Memento Mori

Dans un monde envahi par les zombies, arriverez-vous à survivre ? Choisissez votre camp, choisissez votre survie... ou votre mort.
 

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 Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]

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Alyana Johnson
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MessageSujet: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Mer 1 Jan - 6:58

3 septembre 2011

Et voilà. Kyle et moi, nous étions maintenant dans cette prison. L’inconnu que nous avions rencontré la veille, Rick Grimes, avait finalement décidé de tout nous avouer à propos de l’endroit et de son groupe de survivants. C’est donc en portant l’enfant dans mes bras que nous avions marchés pendant plus d’une heure pour rejoindre la prison. Le fait de porter Kyle n’était pas facile, mais je ne voulais pas que ce soit notre nouveau compagnon qui le prenne. C’était vraiment stupide, et pas spécialement par manque de confiance. Mais je préférais que ce soit moi qui le prenne, c’était tout.
Quand je vis se profiler les bâtiments gris de la prison, je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine. J’avais l’impression de trouver l’endroit idéal pour survivre. Certes, le cadre n’était pas des plus merveilleux, mais par les temps qui couraient, ce n’était pas le principal de mes soucis. Nous entrâmes par l’entrée grillagée. Ce fut un gamin qui nous ouvrit : le fils de Rick. Nous continuâmes notre chemin vers les bâtiments, et finîmes par y entrer. Les premières personnes que je vis furent Hershel et sa fille… Beth, si je me rappelais bien. Ils me conduisirent rapidement vers une cellule inoccupée, et je déposai Kyle sur le lit du bas.

A l’aide du vieil homme, j’inspectai mon petit patient : pâleur, sueur, respiration longue et profonde… puis devenant de plus en plus rapide, pour redevenir lente et profonde. Hershel lui, s’occupa de prendre son pouls. Après quelques secondes, il m’annonça que le rythme cardiaque n’était pas régulier. Je soupirai puis lançai qu’il était temps d’utiliser les derniers sacs à dialyse restant. C’est-à-dire cinq. En gros, il en restait assez pour une journée de traitement « normale ». Nous commençâmes donc le traitement. Le vieil homme m’aidait énormément, me questionnait sur les antécédents de mon petit compagnon. Je voyais en lui un médecin comme l’était mon père : à s’inquiéter pour les autres. Puis il m’avoua qu’en fait à la base, il était vétérinaire. Ok. Bah… de toute façon, les vétérinaires étaient les médecins des animaux, et on ne différait pas tellement, après tout. Pendant le restant de l’après-midi, nous reçûmes la visite de plusieurs survivants. J’avais du mal à retenir tous les noms, mais ils semblaient vraiment sympas. En même temps, s’ils ne l’étaient pas, ils ne seraient pas passés hein.

Toute la nuit durant, nous nous relayèrent. J’étais assise sur le sol, à côté du lit de mon petit compagnon et je m’endormais fréquemment. Je me réveillai en sursaut pour voir comment il allait, prenant bien soin de prendre ses pulsations et voir son état général. Vers le milieu de la nuit, son teint était presque gris, comme de la porcelaine. Pas d’amélioration, en somme. L’inquiétude me rongeait. Et s’il arrivait quelque chose à Kyle ? Et s’il ne… non, je préférais ne pas penser à ça. Mon esprit se brouilla lentement et malgré le stress, je ne pus plus résister, et sombrai dans un sommeil profond, sans rêve, tout en tenant la main de l’enfant. J’étais littéralement à bout : cette journée m’avait épuisée. Aussi, si j’avais réussi à m’endormir, c’était peut-être parce que je savais que maintenant, nous étions en sécurité, Kyle et moi.

Soudain, je fus une fois de plus réveillée en sursaut. Kyle serrait ma main le plus fort qu’il le pouvait, m’appelant doucement. Après l’avoir rassuré, je me tournai vers Hershel, qui semblait lui, n’avoir pas fermé du tout l’œil de la nuit. Je m’en voulais de l’avoir laissé veillé plusieurs fois tout seul. Mais il semblait compréhensif. Soudain, je lançai d’une voix grave :

« Il… je dois aller chercher des médicaments. Rien que des sacs à dialyse, ce serait très bien. Mais j’ai aussi besoin d’un traitement symptomatique. Ça le soulagera. »

Soudain, j’entendis des pas venant vers notre cellule. Quand je me retournai, un type se trouvait juste dans l’encadrement de la « porte ». Je ne voyais que sa silhouette, à contre-jour, mais il semblait être grand. Grand et musclé.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Jeu 2 Jan - 10:23

Disons que j’avais été vachement occupé aujourd’hui. D’abord c’matin on avait terminé quelques trucs pratico-pratique pour tout le monde. Ça allait quand même vite cependant, on était un paquet de gens à travailler comme des cinglés, du coup, tout allait plus vite. C’était un gros avantage d’être autant, mais en même temps, il avait des putains de désavantages. Bref. Après un peu de repos, je remarquai qu’il avait un paquet de rôdeurs près de la porte d’entrée. Un peu d’exercice ne ferait de mal à personne et puis tant qu’il avait pas de danger, j’voyais pas le problème. Il y avait un max de gens qui s’étaient presque jamais battu… un p’tit cours pratique serait utile.

On fit un p’tit nettoyage au travers de la grille. Viser la tête. C’est bien le premier truc que je dis aux novices. C’était la base quand même. On n’avait pas trop le choix de nettoyer un peu j’crois… on était beaucoup et on dirait que ça attirait la vermine. Enfin, après quelques heures et après un vrai nettoyage, on retourna vers la prison, c’est là qu’on m’informa que Rick avait ramené deux autres personnes. Ça me surprit qu’à moitié, surtout qu’parait qu’il avait un gamin malade. Durant le reste de la journée, je ne vis pas les nouveaux arrivants, j’étais occupé ailleurs et parait qu’ils étaient à l’intérieur. De toute façon, il y avait déjà pas mal de gens qui voulaient aller les voir et la nuit tomba vachement plus vite que je le pensais. Je pris le temps de me reposer un peu, mais j’avais relativement du mal à dormir.

Je me reposai quelques heures peut-être, d’un sommeil vachement léger. Sauf que dès que j’ouvris les yeux, incapable de me rendormir. La galère quoi. Je me levai donc tranquillement question de déranger personne. La plupart des gens dormaient, normal quoi, la nuit sert à ça après tout. Même si je voyais que le soleil pointait l’bout de son nez Je pris mon arbalète –précaution- et puis je me rendis à la cellule où se trouvaient les deux nouveaux. Il était tard, mais je savais qu’Hershel était là à veiller sur le gosse. En m’approchant j’entendis une voix. Une voix inconnue. J’étais déjà dans le cadre de la cellule quand elle termina de parler à Hershel. Je regardais en premier le gamin qui était aussi blanc que de la craie. Je restais quand même neutre, je m’affolerais pas non plus. Je lançais un coup d’œil à Hershel puis finalement à la blondinette. C’était sûrement pas sa mère, elle semblait assez jeune elle aussi. J’hochai doucement la tête comme pour la saluer, j’étais pas un bavard.

Je m’approchai cependant un peu, m’invitant dans la cellule pour voir un peu plus le p’tit gars dans le lit du bas. Je posais une main sur le lit du haut.

«Salut mon pote.»

Je tentais de baisser un peu ma voix puis avant de lui laisser trop la chance de répondre, parce que je voulais pas l’épuiser à faire la discussion, je me tournais vers la petite blonde –Ouais, elle était vraiment maigrichonne celle-là.

«Y’a une pharmacie en ville. Et une clinique pas trop loin non plus.»

Je me redressai par la suite et échangeais un regard avec Hershel. Je l’admets, pour des gamins, j’étais parfois inconscient. Je me grattais le sommet du crâne avant de regarder de nouveau la nouvelle.

«Sauf que j’connais rien à vos médocs. Sauf que j’peux bien y aller avec toi.»

C’est vrai que les trucs comme ça j’connaissais rien, surtout qu’il semblait avoir besoin de trucs vachement sérieux. Pour notre petite dure à cuire j’commençais à être doué, mais c’était l’habitude. J’attendis donc une réponse, moi j’étais partant pour aller en ville, c’était pas un problème tant que j’avais mon arbalète.
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Alyana Johnson
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Jeu 2 Jan - 11:27

Grand et musclé oui, c’était bien ce qui pouvait qualifier cet homme. Et pourtant, quelque chose en moi me disait qu’il n’était pas du genre à ne se fier qu’à ses muscles. La preuve en fut quand il avança quelque peu dans la cellule, tenant une arbalète en main. Voilà : il était toujours sur ses gardes. Et il avait raison. Même si la prison était sûre, un incident était toujours possible. Dans le monde actuel, plus rien n’était prévisible. Le nouveau venu posa une main sur le lit du haut, tout en regardant Kyle qui lui, avait ouvert les yeux. Le type salua alors d’une voix rauque, mais basse, mon petit protégé qui sourit légèrement et leva le pouce en signe de retour. Je posai doucement une main sur son front moite. Je sentais qu’il avait un peu plus chaud que tout à l’heure. J’avais peur. Je m’étais beaucoup renseignée à l’époque, à propos de l’insuffisance rénale chronique, et surtout à propos de l’urémie. Les effets secondaires étaient foudroyants, et surtout, signes que c’était… très mal barré.

Bref, je me tournai vers le type, et vis qu’il faisait pareil. Il semblait avoir l’air fatigué, ses longs cheveux encadrant son visage tiré. Il m’annonça alors qu’il y avait une pharmacie, ainsi qu’une clinique dans une petite ville aux alentours. Il se redressa, lançant un regard à Hershel. A mon tour, je me retournai pour regarder le vieil homme, une lueur d’espoir dans les yeux.

« C’est… c’est vrai ? »

Il hocha la tête de haut en bas. Oui, c’était bien vrai. La pharmacie, c’était bien. Mais la clinique, c’était encore mieux. Dans ce genre d’endroits, il y avait toujours un service de dialyse, vu que certains patients venaient à l’hôpital pour se faire dialyser ou même pour simplement avoir de l’éducation à la santé. A mon tour, je hochai la tête, comme pour me convaincre. Ouais. Il y avait clairement moyen. Bon, j’aurais du mal pour la clinique, surtout si elle était complètement envahie par les zombies, mais c’était faisable. Après tout, j’avais bien été chercher Kyle dans un des plus grands hôpitaux d’Atlanta, au début de l’infection. Alors que j’allais reprendre la parole pour réconforter Kyle, le type reprit, d’un air que je trouvai gêné. Il lança qu’il n’y connaissait rien en médicaments, mais qu’il voulait bien venir avec moi. Alors là ! Un sourire s’afficha sur mon visage. Oui, un véritable sourire, comme je n’en avais plus fait depuis longtemps. Cet homme était prêt à m’aider, à aider Kyle ! Comme quoi, ils étaient bien différents de tous ces types que j’avais déjà pu rencontrer depuis le début de l’épidémie.

Mais j’étais tout de même gênée, moi qui était habituée à me débrouiller seule, jusqu’à présent… voilà qu’on m’aidait !

« Eh bien… ce serait avec plaisir, vraiment. J’aurais du mal à y arriver seule. » Puis je me tournai vers Kyle, lui reprenant la main et lui murmurai « Tu entends ça ? On va te chercher des médicaments. Tu verras, tu seras bien vite sur pied et on pourra repartir, comme avant. »

Parce que oui, je ne voulais pas rester ici. Je ne voulais pas prendre le temps, l’espace d’autant de si bonnes personnes. Certes, depuis le début de l’épidémie, je rêvais de trouver un groupe comme celui-là. Mais… mais est-ce que nous étions les bienvenus ? Je n’en savais trop rien. Cette fois, je me mis pour de bon debout, face à l’homme dont je ne connaissais pas encore le nom et avec un regard reconnaissant, je lui tendis la main :

« Je m’appelle Alyana Johnson. Je vous remercie de m’accompagner. »

Mais ce que je ne vis pas derrière moi, ce fut le regard triste de Kyle. Triste, abattu… on aurait pu vraiment le dire. Mais lui, il savait. Il savait… parfaitement ce qu’il allait lui arriver. Il n’était pas dupe, il n’était pas à ma place, plein d’espoir.

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Dernière édition par Alyana Johnson le Ven 3 Jan - 5:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Jeu 2 Jan - 16:37

J’avoue que le gamin m’arracha un demi-sourire quand il me leva son fragile pouce. Ouais, je sais pas ce qu’il avait, mais il allait vachement pas bien. J’eus un peu pitié pour ce p’tit bout de mioche. C’était déjà difficile pour lui dans un monde normal, j’imagine pas entouré de trucs qui veulent le bouffer en plus. Au moins cette fille était là pour lui. Elle était blême elle aussi, mais c’était son teint naturel j’pense bien. Mouais, si elle avait passé des mois à le veiller, elle pèterait pas la forme elle non plus.

Je vis quand même une petite étincelle dans son regard quand je prononçai les mots clinique et pharmacie. Hershel confirma aussi, je sais qu’il aimait pas trop nos petites excursions comme ça, mais il le fallait. Sauf qu’Hershel savait aussi que j’étais probablement le mieux placé pour ce genre de boulot, je connaissais bien les villes et surtout je savais survivre. Enfin, je lui proposai d’y aller avec elle. J’aurais l’air d’un con si elle partait et revenait pas. De toute façon, je suis pas si crétin que ça, je la laisserais pas à sa mort. Ça semblait lui faire assez plaisir puisqu’elle eut un sourire. Bordel, ça date de quand que j’ai vu une personne sourire comme ça? Ils devaient être bien seuls avant ces deux-là.

Elle m’avoua qu’elle aurait du mal à y aller seule. Bah ouais, ça je savais. C’pas pour rien que je lui proposais d’y aller aussi. Sauf que bon, ce qu’elle dit après au gamin… c’était…bref. Elle parlait déjà de partir. Bon. Faudrait déjà qu’il soit remis sur pied et je connaissais Rick, il les laisserait probablement pas partir. Surtout si le gamin continuait d’être malade. P’tain, il faut pas qu’il y passe… j’plains la personne qui sera obligé de... Enfin. Je me tournais vers Hershel pendant qu’elle parlait au mioche. Je lui disais que si Rick me cherchait de lui expliquer toute la situation. Mieux valait partir vite pour revenir vite. Et Rick serait d’accord avec moi, j’suis certain. Bref, avant que je me tourne pour sortir de la cellule, suivit par la p’tite blondinette, elle se tourna vers moi pour se présenter. Pouah… j’avoue que je m’y faisais plus aux vieilles méthodes de politesse, j’avais l’air bien con du coup. Mais je lui serrai tout de même la main.

«Daryl… Et c’normal quoi… pour le mioche.»

Ah ouais, le gros dur que je suis. Et surtout, les merci, moi j’aimais pas. Je le faisais, c’tout quoi. Bref. Je repris ma main par la suite, je regardai Hershel puis le mioche… son regard. Mouais, un regard de résigné et… lui n’était pas plein d’espoir. Je tentais de lui faire un regard qui se voulait rassurant, mais bon…

«Bon, plus vite on part, plus vite on revient.»

Annonçai-je alors que je quittais les cellules dans l’intention de partir vers la porte qui menait à l’extérieur de la cours. Je me retournai parfois pour voir si elle suivait, c’est que je marchais rapidement quand je m’y mettais. Je m’arrêtai d’un coup pour me tourner vers elle, voir si elle avait pris un truc pour se défendre. Une fois vérifié et sortit de la prison, j’allais vers ma bécane.

«C’est plus rapide. La ville se trouve à une vingtaine de kilomètres et la clinique est près de l’entrée de la ville»

Dis-je simplement avant de monter sur ma moto. Je sais qu’il y avait quelqu’un à la porte qui allait nous ouvrir, parce qu’il avait toujours des gens pour guetter le retour de l’autre connard. J’attendais simplement que la dénommée Alyana –p’tain que je me souviendrais pas de ce pénom- monte sur la bécane. J’espère qu’elle m’en voudra pas d’pas avoir de casque parce qu’elle allait être un peu déçue j’pense.
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Ven 3 Jan - 6:19

L’homme semblait assez… euh… non en fait. Autant ma joie me transportait, autant lui, je ne savais pas vraiment ce qu’il pensait, ou ressentait. Bon c’était vrai, il avait tout de même souri légèrement quand Kyle lui avait fait un signe. Peut-être aimait-il les enfants ? Il avait peut-être été père aussi, par le passé… ou alors il l’était toujours, aussi. Bref. Ce qui était certain, c’était que ça me faisait énormément plaisir qu’il accepte de m’aider. De nous aider. Plus que jamais heureuse et reconnaissante, je lui tendis la main en me présentant, et le remerciai. L’homme la serra, plus doucement que je ne l’aurais cru et se présenta. Daryl. Ce n’était pas courant comme nom. ‘Fin je pouvais parler… Il me lança que c’était normal, pour l’enfant. Alors oui, il n’était vraiment pas que de gros muscles : il avait un cœur –et quel cœur !– qui battait. Un peu comme Rick. On aurait pas cru, les voyants comme ça. Après ces courtes présentation, Daryl rebondit, lâchant que plus vite nous serions partis, plus vite nous serions rentrés. Et aussitôt dit, aussitôt fait : il tourna les talons et sortit de la cellule. J’écarquillai les yeux et me retournai vivement vers Kyle et Hershel, et lançai en enlevant rapidement les choses inutiles de mon sac –rations de nourriture et couvertures…– :

« Bon ! Euh… ! Kyle, fais bien attention à toi. Hershel, je suis désolée de vous laisser… je vous revaudrai ça, promis. »

Il me répondit alors dans un signe de main que ce n’était pas grave. Dans un sourire, je sortis à mon tour de la cellule, et rejoignis Daryl au pas de course. J’ouvris mon sac et pris mon couteau, que j’attachai dans son étui, à mon jeans. Soudain, alors que cela venait d’être fait, le brun s’arrêta et se retourna vivement. Je manquai de lui rentrer littéralement dedans, mais m’arrêtai de justesse. Il n’était pas temps de faire le boulet tout de même… j’avais géré plus d’un an sans faire de bourde, ça n’allait pas commencer maintenant ! Je lançai un regard interrogateur à Daryl, mais il se contenta de me fixer puis de reprendre la route. Je haussai les épaules et continuai à le suivre. Une fois dehors, le soleil m’éblouit légèrement, et une brise légère vint caresser mon visage, tout en berçant mes cheveux. Je m’arrêtai quelques secondes, mais Daryl lui, avait continué vers une moto. Assez classe d’ailleurs, la moto. Mon nouveau compagnon d’aventure –si on pouvait l’appeler ainsi…– m’expliqua que la ville dans laquelle nous allions se trouvait à une vingtaine de kilomètres, et que la clinique était juste à l’entrée. Il monta sur sa moto –bah ouais ça devait bien être la sienne en fait– et me regarda, m’attendant. Je m’approchai lentement. Les motos, c’était loin d’être mon truc. Mon père en avait eu une, à une époque. A peu près la même que celle qui se trouvait justement en face de moi. Mais je n’étais jamais monté dessus. Si, quand j’avais cinq ans. D’ailleurs, ma mère avait immortalisé ce moment avec une merveilleuse photo. Dessus, on pouvait voir mon père, et moi devant lui, pleurant toutes les larmes de mon corps, tellement j’étais horrifiée. Et à côté de nous, Gray, râlant parce qu’il « voulait aller sur la moto lui aussi ».
Depuis, je n’avais plus jamais posé mon cul sur autre chose qu’une selle de vélo, de cheval, ou le siège d’une voiture.

En repensant à cette période sombre de ma vie –ironie du jour, bonjour– je ne pus m’empêcher de tirer mes lèvres légèrement sur la gauche, désappointée. J’allais devoir monter sur cette moto. Bon. C’était pour la bonne cause : c’était pour Kyle. Et je me serais roulée dans les braises, pour lui. Je m’avançai alors vers Daryl, après ces quelques secondes d’hésitation, puis j’enfourchai l’engin le plus gauchement du monde, tout en m’agrippant au bras du brun. Une fois en selle, je lançai :

« On a pas de casque ? »

Question stupide. Cela dit, c’était vrai que je préférais mourir en me fracturant le crâne contre le sol, plutôt que de me retrouver dans les pommes, et me réveiller en train de me faire bouffer par un zombie. Bref. Toujours mal à l’aise, je me serrai contre Daryl, passant mes bras autour de sa taille, tétanisée.

La moto, elle, était toujours à l’arrêt : ça promettait.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Dim 5 Jan - 8:10

Bon, j’étais peut-être trop rapide, elle eut à peine le temps de dire quelques mots au gosse que je sortais déjà. Enfin, elle comprit rapidement parce que je la trouvais sur mes talons pas très longtemps après mon propre départ de la cellule. Moi je savais que ça dérangerait pas Hershel de veiller sur le gamin, c’était un brave homme ce Hershel et protecteur. J’sais bien que dès que Beth sera debout, elle aidera aussi. Bref, après avoir fait quelques pas, j’me retournais vers Alyana, elle avait un couteau. C’était vachement mieux que rien en tout cas. Sans un mot, je me retournai pour continuer mon chemin.

Nous sortîmes de la prison et direct, j’allais sur ma moto. J'lui lâchais un p’tit commentaire sur la ville puis hop, j’étais prêt moi. En me tournant vers la blondinette… je vis que c’était pas son truc à elle. Mais pas du tout, juste à voir comment elle regardait ma bécane. Elle hésitait et un moment je cru qu’elle me proposerait même d’y aller à pied. Enfin, elle finit par se convaincre parce qu’elle finit par passer une jambe de l’autre côté de la moto. Quand elle me prit les bras pour affirmer sa position sur la bécane, je sentais qu’elle aimait pas ça du tout. Puis elle lâcha une phrase qui me fit presque rire. Au même moment où je m’disais pas de casque, elle me demandait si j’en avais. Je fixais devant, elle ne vit pas l’ombre du sourire qui vint sur mes lèvres.

«Pas de casque.»

Dis-je simplement. Bah quoi, j’ferais pas un monologue sur ça. Pas de casques, mais y’a pire qu’un accident de la route d’après moi et je roulais pas en malade de toute façon. Sauf que si j’avais le choix… j’me suis déjà réveillé avec un p’tain de zombie après mes bottes, au moins si j’m’écrasais la gueule en moto, je risquais pas de me relever. Je sentis les maigres bras de cette Alyana se tenir après moi. Mouais, elle était terrorisée. Bon sang, ça allait être toute une balade. Tout comme j’allais pour démarrer, je me tournai un peu la tête pour la mettre en garde.

«Aller, j’démarre et on y va.»

Comme ça, elle allait pas soit fondre de peur au bruit de ma bécane ou m’étouffer à mort. Parce que ouais, j’suis certain que bien motivée avec ses p’tits bras, elle pourrait me serrer plus fort que ça. La peur ce que ça faisait.

Bref, après mon avertissement, je lançais ma bécane dans ce bruit rocailleux que j’aimais bien. Mouais, ça calme, même si ça fait un boucan d’enfer. J’enlevai le cran sur le côté et j’avançais lentement vers la grille. Au moins, elle allait voir que j’allais pas la tuer… même si j’allais rouler un peu plus vite après, c’est évident. J’avisais les personnes qui se trouvaient là que je sortais prendre quelques trucs. On nous ouvrit la porte et une fois les grilles passées, j’accélérai un peu.

J’avoue que normalement, j’aurais roulé plus vite. Quand j’étais seul, je m’en foutais bien d’aller vite, mais dès qu’il avait quelqu’un derrière, j’étais moins casse-cou. L’habitude peut-être, mais en même temps, c’pas la même conduite quand y’a une personne derrière, surtout que je sentais bien que Lyly –ouais, c’plus court et moins compliqué.- aimerait pas que j’aille trop vite.

Comme promis, la route ne fut pas terriblement longue. Plus longue que prévu puisque j’allais moins vite. Une en ville, je ralentit pour finalement me stopper complètement. C’était presque mon endroit de stationnement attitré. J’arrêtais toujours là ou presque. Je voyais le supermarché où j’avais vu le cinglé qui discutait avec un rôdeur puis en face, la pharmacie et la clinique qui était dans le même bâtiment. C’était une p’tite ville quand même.

Je regardais autour, je savais qu’il pouvait avoir des rôdeurs dans le coin. J’attendais quand même que la blondinette derrière moi se lève avant tout, espérant que la peur ne l’ait pas trop détruite. Marrant qu’elle ait plus peur d’une moto que des rôdeurs quand même. Mais bon, chacun son truc et ses peurs hein.
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Dim 5 Jan - 9:33

Et donc, nous sortîmes de la prison, sans un mot. Et puis, il s’avança vers une moto. Sa moto. Je n’aimais vraiment pas ça du tout. Je fis une légère grimace et restai plantée là, tandis que lui, m’attendait. Ce souvenir de mon enfance me revint en tête. Non, je n’aimais pas ça du tout, et ce depuis ma plus tendre enfance. Ah… peut-être que si je n’avais pas été sur l’engin, à cette époque, j’aurais été moins réticente. Puis peut-être que si je n’avais pas fait ces études, aussi. En effet, j’avais passé un stage chez les accidentés de la routes, et il fallait dire que les accidents de motos faisaient partie des plus impressionnants. Du moins pour ceux qui étaient encore en vie.
Enfin soit. Je finis par prendre mon courage à deux mains, et par m’avancer. Pour enfourcher la moto, je m’agrippai au bras de Daryl. Son bras, il était dur comme de la pierre. Mais la sensation fraîche du cuir sur ma paume n’était pas désagréable. Enfin cela dit, la dureté du bras non plus, n’était pas désagréable. Juste étonnante. Je demandai d’une voix hésitante s’il n’y avait pas de casque. La question était idiote, c’était vrai. Je m’en étais rendue compte à peine après l’avoir posée. Il me répondit simplement de sa voix rauque que non, il n’y en avait pas. Toujours mal à l’aise, je déglutis ma salive et passai mes bras autour de sa taille. Je pouvais sentir tous les muscles de mon corps se tendre, tellement j’étais tétanisée. Dire que ce fichu truc n’était même pas encore en route !

Soudain, Daryl tourna légèrement la tête vers moi, et je relevai le regard pour capter le sien. J’essayai d’avoir l’air à l’aise, mais quand il m’annonça qu’il allait démarrer, je ne pus m’empêcher de grimacer, au lieu de sourire. Puis, il se retourna, et là, ce fut le drame : la bécane démarra et je me serrai un peu plus contre lui, posant ma joue contre le cuir froid de sa veste. Ah, ça calmait un peu quand même. Puis nous avançâmes et je ne pus m’empêcher de murmurer un :

« Houla… »

C’était à peine perceptible. D’ailleurs, surement qu’avec le bruit que faisait la moto, Daryl ne m’avait pas entendu. Je pris ma respiration, tandis nous arrivions jusqu’à la grille. Mon nouveau compagnon expliqua aux personnes tenant la grille que nous partions chercher quelques « trucs ». Des trucs ? Nous allions chercher des médicaments, oh ! De quoi sauver la vie de Kyle et… et la barrière s’ouvrit, et cette fois, nous partîmes pour de bon. Quand la moto s’élança plus rapidement, fermai les poings, et agrippai la veste du pauvre homme. J’avais l’impression de n’être plus qu’une contracture.
Durant tout le trajet, je restai figée, ne bougeant pas d’un pouce, sauf quand il y avait des virages. Ça c’était le pire de tout. Je nous sentais balancer sur le côté et la peur de perdre l’équilibre était tellement présente que j’essayais de me redresser légèrement. Evidemment, ça ne changeait rien du tout, vu que ce n’était pas moi qui conduisais. Heureusement, vers les derniers kilomètres, je commençai à m’habituer légèrement… la sensation du vent sur mes jambes n’était pas des plus désagréable. Bon j’étais toujours aussi raide qu’une planche de bois, mais soit.

Et finalement, ce fut la délivrance : nous arrivâmes, et Daryl se gara, à côté du trottoir. Il arrêta le moteur, et pendant un instant, je me demandai ce qu’il attendait. Puis, la pièce tomba : il attendait que je me barre, tout simplement. Lentement, je lâchai prise et encore plus maladroitement que je m’étais mise en selle, descendis de l’engin. J’avais littéralement les jambes en coton. Je fis quelques pas sur la route puis m’arrêtai lentement, tentant de me reprendre. Je relevai légèrement les mains et vit qu’elles tremblaient. Décidément, ça avait été un choc. Je me tournai vers Daryl, qui avait à son tour posé pied à terre. Il semblait bien plus sûr que moi. ‘Fallait dire, depuis quand il roulait en moto, lui ? Bref ! Derrière lui se trouvait la clinique dont il m’avait parlé. Elle n’était pas grande, mais c’était bien dans ce genre d’endroits que je pouvais trouver de quoi soigner Kyle. Je revins vers Daryl tout en ayant l’impression de tituber. Finalement, je lançai :

« Merci. Et désolée de euh… d’avoir été si… raide. Bon. Allons-y. »

Oui, raide, c’était bien le mot. Un sourire en coin se dessina sur mon visage, puis je m’avançai vers la clinique. Après tout, plus vite on avait ces médicaments, et plus vite on pouvait repartir –gloups– et soigner mon petit protégé. Je remontai donc lentement la rue, Daryl à mes côtés. Une fois devant l’entrée de la clinique, je tentai de voir à travers la baie vitrée : on ne savait jamais qu’il y ait des Walkers, là-dedans. Mais à première vue, il n’y avait rien. Du moins dans le hall sombre qui nous attendait. Je sortis tout de même mon couteau : il fallait être prudent, dans la vie. Surtout maintenant.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Lun 6 Jan - 17:35

J’avoue que je compris pas tout à fait tout ce qui se passait dans sa tête pendant qu’elle regardait ma bécane. On dirait que c’était la terreur incarnée. P’t’être bien que j’exagérais, mais quand même. On dirait que c’était tout son courage qu’elle ramassait quand elle prit place derrière moi. J’avais presque l’impression que c’était un bloc de pierre qui venait de s’installer derrière moi. Et les bras aussi étaient faits de roc parce que je pense que j’aurais pu faire le con autant que je voulais qu’elle aurait pas relâché une seule seconde sa prise sur moi.

Quand je me tournais un peu pour lui parler, j’croisais son regard clair. J’voyais bien qu’elle faisait des efforts pour faire la fille forte, mais… son corps parlait bien plus qu’elle l’pensait. J’voyais juste dans son air qu’elle était sur le point de fondre de terreur. Bon… ça reste quand même une moto quand même! En même temps, chacun ses peurs. Au moins, j’étais sympa, j’l’a mis au courant que je démarrais et une demi-seconde plus tard, elle me serrait un peu plus. Mouais. Du roc.

En plus, j’étais à quoi…10 mètres du départ? À croire qu’elle voulait faire qu’un avec ma veste la blondinette! En même temps, c’est la veste qui prenait tout, moi au fond, j’m’en foutais bien, tant que j’pouvais respirer quand même. La statue de pierre derrière moi ne bougea pas, à croire qu’elle avait même arrêté de respirer durant tout le trajet. Pourtant, le vent soufflait doucement et le grognement de ma bécane faisait pas un raffut tant du diable, surtout en roulant. C’était un grondement sourd constant qui changeait seulement selon les vitesses. Au moins un de nous deux appréciait un peu l’moment! L’avantage c’est qu’elle suivait mon propre mouvement dans les courbes… parce que si elle avait décidé de rester méga droite, ça aurait un peu la merde pour la conduite. Le trajet sembla durer pas trop de temps pour moi en tout cas.

J’arrêtais la bécane pas trop loin des bâtisses en posant mes pieds au sol. Il manquait juste que la p’tite descende… et j’eus presque besoin de lui dire parce qu’elle était encore en mode parano d’la bécane. Sauf que j’aurais l’air d’un beau salaud à lui dire de descendre. Avant même que je me construise une phrase convenable, elle finit par bouger. J’avais presque l’impression d’entendre ses articulations craquées tellement elle s’était crispée sur la bécane. Dès qu’elle eut les deux pieds au sol, je mis le cran et j’me levais aussi. D’instinct, j’attrapais mon arbalète. J’faisais comme si je le voyais pas, mais j’vis bien qu’elle tremblait la Lyly. Bon. Le retour allait être vachement chiant pour elle. Quand je la vis du coin de l’œil s’diriger vers moi, j’levais mon regard sur elle. Pouah, elle allait s’casser la gueule, si? Mine de rien, j’me préparais presque à la retenir.

Son remerciement m’fit un peu hocher la tête, j’avais rien fait pourtant. J’avais conduis. Enfin, j’lui lâchai un :

«Pas grave.»

À propos de sa raideur parce que franchement, il a pas mal pire que ça dans la vie. Disons que c’pas tout le monde qui a l’habitude des motos. Bref. Allons-y qu’elle avait dit alors fallait y aller. Je tins mon arbalète prête sur mon épaule. Sauf que le truc, c’est que moi je connaissais pas mal l’endroit. Pas elle. J’avançais à sa hauteur, j’hésitai pas à parler normalement parce que ma bécane à elle seule pouvait attirer des trucs à un mille à la ronde.

«On vient souvent dans l’coin… et on a fait un sacré ménage, mais ces connards peuvent se trouver n’importe où.»

J’voulais autant la mettre en garde que l’avertir qu’on connaissait bien le coin. Surtout la pharmacie et la clinique où on prenait mega de machins. Sans dire un mot de plus, j’observais lentement les alentours avant finalement de passer la porte ouverte de la clinique. J’étais aux aguets, comme toujours. J’aimais pas me faire surprendre et surtout par des p’tains de walkers. J’fus content d’voir qu’elle sortait son arme. Le pire c’est à la sortie, j’pense. On dirait qu’ils attendent qu’on soit coincé pour nous sauter dessus ces cons. Bref, j’fis quelques pas lents et silencieux. Je voulais savoir s’il avait des rôdeurs à l’intérieur. J’étais venu deux jours plus tôt et il avait pas eu de walkers à la pharmacie, mais malheureusement, ça se sert de ses pattes ces machins.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Lun 6 Jan - 21:11

Bon, même si j’étais heureuse d’être enfin descendue de cette fichue moto, il fallait tout de même avouer que ma réaction était un petit peu excessive. Mais qu’est-ce que j’en pouvais moi, d’avoir peur de me casser la gueule et de mourir le crâne éclaté à terre ? Surtout que nous n’avions pas de casque quoi ! Mais ça restait tout de même logique de ne pas en mettre, je ne pouvais pas le renier. Enfin soit, j’avais pu voir que Daryl ne conduisait pas comme un dératé, donc savoir que je ne risquais au final rien. Même si un accident est si vite arrivé. Finalement, je remerciai mon conducteur et m’excusai même d’avoir été raide comme du bois. Il me répondit alors que ce n’était pas grave. Ouf. Au moins, ma conduite ne l’avait pas mis de mauvaise humeur, c’était déjà ça. Parce que je me doutais bien qu’un type comme lui, quand il était désagréable, ce n’était vraiment pas une partie de plaisir.

Alors que nous avancions vers la clinique, Daryl me lança qu’ils venaient souvent par ici, et que donc, la zone était plutôt sûre. Ça, c’était un point positif ! Mais comme il l’avait si bien fait remarquer, les Walkers pouvaient toujours débarquer à tout moment. Nous observâmes tout de même les alentours, y compris l’intérieur de la clinique, et finalement, nous entrâmes, Daryl en premier. J’avais l’air bien con avec mon petit couteau, à côté de lui et de son arbalète ! Mais c’était toujours mieux que d’y aller en touriste, et dans le pire des cas, j’avais toujours mon flingue dans mon sac.
L’odeur de la clinique n’avait plus rien d’un endroit où on procurait des soins. Maintenant, elle sentait le moisi, la poussière et la mort. Les néons au plafond du hall d’entrée ne marchaient plus, mais je pouvais tout de même remarquer le chaos un peu partout : des feuilles volantes un peu partout sur le sol, à côté de quelques cadavres définitivement mort, du matériel médical usagé, et même une poussette abandonnée, ainsi qu’un pot de fleur éclaté au milieu de l’endroit. Je sortis ma lampe de poche de mon sac et me dirigeai vers l’accueil. A côté, il y avait les ascenseurs, et plusieurs panneaux sur lesquels étaient notés les services de la petite clinique. Je pus lire entre autre : « Chirurgie orthopédique, hôpital de jour, centre de dialyse, pneumologie, pédiatrie, maternité, gériatrie », et encore une petite demi-douzaine de services. Un sourire satisfait s’installa sur mon visage, et je parcourus un plan à ma droite pour savoir quel chemin prendre. Daryl connaissait peut-être l’endroit, mais surement ne s’était-il pas attardé sur les services en particulier.

« Le centre de dialyse est au rez-de-chaussée. Si ça te convient, je propose que nous passions par là en premier. Ensuite… il faudra que nous prenions les escaliers pour aller au deuxième étage. On devra traverser la maternité, pour aller en pédiatrie. Puis on pourrait terminer par le premier étage et le service cardio-vasculaire. Ou revenir ici puis nous rendre à la pharmacie. »

Je savais tout ce dont j’avais besoin : tout d’abord, il y avait les sacs à dialyse, naturellement. Quelques perfusions ne feraient pas de tort, mais pour Kyle, il en fallait des spéciales « pédiatrie ». Certes, ce n’était pas obligatoire, mais tout de même mieux pour ce qui était des dosages. Ensuite, il me faudrait des anti arythmiques, des anti douleurs, des anti pyrétiques… quelques pansements, ça allait pas faire de mal non plus, je pense. Bref en gros j’allais littéralement dévaliser la clinique. Une fois de plus, je me tournai vers Daryl. Il était tout de même bien plus imposant que moi hein. J’avais l’impression d’être une crevette, à côté ! Finalement, je repris :

« Hum. Est-ce que tu sais quels services vous avez déjà visité ? »

C’était une question utile, quand même. Soudain, je me rendis compte que j’avais tutoyé Daryl non pas une, mais bien deux fois. C’était venu naturellement. D’un autre côté, c’était pas vraiment le type qu’on vouvoie. Il n’allait certainement pas m’en vouloir, vu que lui-même me tutoyait, et depuis le début, même.
En attendant sa réponse, je me tournai vers le couloir menant au centre de dialyse. Il y avait trois couloirs, mais seulement deux étaient éclairés. Et encore, c’était par spasme : les néons s’éteignaient et se rallumaient à leur gré. A première vue, les générateurs étaient en fin de vie, et je ne donnais pas cher de la qualité d’éclairage des autres services. Le point positif était que le couloir que nous devions prendre –celui à droite de l’entrée– faisait partie des deux éclairés. Bon ! Prête à m’engager, tenant toujours fermement mon couteau en main, je lançai un énième regard en biais à Daryl, n’attendant qu’une seule chose : son consentement pour qu’on y aille.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Mer 8 Jan - 5:00

Pas grave. C’est vrai que c’était pas grave. Limite, c’était bien mieux avoir une meuf raide comme une barre assise derrière moi qu’une meuf qui bouge dans tous les sens et qui gigote hein! Question conduite, c’était vachement mieux. Bref, j’sais pas si elle se sentait soulagée que j’lui ai dit que c’était pas grave, mais elle devait clairement sentir que j’étais sérieux. Mouais, j’avais l’air assez sérieux de toute façon comme mec. Faut dire que j’ai pas l’sourire facile. Bref. J’observais l’endroit d’un œil de connaisseur. J’me demandai bien combien de temps qu’on pourrait se servir un peu ici. On était plus nombreux, du coup on vidait pas mal plus vite la ville. La bouffe et les médicaments. Heureusement, on pouvait planter des trucs dans la cour de la prison.

Nous avancions finalement vers la bâtisse qui regroupait la clinique et la pharmacie. J’avais un pas de plus que Lyly, pas que je doutais de ses capacités au combat, mais un couteau contre mon arbalète… Faudrait attendre que le zombi soit sur nous pour qu’elle le trucide, tandis que moi, il pointait seulement le bout de sa gueule et j’lui fichais une flèche entre les deux yeux. En même temps, elle aurait très bien pu lancer son couteau… mais c’était vachement contreproductif. Enfin, prêt à tirer, j’observais l’endroit que je connaissais assez bien. Rien à signaler pour le moment.  Faudrait p’t’être prendre quelques précautions dans cette ville… genre des pièges où j’sais pas quoi, comme ça on se ferait pas chier à chaque fois. En même temps, des petits exercices ça fait pas d’mal… jusqu’au moment où un d’entre nous se fera mordre.

Enfin, on était dans la clinique, p’tain que cet endroit ressemblait à presque rien. Tout comme le reste finalement. J’remarquai des victimes que nous avions faites dans nos premières visites. Rassurant de les voir toujours par terre tiens. L’endroit avait pas tellement changé depuis ma dernière visite. Même odeur de merde. Je vis finalement un faisceau de lumière qui venait d’Alyana. Ah ouais, ça allait aider. Un p’tit désavantage de mon arbalète. J’pouvais pas m’éclairer. J’en ressentais pas spécialement le besoin, mais c’était toujours utile. On s’arrêtait devant le panneau près des ascenseurs. Ah ouais, elle s’y connaissait probablement. Ça nous éviterait d’avoir l’air des cons en cherchant partout. J’étais pas un pro’ des trucs médicaux moi. En fait, j’savais même pas de quoi elle avait besoin. Finalement, la p’tite blondinette se montra plutôt assurée quand elle me proposa un itinéraire de notre visite ici. Pouah, elle s’y connaissait vraiment j’pense bien. J’acquiesçais d’un p’tit mouvement de la tête en répondant.

«C’est bon, de toute façon, tu sais de quoi t’as besoin. J’te suis.»

Rez-de-chaussée, escaliers. C’était bien ce que je retins, parce que moi, j’me ferais un plan mental. Pas question que je me sente prisonnier si on croisait des zombis. Heureusement, je connaissais déjà un peu l’endroit. Mais pas les centres qu’elle venait de dire. Limite, y’a des mots que j’comprenais pas du tout, mais s’il fallait y aller, on ira quoi. J’étais prêt à aller dans les différents endroits qu’elle venait de dire, mais elle m’interpela de nouveau pour me poser une question… une question que j’avais pas de réponse exact, quel con j’faisais du coup. J’haussais un peu les sourcils. J’allais presque lui dire que j’étais le tueur de zombis de service.

«Bah… c’est rare que j’viens moi-même chercher des trucs. Glenn serait plus au courant j’pense bien. Sûrement maternité pour Judith. Peut-être les autres services aussi pour tout le monde. »

Sûrement qu’elle avait compris mon super sous-entendu que moi j’trucide les trucs. Mouais, un chasseur quoi. Glenn était le plus apte pour aller chercher les affaires de tout le monde, même si ça m’arrivait aussi de faire ça, mais j’connaissais pas tout. Glenn aurait aussi beaucoup mieux compris ce charabia médical. Ma réponse était pas très bonne, mais j’allais pas mentir, de toute façon, on les ferait pareil tous les services qu’elle avait dit!

Quand elle décida de se tourner vers les couloirs, ça je pouvais mieux gérer. J’avais vu qu’elle avait observé le plan. P’tain de bonne idée. J’avais fait pareil la première fois. Elle était futée la blondinette. Après ma réponse et après un regard d’Alyana, je me lançai en premier. Je sais qu’elle serait pas trop loin derrière moi. C’était mieux de toute façon qu’elle soit sur mes talons et j’me doutais bien qu’elle prendrait pas de retard. Elle aussi voudrait sûrement se dépêcher pour rentrer pour le mioche qui l’attendait. C’était une bonne chose j’pense bien que j’lui ai proposé d’aller avec elle. J’avais pas osé lui demander c’qu’il avait. Du coup que c’était méga grave et tout ça… malgré qu’au premier regard, c’était bien pire qu’une grippe… j’étais pas con quand même. Juste son regard quoi… enfin, j’avançais lentement dans le couloir, le regard perçant et les oreilles attentives.
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Ven 10 Jan - 11:29

Une fois à l’intérieur de la clinique, je m’avançai lentement vers les ascenseurs. A côté, il y avait un plan de l’hôpital. C’était tout de même mieux pour s’y retrouver. J’avais vu qu’il y avait les services « qu’il me fallait » : pédiatrie, service de dialyse… et même un service cardio-vasculaire. J’étais certain qu’y passer allait servir : l’insuffisance rénale attaquait aussi le cœur, et il faudrait certainement des médicaments pour Kyle. Enfin, ça allait de toute manière bien servir à quelqu’un à un moment ou à un autre. Après avoir analysé le plan, je proposai à Daryl que nous commencions par le service de dialyse, puis que nous nous rendions en pédiatrie, en passant par la maternité, et puis que nous terminions par la cardio. Si j’avais encore de la place dans mon sac, on pouvait aussi terminer notre shopping par la pharmacie. Mais je doutai sincèrement qu’après ce petit tour, il me resterait de quoi mettre quoi que ce soit. Tandis que je faisais part au brun de mon idée, je montrai le chemin du doigt. Ça n’allait pas être bien compliqué. En y pensant, s’ils étaient déjà venus chercher des affaires et médicaments ici, il ne devait même pas y avoir de zombies dans le coin. Normalement. Je finis par demander à Daryl si ce programme lui convenait. Il me répondit que de toute manière, c’était moi qui savait de quoi nous avions besoin, et qu’il me suivait, quoi qu’il arrive. Je me tournai alors vers lui. Il était réellement imposant, dans la pénombre. Un léger sourire en coin se dessina sur mon visage : c’était marrant qu’il me suive. Je le voyais plutôt comme une sorte de leader qui donne les ordres.

« Ok ! »

Ce fut tout ce que je trouvais à répondre, d’un ton peut-être un peu plus joyeux que ce que j’aurais voulu. En réalité, j’étais contente d’être ici, de pouvoir trouver de quoi soigner Kyle. Oui, ça me faisait vraiment plaisir, et l’aide que me procuraient Daryl, Rick, Hershel et les autres me touchait réellement. Bref. Une dernière question me titilla et je m’empressai de la poser à mon compagnon. Histoire d’être sûre, je lui demandai par quels services ils étaient déjà passés. Mais Daryl se contenta de hausser les sourcils et de me dire que c’était rare qu’il vienne lui-même. C’était plutôt Glenn qui venait, pas lui. Mais il supposait que la maternité avait déjà dû être visitée, pour la petite Judith. J’avais encore énormément de mal avec les noms, je devais bien l’avouer. Durant ces dernières heures, beaucoup de monde était venu nous rendre visite, à Kyle et à moi. Mais une chose était sûre : Judith, c’était le petit bébé. Mais Glenn, je ne savais pas exactement qui c’était… Enfin soit. D’après ce que m’avait dit Daryl, il ne savait pas trop pas où ils étaient passés, en gros. Je haussai les épaules :

« Boarf, c’était juste pour savoir si on devait être à 100% sur nos gardes. On va faire comme si, c’est plus prudent, je pense. »

Je me tournai alors vers le couloir que nous allions prendre, et Daryl passa en premier, prenant bien soin de pointer son arbalète droit devant lui, au cas où. Quant à moi, je tenais toujours fermement mon couteau de la main gauche, et ma lampe de la main droite. Même si le couloir était –plus ou moins– éclairé, il se pouvait que les générateurs décident de nous dire merde, et qu’on se retrouve dans le noir le plus complet.
Dans le couloir, c’était tout autant le chaos que dans le hall d’entrée : il y avait du matériel à terre, des feuilles de papier à ne plus savoir quoi en faire, et quelques lits abandonnés. Nous arrivâmes à une intersection. Les flèches à gauches indiquaient le service de radiographie et la présence d’autres ascenseurs et escaliers –ceux que nous allions devoir prendre–, et celui à droite le labo. Rien de bien intéressant, en sommes. Daryl pourtant, se tourna légèrement vers la gauche, tandis que moi, je regardais à droite : rien. Il n’y avait rien. C’était rassurant et en même temps, je commençais à trouver ça étrange : c’était bizarre qu’il n’y ait pas corps qui bouge –Hahaha.
A cinq mètres de ce carrefour, il y avait deux portes de bois, typiques des hôpitaux. Elles étaient fermées. Au-dessus, on pouvait lire « Service de dialyse ». Je passai alors devant, m’arrêtant face aux portes. Je regardai à travers une des fenêtres opaques. Fatalement, je ne pouvais pas bien voir à travers… c’est le but de ce type de fenêtres. Cependant, je pouvais deviner les ombres de la pièce : ce n’était qu’une simple salle d’attente. Le service en lui-même devait se prolonger. Dans un murmure, j’informai Daryl, tout en continuant d’observer :

« Je ne vois rien… il doit pas y avoir quoi que ce soit de dangereux là-dedans. Dans l’hôpital dans lequel je travaillais, c’est le genre de service qui fermait en premier… dialyse, hôpital de jour… »

Lentement, je posai ma main sur la poignée d’une des portes. Même si je pensais qu’il n’y avait rien, une surprise pouvait toujours arriver. Et quelle surprise… je restai ainsi quelques secondes puis, finis par pousser la porte. Toujours rien, toujours ce silence, ponctué par les clignotements des néons. Cela devenait vraiment oppressant. J’entrai alors, Daryl sur les talons. Et là, ce fut le drame : même si la salle d’attente était encore éclairée, le restant du service, lui, était plongé dans le noir. La seule chose que je pouvais deviner, dans le service, c’était divers fauteuils, surement pour les patients, et… et quelque chose à terre.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Dim 12 Jan - 9:24

Je m’éloignai pas trop pendant qu’elle regardait le plan. En même temps, moi j’avais pas besoin de le regarder alors je faisais de la surveillance. C’était un bon boulot pour moi, surveiller s’il avait pas un rôdeur dans le coin. Enfin, après elle m’exposait les endroits où elle voulait aller et surtout, l’ordre. C’était logique et puis… il fallait les faire quand même non? Du coup, si l’itinéraire était un minimum logique, j’allais pas m’plaindre. On aurait p’t’être dû attendre d’autres personnes, parce qu’à l’entendre parler, on allait presque partir avec la bâtisse au complet! Enfin, j’y connaissais rien après tout moi. C’est ça qui ressortit surtout dans ma réponse à savoir si ça allait pour moi. Elle se tourna alors vers moi. J’avais presque l’impression que c’était une gamine tellement qu’elle était minuscule. Enfin, j’étais sûr que je serais surpris de savoir son âge. Alors qu’elle se tourna vers moi, son p’tit sourire me sembla familier, j’me trompais sûrement. Elle me répondit par un drôle de ok, comme si on allait faire une balade paisible. Pourtant, j’étais sûr qu’elle ferait gâche. Avant qu’on ne parte finalement dans les services, elle me posa une autre question. Celle-là… celle-là je ne sut pas quoi répondre. En fait, je connaissais l’endroit, sauf que je m’intéressais plus aux emplacements des escaliers et des sorties de secours. Du coup je savais pas quels services se trouvaient au deuxième ou au troisième… disons que je regardais pas mal s’il avait des rôdeurs au lieu de lire les écriteaux sur les murs. Puis elle m’dit que c’était pour être sûr que l’endroit était sauf. Je rajoutai du coup, un commentaire.

«Pour ça, il doit encore avoir des rôdeurs… mais p’t’être pas à avoir foule.»

Je savais pas si c’était pour la rassurer. Mais elle avait vachement raison d’être plus prudente que pas assez. J’étais pareil après tout. Bref. Je pris les devants pour aller vers le couloir. J’détestais les lumières comme ça. J’aimais mieux quand il y en avait pas. L’effet stroboscope c’était de la pure merde, t’avais l’impression de voir des ombres, mais non. Bref. C’était emmerdant. Heureusement, Alyana avait sa lampe et elle éclairait vachement mieux que les p’tains de lumières au plafond. Je tentais de marcher le plus tranquillement et le plus silencieusement que je pouvais, mais le bordel par terre m’empêchait de pas faire un son du tout. Les feuilles, des trucs brisés, bref, s’il avait quelques rôdeurs ça n'serait pas un problème, mais fallait pas trop provoquer le loup!

Une fois au bout du couloir, je regardais les flèches, p’t’être bien pour la première fois tiens. Je regardais quand même du côté inverse d’où on devait aller, pas question qu’on se fasse surprendre par un rôdeur. De toute façon, on était vachement alerte tous les deux, les grognements d’un cadavre marchant seraient facilement perceptibles dans le silence de l’endroit.

Finalement, on se retrouva devant des portes de bois. Fermés, évidemment. Peut-être à cause de nous… ou encore des rôdeurs. On allait voir s’il avait des rôdeurs juste en ouvrant la porte, c’était typique après tout. Surtout qu’on voyait pas au travers du tout. En fait on devinait la salle, mais rien de précis. Je fixais la porte alors que la voix d’Alyana perça le silence, juste un petit murmure, mais que j’entendis parfaitement. Elle avait travaillé dans un hôpital. Je vois… je restais en mode survie, mais j’allais devoir lui causer plus tard. Je lui répondis que par un simple petit hochement de la tête. Parfait.  Il devrait pas avoir beaucoup de rôdeurs dans ce cas. Enfin, ça ne voulait rien dire après tout. Lyly me dépassa pour aller ouvrir la porte. Je me plantais bien devant la porte, prêt à tirer. Finalement, elle poussa la porte… rien. Silence et bruit de lumières. J’entendais presque le silence puis les pas lents que moi et Alyana faisions dans l’endroit. J’étais juste derrière elle. Il avait les lumières d’urgence qui étaient toujours fonctionnelles. L’ambiance quoi. Je me rappelle pas être venu ici. Puis finalement il eut un autre bruit. Un bruit assez… reconnaissable quoi. Et c’était vachement proche. Du coup, tout se passa rapidement.

C’était bel et bien un rôdeur au sol. Un genre de vieux mec avec les yeux blancs qui se trainait comme un dégénéré vers nous. En fait, plus vers Lyly parce qu’elle était devant moi. Il devait être pas trop loin de la porte à la base parce qu’il venait d’agripper la chaussure de la blondinette. Et avant qu’il tente d’y planter ses dents toutes pourries, je dépassais Lyly pour lui foutre un bon coup de pied en plein dans la tronche. Je tenais mon arbalète d’une seule main maintenant et au final… je défonçais le crâne au p’tain de rôdeur par terre. Je poussais un semi soupire en me tournant à moitié vers Alyana, remettant convenablement mon arbalète entre mes deux mains.

«Mouais, va falloir faire gaffe ici.»

Dis-je dans un murmure parce qu’au fond, il pouvait en avoir à peu près n’importe où ici. Et ça allait pas être des connards qui se trainent par terre. Et pire, il allait peut-être pas être seul la prochaine fois. Je tournai déjà mon regard autour de moi. J’me demandais bien combien il allait en avoir dans le coin.
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Lun 13 Jan - 9:12

Je désirais savoir si les lieux étaient « sûrs ». Dans le sens où, s’il savait que les services que nous allions visiter avaient déjà été fouillés avant, on n’aurait pas à trop se prendre la tête, à propos de la sécurité. Cependant, je ne désirais pas non plus me faire bouffer parce que j’avais manqué de vigilance. Daryl de toute manière, m’avoua qu’il devait tout de même y en avoir. Certes, pas foule, mais il y en aurait encore. Je me contentai de lui répondre un « Ok ! », tout de même rassurée par ce qu’il m’avait dit. Je n’avais pas vraiment envie de me retrouver face à une horde de zombies poisseux.
Bref, nous nous mîmes en route. Dans le couloir, l’ambiance était vraiment malsaine : les néons clignotants, le craquement du matériel médical sous nos pieds… ce n’était pas ce qu’il y avait de plus sécurisant, comme ambiance. Après quelques minutes de marche lente, nous arrivâmes à une intersection. Daryl pointa son arbalète sur la gauche, tandis que moi, je me tournai vers la droite, prête à attaquer. Nous étions tous les deux au taquet… ça aurait pu être amusant, si notre vie n’était pas littéralement en jeu. Enfin… peut-être que si elle ne l’avait pas été, nous ne serions pas aussi… sur nos gardes. En fait, nous nous baladerions même normalement dans cet hôpital qui ne serait tout simplement pas désert. Boarf. A quelques mètres de l’intersection se trouvait une porte en bois : celle du service de dialyse. Voilà, nous étions déjà arrivés à destination. Je m’approchai doucement, et lançai un regard à travers la vitre opaque. Je ne voyais que les formes et les couleurs, mais rien ne bougeait. Au moins, il n’y avait pas de zombie aux alentours. De toute manière –et j’en informai Daryl–, c’était ce genre de service qui avait fermé en premier lieu, au début de l’épidémie. En fait, c’était même les seuls services qui avaient fermés. Du moins dans l’hôpital dans lequel je travaillais.

Finalement, je poussai lentement la porte, Daryl réellement sur mes talons. Je pouvais presque sentir son souffle percer ma chevelure et s’évaporer sur ma peau. Dans le service, le stress commença à se faire sentir : les lumières de la salle d’attente étaient peut-être fonctionnelles, oui, mais pas le reste. Le reste lui, était plongé dans les ténèbres. Seules quelques hautes fenêtres laissaient passer un léger filet de lumière. Mais au loin, le couloir du service était sombre comme la nuit. Et pour couronner le tout, devant le bureau des infirmières, il y avait une chose à terre. A peine à deux mètres de moi. Alors que j’allais dire quelque chose, j’entendis le cri horrible et tellement reconnaissable… celui d’un rôdeur. Avant même que je ne puisse me rendre compte de quoi que ce soit, la chose bougea un bras, le tendit vers moi et s’avança en rampant, pour finir par agripper ma jambe, de sa main froide comme la mort. Je sentis mon sang ne faire qu’un tour et alors que la créature se redressait pour planter ses crocs dans ma converse gauche.

J’allais faire tomber –oui, faire tomber– mon couteau en plein dans le crâne de la chose, quand, plus rapide que moi, Daryl écrasa la boite crânienne du zombie simplement avec un coup de pied. Ou plutôt, plusieurs coups de pieds. Trois, exactement. Lentement, le Walker lâcha prise, sous mon regard effrayé. Je regardais son sang coagulé, gicler sur le sol, une partie de mon jeans, et mes chaussures noires. Je redressai le regard et vis que mon sauveur me fixait, lui aussi. Son acte était violent, c’était vrai. Et pourtant, ses yeux n’étaient pas ceux d’un psychopathe complètement malade. S’il avait fait ça, c’était uniquement pour ne pas que je me fasse bouffer. Il reprit tranquillement son arbalète en mains, et lança qu’ici, il allait falloir faire gaffe. J’arquai un sourcil, tout en jetant un dernier regard au vieux cadavre et murmurai d’une voix rauque :

« Sans blague… » Je fis une pause puis redressai le visage. « Merci Daryl. »

Une fois de plus, je pris les devants. Généralement, les pharmacies des services étaient dans une pièce à part. Je parcourus donc l’unique couloir du service, toujours à pas de loups. Le sol était parsemé de quelques taches de sang, toujours de matériel médical –oh un stéthoscope !– et de quelques feuilles de dossier. Je regardais bien les murs, et ce qu’il était écrit sur les portes. Des numéros de « chambres » –c’étaient surtout des petites pièces, avec un lit ou un fauteuil, et sans porte, en fait…– et les inscriptions sur les –vraies– portes. C’était ce qui m’intéressait le plus. Je n’eus pas à chercher bien longtemps, en fait. A peine quelques mètres après le bureau des infirmières se trouvaient le local à médicaments. Je lançai un énième regard à Daryl et toujours doucement, ouvrit la porte à l’aide de la main tenant mon couteau.

Et sans crier gare, une main purulente empoigna la porte, et une tête de femme –jeune, brune– tenta de me bouffer la main. Dans un élan, à peine le visage apparut, je lâchai la poignée et plantai mon couteau en plein milieu du front du zombie. Ce dernier tomba lourdement à mes pieds, tandis que j’ouvrais totalement la porte, prête à attaquer une nouvelle fois. Mais rien ne se jeta sur moi. Je sentis la pression se relâcher un peu, et me tournai doucement vers mon compagnon.

« Je pense qu’on a bien fait de rester sur nos gardes. Bon… je m’occupe vite de ça. »

Et sans demander mon reste, j’enjambai la créature et entrai dans la pharmacie du service. Rapidement, j’ouvris les multiples tiroirs et pris les premiers sacs à dialyse que je trouvai, après avoir rangé mon couteau dans son étui. En tout, j’en chopai une bonne trentaine. Mon sac n’était malheureusement pas sans fond, et je devais pouvoir prendre des perfusions et tout le matos qui va avec, après. Sans compter sur les médicaments… je pris encore cinq sacs à dialyse dans mes bras, ce qui fit bouger ma lampe dans tous les sens. Je revins alors près de Daryl, l’éblouissant, et tentai de baisser ma torche pour ne pas non plus le rendre totalement aveugle.

« Désolée euh… Heum. Est-ce que tu peux mettre ça dans ton sac ? Je n’aurai pas assez de place, sinon… »

Je lui lançai un sourire en coin. En fait, j’étais surexcitée à l’idée d’avoir trouvé de quoi soigner Kyle. Grâce à ça, il allait pouvoir survivre. Bon, il faudrait qu’on retourne à la clinique, mais il avait de quoi faire pendant quelques jours, au moins ! En tous cas, ça devait clairement s’entendre dans ma voix, que j’étais contente. En fait, j’aurais même pu lui sauter au cou et danser la samba, si l’endroit avait été plus propice. Quoique, j’aimais pas danser, non plus.
Enfin bref, je n’attendais plus qu’une chose : c’était qu’il range le matériel et que nous continuions notre « shopping ».

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Mer 15 Jan - 17:47

Même à la ferme d’Hershel on pouvait pas faire comme si on était super à l’abri. Non, parce que les saletés de rôdeurs, bah, ça marche. À la prison, encore… il avait des endroits pas tout à fait découverts, mais c’était déjà plus facile à surveiller. Donc ici, dans un endroit où il y avait pas en permanence des gens et où les rôdeurs pouvaient venir rôder… bah, on pouvait pas se fier à un précédent moment où on en avait trucidé des tonnes. Limite, on était pas au cœur d’Atlanta non plus! Bref. On continuait notre chemin dans la clinique. Vraiment, digne d’un beau film d’horreur. Et c’était pas la première fois que je me faisais la remarque, juste la prison… En fait, moi j’m’en balançais limite. Moi, je gardais les yeux ouverts et les sens en alerte.

Bref, on arrivait à une porte après une intersection. Semblait avoir rien d’intéressant jusqu’au moment où Alyana poussa la porte. Après un coup d’œil et une confirmation de la blondinette que c’était le genre de service qui fermait en premier, on se lançait. Faut dire que la porte était en bon état donc pas de horde qui avait tout cassée en sortant. J’avoue que je portais pas mon regard vraiment loin. Mieux vaut commencer proche parce que si un truc nous saute dessus tout de suite, c’est qu’il est proche. Et j’avais vachement bien fait de faire ça, juste devant Lyly se tenait une merde de rôdeur qui semblait vachement content de voir un morceau de viande devant lui. En l’espace de quoi…3 secondes, la bestiole attrapa la chaussure de la blondinette et elle semblait pas aussi résistante que mes bottes pour tout dire! J’ai pas demandé l’avis de Lyly, je voulais juste pas que la bestiole plante ses crocs dans la peau de la blondinette. Faut dire que c’était vraiment un réflexe et je répondis à sa tentative de repas par un bon coup de pied dans la gueule. Je la tapai plus d’une fois, question d’être bien sûr qu’il était mort mort maintenant. Mes bottes étaient couvertes de sang du coup et une partie de mon jeans aussi. Tant pis, pas de carreaux pour lui. Comme si je venais d’écraser une mouche, je me tournai vers Alyana pour lui dire qu’ici, finalement, on devrait faire gaffe. Pas une tentative d’humour, c’était tout simplement la vérité et on avait la preuve en sang par terre.

Je réajustai ma prise sur mon arme tandis que Alyana leva son regard sur moi. Avant de lancer un p’tit commentaire. Et aussi me remercier. Je quittai son regard quelques secondes après son remerciement.

«Pas d’quoi.»

Dis-je dans un murmure à mon tour avant de la suivre. Elle prit les devants parce qu’elle semblait vraiment plus savoir où se trouvait ce don elle avait besoin.

Elle se dirigea d’instinct dans un p’tit couloir qui menait derrière. Là où se trouvaient les médocs dont elle avait besoin j’imagine. L’endroit était un peu moins éclairé que dans la salle d’attente. L’endroit ressemblait au couloir de plus tôt. Un max de trucs par terre et du sang aussi. Un vrai bazar quoi. Elle regardait partout en me menant au travers de l’endroit. Elle s’arrêta devant une porte. C’était là qu’il avait ce dont elle avait besoin j’parie parce qu’elle me lança un regard super déterminée –Ou simplement voir si j’étais là quoi…- mais j’étais sur ses talons. Elle avait ouvert la porte d’à peine d’un pouce quand une foutue main morte apparue suivit de la tête morte qui allait avec. J’eus à peine levé la tête que là ce fut Alyana qui fut plus rapide que moi. Elle tenait déjà son couteau et elle le planta dans la sale gueule du rôdeur. Pas la peine qu’elle insiste, elle l’avait bien détruit en un bon coup de couteau au bon endroit. J’étais pas surpris, peut-être un peu soulagé parce qu’elle savait avoir de foutu bon reflex la p’tite. Elle était en mode tueuse quand elle ouvrit la porte au complet, ouais, fallait pas être dans son chemin je pense bien, mais je vis presque son corps au complet s’affaisser un peu sous la détente par la suite. Mouais, l’adrénaline ça fait ça. Elle se tourna ensuite vers moi pour dire qu’on avait bien de rester sur nos gardes. Sans blague.

«C’pour ça qu’on reste en vie faut croire.»

Dis-je en restant dans le cadre de porte. Quoi, si on agissait en taré, bah on allait se faire bouffer quoi. Ça m’fit repenser au mec qui discutait avec le rôdeur. Bref. Je restai tranquillement sur place pendant qu’elle faisait son petit shopping. Je vis le mouvement de la lampe puis en me retournant, je me ramassais toute la lumière dans la gueule, p’tain, mes yeux… J’en fermai un pendant qu’elle abaissait la lumière. Elle avait les mains avec plein de machins d’hôpitaux. J’avançai déjà pour l’aider quand elle me demanda si j’pouvais mettre ça dans mon sac. Bah, il était là à moitié pour ça aussi quoi.

«Pas d’problème.»

J’avais un ton nonchalant, avant que je prenne tout le matos pharmaceutique pour le foutre dans mon sac. Je me penchai un peu pour tout faire rentrer, il restait pas blindé de place… je levai regard sur elle. Elle semblait vraiment contente d’être là tiens! Pour le mioche sûrement. C’était logique aussi, je sais pas depuis combien de temps qu’elle n’a pas trouvé de trucs pour lui aussi. Ça m’fit penser à la p’tite Judith. Les gosses quoi. Enfin, faut dire que sa p’tite joie de vivre était mieux qu’une terre d’enterrement, elle restait positive. Comme toujours j’ai l’impression. Hm? Mouais, encore un air familier, bref. J’finis par lui annoncer que mon sac avait pas infinie place dedans.

«Mouais, on va avoir assez d'place avec tous les autres endroits où faut aller?»

Je lui demandais ça en m’disant que j’étais un gros crétin de pas avoir pensé à apporter d’autres sacs. C’est sûr, on pourrait pas transporter des tonnes de sac à deux, mais au moins… enfin, c’était peut-être le plus gros de ses trucs qu’on avait pris les autres machins seraient peut-être plus petit. En même temps que je lui posai la question, j’me levai en mettant mon sac sur mon dos et en reprenant mon arbalète.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Jeu 16 Jan - 10:38

Daryl m’avait sauvé la vie. Il n’était pas sûr que j’aie eu le temps de planter mon couteau dans la tête du Walker, avant que lui-même ne plante ses dents pourries dans ma jambe. Sérieusement, je remerciai mon compagnon. Vraiment, j’étais contente qu’il soit venu avec moi. En fait, j’étais beaucoup moins stressée, qu’il soit là. Il fallait bien l’avouer, c’était un homme avec qui on se sentait en sécurité. Même sur la moto, au final, je n’avais pas éclaté en sanglots ou autre. Tandis qu’avec quelqu’un d’autre, j’aurais clairement plus paniqué. Enfin soit, tout ça pour dire que j’étais heureuse d’être avec lui. Le visage reconnaissant, mais toujours déterminé, je pris à nouveau les devants et remontai le couloir, passant le bureau des infirmières. La pharmacie ne devait pas être bien loin et effectivement, je trouvai la porte rapidement. Le sol était poussiéreux et sale. A première vue, rien ne rôdait dans les couloirs, et heureusement. Néanmoins, quand j’ouvris la porte de la pharmacie, j’y allai prudemment : on ne savait jamais. Et j’avais eu raison : une main crasseuse, en décomposition apparut, suivie par une tête du même acabit. Elle tenta évidemment de me bouffer la main, mais je fus plus rapide, et lui donnai un bon coup de couteau, sous le regard de Daryl. Ah ! J’avais été plus rapide que lui, pour le coup.
Le cadavre sans vie –ce qui était rare par les temps qui couraient– tomba lourdement sur le sol, à mes pieds, alors que j’ouvrais totalement la porte. Toujours prête à attaquer, je découvris alors la pharmacie. Elle empestait le Walker en décomposition, la poussière et la saleté, mais au moins, tout était sec. Les médicaments ne seraient donc pas altérés. Une fois que la pression retomba, je lançai qu’on avait bien fait de rester sur nos gardes. Daryl se contenta de répondre c’était pour ça que nous étions encore en vie. Et sans crier gare, je m’entendis rire légèrement. Rire. Autant j’avais réussi à sourire quelques fois, autant rire, je ne l’avais plus fait depuis des mois. C’était vrai qu’au début de l’épidémie, j’y arrivais encore. Mais l’état de Kyle s’était lentement détérioré, emportant avec lui mes rires, ne laissant qu’un visage sérieux, marqué par le stress. En réalité, même moi j’avais été étonnée. Mais je ne répondis rien, me contentant de dévaliser la pharmacie, en y plongeant le plus de sacs à dialyse possible. J’en gardai cinq dans les bras, et me tournant vers Daryl, je l’aveuglai presque avec ma lampe éclairant dans tous les sens. D’un pas maladroit –les sacs de traitement n’étaient pas petits non plus…– je revins vers mon compagnon et m’excusai.

Légèrement gênée, mais surtout surexcitée, je lui demandai s’il pouvait mettre le matériel dans son sac. De sa voix rauque, il me répondit qu’il n’y avait pas de problèmes. Tandis qu’il fourrait les poches à dialyse dans son sac, il me demanda s’il allait y avoir assez de place pour le restant du matériel. Une fois de plus, je pouffai. Oui, il n’avait pas tort : on allait manquer de place. Mais on en avait assez pour avoir le principal. Je haussai les épaules, joyeuse, tout en sortant de la pharmacie.

« Ça ira tu sais. Les poches de perfusion que nous prendrons seront les trucs les plus imposants, après ceci. Ensuite… nous n’aurons qu’à prendre quelques médicaments et… bah le matériel pour préparer les perfusions. Ce sera tout. »

En fait, si on pouvait prendre un tensiomètre et un stéthoscope, ce ne serait pas non plus de refus. Mais ça, ça tenait dans une poche d’un de nos sacs. Soudain, je me rendis compte que Daryl n’avait certainement pas vraiment capté ce que j’avais dit. En fait, j’avais bien compris qu’il n’y connaissait rien dans le domaine médical. Je n’allais pas commencer à lui expliquer et à lui traduire ce que je venais de dire. Je me contentai de lui faire une courte traduction :

« Heum… ouais en gros, on n’aura plus grand-chose à prendre quoi. »

Je continuai ma route, cette fois légèrement penchée vers l’avant, à cause du poids que je devais porter. Nous sortîmes ensuite du service de dialyse, revenant dans ce couloir si mal éclairé. Nous revînmes sur nos pas, retournant à l’intersection. Il n’y avait toujours rien à l’horizon : tant mieux. Je pris alors le couloir à notre droite, et avançai jusqu’aux escaliers. Cette fois, nous allions en pédiatrie. J’allais bien trouver quelques trucs. Peut-être même n’aurions-nous pas besoin de passer par le service de cardio. Après tout, on soignait un peu tout et n’importe quoi, niveau pathologie, en pédiatrie. Face à la porte des escaliers, je lançai un énième regard à Daryl. A première vue, cette partie n’était pas éclairée du tout. Ça allait encore être une chouette ambiance… toujours lentement, j’ouvris la porte. Rien. Il n’y avait rien. A croire que nous avions butté les deux seuls zombies de cette clinique… je pris une grande inspiration, et peu sûre de moi, lançai :

« Bon… on y va ? Deux étages… c’est pas la mort. »

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Dim 19 Jan - 10:05

Vous vous lancez donc à l'assaut des deux étages, sans avoir la moindre idée de ce qui peut bien vous attendre là-haut ...

Vous arrivez jusqu'au service de pédiatrie. Jusque là, tout s'est passé sans encombres. On peut dire que vous avez de la chance ... Ou pas.

La pièce est plongée dans une semi-obscurité, la seule source de lumière provenant d'une fenêtre dont les volets n'ont pas été fermés jusqu'au bout. Lentement, la salle prend "vie" ...

Des silhouettes enfantines s'animent, et vous entendez quelques grognements, comme après une bonne nuit de sommeil, ou peut-être est-ce autre chose ... ? Il est temps de prendre une décision. Car ces choses - quoi que cela puisse être - rampent vers vous, bien déterminées.

Plusieurs choix s'offrent à vous ...

Ce sont des enfants. Vous voulez bien tuer des walkers, ou même des hommes, mais les enfants, c'est au-dessus de vos forces. Vous battez en retraite, entraînant la jeune femme qui vous accompagne avec vous.

Vous n'êtes pas venu pour rien. Vous décidez de vous avancer dans la pièce, laissant votre amie derrière vous, et essayez de les abattre malgré le manque de luminosité. Cependant, ils sont petits, et rien ne vous dit qu'il n'y en a pas un ou deux qui se cachent dans un recoin sombre.

Vous prenez la main de la jeune femme - pas question qu'elle reste seule, même si elle est tout à fait capable de se défendre -, vous dirigez vers la fenêtre la plus proche et tentez d'ouvrir la persienne en grand. Au passage, vous éliminez quelques mort-vivants miniatures. Et si cela n'était qu'une perte de temps ? Et si ce volet ne s'ouvrait pas ... ?

C'est à vous, Daryl Dixon.
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Mar 21 Jan - 15:41

Vraiment, on peut dire qu’on avait eu d’la chance depuis qu’on s’était pointé dans l’endroit. Deux rôdeurs, bon deux rôdeurs qui ne voulaient à Lyly, faudrait vraiment que j’me mette devant elle tiens… Bref, elle s’débrouillait pas mal parce que la fichue morte qui tenta de lui bouffer la main se retrouva avec un piercing facial. Et faut dire qu’elle y avait pas pensé à deux fois hein, un rôdeur qui attaque qui passa en une seconde à un rôdeur avec un couteau dans la tête. Efficace. On était finalement dans la pharmacie… j’me doutais pas que c’était là qu’on prendrait le gros du matos… mais ouais… j’osais même pas savoir à quel point c’était important, elle savait elle. Après ma réponse, pas trop brillante faut dire, qu’on était en vie parce qu’on était bruyant j’entendis un rire de la p’tite blondinette. Mouais, au moins j’savais redonner l’moral aux gens… même quand j’faisais pas exprès. J’détournai la tête avec un bref sourire sur les lèvres, bien rapide. Je la laissais faire son p’tit shopping de trucs médicaux. Dia- quoi déjà? Pouah, pas d’mes affaires.

Elle revint finalement vers moi en tentant visiblement de me rendre aveugle, nah en fait, elle était juste en mode surcharge avec tous ses sacs. Elle me demandait si j’pouvais en prendre dans mon sac. Bah ouais, il était pas en touriste hein… mais du coup, j’me trouvais con de pas avoir pensé à d’autres sacs… elle non plus parce qu’encore une fois, elle rit. Sayait, j’avais l’air d’un clown ou quoi? Nah… elle semblait juste vachement heureuse d’être là… enfin, heureuse était un grand mot j’imagine. Mais elle savait qu’on aiderait le mioche. Et ça, ça c’était bien. Enfin, elle répondit à ma question, on aurait pas assez de place hein?... Et j’y compris que quelques trucs. Ok, on aurait pas assez de places. Mais un peu. Enfin, j’savais tellement pas à quoi ressemblait ce qu’elle voulait, limite, elle aurait pu parler la même langue maternelle que Glenn que ça m’aurait fait le même effet. Enfin j’voulais pas faire con alors j’répondis calmement.

«C’toi qui sait de toute façon.»

Voilà, c’était pas trop mal. Elle semblait encore un peu pensive par la suite puis… j’devais avoir l’un ignorant –ce qui était pas trop faux hein- parce qu’elle se retourna vers moi pour dire qu’il manquait pas grand-chose. Ça, c’était vachement plus clair pour moi. En même temps, j’étais content qu’elle se mette pas à m’expliquer tous ses trucs… de toute façon, je m’en souviendrais pas alors à quoi bon qu’elle perd son temps. Elle m’avait bien capté avec une phrase aussi banale. J’hochai la tête, là j’comprenais bien ce qu’elle disait.

Au final, je la suivait tranquillement après, on retrouvait pas d’autres rôdeurs cachés en sortant de là. Revenir sur nos pas, c’était un peu plus rassurant, on était tellement sur nos gardes qu’on pouvait avoir au moins un peu confiance aux endroits qu’on venait de voir… même si bon, ça voulait rien dire. Je la suivis à la droite pour aller vers les escaliers. Mouais. Les escaliers, là où il y avait jamais de lumière. Alyana se tourna vers moi. Mouais, j’étais toujours là. Pas trop loin. Quand elle ouvrit la porte, j’me préparais à tirer. Pas de main ratatinée cette fois. Elle prit une bonne bouffée d’air, pour se donner du courage on dirait et elle me dit que ça devait pas être la mort deux étages. Là, j’eus franchement un très faible sourire.

«Bah, on les entend venir de loin dans les escaliers. Le problème, c’est la noirceur.»

Je tentais à moitié de la rassurer. Les rôdeurs c’étaient tellement cons que descendre ou monter rapidement des escaliers, c’était impossible et en plus, ils étaient foutrement bruyants. Ils se cassaient la gueule en descendant et tombaient aux deux marches en montant. Nah, ça m’inquiétait pas, juste la noirceur. Pas pratique sur les paliers. Sauf que la Lyly, elle avait sa lampe torche.


Au final, se rendre au service des mioches fut pas trop compliqué. Pas de rôdeurs dans les escaliers, comme je le pensais. J’ouvris lentement la porte qui menait à l’étage. Rien. Bon, j’entrais doucement, la porte débouchait sur le couloir qui menait de suite au service en question. Une fois au bout du corridor, j’ouvris la porte moi-même, on voyait rien au travers de la fenêtre de la porte et finalement, pas plus grand-chose à l’intérieur. Il avait qu’un peu de lumière… mais un peu de lumière qui nous permit de constater ce qui se passait là. Des rôdeurs. Mais version minuscule. Bordel de merde. C’était pas croyable. J’pensais tout de suite à la p’tite Sophia, c’était la merde. Eux, ils étaient plus p’tits en plus pour certains. Pouah. Comme le vieux truc qui avait voulu gober le pied de Lyly, les rôdeurs se dirigeaient vers nous.

J’me mis à réfléchir en moins de deux secondes. Mouais, ils étaient petits, mais ça restait des rôdeurs qui voulaient nous bouffer. Et j’pouvais pas aider des morts, mais il avait un vrai gamin qui attendait de l’aide alors tant pis pour ces p’tits-là qui ont pas eu de chance. Mais p’tain qu’on y voyait rien. J’sais pas comment il avait de gosses dans l’endroit, mais il devait pas en avoir des tonnes et avec leur carrure ça serait pas difficile de les pousser et de les achever. Enfin… fallait pas qu’ils nous mordent quand même.

Mon instinct était plutôt de les abattre. Il faisait noir, mais Alyana avait sa lampe, du coup, elle pourrait éclairer un minimum en attendant que je fasse un chemin jusqu’à la fenêtre. Je mis mon arbalète en bandoulière sur mon épaule et j’attrapais mon couteau. Ceux au sol, je les terrassais d’un seul coup de pied… leurs crânes étaient si petits et les autres, bah j’avais mon couteau, j’en trucidais deux, ceux les plus proches avant de me tourner vers Alyana, bien rapidement.

«Fais gaffe.»

Je lui demandai pas de m’aider, je sais pas à quel point elle pourrait terrasser des gosses. Moi je me mis en mode survie, comme ça je pensais pas à la fillette qui grognait à mes pieds ou encore le gosse qui se dirigeait vers moi en grognant. Non, juste les achever.
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Alyana Johnson
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Mer 22 Jan - 9:58

Deux étages, ce n’était pas la mort. C’était bien vrai, ça. Mais tout de même. Quand j’ouvris la porte des escaliers, je ne pus m’empêcher de prendre une grande inspiration, histoire de me donner du courage, le tout sous l’œil observateur de Daryl. Il me répondit d’un ton que je sentais amusé, au début. Puis, il reprit son sérieux. Quoi, j’avais dit quelque chose de drôle ? Il m’annonça que le problème, c’était surtout l’obscurité des escaliers. Ah oui ça, pour un problème, s’en était un. Heureusement que j’avais ma précieuse lampe de poche. Lampe qui je l’espérais, n’allait pas nous lâcher au milieu des escaliers. Nous entamâmes notre montée et comme auparavant, nous ne croisâmes pas âme qui vivent… ou qui soit morte, aussi. Rien. Franchement, j’avais déjà eu cette mauvaise impression quand nous étions au rez-de-chaussée. Là, c’était pareil : nous n’avions croisés que deux zombies jusqu’à présent, ce n’était pas normal. Daryl passa devant moi, et je le sentis me frôler de peu. Le souffle qu’il déploya en me dépassant me donna la chair de poule. J’aurais aimé poser mes mains sur mes bras nus, mais j’avais mieux à faire. Genre garder ma lampe en main.

Quand nous fûmes en haut des escaliers, Daryl ouvrit lentement la porte menant au couloir. Rien ne nous sauta dessus. Du coup, il entra pleinement dans le corridor, suivi de près par ma maigre carcasse. En tous cas, c’était autant le chaos dans les étages qu’au rez-de-chaussée : il y avait des feuilles partout, de vieilles poches de sang… des corps sans vie. Le sol, normalement brillant, était clairement dégueulasse.
Et il n’y avait rien. Le silence angoissant s’emparait de moi. Angoissant, c’était bien le mot. Je sentis mon cœur s’emballer et le froid m’envahir. J’avais peur. Déjà, quand j’étais infirmière, je détestais faire les nuits, pour la simple et bonne raison que l’hôpital était désert. Puis je m’ennuyais, la nuit, aussi. En fait, je détestais cette « apocalypse », bêtement parce qu’il n’y avait plus personne. C’était idiot, mais même si la plupart des gens me tapaient sur le système, la foule avait tout de même quelque chose de rassurant. Or, les seules foules qu’on pouvait rencontrer maintenant, essayaient de vous bouffer.

Je fus soudain enlevée de ma torpeur par le mouvement de Daryl, devant moi. Certain de ne rien trouver de dangereux dans ce couloir, il s’avança vers la porte de la pédiatrie. A l’opposé, il y avait la maternité. J’avais surement dû mal voir le plan, en fait. Boarf, c’était pas plus mal : je n’avais pas vraiment envie de passer par le service des mères et des bébés. Enfin soit : une fois face à cette porte, Daryl regarda par la fenêtre, et je l’imitai sans demander mon reste. Alors que j’essayais de deviner quelque chose, mon compagnon ne se fit pas prier pour entrer. Je tournai la tête vers lui, tandis qu’il s’engouffrait dans le service. Sans même réfléchir, je lui emboitai le pas. Pourtant, je trouvais ça dangereux : on ne voyait rien, et pourtant, il y allait tranquille. Mais, il était fou ou quoi ?

Dans le service de pédiatrie, les murs étaient décorés de fleurs et des bricolages pendaient à des fils attachés au plafond. Un peu comme tous les services de pédiatrie. Je me rappelai avoir essayé de faire plusieurs trucs en papier pour mon service, un jour. J’étais une quiche. Oui vraiment, une quiche. J’avais même réussi à me couper avec mes ciseaux à pansement. Inutile de dire que je n’avais pas réitéré l’expérience. Ça avait bien fait rire Kyle, quand je lui avais expliqué pourquoi j’avais un gros pansement sur l’index. Tout ça pour dire qu’un service de pédiatrie est censé être un endroit accueillant. Ici, c’était tout le contraire : les décorations semblaient venir d’un autre monde, et les néons clignotaient parfois tellement que ça en faisait mal aux yeux. Mais ça, c’était quand elles fonctionnaient. De plus, devant nous, il y avait une demi-douzaine d’enfants. Morts. Affamés, ils s’avancèrent vers nous.

Le noir. La seule source de lumière était maintenant ma lampe. Je vis Daryl ranger son arbalète et prendre son couteau. Il s’avança et écrasa les petits crânes des zombies à terre –ah, ceux-là, je ne les avais pas vu. Il se tourna alors vers moi et me lança de faire attention. Attention à quoi ? Je me mis à mon tour à avancer, et sans crier gare, plantai mon couteau dans le premier petit zombie venu. Un autre s’avança vers moi, et je le rejetai d’un coup de pied, tout éliminant une autre des petites créatures. Finalement, nous arrivâmes rapidement à tuer les mini-Walkers. Il devait y en avoir peut-être encore quelques-uns, mais rien de bien... dangereux. Je me tournai vers mon compagnon et dit d’un ton neutre :

« Le premier zombie que j’ai butté était un enfant. J’ai l’habitude, maintenant. »

En réalité, ça me faisait tout de même mal au cœur. Ces enfants n’avaient rien demandé à personne, après tout. Peut-être que ça se voyait sur mon visage. Mais je n’avais pas vraiment menti : le premier que j’avais tué était bien un enfant. En même temps, c’était comme pour les adultes : c’était soit eux, soit moi. Et je préférais de loin que ce soit eux.

« Bon… on fait vite un tour à la pharmacie, puis on repart… ? »

C’était pas que je commençais à sérieusement angoisser, mais c’était tout comme, en fait.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Mar 4 Fév - 18:12

L’ambiance était terrible. Ça me rappelait le moment où j’avais été dans une garderie. Lugubre, digne d’un film d’horreur. C’était terrible, mais ça ne m’effrayait pas. Heureusement, on n’eut pas trop de problèmes dans les escaliers, ça aurait été chiant quand même, mais bon, le terrain était à notre avantage je pense. Et même le moment du corridor se passa sans encombre. On dirait qu’un ou deux rôdeurs auraient été rassurants putain. Tout était détruit, tout était sale, bref, la nouvelle normalité à mes yeux. Ça aurait peter de propreté que j’aurais été inquiet. Bref, on arriva devant la porte qu’on devait passer. Je sentis Alyana pas trop loin derrière moi quand je regardais par la fenêtre de la porte. J’aimais mieux ouvrir la porte rapidement comme ça, si un rôdeur nous voyait, j’ouvrirais avant qu’il nous saute dessus, en même temps, c’était dangereux comme tactique. Comme toujours j’étais prêt.

Et hop, on tombe à une étape de plus. Là, c’était carrément glauque. L’ambiance de gamins. Avec des gamins. Mais morts. Et affamés. Et il faisait vachement sombre. N’importe quoi. Sans vouloir prendre le temps de voir ce que je frappais –en dehors de ma compagne, j’suis pas crétin- je m’avançais vers la fenêtre en tuant ce que je croisais. Ça grognait et ça voulait me bouffer. Bref, à nous deux, on réussit à tuer les plus rapides et surtout ceux qui arrivaient à se déplacer. Parce que j’en voyais qui étaient morts, mais incapable de bouger. Enfin, j’m’en foutais du coup. J’ouvris un peu la fenêtre tout en me tournant vers Alyana. Ça puait ici, vraiment, même moi je retroussais un peu le nez, le sang, la putréfaction et tout coin…

Les paroles d’Alyana me firent hausser un sourcil. Ah ouais… en même temps, j’avais envie un peu de la contredire parce qu’au fond… une fois n’est pas coutume comme disait parfois ma mère quand j’étais gosse. Et puis, j’comprenais qu’elle y arrive, mais de là à parler d’habitude? Même moi le gros dur j’aimais pas détruite des micros crânes. En même temps, j’me sentais pas méga coupable hein, là, j’me disais que c’était qui avait à faire, qui avait pas de différence… mais après avoir vu Sophia, on peut pas dire que tous les enfants étaient n’importe quel enfant. C’tait comme Merle. P’tain.

Avant même que je lui demande si elle voulait quelque chose ici, elle se reprit. Visiblement, l’endroit la rendait pas joyeuse –moi non plus hein- et je sentais un truc dans sa voix. Ça allait pas. Mouais, c’était une saleté de rude journée. J’hochai donc un peu de la tête en me dirigeant de nouveau vers elle.

«C’toi qui sais.»

Et c’était pas un reproche hein, elle voulait aller là, ben on irait. Je m’arrêtais pas trop loin d’elle pour reprendre mon arbalète.

«De toute façon, si y’a b’soin, on va pouvoir revenir.»

Dis-je sincèrement, ça me dérangeait pas de revenir , de toute façon, on reviendrait peut-être pour d’autres gens aussi. Et Kyle c’était un mioche qui semblait avoir vachement besoin d’aide. Je passais devant elle, un peu plus sûr de moi parce qu’on venait du corridor et aucun bruit ne témoignait de changement dans l’air. J’sentais un peu d’sang sur moi, mais bon. Je  passais une main dans mes cheveux, j’avais sué un peu, logique, c’était vachement énervant même pour les habitués. Et l’air était tellement oppressant, même moi j’avais hâte de sortir au grand air.

«La pharmacie est pas mal plus sûr, on y va souvent. Aller, on retourne dans ses p’tains d’escaliers.»

J’le disais à haute voix parce qu’au fond, il faudrait qu’elle m’éclaire. J’eus une petite crainte quant à sa lampe de poche, mais limite, c’était que deux étages et on savait qu’il avait pas de rôdeurs. S’il en avait, bah, on les aurait déjà entendus et ça, c’était pas bien difficile à comprendre. Mais j’allais pas me la jouer trop sûr de moi quand même, parce que si un p’tit détail m’avait échappé, moi aussi j’allais me faire mordre et ça, c’était juste pas question que ça arrive.

En traversant la porte pour descendre, j’pensais déjà à ma moto qui m’attendait sagement, vraiment, le vent allait me faire vraiment du bien je pense, mouais… et sûrement à la blondinette que je sentais sur mes talons.
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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Mer 5 Fév - 10:08

Je vis bien Daryl hausser un sourcil quand je lui lâcher que j’avais « l’habitude » de tuer des zombie-enfants, maintenant. Je manquai d’éclater de rire en voyant sa tête, mais ce n’était pas vraiment l’occasion de le faire. En réalité, je n’avais pas spécialement l’habitude, non. Mais ce n’était pas non plus comme si je chialais à l’idée de planter mon couteau dans le crâne d’un mini-Walker. Il fallait tout de même avouer que ça me faisait quand même quelque chose. J’étais toujours humaine, et infirmière spécialisée là-dedans… je pouvais même dire que je repensais à ces pauvres mômes de mon service, que j’avais dû tuer pour reprendre Kyle, pour le sauver de sa prison.
Enfin bref. Après quelques secondes, je finis par proposer à Daryl de passer à la pharmacie, puis de repartir. C’est que je commençais à sérieusement angoisser, avec ce service à l’ambiance plus que glauque. Daryl s’avança vers moi et lança que c’était moi qui savais. Ah oui ça c’était clair, mais ça ne m’aidait pas beaucoup. En même temps, il fallait que je me ressaisisse : j’étais ici pour Kyle, pour lui trouver des médicaments, pour lui sauver la vie. Je ravalai ma salive alors que mon compagnon s’arrêtait à mes côtés. Bizarrement, j’avais envie de le prendre dans mes bras et de le remercier pour tout ce qu’il faisait pour nous. Plongée dans mes pensées, Daryl m’en repêcha, m’assurant que si jamais on avait encore besoin de quoi que ce soit, on pouvait toujours revenir. Oui, c’était vrai aussi, ça. Je hochai doucement la tête tout en passant une dernière fois ma lampe dans le couloir. Il n’y avait rien d’intéressant, et je ne voulais pas non plus aller jusqu’à la salle de soin. En fait, je voulais sortir de ce service le plus vite possible.

Comme pour me rassurer, Daryl me lança que la pharmacie était un lieu plus sûr, puis prit la décision de reprendre les escaliers.

« Ouais… allons-y. »

Et nous fîmes demi-tour. Revenir dans le hall d’entrée nous pris moins de temps. Autant pour l’aller, nous nous y étions pris à pas lents, autant pour le retour, nous y allâmes presque en courant. C’était moi qui avais ouvert la marche –une fois de plus– et ça trahissait certainement ma peur. Mais je n’en avais que faire. Une fois dans le hall d’entrée, je lançai un regard vers le couloir menant à la pharmacie. Il était noir comme la nuit. Lentement, je traversai le hall, et m’engageai dans le couloir. Au sol, on pouvait voir les cadavres des zombies. Daryl avait raison : le lieu semblait sûr. Heureusement, la pharmacie n’était pas bien loin. Une fois à l’intérieur, je dévalisai l’endroit : je prenais tout ce que je pouvais, sans même voir de quoi il s’agissait. De toute manière, ça allait sûrement nous être utile.
Il ne me fallut pas plus de cinq minutes. Je me tournai une énième fois vers Daryl et, un sourire aux lèvres, lançai :

« On a fini, c’est bon : on peut y aller ! »

J’étais tout de même soulagée. Plus lentement, nous finîmes par revenir une troisième fois dans le hall, et puis, nous sortîmes. Le soleil vint me piquer les yeux, et je ne pus m’empêcher de lever la main pour les protéger. Je lançai un regard vers la moto de Daryl et dans un sourire, dit avec humour :

« C’est fou, mais je suis contente de la voir, ta moto. »

En riant, je m’avançai vers l’engin.

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MessageSujet: Re: Il est temps de prendre une décision [PV Daryl]   Lun 10 Fév - 1:43

C’est vrai que l’endroit était glauque. L’odeur était dégueulasse et en plus, c’était plein de débris de toutes sortes partout. Bah, pas que des tonnes de papiers et des instruments de peur par terre me fassent peur, mais c’est vrai que c’était pas rassurant. Limite, moi j’étais habituée de faire ce genre de tâche, c’était mon boulot quoi. Et puis faut avouer que le mieux c’est toujours de voir et non seulement entendre. C’con quand même, mais quand on entend les rôdeurs et qu’on les voit pas, ça fait bien plus flipper que quand on voit leurs sales gueules à moitié pourries. Sauf que je suis pas mal certain que c’est l’ambiance oppressante qui plaisait pas à Alyana. Mouais, même l’air semblait pourri ici.

Finalement je m’avançais vers elle en disant que de toute façon, on peut toujours revenir et c’était bien vrai. L’endroit était pas si loin quand j’utilisais ma bécane et on pouvait espérer qu’à force de venir, bah y’aurait moins de rôdeurs… même si ça se déplace ces merdes. Elle semblait bien plus rassurée de toute façon que je lui dise ça, le mioche à la prison va pouvoir avoir des soins quand même. Un p’tit tour à la pharmacie et on rentrait à la prison. Après l’accord de Lyly, on se dirigea de suite vers la pharmacie. Le chemin du retour fut vraiment moins chiant. On était sur nos gardes, mais on avait rien rencontré en arrivant, donc repartir devrait pas être trop un problème. Je suivais Alyana de près, je sentais qu’elle était bien plus proche de craquer en restant ici. Elle était en avant parce qu’elle avait hâte de sortir, je me montrais donc bien plus prudent.  On avait descendu assez rapidement les escaliers et on était de retour en bas. Mouais, hop à la pharmacie maintenant. Fallait dire que là on voyait bien qu’on avait déjà passé par là, le groupe de la prison… des cadavres de zombies par terre. Encore une fois, on agissait rapido-presto et sans un mot. Pendant qu’elle prenait des trucs, je regardais autour, pour être sûr, mais j’étais pas aussi inquiet que dans la clinique, on la connaissait bien la pharmacie. Je lui laissais aussi mon sac pour qu’elle puisse remplir autant qu’elle veut.

Au bout d’un moment, elle se tourna vers moi pour dire qu’on pouvait foutre le camp. J’hochai la tête. Aller, on s’casse que je me disais. J’attrapais mon sac et on sortit. Mes yeux se plissèrent un peu à cause de la lumière puis j’ajustais mon arbalète pour le retour à la prison. Lyly dit ensuite un truc qui me fit presque sourire, contente de voir ma bécane. Mouais, elle était moins crade qu’un zombie quand même.  

«Moins dangereuse qu’un rôdeur quand même.»

Dis-je en ajustant mon sac sur la moto question de pas l’avoir dans les pattes. Une fois ma moto en mode retour, j’embarquai dessus et attendit que Lyly prenne aussi place avant de démarrer. J’étais pas un bavard donc dès qu’on fut prêt, je démarrai et j’me mettais en route pour la prison.

Le chemin du retour se fit plus rapidement à mon avis. On ouvrit la grille à la prison quand on entendit ma bécane. Quand même efficace même si c’était bruyant ce machin. Je regrettai presque d’être arrivée, le vent, ça m’faisait toujours du bien! Bref, j’éteignais une fois sur place et attendit que Alyana se lève pour que je fasse pareille. J’allais l’aider pour aller porter les trucs quand même.
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