avait déjà tellement fait pour moi, je n’allais pas l’embêter en pleine nuit. Rick ? Il avait ses propres problèmes. Daryl ? Je ne savais même pas où se trouvait sa cellule. En fait, je savais seulement où se trouvait celle du vieil homme. Pourquoi ne pas aller dehors, un peu ? Le vent semblait violent, mais je n’allais quand même pas m’envoler. A tâtons, je descendis les marches du premier étage, et me retrouvai dans l’obscurité la plus totale du rez-de-chaussée.

Je continuai ma route, les bras tendus devant moi, histoire de ne pas me prendre quelque chose en pleine figure. Mais contre toute attente, je ne me cognai pas à quelque chose, non : je trébuchai sur quelque chose, et m’étalai lamentablement sur le sol, dans un grand bruit sourd.

« Aïe put… ! »

D’un geste vif, je me retournai pour voir sur quoi j’avais trébuché. Ce fut avec horreur que je vis une ombre bouger sur le sol. Une ombre qui semblait humaine. Bon sang, moi qui pensait que l’endroit était sûr… ! Pendant une fraction de seconde, je restai paralysée par la peur. Dire que je n’avais pas pris mon couteau avec moi… quelle idiote je faisais ! La première idée qui me vint à l’esprit fut la plus stupide : je me mis à frapper la chose de mes mains. Pas de mes poings non, de mes mains. Je me mis à hurler :

« Crève saloperie, crève, crève !! »

Mais que pouvais-je bien faire à mains nues, contre un zombie ? Pas grand-chose, malheureusement.





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Daryl Dixon
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Mer 26 Fév - 16:22

Ça avait été une journée assez…étrange. Forte en émotion aussi quand même. Surtout en revenant, ma sale gueule me trahissait parce que les gens me demandaient comment j’allais. Comme d’habitude border, pas besoin de s’éterniser sur ce que je sentais. De toute façon, je parlerais de Serena à personne. Enfin, je l’avais pas fait encore et je voyais pas la nécessité de le faire. Question qu’on se mette à me plaindre, et tout ça… très peu pour moi quoi. Bref, j’arrivais un peu avant la tombée de la nuit et j’avoue que j’avais du mal à entrer parce qu’il commençait à avoir une sacrée tonne de rôdeurs autour de la prison. Bordel de rôdeurs… Bref, une fois entré dans la prison, j’avoue que je savais plus trop quoi faire. J’avais rien trouvé d’intéressant et les gens commençaient lentement à se préparer pour la nuit. Mouais, j’étais arrivé un peu avant le coucher du soleil quand même. J’avais pas faim, j’avais pas envie de discuter et j’voulais éviter que les gens viennent m’poser des questions. Du coup, j’me faisais vachement petit. J’me promenais le long des clôtures, mon arbalète à la main, mon couteau à la taille. Bref, je passais quelques moments-là et une fois ma garde terminée, j’me diriger vers l’endroit où j’dormais.

Mouais, je dormais pas dans une putain de cage moi, du coup, je m’étais installé par terre. Bah ouais, c’était plus efficace, personne me coincerait dans une cellule, c’est certain. J’avais laissé mon arbalète à portée de main ainsi que mon couteau dans son étui. Disons que c’était une habitude, fallait pas que ça soit trop loin, au cas. Ouais, le au cas était vachement important. Je voulais pas me faire surprendre sans pouvoir me défendre. Au final, je me trouvais simplement en jeans sous la mince couverture que j’avais. J’m’en foutais un peu que ce qui me servait de lit était pas trop confortable, j’avais vu pire et franchement, j’avais un toit au-dessus de la tête et même des murs efficaces. Ce qui me permettait de pouvoir dormir. Je fermai les yeux et…

Je me remis à penser à Serena. Cette gamine qui s’avérait être ma nièce. Elle avait une photo de Merle avec une meuf qui devait sûrement être sa mère. Quel con quand même. Et qui sait s’il n’avait pas d’autres gosses… bah, elle, elle était vivante, déjà c’était certain. Je gardais un soupir pour moi. Elle était seule, une jeune gamine adorable seule. J’étais vraiment le pire des crétins quand même… mais j’lui avais quand même dit qu’elle pouvait venir squatter la prison… à sa place, j’aurais pas suivi un mec inconnu parce qu’il se trouvait être mon oncle… j’eus une petite grimace en y pensant, comment j’le faisais pas comme oncle franchement. Pff… et là j’pressais un peu les yeux pour m’endormir. Étrangement, je dormis assez bien… j’avais trop réfléchi et mon cerveau était p’t’-être trop fatigué!

Sauf que je passai pas au travers de la nuit comme je l’aurais souhaité. Je dormais paisiblement sur le ventre, la tête sur mes mains, la bouche un peu entrouverte, un peu plus et je ronflais quoi. Puis je me réveillais dans un sursaut douloureux. Douloureux parce que je pense bien que je venais d’avoir un pied dans les côtes. Et puis un truc qui me tomba sur le dos. Rapidement, je compris que c’était un humain parce que bon ça parlait. J’étais un peu sonné quand même, les rôdeurs étaient pas aussi intenses quand même. J’tentais de me redresser afin de voir qui m’était tombé dessus, mais je reçus une pluie de coup de mains. Mon regard ne s’habitua pas rapidement à la noirceur, mais j’étais pas mal convaincu que c’était Alyana. Sa voix, je voyais un peu le blond de ses cheveux à cause de la fenêtre. Je mangeais quelques claques avant que j’attrape ses poignets, j’étais à moitié tourné vers elle, à moitié couché sur le sol. P’tain que j’étais pas dans une position confortable quoi! Je serais doucement ses poignets.

«Hé! M’tape pas! Du calme! C’est juste moi!»

Ça, c’était du réveil quand même! J’dormais paisiblement et boum! Une blonde me tombe dessus. J’avoue que je dormais pas du tout au bon endroit pour une balade nocturne. Reste que c’est la première fois qu’on me marche presque dessus quand même. Je dormais d’une façon utilitaire pour moi seulement, mais les autres, j’étais un bel obstacle, mais les autres le savaient… elle aussi maintenant. Bref, j’attendis alors qu’elle se calme pour lâcher ses poignets et demander d’une voix plus calme.

«Qu’est-ce qu’tu fais debout à cette heure?»

Je sais, je pouvais bien comprendre. Kyle était mort depuis peu de temps et… vraiment, moi aussi j’y pensais souvent, mais elle… elle devait être atterrée. Elle était atterrée en fait. Je l’avais bien remarqué. Mais moi et les interactions sociales… bordel, j’étais pas doué. Quand même, là j’lui parlais doucement, j’voulais pas la brusquer quand même…
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Alyana Johnson
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Sam 1 Mar - 2:04




Daryl & Alyana


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12 septembre


En même temps, je faisais des rêves bizarres depuis toute petite. Donc ça ne me changeait pas vraiment de d’habitude. Le pire était tout de même que je parlais en dormant. Parfois, j’arrivais à réveiller mes parents, Gray ou moi-même. J’étais littéralement une véritable catastrophe, durant la nuit. Mais malgré cette habitude que j’avais, les cauchemars n’étaient jamais une partie de plaisir pour moi. En même temps, je me demandais bien qui serait content de se faire bouffer par un zombie, même dans un mauvais rêve.
Bref, l’idée de voir quelqu’un me traversa l’esprit. Ce n’était pas une mauvaise idée, mais… qui ? Je n’allais pas embêter Rick avec mes problèmes. Après tout, il avait les siens. De même, Hershel s’était assez bien occupé de moi et de Kyle et le réveiller maintenant révélait clairement d’un manque de respect. Il restait bien Daryl, mais je ne savais pas où se trouvait sa cellule. Et puis comment il allait réagir en me voyant ? Certes, il n’était pas méchant, mais je l’imaginais bien être le genre de personne à râler si on le réveillait pour rien. Et il fallait bien l’avouer, la raison pour laquelle je voulais être avec quelqu’un était vraiment « rien ». Je soupirai. Finalement, sortir n’était pas mal non plus.

A tâtons, je sortis donc de ma cellule pour rejoindre l’extérieur. Dans le couloir imprégné par les ténèbres, j’entendais les ronflements de certains survivants, mais surtout, le vent taper fortement sur les fenêtres. Au moins, il allait me faire du bien, celui-là. Je continuai à marcher, tenant bien les bras tendus pour ne pas me prendre un mur ou quelque chose dans le genre en pleine tronche. C’était bien mon genre ça. Les premières nuits que j’avais faites, durant mes stages, je me chopais tout le temps des pieds à perfusion, ou des murs, ou des lits, ou même des patients. Inutile de dire que dès la troisième nuit, je m’étais achetée une petite lampe de poche. Bien pratique. Malheureusement, la seule lampe que j’avais, je l’avais laissé dans ma cellule. En même temps, tout ce que je risquais était de me péter le nez. Mais contrairement à toute attente, je ne me pris rien en pleine tête, non… En fait, je trébuchai sur quelque chose d’assez mou. Quelque chose à même le sol. Et je m’étalai comme la dernière des maladroites à terre, en poussant un juron. La colère m’envahit, puis fit rapidement place à la peur, quand je vis, en me retournant légèrement, que cette chose à terre avait forme humaine. Qui plus est, cette chose commençait à se mouvoir. Je me sentis pâlir : un zombie, ici ?! Moi qui pensais que la prison était un lieu sûr ! Dans un élan de folie, je frappai la chose au sol. Pas à poings fermés, mais avec la paume de mes mains. Oui, je giflais un zombie. Je hurlai à la chose de crever et alors que j’allais appeler à l’aide, des mains fermes se refermèrent sur mes poignets. Des mains fermes mais douces, chaudes, bien vivantes. Ensuite, une voix familière me sortit de mon effroi. Cette voix, c’était celle de Daryl, qui me disait de me calmer. Lentement, les poignets levés devant mon visage, je m’arrêtai de gesticuler dans tous les sens. Toujours sous le choc, ma respiration était saccadée et je tentai de me reprendre. Quand il m’avait pris les poignets, j’avais voulu continuer à le frapper pendant encore une poignée de secondes.

Mais voilà. Là, j’étais à nouveau calme. Ou à peu près. Daryl lâcha alors sa prise, et je posai mes mains sur les côtés, sur le sol frai de la prison. J’étais moi-même agenouillée, et je pouvais voir l’ombre de mon compagnon euh… dans une posture étrange. Le brun me demanda ensuite ce que je fichais ici, à cette heure. J’avais bien envie de lui retourner la question ! Mais mon rêve me revint en pleine figure, et je sentis les larmes perler au coin de mes yeux. D’un geste de la main, je les chassai et répondit :

« J’ai fait… un rêve horrible. Du coup je… j’ai… »

Je fis une pause en soupirant. J’avais l’impression d’être une totale imbécile, une gamine. Ah ! Finalement, la pédiatrie m’allait comme un gant : j’étais moi-même une enfant, dans ma tête, non ? Boarf, de toute façon, Daryl savait bien ce que je valais, et je n’allais tout de même pas rester pour toujours ici. Je décidai donc de jouer la carte de la vérité.

« Je voulais trouver quelqu’un… pour dormir tranquille. Mais vu que je ne voulais déranger personne, j’ai décidé d’aller faire un tour dehors. Ça me rafraîchirait bien. Enfin du coup, je suis tombée sur toi. Dans tous les sens du terme. »

Il était tout de même inutile de préciser qu’il avait été dans la liste des personnes que je voulais déranger. Mais maintenant que j’y repensais, c’était idiot de vouloir dormir avec lui. De toute manière, il n’allait pas vouloir. Même parler en fait. Il avait besoin de sommeil. Plus que moi.

« Et euh… toi, qu’est-ce que tu fiches ici ? »

Allongé sur le sol, quand même. Drôle d’endroit pour faire une sieste… Cela dit, j’allais bientôt dormir à nouveau à la belle étoile. Il était temps que je commence à me préparer à quitter la prison. Les gens y étaient géniaux, mais je n’allais pas servir à grand-chose. Pas avec Hershel. Et puis, ils avaient déjà assez de bouches à nourrir. Ils n’en avaient pas besoin de plus. Même si il fallait bien l’avouer, ils allaient me manquer… peut-être même que Daryl allait le plus me manquer, vu tout ce qu’il avait fait pour moi. Hershel et Rick aussi, évidemment.

Mais dans l’immédiat, il fallait que je me concentre sur l’arbalétrier, pour ne pas commencer à chialer pour la énième fois devant lui.





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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Dim 2 Mar - 13:53

Vraiment, j’étais perdu en ce moment. Il faisait nuit noire, mes yeux et la noirceur ne s’aimaient pas et on me tombait dessus en me disant de crever parce que j’étais peut-être un rôdeur. Si les gifles m’avaient pas trop surpris, j’aurais presque pu croire que j’étais dans un p’tain de rêve. Ah. Et aussi le coup dans mes côtes. Mais c’était pas un coup méchant… je me sentais un peu comme le coin d’une chaise en fait. J’avoue que mon cerveau ne s’était pas en mis mode «réveillé». Étrange, parce que normalement, j’étais quand même très efficace, peut-être qu’instinctivement je savais que c’était pas trop dangereux. C’était ma position pour dormir qui était peu confortable et peu propice pour me défendre des maigres attaques d’Alyana. La blondinette aussi ne devait pas être aussi réveillé que moi je pense bien… bref.

Je dus quand même attendre quelques secondes avant qu’Alyana comprenne que je ne voulais pas la bouffer, mais bien l’empêcher de me taper. J’étais à moitié sur le côté et je sentais mes côtes m’envoyer balader. Ainsi, dès que je pu relâcher ses poignets, je me tournais complètement vers elle et prenait une position assise. Je me sentais un peu courbaturé, pas trop, juste un peu. Enfin, c’était déjà plus facile pour moi de la regarder comme ça. Je passais une main sur mon crâne dans l’espoir de me sentir bien plus réveillé. Même si mon cœur battait à tout casser à cause de la surprise de ce réveil. En la regardant bien, je voyais quelque chose briller dans son regard… mouais, Kyle me revint en tête presque instantanément. Je savais que la blondinette était dévastée, déjà, elle avait dormi très longtemps…avec un peu d’aide d’Hershel. J’avoue que j’étais pas fort dans l’idée de laisser reposer sa peine pour la prendre plus tard. Nah, ça faisait chier, mais fallait apprendre à vivre avec rapidement, sinon ça deviendrait bien plus horrible quoi. M’enfin, moi c’était ma tête qui était faite comme ça… même si j’gardais tout pour moi. Bref, là, c’était Lyly qui était devant moi, au bord des larmes, si j’voyais pas bien, je l’entendais clairement dans sa voix quoi. Elle m’expliqua qu’elle avait fait un rêve horrible… mouais. Ça arrive, j’savais c’que c’était. Du coup, là, j’me sentais un peu mal à l’aise, c’quoi que je pouvais lui dire pour qu’elle se sente mieux? J’étais pas un grand…bavard quoi. Au moins, elle fut plus rapide que moi en m’expliquant c’qui allait pas. Bah, pas besoin d’un dessin, elle voulait pas dormir toute seule. Moi, j’étais du genre à rien dire et tout garder pour moi alors… mais quand même. J’repassais une main sur ma nuque, j’devais faire quoi moi maintenant? J’me sentais plus fatigué du coup, quand même, un réveil pareil. Elle me retourna la question alors. J’haussai un sourcil puis regardait mon p’tit matelas.

«Bah… j’dormais.»

Dis-je simplement puis j’attrapai mon chandail pas trop loin. J’étais pas pudique, mais bon. J’retournai ensuite ma gueule vers elle en lançant d’un ton tranquille.

«T’veux que…que j’t’accompagne dehors p’t’être?»

J’étais un salaud? Vraiment, je savais pas comment réagir moi! Ça d’mandais pas mal de capacités sociales et j’étais nul. J’redressais une jambe et j’y appuyais mon coude. J’la jouais décontracte même si j’avais aucune idée de comment j’devais agir. Enfin, p’t’être qu’elle avait pas envie d’aller dehors, parce que je savais que dehors, disons que l’vent était pas trop sympa, je l’entendais cingler à l’extérieur. La température était vraiment pas de notre côté depuis quelques jours, vraiment de la merde quoi. Et en regardant Lyly, elle pouvait presque s’envoler, elle était si petite et le vent si fort quoi… bon, c’était une dure à cuir, mais quand même, elle avait un poids plume quand même. Ça m’faisait quand même quelque chose quand même de la voir comme ça, mais vraiment, j’pense qu’un canard saurait plus quoi faire que moi. J’étais le type dur… bref. Enfin, j’la regardais un peu du coin de l’œil et j’levais paresseusement la main, celle à mon bras appuyé sur mon genou.

«Ou s’tu veux… tu peux aussi rester… hm… j’serais pas trop loin et… p’t’être que tu vas pouvoir dormir…enfin…c’comme tu veux hein.»

En gros, j’ai l’air d’un gros con quand même. J’étais mal à l’aise, j’le cachais… à moitié bien en ce moment, j’haussais un peu les épaules en même temps que j’parlais parce que bon… c’était elle qui voulait et elle disait pas vouloir rester seule et toussa… Pfiou. Ça m’faisait trop de réflexions pour moi. En même temps, si elle arrivait à bien dormir si j’t’ais pas trop loin…enfin, si quelqu’un était pas trop loin, c’était une bonne chose quoi. J’pouvais quand même pas lui dire d’aller s’envoler à l’extérieur ou encore d’aller retourner dormir toute seule et qu’elle s’arrange toute seule! J’étais un dur, mais pas un si grand connard.
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Lun 3 Mar - 8:19




Daryl & Alyana


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12 septembre


Je m’en voulais quand même un peu d’avoir trébuché sur Daryl. Ce n’était pas le genre de trucs qui arrive tous les jours, quand même. Heureusement, le fait d’être calme et de ne plus marcher m’aidait à retrouver un semblant de vue : je pouvais voir –aussi grâce aux fenêtres– la silhouette de mon ami. Torse-nu. Ouais heureusement que j’en avais vu des tas, des hommes à poil, dans ma vie. Parce que si je n’avais pas fait un métier où on lavait les gens, je serais certainement rouge comme une tomate. Mais en soit, c’était tout de même gênant. Il y avait une différence entre le métier et la vie privée. Et bon… je n’avais plus vraiment de vie professionnelle. Bref, je m’égarais. J’avais expliqué à Daryl ce que je fichais ici, et lui avait retourné sa question. Sa réponse fut simple, brève : il dormait là. Ouais… Normal… moi aussi, je dormais à même le sol quand j’en avais la possibilité, c’était tout de même bien plus confortable que de dormir dans un lit, surtout à notre époque ! Je ne pus m’empêcher de le dévisager, incapable de dire quoi que ce soit pendant quelques secondes. Inutile de préciser que sa révélation m’avait complètement réveillée –même si c’était déjà presque fait suite à cette merveilleuse chute. Finalement, un son sortit de ma bouche :

« Ah. »

Bah oui. En temps normal, j’aurais fait de l’ironie. Peut-être même que je me serais gentiment foutu de sa gueule. Mais je n’étais pas vraiment d’humeur à ça. Je vis alors son bras bouger et prendre près de lui quelque chose à se mettre sur le dos, qu’il enfila rapidement. Il s’était redressé et je pouvais voir ses yeux me détailler. Je devais avoir l’air bien misérable… le regard perçant, il me demanda un peu hésitant si je voulais qu’il m’accompagne dehors. Hésitant, c’était le bon mot. Certes, son ton était décontracté, mais je sentais bien qu’il ne savait pas trop quoi faire. C’était un peu comme les patients qui vous disaient « comme vous voulez » quand on leur proposait quelque chose… ils ne savaient pas. Sauf que je n’avais rien demandé à Daryl, et qu’il me proposait quand même des choix. Son idée n’était pas mauvaise. J’allais répondre par l’affirmative : Daryl n’allait certainement pas accepter de dormir avec moi et donc, une petite sortie avec lui, c’était tout de même mieux que rien. Mais alors que j’allais répondre, une grande bourrasque vint frapper sur les fenêtres, et me fit sursauter. Je détournai la tête vers les vitres. Il faisait noir, très noir dehors. Hum. Piteusement, je me retournai vers Daryl.

« Finalement euh… »

Non en fait, j’allais simplement retourner dans ma cellule, dans mon lit, seule, comme une pauvre idiote. J’étais pourtant habituée à dormir « à deux ». Quand Kyle dormait, c’était dans mes bras. Il disait lui-même qu’il adorait ça, que je sentais bon, et que j’étais très confortable. A chaque fois, je riais en me moquant : je devais surement sentir la transpiration, et j’étais aussi confortable qu’un sac d’os. Mais je comprenais ce qu’il voulait dire… quand c’était mon tour de dormir, je le faisais à ses côtés. Certes, je ne roupillais pas dans ses bras, mais l’avoir proche de moi, c’était… ça avait quelque chose de paisible.
Triste, je vis Daryl changer de position, posant son coude sur son genou relevé. A première vue, il n’avait pas fini de parler. Je restai donc comme une misérable, à moitié assise sur son matelas inconfortable. Toujours plus que jamais maladroit et mal à l’aise, il me proposa de rester. Il me promit de ne pas trop s’éloigner de moi, quand je dormirais. Mais c’était seulement si je le voulais, évidemment. Au fur et à mesure qu’il s’exprimait –en hésitant–, je sentis un sourire stupide se dessiner sur mon visage. Et quand Daryl eut fini, je ne pus m’empêcher de pouffer légèrement. En fait, c’était peut-être le seul à vraiment savoir ce que je ressentais. Nous avions passé du temps à essayer de sauver Kyle, à lui trouver des médicaments. Oui, avec Hershel, il était le seul à savoir ce que je ressentais, j’en étais persuadée. Mon rire s’étrangla dans un sanglot et contre toute attente, je pris Daryl dans mes bras. J’en avais besoin. Avec les personnes qui me tenaient à cœur, j’avais besoin de contact physique. Les autres, c’était une autre histoire par contre.
Je ravalai mes larmes et murmurai :

« Merci. Merci Daryl. »

Mais plusieurs choses faisaient que je ne pouvais pas accepter. C’était très idiot, comme raisons. Mais… en même temps, elles étaient compréhensibles, je pense. Je brisai l’étreinte, qui m’avait fait un bien fou et baissai légèrement les yeux. La cascade de mes cheveux tomba sur ma poitrine, puis je redressai la tête vers mon ami, l’air gêné, une fois de plus.

« Hum, désolée pour… ça. Et euh… » Je fis une pause. « Ce serait avec plaisir, vraiment. D’ailleurs tu étais la première personne que je voulais déranger, mais en fait… écoute… ton matelas est vraiment trop inconfortable. »

Récapitulons. Je venais de le prendre dans mes bras. La grosse « brute » de Daryl. Puis, je lui avais avoué –sans le faire exprès, certes– qu’il avait été le premier sur la liste des personnes que je voulais déranger. Et pour terminer, je critiquais son matelas qui était trop inconfortable pour mes petites fesses et mon petit dos. Je me raclai la gorge, plus que jamais gênée.

« Enfin… je veux dire… le béton c’est quand même… moins confortable. Que la terre. Et euh... je ne veux pas que les autres me voient sur ton matelas. »

Oui, je m’enfonçais moi-même. J’eus encore plus envie de pleurer tiens.






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Daryl Dixon
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Sam 8 Mar - 9:45

Quand elle me demanda ce que je faisais là et que je lui répondais que j’dormais ici…elle me lança un regard, vraiment… c’était marrant, on dirait qu’elle me trouvait cinglé de dormir par terre. En fait, j’étais pas par terre, j’avais un p’tit matelas quoi. Et des couvertures toussa… j’avais pas besoin de plus pour bien dormir. J’étais bien mieux ici qu’entouré de barreaux. Même si bon… j’étais quand même entourée de barreaux, mais dans un espace un peu moins restreint quoi. Bref… Lyly semblait pas comprendre parce que sa courte réponse semblait me dire «Au fond, t’es taré?» Mais bon, j’restais sagement sur mon matelas en la regardant. J’allais pas lui rire à la gueule quand elle semblait vouloir pleurer toutes les larmes de son corps la p’tite blondinette. Bref, à la place de répondre, je me mettais un t-shirt avec les manches déchirées… parce que bon, j’étais pas un exhibitionniste quoi. Et puis je la regardais… franchement, j’étais un boulet, j’faisais quoi moi? Du coup, elle avait dit qu’elle voulait peut-être aller dehors? J’lui proposais un peu maladroitement que j’pouvais aller avec elle si elle voulait… Saut que le vent nous fit bien comprendre que lui, il voulait pas de nous à l’extérieur. Connard va. Et en même temps qu’on tournait la tête vers les fenêtres elle me dit bien comprendre qu’elle était pas trop tentée finalement pour sortir, moi non plus du coup et il ferait sûrement super froid. J’croisais son regard ensuite.

Mouais, j’étais un idiot, j’pense bien. Normalement, de moi et Merle, c’était Merle le crétin. Mouais, moi j’étais le mec silencieux qui voulait être proche de personne… et  notre p’tain de groupe avait un peu changé tout ça, au point où j’avais presque abandonné Merle quand je l’avais retrouvé… Pouah que ça me faisait penser à des trucs pas bien. Je changeai de position, en même temps, ça montrait comment j’étais pas trop à l’aise dans la situation. Pas que je voulais qu’elle dégage, mais moi, dans ce genre de situation, si on me donne pas d’instruction ou un mode d’emploi je sais pas quoi faire.

Enfin… j’lui proposais de rester. Si elle en avait envie. Enfin, si elle était à l’aise. Elle avait dit pas vouloir rester seule alors du coup… bah… à deux on est pas seuls. P’tain que j’étais con! Au moins je lui avais demandé quoi. Ensuite elle eut un drôle de sourire… elle s’attendait sûrement pas à ce que je lui propose ça quand même…elle se moquait d’moi en plus. Nah, mais, ça me dit bien que j’étais con quoi… En fait. Oui, j’avais eu des instructions. Kyle, il m’avait dit de m’occuper d’elle. Mouais, de veiller sur elle. Puis, contre toutes mes attentes, son rire devint des pleurs et elle m’attrapa pour faire me prendre dans ses bras. P’tain, ça je l’avais pas vraiment vu venir hein! Bon, elle avait pas été si brusque, elle était si petite de toute façon… je me figeais…  j’étais pas habitué…au contact physique quoi… Je posais une main sur le sommet de sa tête, j’étais un peu maladroit, mais en même temps… j’pouvais pas faire autrement hein. En même temps, je pouvais pas trop la serrer contre moi, si? Enfin, j’avais participé, ma main dans ses cheveux se voulait rassurante, hésitante, mais rassurante. Je sentais ses pleurs au travers de mon chandail, mais ça me dérangeait pas trop. Si ça pouvait lui faire du bien quoi… Ensuite elle m’remercia. Et moi, comme le gentil boulet que j’étais, j’répondais

«Pas d’quoi…»

Il était doux ses cheveux tiens. Enfin, c’était une… constatation comme ça quoi. Quand elle recula, ma main tombait sur son épaule et je la retirai. Mes mouvements étaient si gauches. Elle semblait gênée. Bah, moi aussi un peu du coup, mais ma gueule trichait parce que je semblais juste… neutre. Mal à l’aise un peu, mais neutre. Elle commença par s’excuser. Elle venait pas de me remercier trois secondes plus tôt? Compliqué tout ça… je me grattais la base de la nuque en l’écoutant. Surtout quand elle me dit que j’étais la première personne qu’elle avait voulu déranger… j’étais pas si con, j’comprenais que c’était pas parce que je j’étais un fou parce que je dormais pas… non, elle voulait me réveiller moi quoi… mouais, bon… en fait, mes pensées se stoppèrent là parce qu’elle me dit que matelas était trop inconfortable. J’haussais les sourcils et regardais mon matelas d’un air idiot. Quoi? Il était bien mon matelas… il faisait son boulot de matelas quoi…

«Bah heu…c’est un matelas quoi…»

J’étais pas doué avec les mots. La preuve, j’aurais mieux fait de me taire là. En même temps, j’avais un peu marmonné, donc elle avait peut-être pas bien compris. Bref. Elle me lançait alors une phrase un peu drôle en parlant de béton et de terre… pour ensuite dire qu’elle voulait pas qu’on nous voit sur mon matelas. Ah ouais, ça, ça me mettait super à l’aise. Comme si c’était mieux si on nous voyait dans une cellule. Mais ça je le gardais bien pour moi. J’me sentais un peu mal à l’aise du coup. Vraiment. Je repassais une main sur ma nuque. Et je tournai mon regard vers elle… vraiment, quand je regardais ses yeux, je voyais qu’elle se sentait vachement pas bien la Lyly. Rhaa j’faisais quoi? J’lui disais de se casser dans sa cellule? Bah non, j’étais le gros mec dur, mais pas méchant quand même. Bonjour le malaise. J’avalais un peu ma salive et finit par me lever de mon matelas –de merde apparemment- et lui tendit la main pour qu’elle se lève.

«Aller… c’bon, viens.»

Je sais qu’elle voulait pas être seule. Je sais qu’elle voulait p’t’être être avec moi, mais que bon… j’étais pas au bon endroit on dirait. Et j’étais pas un salaud qui la laisserait pourrir de douleur dans sa cellule. J’espère qu’elle comprenait le darylien parce que vraiment, ma réponse voulait aussi dire que j’acceptais d’aller dormir avec elle dans sa cellule, mais j’voulais pas dire autant de mots. En même temps, je voulais pas laisser un malaise planer et comme je pensais un peu à Serena avant de dormir, je lui lançais vraiment sans lien avec la situation une question.

«Merle Dixon, ça te dit quelque chose?»

Mouais, fallait que je lui demande et c’était ma façon –idiote je sais- de savoir si elle se souvenait du nom de mon frère.
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Alyana Johnson
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Dim 9 Mar - 4:06




Daryl & Alyana


Ce monde n'est décidément pas fait pour moi...
12 septembre


Daryl était vraiment un homme étrange. Quelle idée de dormir sur un matelas, au milieu de tout ! Enfin, c’était peut-être ce qui faisait son charme, avec en plus, son petit air grognon et mystérieux. Enfin bon, mon simple « Ah » dû le satisfaire parce qu’il n’y répondit rien. En même temps, ce n’était pas comme s’il avait quelque chose à répondre à cela, aussi. Nous n’allions pas commencer à faire la causette à propos du fait qu’il dormait sur un matelas –totalement inconfortable en plus. Bref, il enfila un haut aux manches déchirées, ce qui faisait une sorte de débardeur badass. Et ça allait bien avec le regard qu’il me lançait. Un regard neutre, mais en même temps, je le sentais gêné. En réalité, c’était sa position qui reflétait de la gêne. Un peu comme s’il ne savait pas comment bien se mettre. Ou un peu comme si une presque inconnue squattait son matelas pourri. Son matelas, son espace, son territoire. Mais en même temps, je me disais que s’il ne m’avait encore rien dit, ce n’était pas pour rien. Pour moi, Daryl était le genre de mec à dire ce qu’il pense, quitte à faire pleurer les autres. Un peu comme moi en fait. Quand j’étais dans mon état normal. Seulement, ça passait quand même mieux avec quelqu’un comme moi, plutôt qu’avec un mur de pierres comme Daryl.
Ensuite, Daryl me proposa d’aller dehors, vu que c’était ce que je souhaitais à la base. Malheureusement, une rafale de vent me fis revenir sur mon idée : il n’était pas temps que j’attrape froid, ou bien que je me ramasse quelque chose sur la gueule –un sceau, un zombie…– Non, ce n’était vraiment pas une bonne idée. Et puis, ce vent en devenait angoissant. Je préférais donc rester sagement à l’intérieur. Mon compagnon semblait du même avis. C’était déjà ça. Mais j’avais l’impression de n’être qu’une pauvre gamine pourrie gâtée qui ne sait pas ce qu’elle voulait. C’était moche, comme vision des choses.

Le malaise s’installa. Nous ne savions pas vraiment quoi faire, aussi bien lui que moi. Mais après quelques secondes de silence, contre toute attente, Daryl me proposa de rester avec lui : je squatterais son matelas, et il resterait dans les environs. Un sourire idiot s’était affiché sur mon visage, et j’avais même fini par rire. Mais les rires firent place aux pleurs, et soudain, je me jetai dans les bras du brun. Ça avait été comme un réflexe naturel de le faire. Un peu comme s’il n’y avait que ça pour me consoler. En même temps, j’étais quelqu’un de très physique, quand j’y pensais bien. J’avais passé des semaines, des mois entiers à m’occuper de Kyle, à le prendre dans mes bras, à lui faire des câlins comme s’il était mon propre gosse. Et là, les quelques jours que j’avais eu à passer sans lui avaient été horrible. Outre le fait que je n’entendais plus le son de sa voix, que je ne le soignais plus, il y avait aussi ce manque de contact physique.
Pendant une fraction de seconde, je sentis Daryl se raidir. Mais je n’en avais que faire. J’avais de la chaleur, je sentais un cœur qui battait et le rythme régulier de sa respiration. Même si elle était un peu bizarre quand même. Ah… Kyle ! Les larmes s’écrasèrent contre le haut de mon ami. Le pauvre, voilà qu’il allait être trempé en plus. Doucement, je sentis l’arbalétrier se relaxer un peu et une main se posa sur mon crâne. Il passa même ses doigts dans mes cheveux. Ça faisait du bien, ça oui. Quant à moi, je passai un bras autour de sa taille, et l’autre autour de son cou. J’étais bien, il était gentil, que demander de plus ? Je le remerciai d’une petite voix, comme s’il venait de me sauver la vie. En même temps, il avait un peu sauvé ma santé mentale. Dans un ton maladroit, il me répondit qu’il n’y avait pas de quoi. Je finis par sourire et après avoir profité encore un peu de ce moment, je rompis le contact. La main qu’il avait passé dans mes cheveux était maintenant posée sur mon épaule, et toujours aussi maladroitement, il la dégagea. Quant à moi, je séchai rapidement les quelques larmes avant de reprendre, gênée. C’était vraiment très aimable de sa part de m’accepter « chez lui ». C’était même adorable, en fait. Mais je ne pouvais pas accepter. Je m’excusai pour ce que je venais de faire –quand même, il ne fallait pas que ça se reproduise à nouveau !– et lui expliquai que j’accepterais avec plaisir son offre, mais que je ne pouvais pas, pour la simple et bonne raison que son matelas était pourri –pas dit comme ça non plus, fallait pas déconner !– Je fis une pause et Daryl marmonna quelque chose dans sa barbe. Pas d’un ton méchant, mais le seul truc que je compris était : « matelas quoi ». Bon, il essayait de défendre son rectangle de mousse. Mais il n’y avait pas que ça non plus : fallait bien avouer que je préférais dormir dans un vrai lit, oui. Ou au pire, sur la terre. Mais c’était quand même mieux que sur un petit matelas tout fin à même le béton. Et… et puis surtout, je ne voulais pas que les autres me voient « sur le matelas de Daryl ». C’était surtout ça, en fait, qui me gênait. Je m’enfonçai moi-même et la situation était clairement plus que gênante. Je sentis même mes joues devenir légèrement roses. Mon compagnon repassa une énième fois sa main sur sa nuque. Lui aussi ne devait pas être dans la meilleure des situations possibles : avoir une idiote qui raconte n’importe quoi devant lui… ça le faisait pas trop non plus.

Et puis, Daryl se leva. Je relevai la tête et le vis face à moi. Il me tendit alors une main et me lança le feu vert. En gros, si j’avais bien compris, il voulait bien venir dormir avec moi, dans ma cellule. Un large sourire s’afficha sur mes lèvres, un peu comme si on m’avait avancé Noël, quand j’avais cinq ans. Je pris la main qu’il me tendait et je me sentis me lever toute seule, sans difficultés. Une fois debout, je tentai d’afficher une expression neutre –sans grand succès– et lançai, après avoir lâché sa main :

« C’est… vraiment gentil. Tu vas voir, je ne bouge pas trop. Enfin je pense. Par contre je parle. Beaucoup. C’est ignoble, j’arrive parfois à me réveiller moi-même. »

Bon, est-ce qu’il fallait vraiment que je le précise ça ? Je n’en savais trop rien. Mais au moins, il ne pourrait pas dire, le lendemain, que je ne l’avais pas mis au courant. Je me dirigeai déjà –toujours un peu à tâtons– vers les escaliers menant au couloir de ma cellule, quand tout d’un coup, Daryl me posa une question étrange. Il me demanda si je connaissais un certain Merle Dixon. Je me retournai et me cassai la gueule sur la première marche de l’escalier. Je tombai le cul sur le métal froid et me redressai le plus rapidement que je pouvais –inutile de rester comme ça plus longtemps quoi, j’étais pas une assistée non plus.

« Hmmm… ça me dit quelque chose… »

Je me mis à monter les marches, réfléchissant. Merle Dixon, ça me disait vraiment quelque chose. Mais pas genre un nom que j’aurais lu quelque part non : ça me disait quelque chose comme quelqu’un que j’aurais déjà rencontré par le passé. Il fallait dire qu’en stage, j’avais eu la possibilité d’en rencontrer, des gens ! Parce qu’évidemment, je n’avais pas passé tous mes stages en pédiatrie. Ça aurait été bien trop simple. Non, j’étais passée par différents stages… la revalidation cardiaque, la pneumologie, le bloc opératoire, la chirurgie digestive, les urgences… les urgences. Au de-dessus des escaliers, mon regard s’illumina et je me tournai vers Daryl, quelques marches plus bas. Avec la pénombre, j’avais encore plus de mal à le voir, mais il était bien là.

« Oui, je me rappelle ! Je me rappelle même… très bien en fait. J’ai rencontré ce type à mon stage aux urgences. C’était un junkie, il était très très proche de l’overdose. Je me rappelle qu’il râlait parce qu’on faisait passer des black avant lui. Un peu raciste le gars. »

Je fis une pause pour reprendre ma route, plus doucement cette fois. Ma cellule était proche des escaliers, et je l’atteignis en quelques secondes. Face au « rideau » –ce n’était qu’un simple vieux bout de tissu– qu’on avait installé à l’entrée, je continuai :

« Les infirmières se foutaient de son nom étrange, et ne voulaient pas le soigner, c’était moi qui devait faire les soins. Enfin, je n’ai eu qu’à faire une prise de sang, le perfuser et prendre ses paramètres régulièrement mais bon. Il en a profité pour me peloter les fesses parce que, je cite, « elle a un beau petit cul la p’tite infirmière ! »… il m’a bien fait rire en tous cas. »

C’était vrai. J’étais tombée sur des gens bien plus caractériels et chiants aux urgences. Ce n’était pas pour rien que je m’y étais faite prendre en otage. D’ailleurs, je m’en serais bien passé de ça. Ce stage, ça avait été le pire, mais en même temps, c’était celui dont j’avais le plus de souvenirs, en tant que stagiaire. J’avais eu des cas bizarres, et beaucoup de drogués. Au moins ce Merle Dixon n’avait pas été amené par la police. C’était une personne de sa famille qui l’avait amené. Son frère ou son cousin, je ne savais plus trop bien –et en même temps, c’était pas lui mon patient. Les deux puaient l’alcool à des kilomètres à la ronde, et les infirmières ne passaient jamais les voir, sur les quelques heures qu’ils étaient restés. Mais moi, je n’étais pas de ce genre-là. Je partais du principe que tout être vivant a le droit aux soins, même s’il ne rentre pas « dans le moule de la société ». Malheureusement, le jugement était partout et n’épargnait pas le milieu hospitalier. C’était pour ça que je faisais mon possible pour rester la plus neutre possible.






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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Dim 16 Mar - 16:33

J’aimais pas ne pas avoir le contrôle de ma tête et de mes sentiments. J’avoue que c’était pas commun pour moi non plus hein, j’suis pas dans ce genre d’état bien souvent, mais là faut dire qu’il avait des machins que j’arrivais juste pas à négliger. Déjà, ça faisait quelques mois que Merle était mort en crétin. D’jà, c’t’ait mon frère et quoi qu’on puisse en dire ou même qu’est-ce que j’pouvais dire avec mon orgueil de merde, j’avais aimé mon frangin peu importe toutes les conneries qu’il ait pu faire, j’me suis pas trop souvent rebellé contre lui d’une certaine façon, j’avais vécu avec lui et pour lui depuis quasi toute ma vie. C’était pas comme l’histoire du toit où on avait p’t’être cru qu’il était encore en vie –c’qui était le cas- mais là, c’était la fin, c’moi-même qui l’avait achevé en tant que saleté de rôdeur. La grosse merde quoi. Mais là… il avait une descendance ce con. Bah oué, il pouvait pas partir sans laisser un peu de lui derrière. Une p’tite Dixon… bordel. J’en avais parlé à personne et j’pense pas le faire avant d’moi-même en revenir. C’était fou comme histoire p’tain! Surtout qu’fallait que je me convaincre que j’étais plus le seul Dixon…non, on était deux maintenant. Elle était vachement solitaire la gamine, plus que moi en fait. Elle survivrait. Mouais, j’étais presque certain de ça, elle semblait pas faite pour mourir rapidement. J’lui souhaitais hein.

Et pourquoi j’pensais à ça moi? P’t’-être parce que Alyana était sûrement une des personnes à qui j’avais envie d’en parler. P’t’être aussi Carol, mais Alyana risquait pas d’me faire la moral à propos d’Merle ou j’sais pas trop. Nah, elle semblait vachement compréhensible la Lyly. Sauf que là, c’était la petite blondinette qui avait besoin d’un semblant de réconfort. Savez, moi et le réconfort…Enfin, j’étais pas si sans cœur que ça quand même. J’étais juste nul en relation quoi… Bah, au moins je l’avais fait rire un peu hein! Complètement involontaire, même que j’me demandais si j’faisais pas trop idiot de lui demander de rester…et là, elle se mit à pleurer, p’t’ain! J’fais quoi moi? Une fille en larme dans les bras, enfin, j’fis quand même un peu d’effort pour la réconforter un peu. Mal à l’aise, je la laissais paisiblement pleurer contre moi, rien à foutre que mon débardeur soit trempé. Si ça pouvait au moins lui faire un peu de bien. Enfin, j’étais plutôt maladroit, surtout quand elle m’enlaça. Carrément quoi. Une main autour de ma taille, l’autre autour de mon cou. Bref. Quand elle finit par reculer, je la sentis un peu gênée. Moi aussi j’l’étais un peu, mais c’était viable. J’étais pas très physique moi.

Ensuite, elle refusa mon offre. Ah bah quoi, mon p’tit matelas me rendait le sol bien moins dure qu’elle le pensait, mais c’est vrai que dans une situation aussi merdique, avoir la chance d’avoir un vrai lit, c’était déjà vachement mieux. Moi j’m’en foutais, j’vivais à la dure avant l’invasion alors… Sauf qu’au final, je voulais pas la laisser pourrir toute seule dans sa cellule, seule et en pleurs. Pff, on était une sorte de famille ici non? On veillait un peu sur les autres, c’est sûr que moi je le faisais pas à tout le monde, j’acceptais bien plus les gens de Woodburry alors que ceux de notre groupe de départ bah… on était une p’tite famille. Alyana était nouvelle, oué, mais j’avais promis un truc à un gosse… et même s’il était plus ici, j’suis pas mal certain qu’il trouverait une façon de me casser la gueule. J’me souvenais encore sa maigre force qu’il avait dans la main quand on avait conclu notre entente par une petite poignée de main. Il avait eu un regard satisfait en ne voulant pas lâcher ma main tout de suite. Haut comme trois pommes, mais aussi sage que Hershel…et même s’il savait qu’il allait y passer, il pensa à Lyly. Elle était seule maintenant elle aussi.

Enfin, je finis par me lever, il me semblait y avoir qu’une seule solution à toute cette histoire de dormir dans un lit et éloigner des regards. P’t’ain que ça le faisait pas cette phrase, bref… j’me levais pour lui tendre la main. Elle en avait un lit et s’il fallait juste une personne pour qu’elle se sente mieux, bah… j’suis nul en relation, mais j’suis une personne alors… bon…. J’sais, tout ce tiens dans ce que je pense. Elle sourit. Bon, j’étais un bon mec sympa alors. Une fois sur pied, elle me lança qu’elle bougeait pas trop et qu’elle parlait. Là, j’eus un petit sourire. Mouais, elle était drôle de me prévenir. J’eus presque envie de lui dire qu’elle pouvait pas être pire que Merle quand il était claqué à cause d’une beuverie… En même temps, j’pensais venir gentiment dans sa cellule, mais là, j’allais carrément dormir avec elle apparemment. Ah bah oué… j’m’en doutais, ça m’gênait un peu quand même, mais y’avait rien de méchant, j’étais pas un gros salaud qui allait profiter de la situation. Enfin, j’lui répondais quand même.

«Bah ça va, moi ça m’arrive de ronfler, on est quitte quoi.»

Mouais, j’avais parlé juste pour pas rester silencieux et j’conservais un peu mon p’tit sourire. J’suivis Alyana vers sa cellule. C’est là que Merle me revint en tête, j’voulais lui poser la question depuis longtemps, bah…c’est là que ça se passait, j’sais pas pourquoi j’me disais que c’était le bon moment, mais voilà, j’me lançais. Alors qu’elle se tournait vers moi, elle fit un truc –vraiment je comprends pas comment elle a fait- mais elle tomba sur le cul, en plein sur les escaliers. J’ouvris un peu les yeux en tendant déjà une main pour l’aider, mais elle se releva aussi prestement qu’un chat en faisant comme s’il s’était rien passé…alors j’fis pareil. Il s’était rien passé. Elle me dit que ça lui disait quelque chose…normal quoi. J’pouvais lui dire que c’était un gros con dragueur complètement bourré et drogué aussi. En même temps, c’est le genre de job où elle voyait des tonnes de gens, Merle était un con parmi d’autre. J’lui laissais le temps quand même de chercher dans sa tête si elle se souvenait pas de lui. Elle se retourna vers moi, j’me tenais près au cas où elle tomberait encore hein, les escaliers c’était violent parfois quoi. Je ne voyais pas très bien son regard avec la pénombre, mais je devinais ses cheveux blonds et les formes vagues de son visage. Elle se souvenait de lui. Son explication me fit de nouveau sourire. Ah ouais, j’me rappelle qu’il ait hurlé que les blacks méritaient pas d’être là et qu’il voulait se faire voir en premier… quel con. Enfin, à l’époque, j’étais à moitié de son avis, j’voulais qu’on s’occupe de lui quoi. Après son explication, elle continua sa route, je restais silencieux, j’avais eu l’impression qu’elle avait autre chose à dire et j’avais pas tort. En même temps qu’on arrivait à sa cellule avec sa porte de tissus improvisé, elle continua. Son histoire concordait super bien avec mon souvenir que moi j’avais. J’étais un peu éméché aussi… ce soir-là, Merle m’avait presque forcé à prendre quelques shooters de tequila. Mais j’m’étais pas fait avoir par ses merdes de drogues… j’devais toujours être le plus lucide des deux… j’m’occupais de mon grand frère. Moi, j’me souvenais vraiment bien d’Alyana…parce qu’elle s’était occupée de lui malgré tout et au lieu de l’injurié et de lui flanquer une gifle, elle avait fait son job… j’avoue que Merle aurait mérité qu’on le frappe, mais il était tout sauf dans son état normal et…il devait avoir pire pour les infirmières, surtout les mignonnes comme Alyana. Un bien mince sourire vint sur mes lèvres alors que j’lui expliquais finalement pourquoi je lui posais cette question qu’elle devait trouver un peu étrange quand même.

«J’me souviens très bien… il m’avait même demandé d’aller t’voir pour ton numéro…»

Je remarquai qu’il faisait un peu plus noir dans la cellulaire, mais mes yeux étaient un peu plus habitués et j’arrivais quand même à savoir où se trouvait Alyana.

«Merle, c’était mon frangin. J’me suis pas tout de suite souvenu de toi quand tu es arrivé ici. C’est moi qui l’avais trainé à l’hôpital, il détestait quand j’faisais ça…et t’as bien été la seule à être efficace ce soir-là…»

Je parlais bas quand même, presque comme un murmure. C’était un aveu ni plus ni moins que je faisais. Du moins, quand on s’appelle Daryl et qu’on est plus dur à cuire que bavard, ce genre de paroles, c’est un aveu bon.

«Il est mort il y a quelques mois à peine…»

Je lui disais ça pour qu’elle sache que je savais ce qu’elle ressentait avec Kyle, c’était maladroit, pas très clair, mais c’était ça quand même. Enfin, je me tus par la suite et me tournai vers le petit lit… mouais, j’étais pas un type vachement baraqué, mais… heureusement qu’elle est p’tite la Lyly hein!

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Alyana Johnson
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Mer 19 Mar - 9:58




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12 septembre


Daryl avait accepté de dormir avec moi ! C’était juste… merveilleux ! J’allais pouvoir dormir en me sentant en sécurité, entourée et surtout, je ne serais pas seule. Je voulus tout de même le prévenir que je n’étais pas une coéquipière de sommeil des plus délicates. En effet, je parlais énormément dans mon sommeil. Un jour, je m’étais d’ailleurs réveillée en ayant allumé la lumière et en hurlant. Dans mon sommeil, je voyais des tas d’araignées sur mon lit. M’enfin ça, je m’abstins bien de lui dire. Déjà que parfois, il me regardait comme si j’étais la dernière des folles, ça n’allait sérieusement pas arranger mon cas, même si ça ne m’était jamais arrivé qu’une seule fois –et encore heureux, sinon je me serais moi-même posé des questions sur ma santé mentale.
Heureusement, mon compagnon me rassura : lui, il lui arrivait de ronfler. Etrangement, ça ne m’étonna pas des masses. Je l’imaginais bien roupiller comme un bienheureux, la bouche entre-ouverte à ronfler doucement. Sur le tableau, il y avait presque un léger filet de bave au coin de ses lèvres. A cette image, je ne pus m’empêcher de sourire légèrement. Bah, le fait qu’il ronfle ne me dérangeait pas du tout. Quand je dormais bien, j’étais incapable d’être réveillée. Sauf par moi-même du coup. Enfin soit.

Je pris alors la direction de ma cellule. Puis, au milieu des escaliers, Daryl me posa une question, qui n’avait rien à voir. Il me demanda si je connaissais un certain « Merle Dixon ». Evidemment, il fallut que je me vautre une nouvelle fois la gueule dans les escaliers, mais avec la souplesse d’un chat, je me relevai aussi vite que j’étais tombée. Je ne remarquai même pas la main tendue par mon compagnon. Il faisait trop sombre, aussi. Je ne repris pas tout de suite ma route, histoire de réfléchir quelques instants. Ce nom me disait bien quelque chose. Mais genre, pas quelque chose genre que j’aurais survolé, non. Après mûres réflexions, cela me revint en tête : Merle Dixon était un patient que j’avais eu aux urgences. Il était complètement shooté, au bord de l’overdose totale et aucune des infirmières du service n’avait voulu s’occuper de lui. Du coup, c’était moi qui l’avais soigné. Cet homme était du genre à dire ce qu’il pensait : il avait râlé parce que des black étaient passés avant lui, que le service était trop lent et blablabla. Pendant les soins, il en avait profité pour me tâter le cul. Chose que je n’avais pas beaucoup appréciée, mais qui au final m’avait bien fait rire. J’expliquai tout ceci à Daryl, tandis que je reprenais mon petit bout de chemin, pour finalement entrer dans ma cellule. Il y faisait très sombre mais avec l’habitude, on pouvait deviner les formes.
J’allais demander à mon ami pourquoi il m’avait questionné à propos de ce type, mais il fut plus rapide, en m’avouant qu’il se souvenait bien, et que le Merle en question lui avait même demandé d’aller chercher mon numéro. Alors là ! Je tombais de haut. Alors que je m’étais dirigée vers la table de ma cellule pour y trouver ma lampe de poche, je me retournai vivement, les yeux grands comme des soucoupes. Le type qui l’accompagnait m’avait effectivement demandé mon numéro, alors que j’étais en pause. J’avais évidemment refusé mais… ! Mais cet homme, c’était DARYL ? J’ouvris la bouche, prête à m’exclamer, mais il fut plus rapide, m’expliquant que Merle était en fait son frère. Au début, quand j’avais intégré le groupe, il ne s’était pas rappelé de moi. Il continua en me disant que j’avais été la seule efficace, cette nuit-là. Les joues rougies par le compliment, je balbutiai un simple :

« Euh bah euh merci. »

C’était rare qu’on me dise ça. Enfin, on me l’avait déjà dit, ça oui. Mais pas vraiment aux urgences. Au contraire, on m’avait beaucoup reprochée d’être lente et de ne pas connaître mes techniques. Bref, je n’avais pas été très utile, à ce stage-là.
Je me tournai à nouveau vers ma table, et réussis à prendre ma lampe de poche. La même que j’avais utilisé lors de notre « shopping » à la petite clinique. Mais avant que je ne l’allume, Daryl m’avoua dans un murmure, que son frère était mort, quelques semaines auparavant. Je restai droite comme un I, au milieu de ma petite cellule. Un silence s’empara de nous. Son frère était mort ? Ça voulait dire qu’il était seul, lui aussi ? Soudain, mon franc tomba : et si c’était une manière de me dire qu’il comprenait ce que je ressentais… ? Je fus prise d’un frisson, et mon cœur rata un battement. Je levai la main dans le but de prendre la sienne. Après quelques instants à tâter –j’avais pas fort envie de savoir ce que je tâtais– parce qu’il s’était retourné je réussis à agripper sa main.

« Je suis désolée pour ton frère. Il ne méritait pas… enfin, il devait être un battant. »

Un peu comme toi, pensai-je. Oui, Merle devait être du genre à se battre, à être un survivant fort. Mais ça avait dû être difficile pour lui de devoir se sevrer comme ça. Mais là n’était pas la question. Daryl savait ce que je ressentais, et c’était réciproque. Lentement, je le contournai et m’assis sur mon lit, tenant toujours ma lampe de poche éteinte. Rapidement, je l’allumai et la casai dans un coin du lit, contre le mur, à côté de mon coussin. La lumière était légèrement cassée par le tissu, diffusant un rayon léger, mais suffisant pour nous éclairer. Certes, on ne voyait pas comme en plein jour, mais il y avait beaucoup moins d’ombre sur nos visages. A la lumière, et si proche de lui, je pouvais voir les traits tirés de Daryl. Je baissai légèrement les yeux et d’une petite voix, demandai :

« Comment ça s’est passé ? »

Franchement, je voulais vraiment le savoir. Merle n’était peut-être pas un enfant de chœur, mais c’était un homme qui avait réussi à me faire rire et à me traiter à ma juste valeur –enfin tout est relatif. Peut-être un peu macho et raciste oui, mais il était honnête. Et puis, c’était un humain avant tout. Enfin, mon point de vue était bizarre. Il y avait Merle d’un côté, et il y avait aussi Daryl. Ce dernier devait avoir surement besoin de vider son sac. Peut-être l’avait-il déjà fait avant, mais si ce n’était pas le cas, je pouvais toujours lui servir « d’épaule pour pleurer ». Quand on y réfléchissait un peu, c’était aussi une manière pour moi de me changer les idées. Bref, c’était bon pour tout le monde, en fin de compte.




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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Ven 4 Avr - 7:28

Pendant une petite fraction de seconde, j’me demandai si j’avais pas l’air du salaud qui profitait d’la situation…Nah. Surement pas. C’était pas l’cas pour moi et…elle pensait pas croire ça non plus. Tant mieux. Limite, pour les autres, j’m’en foutais pas mal. Enfin, j’lui dirais pas à elle, mais j’étais un peu mal à l’aise. Et encore heureux que j’sois capable de me le dire à moi-même hein! Pff, moi et les filles… Bref. J’repoussais cette idée, c’était con. Elle avait besoin d’être avec quelqu’un. J’étais quelqu’un. Voilà.

J’changeais rapidement de sujet d’un coup, je voulais mettre l’histoire au clair avec elle. Ça devait faire des semaines que j’avais pas prononcé le nom de Merle. Enfin… si, avec la gamine. Mais disons qu’avant ça faisait des semaines. De longues semaines quand j’y réfléchissais bien. Les gens avaient tenté de m’en parler, de… m’soutenir, j’crois bien, mais avec moi, faut pas forcer les choses, ça me met plus en rogne qu’autre chose. Du coup, j’voulais pas en parler, ni même que les gens tentent. De toute façon, la plupart des gens ici le détestaient. Pourquoi j’devrais endurer des gens qui feront semblant de dire que c’était un mec bien? Ils le connaissaient pas autant que moi. Bref, avec Alyana, c’était moi qui avait abordé le sujet, c’moi qui avait envie d’en parler alors du coup... ça me semblait plus naturel, même que ça me surprenait un peu moi-même, j’avais pas habitude d’parler de ce qui me concernait. Elle se souvenait pas de ma gueule, en même temps, j’avais les cheveux vraiment plus court et bon… j’devais pas être 100% sobre non plus, mais j’m’en souvenais très bien. Comment j’avais voulu taper Merle quand il m’avait demandé ça. J’me souviens aussi d’lui avoir dit qu’elle était sûrement trop bien pour lui de toute façon. Il doit rire de ma gueule d’où il est en ce moment, le con. D’ailleurs, j’lui expliquais rapidement que Merle était plus vraiment de ce monde.

Bref, on était dans sa cellule maintenant et je la voyais s’activer pour aller vers une table –elles étaient toutes à la même place dans les cellules. Je venais d’installer un silence de merde à cause de ce que je venais de dire. Du coup, je me sentais bien con de lui avoir dit ça. Je voulais pas avoir l’air de me plaindre. Ça faisait des semaines déjà. En même temps, en voyant Kyle et Alyana, ça m’faisait penser à Merle. C’était différent comme relation, même vachement différent, mais…ils avaient compté l’un sur l’autre. Enfin… peut-être aussi parce qu’elle avait connu Merle –sous un mauvais jour, mais bon- que j’pensais à lui aussi. Bref, peu importe. J’sais pas si elle allait comprendre que j’étais le roi des cons et qui tentait de la façon la plus pathétique possible de lui dire que je comprenais ce qu’elle ressentait. Il faisait encore vachement noir, j’étais un peu dos à elle en ce moment, je voyais une faible lumière au travers de ce qui couvrait la porte, même si je la voyais pas, j’avais pas osé la regarder en parlant de la mort de Merle et puis elle… hm. J’aurais pu avoir un sursaut, mais j’étais si surpris que je ne sursautais pas. C’est une fesse qu’elle venait de me tâter. Hm. Elle avait vachement de la chance que je sois pas Merle…ou peut-être n’importe quel gars un peu con. J’me doutais qu’elle voulait pas me violer hein…et que c’était pas une invitation non plus. Enfin… heureusement que j’étais pas de l’autre côté hein… j’aurais pas fait le con, mais j’aurais pas pu retenir mon côté…bah homme quoi! Bref! J’étais con.

Elle le vit pas et le sentit peut-être pas, mais j’bougeais un peu –c’bon, j’vais pas la laisser m’tâter le cul non plus! Pour mettre mon bras et sa main, j’avais compris que c’était ma main qu’elle cherchait… enfin, heureusement, sinon ça aurait été un putain de gros malaise. Heureusement, elle brisa le silence en disant queq mon frère devait être un battant. Mouais, j’manquais presque de lui parler de l’épisode où il s’était coupé la main, mais nah. Elle avait raison, il était un connard, mais il avait toujours été un battant. Il avait juste fait des tonnes de mauvais choix. J’hochai un peu la tête. Elle le vit peut-être pas, mais je savais pas quoi répondre… Merle était un battant, y’avait rien d’autres à dire. J’serrais aussi un peu sa main, ça pouvait être une réponse aussi ça non? Mouais.

Elle bougea alors pour s’asseoir sur son lit puis il eut de la lumière. Un peu de lumière et au moins, elle était pas directement sur ma gueule. Mais là, j’pouvais plus me cacher. Surtout quand elle me demanda ce qui s’était passé. J’étais prêt à en parler à quelqu’un? Je passais ma main qui ne tenait pas celle de Lyly dans mes cheveux puis sur ma nuque, à sa question, j’avais levé mes yeux dans les siens. Bordel que j’étais pas doué avec les mots.

Lentement, je pris place sur un coin de son lit aussi, j’fixais alors le mur et je me lançais de ma voix presque rauque et pas plus fort qu’un murmure. Mais je ne parlais pas seulement de comment il était mort, je lui racontais… presque tout. Dès le début de l’épidémie, je passais des détails vraiment rapidement, je lui expliquais que j’avais déjà pensé l’avoir perdu sur le toit, j’évoquai rapidement le type qui avait voulu nous tuer aux laboratoires aussi… et je parlais de Sophia. J’avoue, c’était pas de mes affaires, mais fallait aussi que je le dise j’avais l’impression, j’y allais rapidement, je racontais pas tout… Puis quand Merle avait voulu nous aider. Qu’il s’était fait mordre pour…finalement tomber sur moi. Je lui dis que j’avais dû l’achever, mais j’entrais pas dans la détail de la crise que j’eus à ce moment-là. J’avais une voix neutre quand même, je le disais, j’étais pas expressif, mais au fond, ça me faisait vachement du bien. J’hésitais pas à répondre si elle avait des questions aussi et je parlais pas trop des autres, ils avaient leur vie aussi quand même.

En même temps que je parlais –je pense que j’avais jamais parlé autant d’ma p’tain de vie- je fixais le mur en face, sa main était toujours dans la mienne. Bordel, j’étais vraiment en train de raconter ma vie alors que c’est elle qui était en deuil? Elle semblait pas s’emmerder, en même temps, elle était peut-être trop gentille pour me dire de fermer ma gueule… nah. Je pense qu’elle me le dirait…enfin, j’espère pour elle quoi!

Je parlais durant un long moment et une fois que j’eus terminé, je pivotais mon regard vers elle. Pour voir si elle me prenait pas pour un dingue, voir si elle s’était endormie aussi, on c’est pas!
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Sam 5 Avr - 10:32




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Ce monde n'est décidément pas fait pour moi...
12 septembre


Bon sang ! J’avais touché quoi là ? Il venait de m’expliquer que son frère était décédé, et pour le réconforter, j’avais décidé de prendre sa main. Mais en la recherchant, j’avais réussi à lui tâter les fesses. Oui, c’était bien ses fesses que j’avais touchées. Je me sentis devenir rouge pivoine. Heureusement qu’il faisait sombre, sinon j’aurais eu l’air malin. Daryl se bougea légèrement et je réussis à agripper sa main. C’était bizarre : elle était tendre, mais rugueuse en même temps. Ses doigts forts montraient qu’il avait vécu. Je me demandais si avant l’épidémie, la peau de ses paumes était déjà comme ça. De ma main libre, je tenais toujours ma lampe poche. Il me fallut quelques secondes pour tenter de me reprendre. Finalement, je lançai à mon compagnon que j’étais désolée pour son frère. Il ne méritait pas ça. En même temps, qui le méritait, aussi ? Personne. Enfin, lui, c’était un battant, il n’y avait pas de doute à se faire là-dessus. Il devait être mort en brave, malgré sa personnalité si… si atypique. Pour toute réponse, Daryl pressa un peu ma main dans la sienne, et c’eut le don de faire rater encore un battement à mon cœur.
Commençant à ne plus sentir le rouge sur mes joues, je finis par installer la lampe dans un coin de mon lit. Allumée, nous nous voyions mieux. Je pouvais distinguer ses traits, dorénavant. Et puis, je lui demandai ce qu’il s’était passé. Daryl parut hésiter un instant, passant sa main libre dans sa nuque et puis, il finit par s’installer à côté de moi.

Et il commença son récit. Son long récit. Il m’expliqua le début de l’épidémie, comment lui et son frère avaient trouvé un groupe, qu’ils avaient été rejoint par Rick. Il m’apprit aussi que Merle avait fini par se barrer, car l’ancien policier avait dû le menotter. Une histoire bien sordide. Ensuite, il y eu ce type du laboratoire. Dire que j’en avais aussi entendu parler ! J’aurais très bien pu me retrouver là-bas, moi aussi. Par après, il y eu l’épisode de la ferme. C’était donc comme ça qu’ils avaient fait la rencontre d’Hershel et de sa famille. L’histoire de la petite Sophia me toucha énormément, même si évidemment, Daryl n’entra pas dans les détails. Mais ce qui me choqua le plus, c’était cette histoire du « Gouverneur ». Ce type semblait être bien fou à lier. C’était donc à cause de lui que Merle n’était plus de ce monde. Et c’était son frère qui avait dû l’achever. Horrible. Une histoire horrible. Bon il fallait dire que dans le monde dans lequel nous vivions maintenant, il y avait peu d’histoires belles et douces. Il ne devait même plus y en avoir du tout. Mais si tout cela nous était arrivé avec Kyle, est-ce que je serais encore celle que j’étais maintenant ? Ou plutôt, est-ce que nous aurions réussi à survivre ? Je n’en savais trop rien.

Je tenais toujours la main de Daryl quand il eut fini son récit. Je ne l’avais pas quitté des yeux, fixant ses lèvres bouger, ses paupières battre la mesure. Finalement, il pivota la tête vers moi. Je baissai à nouveau les yeux quelques fractions de secondes, puis les relevai, triste.

« Je suis désolée de tout ce qu’il t’est arrivé. Tout ce qu’il vous est arrivé, en fait. J’ai l’impression de n’avoir rien vécu pendant plus d’un an, avec Kyle. La mort vous a pourchassé et à côté de ça nous… j’ai l’impression de ne l’avoir pas beaucoup côtoyée. C’est peut-être pour ça qu’elle nous a retrouvés, en fait. J’aurais aimé vous connaître plus tôt. »

C’était une sensation étrange. Aussi, je mourrais d’envie de me jeter sur Daryl et de rester dans ses bras. Ça nous ferait du bien. Mais comme d’habitude, j’avais peur de sa réaction. Contrairement à moi, il n’avait pas l’air très tactile. Je comprenais mieux pourquoi. Mais aussi, je comprenais qu’il était un peu devenu ma bouée de sauvetage, bien malgré lui, bien malgré moi. Il avait achevé Kyle, il l’avait enterré devant moi, alors que je pleurais toutes les larmes de mon corps. J’avais bien évidemment tenté de commencer à creuser la tombe, mais je n’y étais pas arrivée. C’était Daryl qui m’avait ramené à la prison, qui m’avait transportée jusqu’à ma cellule. C’était Daryl qui avait fait tout ça pour moi. Et moi en retour, qu’est-ce que j’avais fait ? Rien. Je l’avais simplement écouté. J’étais stupide.
Contrairement à ce que je le voulais, ce fut plus fort que moi, et je finis par poser ma tête sur son épaule. Ce n’était pas confortable comme position, mais je ne voulais pas plus. Ou du moins, je n’osais pas faire plus. Dans un soupire, je finis par m’exprimer :

« Je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi. Et je… suis désolée de ne rien savoir te donner en échange. »

Dit comme ça, ça faisait vraiment très con, très plat, comme discours. Mais c’était bien vrai, sincère. Aussi, j’étais contente d’être avec lui. Il me mettait un peu de baume au cœur, ça me faisait plaisir, ça me rassurait. Enfin, j’allais passer une bonne nuit.




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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Lun 28 Avr - 4:14

Moué. Parlons plus des fesses? C’t’ait un accident tout simplement hein. Donc…voilà. On continue. En plus j’avais été assez malin pour bouger un peu question qu’elle attrape ma main et non … bref.  Tout ça pour dire que maintenant, j’avais sa main dans la sienne…et c’était bizarre. C’était une petite main, si douce et si fragile. Quand je pressais mes doigts, j’avais presque l’impression que j’pouvais la briser. Pourtant, j’pouvais sentir que c’tait pas une p’tite main de gamin, Lyly était une fille forte. Et j’la laissais pas tomber cette p’tite main. En même temps, c’était un p’tit contact de rien du tout qui faisait que…j’me sentais à l’aise de débiter mon histoire. C’bête de voir qu’j’arrivais à articuler autant de phrases, comment si ça avait toujours été près à sortir et ban. La pauvre Lyly qui devait endurer tout ça.

La plupart du temps, j’t’ais plus du genre à vivre, endurer, pas trop penser et tout ça. J’avais fait pareil quand je pensais qu’Merle était mort la première fois. Mais j’avais d’jà changé et si les gens le voyaient, bah j’t’ais pas con, je le remarquais aussi. Au début j’faisais comme si de rien était, j’avais mes hauts et mes bas. P’tain, j’me faisais quoi là? C’était p’t’être d’avoir achevé Merle. P’t’être d’avoir achevé aussi Kyle. Aucune idée, mais Alyana me mettait en confiance, ça c’était sûr, j’raconterais pas ma vie comme ça à n’importe qui. J’fixais le mur durant tout l’temps que je parlais, je tournais mon regard vers elle seulement quand j’eus terminé ma dernière phrase. J’avais senti son cœur sur moi durant tout l’temps, mais quand je la regardais, elle baissa les yeux pour ensuite me relever. J’pouvais voir qu’elle était triste, elle avait vraiment écouté, j’sais pas combien d’temps j’suis resté à parler alors… elle se mit alors à parler. Là j’la regardais vraiment. J’écoutais encore plus attentivement, ça m’faisait bizarre c’qu’elle me racontait. Elle aurait aimé nous rencontrer plus tôt, j’savais pas trop quoi lui dire. Là c’moi qui baissait mon regard sur nos mains, un p’tit moment avant de la regarder de nouveau en parlant toujours de ma voix basse.

«Vous avez eu de la chance jusqu’à maintenant, c’tant mieux, mon avis.»

J’savais pas quoi lui dire, si elle avait été là plus tôt… on aurait sûrement pas pu sauver d’avantage Kyle… mais pour le reste… j’avais aucune idée, j’passais ma main valide –ouais, j’tenais toujours la sienne hein- sur ma nuque, de nouveau. M’enfin, ça m’faisait du bien de tout avoir balancé, comme si un poids s’enlevait un peu d’mes épaules, même si ça m’faisait…vachement bizarre, mais j’me répète. En fait, ça devint encore plus bizarre quand elle appuya sa tête sur mon épaule, tout doucement, elle avait peur que je la repousse? J’étais pas un si grand salaud que ça quand même. J’t’ais maladroit, j’pouvais pas le nier, mais ça m’dérangeait pas…si ça pouvait lui faire un peu d’bien…tant mieux hein. Moi, bah… j’détestais pas trop non plus. Étant donné que j’avais le visage un peu tourné vers elle, j’sentis ses cheveux contre ma joue rugueuse, c’était pas une sensation désagréable, je frôlais la peau de son front avec mon menton, j’savais pas comment agir. J’bougeais donc pas. Ensuite, elle dit un truc idiot. C’cru, mais c’vrai quoi, elle devait pas dire un truc pareil, j’donnais pas pour recevoir moi. J’ai l’air d’un mec comme ça?

«T’es bête, r’garde moi, j’te raconte ma vie et tu m’écoutes, t’penses que c’est rien?»

Je disais pas ça méchant et j’pense bien qu’elle le vit très bien, je la trouvais pas réellement idiote, mais j’voulais lui faire comprendre. Ensuite je rajoutais plus ou moins raipdement.

«Et puis… j’fais c’que je peux.»

Pourquoi j’avais dit ça? Aucune idée, là, c’est moi qui devait avoir l’air idiot. Je retins un soupir en levant la tête vers le ciel. Je bougeais pas trop, mais je finis par rajouter tranquillement.

«Bref… Faudrait p’t’être dormir maintenant…»

J’allais sûrement être mal à l’aise de dormir aussi près d’une fille… pas que…enfin. Ça faisait juste longtemps que j’avais pas dormi en sentant de la chaleur humaine pas trop loin. Pas trop loin…en évaluant la largueur du matelas, ça allait être très près en fait.
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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Mar 3 Juin - 4:28




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12 septembre


Alors que je ma main était dans la sienne, Daryl commença alors à m’expliquer toute son histoire, depuis le début. J’étais sincèrement désolée pour ce qu’il leur était arrivé, à lui et à son frère. Ce n’était pas facile de perdre quelqu’un qu’on aimait. De plus, j’avais l’impression que Daryl avait été très proche de son aîné. Un peu comme moi, avec Gray. Sauf que je n’avais pas vu la mort de mon frère. Je n’avais même pas dû « l’achever ». Bon en fait, je n’étais même pas certaine qu’il était mort, c’était aussi simple que ça, finalement.
Je fis part à Daryl de mes sentiments sur la question. A savoir : que j’avais l’impression de n’avoir rien vécu durant cette année avec Kyle. C’était vraiment ce que je pensais. Alors qu’eux affrontaient la mort, nous, nous la fuyions chaque jour. Malheureusement, elle avait fini par nous retrouver, et elle avait lourdement frappé. Mais il fallait s’y attendre, non ? Pour seule réponse, Daryl murmura qu’on avait eu de la chance, et que c’était tant mieux. Doucement, je hochai la tête. Oui, de la chance, nous en avions eu beaucoup. La preuve était que nous avions fini par croiser la route de Rick.

Un léger silence s’empara de nous. Je m’en voulais que Daryl fasse autant pour moi, et qu’il ne reçoive rien en échange. Il avait fait tellement ! Ce n’était pas comme s’il m’avait brièvement aidé, non. Non : il avait tué Kyle de ses propres mains, m’avait soutenue, épaulée… un peu comme tout le monde ici, en fait. Et moi, je n’étais qu’un simple boulet qui ne savait que pleurer –même si c’était tout à fait normal que je fasse mon deuil, je devais bien le reconnaître. Profitant de la situation, je remerciai mon compagnon pour tout ça, et m’excusai aussi platement de ne pas pouvoir faire grand-chose pour lui. Je m’attendais à une réponse tout à fait banale, ou même à rien du tout, juste un simple dégagement, pour me faire comprendre que ma tête fraîchement posée sur son épaule le dérangeait. Mais je n’eus droit à rien de tout ça. Juste une réprimande : d’après lui, je l’écoutais et ce n’était pas rien. Je relevai un peu le visage, plongeant mes yeux dans ses pupilles noircies par l’obscurité. Quelques étincelles dues à la lumière s’y reflétaient. J’allais ouvrir la bouche, dans l’espoir de répliquer, mais Daryl me coupa dans mon élan, m’assurant qu’il faisait ce qu’il pouvait. Mes lèvres s’étirèrent en un léger sourire, et je soufflai :

« C’est largement suffisant. »

Il n’y avait rien d’autre à dire. Oui, ce que le brun faisait, c’était tout ce qu’il pouvait. Et c’était largement suffisant, oui. Je fermai les yeux, profitant de cet instant. De ma cellule, on n'entendait rien. Parfois, si, un ronflement ou une parole lancée à travers un rêve. Mais le silence était bien plus souvent présent. Et c’était bien, c’était reposant, tranquillisant. En réalité, ça l’était en présence de Daryl. Quand j’étais seule, il se révélait être angoissant, m’emprisonnant dans des pensées que je ne voulais pas avoir. Là, tout était différent, tout était tellement mieux.
Tout d’un coup, Daryl brisa le silence, proposant que nous dormions. Je me redressai dans un bâillement. Oui, il était temps que nous nous mettions au lit. Je souris :

« Oui. Dormons. Nous avons besoin de repos pour demain. Surtout toi. Survivre, c’est fatiguant. »

Je m’installai alors un peu plus dans le fond de mon lit, posant mes jambes dessus, et rampai sur les fesses pour atteindre mon oreiller, côté mur. Côté mur, oui. C’était pour me sentir plus en sécurité. C’était une habitude de quand j’étais enfant, ça.  
Couchée, je sentis Daryl s’installer contre moi. J’étais bien, enfin. Quand il fut allongé à son tour, je me tournai vers lui et posai délicatement ma tête dans le creux de son épaule, ainsi qu’une main sur son torse. Je ne lui avais rien demandé, mais supposais qu’il serait d’accord. S’il ne le voulait pas, il pouvait toujours me le dire : je n’allais pas le prendre mal. La position était vraiment très confortable. L’odeur « naturelle » de Daryl n’était pas mauvaise. Certes, elle n’avait rien du savon ou du shampoing, mais il ne puait pas la vieille transpiration. Il sentait la terre, l’herbe, le feu. J’aimais ça. Et je finis par m’endormir lentement, sous le rythme monotone de sa respiration.





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MessageSujet: Re: Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]   Mar 5 Aoû - 5:47

Faut dire, que si on y pense d’façon bien égoïste, on était pas mal chanceux d’être vivant en général. Sauf que c’est sûrement plus dur pour les survivants que pour les morts. Parce que bon, peu importe où ils sont, ils sont sûrement vachement mieux. M’enfin, on survivait le mieux qu’on pouvait et malgré tout… on se soutient quand même. Seuls, Lyly et Kyle avait eu de la chance. On avait croisé si souvent des dizaines et des dizaines de rôdeurs qu’eux n’auraient surement pas survécu, en plus que Kyle, il pouvait sûrement pas se défendre très très bien…Bref, maintenant Alyana était avec nous et Kyle…Kyle ne souffrait plus.

Et là j’tombais en mode statut. Bah quoi? J’savais pas quoi faire, mais bon, j’existais et j’étais là. J’pouvais pas faire mieux pour le moment j’crois bien. Mais quand j’lui avouais que le fait qu’elle m’écoute, c’était pas rien, elle bougea un peu. Elle avait redressé un peu la tête et du coup, je croisais son regard. J’sais pas pourquoi, mais j’sais pas pourquoi, ça me mit un peu mal à l’aise, du coup, je parlais de nouveau. C’était pas mon genre de parler pour briser un silence. Bref, elle sourit, je le vis un peu dans la faible lumière de la pièce. Elle me dit que ce que j’faisais était largement suffisant. J’imagine que c’était une bonne chose. En même temps, c’était sorti quasi tout seul. Un autre silence survint, pas très long, mais beaucoup moins gênant je trouvais. Je prenais conscience que j’étais finalement dans une cellule, moi qui avait refusé de dormir en cage là c’était différent, c’était pour aider. Même si je sentais que c’était un peu étouffant, au moins il faisait pas trop chaud. Enfin, quand j’allais avoir Lyly contre moi, j’allais surement finir par avoir un peu chaud… pas que…enfin. La chaleur corporelle quoi. Pff, n’importe quoi. C’est là que je proposais de dormir. Parce que si elle ne dormait pas, elle allait encore plus s’enfoncer dans ses pensées, la jeune blondinette. Enfin, elle approuva mon idée. Disant que moi j’avais surtout besoin de dormir. J’eus un bref sourire, rapide. Elle était drôle tiens! Moi? Dormir, c’était presque facultatif, je dormais que pour être assez en forme, mais j’étais plutôt un mec motivé à survivre alors pas besoin de me forcer non plus.

J’étais content qu’elle s’installe dans le fond du lit, j’aurais clairement étouffé d’être coincé au fond. Au moins, je pouvais facilement sortir du lit et je voyais bien la porte. C’était important pour moi quoi. Enfin, quand elle s’installa, là, je réalisais que c’était vachement pas large. Pas que j’étais baraqué comme une armoire, mais j’étais pas p’tit disons hein! J’espère que j’allais pas l’écrasé contre le mur la pauvre. Enfin, je me disais que je pourrais me coucher sur le côté, comme ça je….oh bordel. Elle venait de s’installer contre moi. J’veux dire… ça me dérangeait pas en soit, mais…enfin, j’étais pas du tout habitué et j’m’attendais pas à ça. Je restais pas trop longtemps surpris, je voulais pas qu’elle pense que j’étais pas…confortable ou quoi que se soit. Du coup, mon bras sous elle. Parfois, faudrait pouvoir retirer un bras quand on dort, mais là, il se plaça naturellement bien que presque maladroitement sur son épaule. J’allais pas le laisser mort contre le matelas quoi…et puis peut-être qu’il allait moins rapidement s’engourdir, de toute façon, j’étais pas faire si faible quand même. En se plaçant comme ça, je sentis ses cheveux frôler mon menton, comme tout à l’heure. J’détestais pas ça. Mais là, fallait pas que je pense à ce que j’aimais ou je détestais. Surtout dans cette position. J’étais peut-être un peu faible après tout… bref.

Mon autre bras par contre, lui, il savait pas quoi faire de son existence. Je finis par le poser contre mon propre torse, il était à quelques cheveux du corps de Lyly, peut-être aussi de sa main. Parce que ouais…j’y pensais à cette petite main délicate, qui cherchait de la sécurité.

Je retins un soupir et fermi les yeux. J’eus du mal à dormir, vraiment. Trop concentré à m’endormir et pas réfléchir faisait que tout le contraire. C’tait con quand même. Bref. La respiration du sommeil de Lyly m’aida, je me concentrais là-dessus, je la sentais respirer contre moi, doucement, et…je finis par dormir aussi.
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Ce monde n'est décidément pas fait pour moi. [PV Daryl]

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